• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « La Danse de l’ Albatros », au Théâtre Montparnasse

« La Danse de l’ Albatros », au Théâtre Montparnasse

 

Depuis 2002 et son Petit jeu sans conséquences, Gérald Sibleyras semble distiller en pépites d’or toutes les créations théâtrales qu’il livre au public saison après saison, Le vent despeupliers, L’inscription, Une heure et demie de retard en cumulant deux pièces pour cette rentrée 2006-2007.

Tout d’abord l’inénarrable et cocardier Vive bouchon  ! et maintenant cette Danse de l’albatros au Théâtre Montparnasse, s’apprêtant à prolonger les truculences du vieillissement déjà présentes en 2003 dans la fameuse « maison de retraite des peupliers ».

C’est donc Pierre Arditi qui s’empare de ce sujet de « déclinologie » ambiante, tant à la mode médiatique actuelle, pour le positionner sur les pentes du Vaudeville qu’il affectionnait jusqu’ici sous la direction de Bernard Murat.

C’est ici sous Patrice Kerbrat que l’acteur retrouve leurs marques communes d’En attendant Godot, en les inscrivant dans la lignée d’Art alors que cette pièce de Yasmina Reza résonnait déjà, à travers son personnage d’alors, comme un « phénomène de société » :

Ici, c’est la solitude métaphysique qui va tenir le fil conducteur des interrogations sur le quotidien de la relation homme/femme lorsque la différence d’âge sert de catalyseur aux frustrations révélées par un déphasage des affects.

Davantage plongés au sein du choc des générations que dans celui des aléas de l’après cinquantaine, les trois protagonistes se trouvent mutuellement projetés en miroir de leurs propres déficiences psycho-sociologiques comparées à la jeunesse triomphante d’une débutante dans la vie et par la même occasion sur les planches, Alexia Barlier.

Josiane Stoléru et Jean-Michel Dupuis seront à la fois les partenaires et les contradicteurs d’une danse où chacun devrait reconnaître l’alter ego dans sa spécificité identitaire, à l’instar de l’albatros qui même après une longue séparation est en mesure de reconnaître à coup sûr son conjoint.

Contrairement aux certitudes fondées de l’oiseau, l’homme lui semble se vouer aux affres de l’erreur du choix de partenaire. A tort ou à raison, il rumine a posteriori son égarement supposé et rejette en vrac tout ce qui pourrait lui rappeler la spontanéité de son enthousiasme initial.

Illusions d’optique, perspective en trompe-l’oeil ou prémices du gâtisme ? Sur scène, les quatre comédiens se donnent malicieusement le change en laissant le beau rôle à Pierre Arditi, celui de maugréer de tout son soûl afin de stigmatiser le ressentiment universel.

- LA DANSE DE L’ALBATROS - *** Theothea.com - de Gérald Sibleyras - avec Pierre Arditi, Jean-Michel Dupuis, Josiane Stoleru, Alexia Barlier - mise en scène : Patrice Kerbrat - Théâtre Montparnasse


Moyenne des avis sur cet article :  2.74/5   (23 votes)




Réagissez à l'article

2 réactions à cet article    


  • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 27 septembre 2006 16:19

     smileyBeau Spectacle, Pierre Arditi est magnifique comme comédien. Il joue bien.  smiley


    • ohlala (---.---.124.230) 27 septembre 2006 22:00

      Papier déprimant autant que minable.

      Voilà exactement le genre de phrase qui me fait fuir ce genre de théâtre :

      « Sur scène, les quatre comédiens se donnent malicieusement le change en laissant le beau rôle à Pierre Arditi, celui de maugréer de tout son soûl afin de stigmatiser le ressentiment universel. »

      Tout est là. Pathétique. Et je n’ai rien contre Arditi. Bon comédien. Honnête. Quand il ne se laisse pas aller à cabotiner. Quand il est dirigé. Sibleyras, jamais entendu parler. C’est le prochain Murat ? (le metteur, pas le génial chanteur). On dirait bien, vu l’article.

      Allez voir Peter Brook, dans son théâtre des Bouffes du Nord, 37 bis, Boulevard d la Chapelle, 75010 Paris, tél 01 46 07 34 50. Vous y verrez du Théâtre. Pas des comédiens qui « se donnent malicieusement le change ». Le théâtre, c’est d’abord et avant tout un Texte. Cet auteur (je parle de celui de l’article) a très mauvais goût.

      Et tiens, pour faire bonne mesure, Christian Label Ngongo aussi :

      « Il joue bien ».

      C’est tout ce que vous trouvez à dire ? Sans doute êtes-vous conscient de la faiblesse de votre commentaire pour l’enluminer d’un carnaval de smileys ridicules qui n’ont rien à faire ici qu’à vous affubler d’un goût adolescent douteux.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès