De « Madame sans gêne » en 2002, aux « Deux canards » en 2008, il n’y aura eu qu’un seul et même metteur en scène pour ces deux pièces à succès au Théâtre Antoine, mais en revanche, il y a eu, d’une part, la comédienne Clémentine Célarié et, d’autre part, le comédien Yvan le Bolloc’h qui, depuis, cherchaient à travailler, de nouveau, sous la direction respectivement heureuse d’Alain Sachs.
C’est donc, aujourd’hui, la vie tumultueuse de Martha Canary qui les réunit, tous les trois, au Théâtre de Paris, sous les auspices de Stéphane Hillel.
Cette saga au pays du Far West sera prétexte à toutes les audaces de réalisation qu’une production théâtrale est en droit d’oser et qui, notamment, seront, ici, symbolisées par la présence sur scène d’un vrai cheval, couleur d'Henry IV.
Le prestige de ce blanc destrier se traduira au final par un salut au public, à la manière équestre d’un héros de Bartabas.
Pour l’anecdote, Satan, puisque tel est son nom, trouve refuge, hors du temps de la représentation, dans la caserne des pompiers qui se trouve en face du théâtre.
L’ambition de ce spectacle sera, de surcroît, d’adapter le genre « Western » aux contraintes des planches dans l’objectif, non dissimulé, de divertir, les grands et les petits, avec le plaisir atavique de jouer aux cow-boys et aux indiens.
Pariant ainsi, gagnant-gagnant, avec cette nostalgie de l’enfance qui taraude, de plus bel, l’âge adulte, l’intention artistique de cette création s’appuie délibérément sur le concept de « spectacle vivant » qui se calquerait sur « la conquête de l’Ouest » conjuguée au masculin féministe.
Si, donc, le parcours initiatique de Calamity Jane sert de cheminement conducteur à travers les grands espaces ou autres Black Hills, c’est, bel et bien, le récit d’une aventurière jouant, peu à peu, son propre rôle de pionnier dans de grands spectacles célébrant le mythe de l’Ouest américain, tels que les « Wild West Shows », qui servira de prétexte à une légende plus encline aux bisons de Buffalo Bill qu’à la libération de la femme, fût-elle surnommée « calamité ».
Au demeurant, Clémentine et Yvan sont à la tête d’une tribu valeureuse d’une dizaine de compagnons qui, de saloons en bivouacs, auront « Deadwood » en point de mire… avec la mission d'exalter l'épopée des pionniers !
visuel affiche - photo © Vanesse Filho
CALAMITY JANE - **.. Theothea.com - de Jean-Noël Fenwick - mise en scène : Alain Sach - avec Clémentine Célarié, Yvan Le Bolloc'h , Philippe Du Janerand, Isabelle Ferron, Pierre-Olivier Mornas, Tatiana Goussef, Gilles Nicoleau, Michel Lagueyrie, Fannie Outeiro, Patrick Delage, Cyril Romoli, Jordi le Bolloc’h, Cédric Tuffier et Satan le cheval... Théâtre de Paris

| Don défiscalisé 10€ ou plus |
|
Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.
|
Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
Un outil pour aider les jeunes à gérer leur vie privée sur les réseaux sociaux
L’Agora reçoit Alain Minc !
Journée mondiale de la liberté de la presse : quel bilan en Europe ?
L’étoile du nord : un théâtre dédié aux auteurs contemporains
Le contrôle des médias, une question d’actualité brûlante Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
Mentions légales Charte de modération