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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > La Fridamania, marque déposée mexicaine®

La Fridamania, marque déposée mexicaine®

Le 6 juillet dernier, le Mexique a fêté le centième anniversaire de Frida Kahlo, la peintre la plus célèbre de ce pays. Cette date a été l’acmé d’un phénomène culturo-commercial baptisé du nom de Fridamania.

Côté culture, le Palais des Beaux-Arts de Mexico a organisé une monumentale exposition en "hommage national" à l’artiste : plus de 350 pièces comprenant bien entendu ses tableaux et dessins, mais aussi des photos et des lettres manuscrites originales que pas moins de 300 000 visiteurs attendus pourront contempler jusqu’au 19 août prochain.

Côté commercial la Fridamania a donné lieu à une véritable orgie de produits dérivés et d’objets marketing qui se vendent comme des petits pains : poupées Frida, baskets Frida, tee-shirts Frida, tentures Frida, tequila Frida, parfum Frida, lunettes Frida, cendriers Frida, le tout géré par la Frida Kahlo Corporation, très lucrative entreprise fondée par la nièce de Frida et un biznessman vénézuélien installé à Miami. Comme le dit un vendeur d’une boutique d’Oaxaca, près de Mexico, "Le Che (Guevara), c’est dépassé. Aujourd’hui ce ne sont plus les bérets à étoile rouge qu’on s’arrache, mais les chemises de Frida".

Le plus extraordinaire dans cette affaire, c’est que ce juteux bizness se fait sur le dos brisé d’une militante communiste convaincue, un temps maîtresse de Léon Trotsky, qui a passé sa brève, tumultueuse et douloureuse existence à dénoncer avec une implacable ardeur le capitalisme, la société de consommation et le règne du fric-roi.

Frida l’estropiée : une vie de passions et de douleurs

Le but de cet article n’est pas de faire une biographie de Frida Kahlo ni de présenter son œuvre, mais de confronter le merchandising obscène de la Fridamania à ce que fût l’existence véritable de cette femme et artiste hors du commun. Néanmoins, pour la clarté de l’exposé, il est nécessaire de la présenter brièvement.

Frida Kahlo est née le 6 juillet 1907 à Coyoacan, près de Mexico. Son père Wilhelm, d’origine allemande, était photographe et sa mère Mathilde, Mexicaine d’origine indienne, artiste-peintre professionnelle. Elle vit une enfance heureuse et sans histoire dans la Casa Azul (la Maison bleue) jusqu’à ce qu’elle soit atteinte de poliomyélite vers l’âge de 7 ans, ce qui lui vaudra un amincissement de la jambe et une malformation du pied droit et le surnom de "Frida l’estropiée".

Intelligente, vive, curieuse de tout, elle fait de brillantes études et décide très tôt qu’elle sera une femme libre dans ce pays encore secoué par les bouleversements de la révolution de 1910 qui a vu le Mexique devenir indépendant. Elle se passionne pour la politique et les racines culturelles indiennes, longtemps méprisées par les oligarchies états-unienne et européennes qui se partageaient le pays en le pillant.

Un moment tentée par la médecine, elle opte finalement pour des études d’art, qui lui font découvrir l’œuvre de Diego Rivera, peintre très connu. Elle tombe immédiatement amoureuse de celui-ci, bien qu’il ait 20 ans de plus qu’elle et, à 15 ans, décide qu’elle aura un enfant de lui. Mais le destin en a voulu autrement : à 18 ans, alors qu’elle revenait de son école artistique, le bus où elle se trouvait percute un tramway. Frida est très grièvement blessée : une barre de fer l’a transpercée de l’abdomen au vagin, son pied droit fut broyé, sa colonne vertébrale, son bassin et ses côtes brisées et sa jambe gauche pulvérisée par 11 fractures. S’en suivirent de longues périodes d’hospitalisation, immobilisée sur son lit de douleur par des corsets de plâtre.

C’est alors qu’elle commença à peindre pour tuer le temps. Peindre quoi ? Elle n’avait pas beaucoup le choix. Son père plaça un baldaquin sur son lit et y mit un immense miroir afin que Frida peindre son reflet. Elle commença alors une série d’autoportraits, thème dominant des environ 150 tableaux qu’elle réalisa au cours de son existence crucifiée par d’innombrables interventions chirurgicales qui la contraindront à vivre souvent couchée, chez elle ou à l’hôpital.

Grâce à sa volonté de fer elle finit par remarcher. A 21 ans, elle s’inscrit au Parti Communiste Mexicain. Par l’intermédiaire d’une relation commune, Frida rencontre enfin Diego Rivera. Coup de foudre réciproque : un an plus tard ils sont mariés, étrange accouplement d’un "crapaud et d’un papillon" comme elle le disait. avec son sens de l’humour et de la dérision habituel. Diego était en effet un géant obèse très laid, et elle une femme très petite et très menue. Elle sera plusieurs fois enceinte de lui mais toutes ses tentatives pathétiques d’avoir un enfant avorteront en raison des très graves séquelles de ses blessures.

Commence alors une tumultueuse vie de bohème à Mexico, puis à San Francisco et à Detroit où Diego (qui en dépit de sa laideur est un grand séducteur et la trompe éhontément) doit exécuter des fresques monumentales dont il a le secret. Ambitieux et amateur de grands espaces, Diego le communiste se plaît aux USA où il jouit d’une grande célébrité. Pas Frida qui déteste ce pays de gringos capitalistes. Ils finissent donc par revenir à Mexico, où Diego entame une liaison amoureuse avec la sœur de Frida. Taraudée par la jalousie, elle le quitte et le trompe à son tour avec des hommes et des femmes (elle est ouvertement bisexuelle), puis reprend sa vie avec lui.

En 1937, Diego, très introduit auprès du gouvernement, réussit à faire bénéficier de l’asile politique mexicain à Léon Trotsky et le loge chez lui. Du coup Frida développe une liaison amoureuse brève et passionnée avec le leader communiste qui sera assassiné deux ans plus tard d’un coup de pic à glace stalinien, alors que Frida expose ses œuvres à Paris. De retour au Mexique, elle divorce de Diego puis se remarie avec lui en 1940, alors que son état de santé se dégrade et qu’elle enchaîne les opérations à la colonne vertébrale. En 1953 est organisée la première exposition individuelle dans son pays. Elle y assiste alitée ; la même année elle est amputée de la jambe droite jusqu’au genou. L’année suivante elle est victime d’une pneumonie et meurt à 47 ans. A sa demande ("Même dans un cercueil, je ne veux plus jamais rester couchée !" son corps est incinéré.

L’émergence de la Fridamania

A sa mort en 1954, Frida Kahlo était une parfaite inconnue dans son pays et ailleurs, en-dehors de petits cercles artistiques et intellectuels. Tout change à partir de 1983. Cette année-là, en France, le dictionnaire Robert des noms propres faisait aucune mention de Frida dans l’article consacré à Diego Rivera (mon édition de 1992 du Larousse l’ignore toujours). Mais 1983 voit en même temps la parution aux USA, de Frida, biographie signée par la féministe états-unienne Hayden Herrera, qui va faire d’elle une icône lesbienne, et du film Frida, naturaleza viva du cinéaste mexicain Paul Leduc, qui ne connaîtra qu’un succès confidentiel. La Fridamania est encore élitiste, marginale et souterraine mais elle est lancée. Petit à petit, elle se diffuse dans le peuple mexicain sous la forme de divers objets ornés des toiles de Frida et vendus aux touristes, tandis que les expositions se multiplient.

La Fridamania prend son plein essor populaire en 2002, lors de la sortie du film Frida réalisé par Julie Taymor, avec Salma Hayek dans le rôle-titre. L’énorme succès international de cette œuvre déchaîne les appétits financiers alléchés par les flux de dollars que peuvent générer les produits dérivés. La nièce de Frida, Isolda Kahlo, dépose le nom de sa tante (mais ne parvient pas à obtenir les droits sur son image) et s’associe avec le biznessman vénézuélien Carlo Dorado basé à Miami et importateur des marques Versace, Armani et Hugo Boss en Amérique Latine pour créer la Frida Kahlo Corporation, une entreprise commerciale touchant 2 à 5 % sur tous les produits estampillés "Frida Kahlo" qui vont désormais pulluler.

La légalité de ce hold-up réalisé par des affairistes sans scrupules est très contestée et fait l’objet de procès encore en cours. En effet, en 1955, deux ans avant sa mort, Diego avait créé le Diego Rivera and Frida Kahlo Muséums Trust, géré par la Banco De Mexico, qui avait la responsabilité de s’occuper des propriétés immobilières et des œuvres des deux artistes dans le cadre d’un organisme d’utilité publique. La critique d’art états-unienne Raquel Tibol, l’une des dernières amantes de Frida, prétend que c’est la seule organisation autorisée à donner la permission d’utiliser le nom et l’image de Frida dans des buts commerciaux. Mais la Frida Kahlo Corporation n’en a cure. Il y a du fric à faire, et vite. Surtout qu’il y a un superbe créneau en termes de merchandising : la sortie du film en 2002, suivie 5 ans plus tard du centenaire de la naissance de Frida, lui-même suivi la même année par... le cinquantenaire de la mort de Diego Rivera (bingo !). Qu’en penserait Frida, brève maîtresse de Trotsky et si inconsolable à la mort de Staline qu’elle ne cessait de peindre ou dessiner les moustaches de celui-ci (peut-être en hommage humoristiques aux siennes car, oui, Frida était moustachue et ne faisait rien pour le cacher) ?

Bon, maintenant passons à la bimbeloterie

La poupée Frida

C’est la néo-Barbie mexicaine à vocation internationale pour collectionneurs fridamaniaques (à 200 dollars pièce, c’est pas à la portée de toutes les bourses). Elle n’est évidemment pas blonde et mesure 50 cm de haut. D’abord commercialisée au Mexique et aux USA, elle a traversé l’Atlantique en 2005 et atterri au Salon du jouet de Nuremberg, en Allemagne, où elle a été nommée dans la catégorie des innovations. La dirigeante de l’entreprise qui la vend, Muñecas Eny, assure les gogos de ses bons sentiments : "Mon intention a été, et sera toujours de voir en cette poupée quelque chose de différent par rapport à un jouet. C’est toute une œuvre d’art ; le visage a été créé par un sculpteur à partir de photographies de la peintre, ses habits sont des répliques exactes. De plus, on a inclue d’autres produits qui ont pour but de diffuser la culture mexicaine au niveau mondial". 100 000 exemplaires ont déjà été vendus hors-Mexique.

Mouais... la poupée est bien mignonne, rondouillarde et folklorique, pas très moustachue et quand on regarde son visage on a du mal à faire le joint avec cette description qu’en fait Jean-Marie Le Clézio dans son magnifique bouquin Diego et Frida : "Dans ses autoportraits, elle apparaît dans son rôle de prêtresse avec un visage un peu hautain, figé, mais où les signes cruels de la douleur intérieure restent lisibles : ride amère autour des lèvres, cernes sous les yeux, muscles du cou tendus, et surtout le regard, distant, brillant d’un éclat fiévreux, et forçant devant elle, forant à travers le tissu du réel une interrogation aiguë, avide. Un regard toujours aussi provocant malgré les vicissitudes de l’existence, malgré le poids de la douleur et les doses de plus en plus fortes de calmants que Frida doit absorber".

Mais il est vrai qu’une poupée dotée d’un tel visage serait invendable. Je n’ai jamais pu approcher cette poupée mais un affreux doute m’étreint : serait-il possible qu’en la déshabillant on tombe sur son corps nu martyrisé et corseté ? Franchement, ça m’étonnerait. Mauvais argument de vente, encore une fois.

Une artiste et une femme libre et rebelle réduite à l’état de poupée folklorique : à gerber.

La Tequila Frida

C’est une tequila ordinaire, produite à base d’agave bleue, comme toutes les tequilas. Sauf que les étiquettes des bouteilles qui la contiennent s’ornent du nom et du visage de Frida. Et vu le prix qu’elles coûtent, elles se vendent essentiellement aux USA dans les boutiques de luxe et les restaurants huppés pour Chicanos enrichis. Elles sont proposées en 3 couleurs et saveurs : blanco, reposado and añejo (coûtant respectivement $50, $65 et $90). Ça se vend très très bien et rapporte un fric fou à la Frida Kahlo Corporation dont l’argument de vente est le suivant : ce produit illustre "son amour du Mexique, sa force et sa passion pour la vie. La tequila, sa boisson favorite, l’accompagna dans les plus grands moments de sa vie".

Mouais. Frida était certes une fêtarde qui picolait sec. Mais avant tout l’alcool, qu’elle consommait à hautes doses, lui servait à noyer les souffrances de son corps martyrisé. Les "grands moments de sa vie", c’étaient de douloureuses opérations et des mois d’immobilisation. Rien à voir avec un hymne à l’alcoolisme festif et mondain que vante le marketing obscène et mensonger de sa nièce et de ses complices. En plus sur l’étiquette de chaque bouteille on peut lire le slogan suivant : "Being original is no sin" ("Etre original n’est pas une folie"). Frida était originale mais pas folle, certes. Mais il faut être archi-conformiste et cinglé pour acheter de la tequila à de tels prix.

Les baskets Frida

La firme Converse a lancé au Mexique et en Italie et cinq modèles de baskets en édition limitée. Sur la toile de ses chaussures figurent le visage de Frida et sa signature, à l’intérieur d’une boîte elle-même fridatisée contenant des fragments de son journal intime. On peut parier que ces marchands n’ont pas retenu les derniers mots qu’a écrit Frida juste avant de mourir : "J’espère que la sortie sera joyeuse... et j’espère bien ne jamais revenir... Frida". Ce n’est pas très commercial...

Les baskets Frida, c’est vraiment le comble du mauvais goût. Converse aurait pu avoir la décence de ne vendre que des baskets orthopédiques pour le pied droit... ce qui aurait drastiquement limité le nombre d’acheteurs potentiels. Mais peut-être est-ce une sorte d’hommage du vice à la vertu ? Dans son enfance, "Frida l’estropiée" à la jambe atrophiée et au pied esquinté aimait défier les autres enfants qui se moquaient de son infirmité en sautant des barrières.

Frida, le film... et l’autre !

Le film Frida, de Julie Taymor avec Salma Hayek dans le rôle-titre a donc incroyablement boosté la Fridamania. C’est un très beau film, certes, et Salma Hayek y campe une très belle et très touchante Frida... même si on peut lui reprocher de ne s’être pas faite aussi moustachue que l’était Frida, et surtout d’avoir très nettement minimisé sa dimension de militante communiste convaincue, acharnée et militante, à tel point qu’à la fin de sa vie elle peignait ou dessinait avec fureur les moustaches de Staline (oui, c’est idiot mais c’est comme ça), qu’elle a été désespérée quand elle a appris la mort du "Petit Père des Peuples" (tu parles !), à tel point encore que quand le tyran est mort en 1953, elle a écrit "L’univers entier a perdu l’équilibre avec la perte de STALINE" dans son journal intime et que, inconsolable veuve stalinienne, elle a commencé à dessiner et peindre des portraits de Mao pour remplacer son grand homme fétiche.

Probable qu’une Frida moustachue et stalinienne n’aurait pas fait très clean dans le casting et aurait moins fait pleurer Margot. Probable que la montrer enchâssée dans ses corsets de douleur aurait été trop "hard" pour le spectateur moyen. En tout cas les Mexicains ne s’y sont pas trompés : le film y a provoqué des polémiques passionnées et même un appel public au boycott. Il y avait certes dans ce déchaînement médiatique de forts relents d’anti-étatsunisme primaire - il était reproché notamment à Salma Hayek d’avoir vendu sa mexicanité aux gringos de Hollywood et d’avoir privilégié une version finalement très "soft", presque fleur bleue (tout est centré sur ses amours avec Diego) et politiquement correcte de la vie de Frida.

L’autre film sur Frida, Frida, naturaleza viva, réalisé par le Mexicain Paul Leduc et paru en 1983, est d’une toute autre trempe. Ofelia Medina dans le rôle-titre y était vraiment moustachue et vraiment une passionaria communiste, le scénario insiste davantage sur les convulsions post-révolutionnaires du Mexique, ses mythologies indiennes et l’écrasante pauvreté de la majorité de la population, et privilégiait par ailleurs une approche plus onirique et fantastique bien en phase avec l’art de Frida. Ce film-culte n’est malheureusement pas disponible en France.

La récupération politicienne d’un mythe

La Fridamania est certes d’abord une vaste entreprise commerciale. Mais elle a aussi fait l’objet d’une tentative de récupération politique de la part de la droite mexicaine en mal de mythes populaires rassembleurs.

C’est ainsi que le très mal élu Felipe Calderon, candidat du PAN et des USA et soupçonné de bourrage d’urnes massifs, s’est arrogé le privilège de couper le cordon rouge lors de l’inauguration de la méga-expo Frida Kahlo, alors que ce privilège aurait dû échoir à Andres Manuel Lopez Obrador (surnommé AMLO), le très populaire maire de gauche de Mexico, qui aurait dû être président à sa place si les élections avaient été honnêtes et transparentes.

Lors de cette inauguration réalisée sous haute surveillance de policiers et de militaires, de robocops et de snipers armés jusqu’aux dents, des dizaines de milliers de supporters d’AMLO et de la vraie mémoire de Frida ont manifesté devant les marches du Palais des Beaux-Arts en scandant des slogans comme "Frida appartient à la gauche" ou encore "Calderon ! Ne prostitue pas notre Frida !"

Ça n’a fait ni chaud ni froid à l’ultralibéral Calderon, qui avait invité environ 3000 pipoles friqués (artistes, biznessmen, généraux, amiraux, politiciens, etc.) pour un raout mondain au son du violoncelle de Yo Yo Ma jouant de la musique classique européenne fort prisée des élites mexicaines tandis que les fans de gauche réclamaient des cucarachas nettement plus proches de la sensibilité populaire et indienne de Frida.

Et c’est pas fini : le 8 décembre 2007 on fêtera le 50e anniversaire de la mort de Diego Rivera. De quoi encore relancer la Fridamania commerciale et politicienne. La droite populiste mexicaine a fait une O.P.A. sur l’âme de Frida. Les partisans de Calderon font tout leur possible pour passer sous silence ses racines rouges (Calderon a préféré la décrire comme une handicapée héroïque devenue un "exemple de la manière dont nous pouvons triompher de l’adversité afin que le Mexique puisse aller de l’avant", ce qui n’empêche pas les ombres de la faucille et du marteau chers à Frida de flotter au-dessus des commémorations commercialo-nationalistes.

"Libérez Frida ! Libérez Frida !" scandaient les Fridamaniaques de gauche sur l’esplanade devant le musée, "Si Frida était vivante aujourd’hui, elle serait dehors dans la rue avec nous". C’est sûr. Tout comme il est sûr que nombre d’entre eux n’ont pas pu ou su échapper à la tentation d’acheter quelques objets produits par la Fridamania commerciale pour garder un souvenir de cet événement. En attendant de pouvoir écouter le premier disque du groupe que se prépare à lancer la Frida Kahlo Corporation : Las Hijas de Frida.


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68 réactions à cet article    


  • alberto alberto 23 juillet 2007 11:16

    Salut, Marsu, et bravo pour ton article, très bien documenté (comme dab !) : on imagine pas mal de boulot pour cette rédaction et j’y ai appris pas mal de choses sur cette dame dont j’avais simplement ouï dire par rapport à la bio de Trotski...

    Ce qui est curieux, c’est qu’après avoir été la maitresse de Léon, elle se soit entichée des moustaches du commanditaire de son assassinat...Mais bon : tout le monde n’est pas...linéaire, c’est ce qui fait souvent le sel de la vie !

    En tout cas, sur le fond de l’article, bien d’accord : « charognards de tout pays, enrichissons nous ! » Pourrait être la formule de la nouvelle internationale du néolibéralisme.

    A bientôt de te lire : alberto.


    • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 11:28

      @ Alberto

      Diego et Frida avaient des rapports plus romantiques et sociaux qu’idéologiques avec le communisme et la Revolucion. En désaccord avec le stalinisme, Diego avait rendu sa carte du parti, puis l’a reprise après la mort de Trotski (si je me souviens bien), c’est dire...


    • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 11:19

      @ Tous

      Depuis 5 minutes tous les liens hypertexte de l’article sont brutalement devenus défectueux st s’affichent en clair, rendant la lecture du texte difficile. Je viens de demander à la rédaction de les rétablir d’urgence. Merci d’être indulgents et patients.


      • haddock 23 juillet 2007 11:38

        Je comfirme , les liens ont disparu . En train de cliquer hop plus rien ...

        Attendons .


        • ZEN ZEN 23 juillet 2007 11:39

          Excellent article, Marsu. Je reviens à des souvenirs de mon trop bref passage à Mexico et à mon admiration devant les étonnants « murales » de Diego Rivera, qu’il faut bien resituer dans le contexte du Mexique agité d’alors...mais a-t-il jamais cessé de l’être ?

          J’ai retenu l’intrumentalisation éhontée de Frida, la marchandisation de son image et de son oeuvre. Après la Citroën Picasso ...


          • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 11:45

            @ Zen

            La Citroën Picasso, c’est du nanan à côté de ce que se prépare à faire la Frida Kahlo Corporation : la tête de Frida sur la carlingue deux Boeings de la compagnie aérienne mexicaine d’Etat... Hénaurme !


          • Vilain petit canard Vilain petit canard 23 juillet 2007 11:55

            Merci Marsu pour cette foule de données, qui rend intéressant un sujet qui personnellement me laisse de marbre. J’ai toujours eu horreur de ses peintures (et des oeuvres de Diego Rivera, pareil), mais il faut avouer que c’était un personnage digne d’intérêt. Mais bon, comme quoi notre époque est propice à n’importe quel débordement, du moment que ça fait du fric...

            Après le Che, après Kahlo, quelle mania commerciale va nous tomber dessus ? Je verrais bien le Commandant Massoud, tiens, ça plairait bien aux bo-bos...


            • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 13:51

              @ Vilain petit canard

              J’aime pas trop moi non plus le monumentalisme stal & kitsch de Diego. En revanche j’aime bien la peinture de Frida. Mais comme tu l’as bien compris, cet article n’avait pas pour but de parler de leurs œuvres artistiques ni même de leurs engagements politiques, mais d’un obscène phénomène de récupération commerciale qui n’a bien entendu rien à voir avec ce qui se passe actuellement sous Tsarkozy 1er...


            • Bulgroz 23 juillet 2007 11:58

              C’est très dommage, Marsu, que tu ais cru, dans cet article qui n’en avait pas besoin, devoir colporter l’idée que le résultat électoral de 2006 était entaché d’irrégularités.

              C’est Amlo (Lobrador), mauvais perdant, qui a émis et émet toujours ce mensonge. Il est depuis déconsidéré par une large partie de la population qui a voté pour lui.

              Calderon, certes, a été élu avec un faible avantage de voix, mais il a été élu, et les 693 observateurs internationaux chargés de surveiller 130 000 urnes ont demandé au « mauvais perdant » Lopez Obrador de se retirer.

              A la demande de l’IFE (Institut Fédéral des élections), l’Union européenne (UE) avait déployé au Mexique une imposante mission d’observation électorale. Mme Benita Ferrero-Waldner, commissaire aux Relations extérieures de l’UE, soulignait jeudi à Bruxelles « la totale transparence du processus électoral », qui s’est déroulé « dans l’ordre et le respect des principes démocratiques ».

              Le « climat d’absolue normalité démocratique » des élections mexicaines a été confirmé par Javier Solana, Haut Représentant de l’UE pour la Politique étrangère et de sécurité commune.

              http://www.latinreporters.com/mexiquepol07072006.html

              http://fox.presidencia.gob.mx/fr/activites/ordre/?contenido=26924&pagina=1

              http://www.sre.gob.mx/francia/bienve.htm

              http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=200


              • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 12:06

                @ Bulgroz

                Peut-être... et peut-être pas. On peut aussi avoir un autre point de vue...


              • haddock 23 juillet 2007 13:54

                N’ aimant pas les sports d’ hiver elle ne voulait plus Trotsky .


                • NPM 23 juillet 2007 13:58

                  Etrange de resortir cette communiste pour gagner de l’argent. Ils n’ont pas mieux que ca, les mexicains ?


                  • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 14:08

                    @ NPM-Afolfosse

                    J’attendais ton commentaire inspiré. Je ne suis pas déçu. Tu es à la hauteur de ta pensée mononeuronale (donc dispensée de transmissions synaptiques). L’ultralibéralisme se fait des nouilles encore avec les vestiges du communisme. A louer deux étages de l’immeuble du Colonel-Fabien. Une affaire pour toi.


                  • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 14:26

                    Bah, banale réplique de l’ostalgie... De toute façon Diego et Frida étaient des communistes romantiques bourgeois de paccotille qui n’auraient pas supporté plus d’une journée le bolchévisme, le vrai s’ils avaient dû vivre sous son joug impitoyable.


                  • NPM 23 juillet 2007 14:33

                    « De toute façon Diego et Frida étaient des communistes romantiques bourgeois de paccotille qui n’auraient pas supporté plus d’une journée le bolchévisme, le vrai s’ils avaient dû vivre sous son joug impitoyable. »

                    Comme tous les communistes des pays libres ! On en vient à se poser des questions sur leur simple intelligence..


                  • Gazi BORAT 23 juillet 2007 16:07

                    @ npm

                    Au sein du club des mouvements politiques réduits à l’archaïsme pour cause de mauvais résultats électoraux, le Front National vient de faire son entrée.

                    A l’instar du Parti Communiste Français, celui-ci va devoir se séparer de son siège : le paquebot de St Cloud.

                    Que va-t-il devenir ? Une rumeur parle d’une reconversion en méga sauna gay..

                    gAZi bORAt


                  • Gazi BORAT 23 juillet 2007 16:15

                    @ l’Auteur.

                    Le capitalisme a toujours su faire feu de tout bois.

                    Le milliardaire Rockefeller, durant les années trente, avait fait appel à Diego Rivera pour la décoration du hall du Rockefeler Center sans prendre garde un seul instant à l’engagement politique du peintre muraliste où à ce qu’il pouvait penser d’un milliardaire yankee..

                    Le résultat ne se fit pas attendre : une fresque gigantesque, ode à la libération des peuples où, en bonne place, figurait Wladimir Illitch Lenine..

                    Rockefeler ne l’accepta pas mais dù la payer.. et la recouvrit..

                    Une récupération (ratée) de la notoriété d’un peintre mexicain par le symbole du capitalisme U.S.

                    gaZi bORat

                    cELUI


                  • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 16:27

                    @ Gazi Borat

                    Yes, I know. Diego le communiste romantique fasciné par le capitalisme états-unien, ses paillettes et son pognon a fait de la provoc en collant une tronche de Lénine sur une de ses fresques-frasques. Après destruction de son œuvre il a quand même été payé rubis sur l’Oncle Sam. Ça a grandement contribué à sa gloire, ce qui ne lui était pas du tout indifférent, contrairement à Frida. Diego était un communiste d’opérette.


                  • Gazi BORAT 23 juillet 2007 16:39

                    @ marsupilami

                    Dans le même genre, Picasso n’était pas mal non plus..

                    ... mais il trouva le moyen de se faire refuser un portrait en hommage à Staline, jugé d’une physionomie trop jeune par le Parti, sans avoir à aucun moment voulu faire acte de provocation..

                    gAzi bORAt


                  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 23 juillet 2007 18:57

                    « Communiste d’opérette », cela ne vaut-il pas mieux que communiste scélérat grand maître de la scène et des cérémonies (http://www.histgeo.com/contemporaine/newlook/stal.jpg) ?


                  • Gazi BORAT 25 juillet 2007 11:38

                    @ cosmic dancer

                    « Grand maître de la scène et des cérémonies.. »

                    J’ai eu un peu de mal à accéder à votre lien mais vous évoquez sans doute Joseph Staline..

                    Lorsque fut diffusée sa ligne officielle à l’égard des aristtes qui devaient abdiquer leur indépendance créative pour la mettre au service de la cause de l’émancipation du Prolétariat et de son éducation, il s’immisça dans le domaine de l’Art.

                    Le concept d ‘ »Art de classe » avait tout de même sa pertinence à l’époque car, hors des commandes publiques, la majorité des artistes occidentaux avaient pour clients des amateurs riches, parfois éclairés mais objectivement, dans la logique marxiste.. « bourgeois ». Les commandes du Parti, représentant du Prolétariat ou à destination des masses et dans un but éducatif, comme les fresques des Muralistes, en faisaient des artiste « prolétariens »..

                    Le prestige de la Révolution d’Octobre étant immense à son époque, beaucoup d’artistes suivirent ces directives.

                    Sur le territoire de l’Union Soviétique, groupés en unions à l’instar des écrivains, ils n’eurent pas le choix et furent caporalisés.

                    Après la période de création débridée du Constructivisme, s’ouvrit l’ère des portraits de Lenine et Staline en série et de l’académisme formel.

                    Hors d’Union Soviétique, cela fut plus complexe.

                    Pour la littérature, certains atteignirent, tel Aragon, le niveau de véritables laquais. Certains de ses poêmes, à la gloire de Maurice Thorez, sont véritablement consternants.

                    D’autres, comme Nazim Hikmet, réussirent à accoucher d’une oeuvre humaniste avec toutefois un passage moins prononcé qu’Aragon pour la « langue de bois » après son exil de Turquie vers l’URSS.

                    Le cas de Berthold Brecht fut plus complexe. Réfugié aux Etats Unis, il devint ensuite l’écrivain officiel du régime d’Allemagne de l’Est, allant même jusqu’à couvrir la répression des émeutes ouvrières de 1953.

                    Cependant, comme Ismael Kadare en Albanie, il parvenait à placer dans ses oeuvres des messages irrévérencieux et pas très orthodoxes, faisant preuve d’une certaine forme d’indépendance intellectuelle. Je me souviens dans son ouvrage l’ABC de la Guerre » de deux photos face-à-face de soldats russe et allemands qu’il légenda ainsi :

                    « Nul n’est plus cruel envers l’éléphant, que l’éléphant dressé son cousin »...

                    ..sans indiquer qui était l’éléphant dressé !

                    Pour ce qui est des arts plastiques, hormis les Russes post-constructivistes, dans le reste du monde, il y eut des membres du Parti, obligatoirement disciplinés et d’autres, les « Compagnons de Route » d’une sensibilité peut-être de gauche mais tout de même plus opportunistes que convaincus, le Parti permettant l’accès à une renommée universelle et à un certain prestige intellectuel.

                    Je pense que Rivera fut de ceux là..

                    Il travailla pour le symbole du capitalisme américain (Rockefeller, ce n’est tout de même pas rien), ne dédaigna pas la reconnaissance de la bourgeoisie, et fut assez prudent pour ne pas se rendre en Union Soviétique en pleine période de purges..

                    Pablo Picasso fut, lui aussi, assez prudent pour s’engager juste ce qu’il faut (la colombe-emblème du Mouvement pour la Paix) mais pas assez pour perdre son indépendance..

                    Pour tous les deux, d’ailleurs, la « juste cause » fut rémunératrice..

                    Mais, ne l’oublions pas, dans les pays du bloc socialistes, de l’Europe de l’Est jusqu’à la Chine, les artistes furent longtemps des fonctionnaires zêlés des régimes de démocratie populaire.. et peu payés.

                    gAZi bORAt


                  • herbe herbe 23 juillet 2007 18:12

                    Merci pour cet article.

                    Vu la qualité de certains articles du jour (Léon, Carole etc ...). Merci à tous les auteurs (et commentateurs...) qui ne sont pas en vacances et nous donnent à lire des articles de qualité !


                    • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 23 juillet 2007 18:47

                      Salut, Marsu,

                      Bon article, plein d’informations. Mais au-delà de l’engagement politique de Frida Kahlo, une question me taraude, que je me pose aussi au sujet de Camille Claudel. Ces deux femmes auraient-elles été aussi reconnues si elle ne s’étaient entichées de Pygmalions à fort coffre, ma préférence artistique allant cela dit et sans conteste à Rodin, dont la fréquentation leur a été aussi bénéfique que nuisible ? On parle très peu, par exemple, de Blanche Odin, dont le travail après tout n’est pas en reste par rapport à celui de Frida Kahlo.

                      (J’ai horreur des fresques criardes de Diego Riviera.)

                      Enfin, à ceux que fascine la personnalité si forte et si sensible de cette femme, je conseille le spectacle du Panta Théâtre de Caen, résultat (au début des années 2000, mais repris ensuite) d’une série d’enquêtes et de rencontres au Mexique, magnifique.


                      • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 23 juillet 2007 18:54

                        Sinon, à propos d’exploitation commerciale, si tu regardes ce qu’on fait les ayant-droits de Picasso avec son nom...

                        Et je dois dire que ça ne me choque pas plus que Fulla, la Barbie islamique (http://fr.altermedia.info/societe/une-barbie-qui-a-son-propre-tapis-de-priere_8024.html).

                        Et puis, les icônes-poupées-totems se retrouvent partout, même dans les villages perdus du Guatemala, où les femmes récupèrent des bouts de tissus pour fabriquer de petits Sous-Commandant Marcos à destination des touristes révolutionnaires smiley


                      • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 18:59

                        @ Cosmic Dancer

                        C’est pas vraiment le sujet. Che Guevara n’était pas blonde, Frida Kahlo non plus. Je ne vois pas trop ce que le sexe a à voir dans ce genre d’histoire. Frida peut certes apparaître comme une sorte d’archétype de la nana scotchée à son mec-star, mais ça ne me semble pas être un scénario crédible. Frida n’était pas une groupie, mais une femme amoureuse selon les standards de l’époque... dont elle s’éloignait à la vitesse de galaxies en fuite depuis le big-bang.

                        Mais tu me donnes envie d’écrire sur Camille Claudel et son putain de frangin...


                      • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 23 juillet 2007 19:03

                        Non, ce que je veux dire c’est : est-ce que ces femmes ont été connues PARCE QU’ELLES étaient amoureuses d’artistes (enfin, Rodin oui, Riviera, non, du moins pas à mon goût) beaucoup plus doués qu’elles commercialement ? Et que s’ils ont peu les écraser relativement, les faire souffrir et créer aussi en conséquence, l’histoire se sera quand même emparée d’elles : parce que non seulement artistes, elles furent muses.

                        Celles qui ont fait oeuvre en solitaire, on les connaît peu, voire pas.


                      • Gazi BORAT 24 juillet 2007 07:39

                        @ cosmic dancer

                        Vous n’avez pas tort concernant ces compagnes d’artistes..

                        Mais l’histoire du goût, que je différencie de l’Histoire de l’Art, évolue et aujourd’hui, Frida Kahlo accède à une notoriété plus grande que celle de Diego Rivera.

                        Caricaturé comme la rencontre de « La Colombe et l’Elephant », leur couple ne fut pas franchement heureux car Diego Rivera était un personnage à l’égo démesuré et totalement opportuniste. J’ai parfois presque le sentiment qu’il aurait bridé la créativité de Frida plus qu’il ne l’aurait aidé à s’épanouir.

                        gAZi bORAt


                      • Gazi BORAT 24 juillet 2007 11:00

                        @ demian west

                        Je ne prétend pas que Frida était inconnue jusqu’à aujourd’hui mais que le rapport de notoriété de ces deux personnages vient d’être inversé.

                        Pour ce qui est des rapports entre les deux, le grand coupable, c’est JMG Le Clezio qui a romancé leur romance..

                        gAZi bORAt


                      • Marsupilami Marsupilami 24 juillet 2007 11:19

                        @ Gazi Borat

                        Inutile de répondre à D.W. C’est inutile, il n’est venu sur ce fil que pour le polluer, le vandaliser et le taguer. Voir mon post concernant le dispositif D.W. ci-dessous.

                        A part ça tu as raison : Diego était une immense star internationale quand Frida n’était connue que des initiés. Avec la Fridamania les proportions se sont inversées, au point que désormais ça ne m’étonnerait pas qu’un jour quelqu’un ait dit : « Mais qui c’est ce géant obèse à côté de Frida Kahlo sur la photo » ?


                      • Gazi BORAT 24 juillet 2007 12:35

                        @ demian west

                        Ne confondons pas histoire de l’art et histoire du goût, c’est vrai..

                        Je ne peux trancher sur ma préférence entre les grandes fresques de Rivera et l’inspiration plus intimiste de Frida, dont j’apprécie son sens des couleurs qui tient par moment de la peinture haïtienne et des ex-voto populaires..

                        Il existe un film de Joseph Losey « l’assassinat de Trotsky » où sont remarquablement intégrées les oeuvres des muralistes mexicains..

                        gAZi bORat


                      • Marsupilami Marsupilami 24 juillet 2007 13:36

                        Quand on s’appelle D.W., on ne dit pas « mon directeur de recherche », mais « mon directeur de maniérisme ».


                      • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 23 juillet 2007 19:00

                        Fallait-il que le désabusé vienne déverser sa bile pour que le fil soit complet ! Tradition, quand tu nous tiens !


                      • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 19:05

                        @ Gland bleu

                        Commentaire lamentable étalant toutes tes ignorances artistiques et surtout le venin maléfique qui est la trame intrinsèque de tous tes commentaires. Ipeca, point-barre.


                      • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 19:16

                        @ Gland bleu

                        Demain je te réponds sur le pseudo-surréalisme attribué à Frida (que seuls des ignares dans ton genre soutiennent encore). Numérote tes abattis de pseudo-artiste, petit rigolo. On va se marrer.


                      • Gasty Gasty 23 juillet 2007 19:53

                        Demian mort de rire ????

                        L’artiste demian a succombé à l’article de marsu, mort de rire sur le fil après son cinquième post. smiley

                        La communauté d’agoravox est sous le choc.


                      • Claude Simon Tzecoatl 23 juillet 2007 19:20

                        J’ai vu le film, qui m’a déçu.


                        • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 21:00

                          @ Gland bleu

                          Demain je te garantis que t’auras un festival qui démontrera toutes tes ignorances dans ce domaine. Tu vas en baver un max, crois-moi. Ça me réjouit un max de pouvoir moucher un fat comme toi. Je vais le faire, et tu seras ridiculisé, ce qui est impossible, vu que tu fonctionnes dans l’auto-ridiculisation, ce qui est ta marque de fabrique, ridicule petit faiseur.


                        • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 21:05

                          @ Gland bleu

                          Cite-les, ces passages, pauvre type.

                          Fais-le !


                        • Marsupilami Marsupilami 23 juillet 2007 21:22

                          « Dés qu’il était le petit Demian était un pexeur-délateur lamentable ».

                          « Le petit Demian est né vain ».

                          « Certains spécialistes attestent du fait que les Demian West sont légèrement débiles dès la naissance, et que très peu survivent sauf un seul ».

                          Blablabla.


                        • Muadib 24 juillet 2007 11:51

                          Rire après des injections de Botox ?

                          Il est vraiment ! Il est vraiment ! Il est vraiment PHE-NO-ME-NAL !

                          Il mériterait !Il mériterait !Il mériterait d’être dans le journal !

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