
(++CLIQUEZ SUR L’IMAGE POUR ZOOMER) Nicolas Bouchaud - La scène est surréaliste, un acteur face à des dizaine de téléobjectifs, dont le monologue qui va durer près d’une heure et quarante minutes, sera ponctué de claquements inharmonieux d’obturateurs de gros boitiers photographiques.
En vue d’une publication d’une revue, d’une communication de presse, c’est le filage qui permet aux photographes de saisir les grands instants du spectacle sans déranger le moindre du monde le public… puisqu’il n’y a pas de public.
Le filage, dans le jargon des arts du spectacle, c’est la mise en scène d’une pièce de théâtre, à huit clos, si j’ose dire, dans les conditions réelles mais sans le public.
C’est le dernier round de test après le grand jour de la première. Il sert à calculer le temps nécessaire au spectacle, et à finaliser les différents détails, notamment la coordination entre les différents participants du spectacle (changements de scènes, de décors, habillements, etc.).
(++CLIQUEZ SUR L’IMAGE POUR ZOOMER) Nicolas Bouchaud, interprète Serge Daney dans la pièce "La loi du Marcheur" mis en scène par Éric Didry
Un public déshumanisé… On pourrait le croire mais non. L’émotion était de palpable. Les photographes de presse furent conquis, grâce à une interprétation mêlant pédagogie, générosité, culture et humour. La représentation est épuré de toute fioriture scénique hormis un écran blanc qui diffuse sur fond de nostalgie le « cinéma de papa » qu’un Eddy Mitchel n’aurait pas boudé et de quelques accessoires, clope, chaise et bouteille de whisky qui borne allusivement la présence émouvante de l’acteur dans le mirage d’un western.
(++CLIQUEZ SUR L’IMAGE POUR ZOOMER) Nicolas Bouchaud - La loi du marcheur.
Incarnant généreusement Serge Daney, c’est à un retour historique à la fois pédagogique et passionnant que nous convie Nicolas Bouchaud entre quelques bouffée de malbak qui ponctuent la réflexion sans concession de Serge Daney sur le 7ème art et les nouveaux médias. On s’amuse des références d’hier et d’aujourd’hui, on se rappelle de son premier film d’enfance, de ses premiers frissons ou de ses premières larmes. Bref, La loi du Marcheur » est un spectacle qui surprend, touchera n’importe qui… photographes compris.
Photographe : Serge-Henri Bouvet
A la demande d’Hélène Ducharme attaché de presse du Théâtre du Rond Point (Paris), dirigé par Jean-Michel Ribes.
Pour plus d’information sur les dates du spectacle consulter : http://2010-2011.theatredurondpoint.fr/saison/fiche_spectacle.cfm/90442-la-loi-du-marcheur.html

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