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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > La longue marche

La longue marche

La longue marche des auteurs

De plus en plus d'auteurs cherchent un imprimeur, éditent leur œuvre en avançant les fonds et cherchent des lecteurs.

La diffusion reste limitée puisque seuls les éditeurs, et surtout les « grands » ont la possibilité d'envoyer des livres dans un maximum de librairies de l'hexagone.

Des auteurs préfèrent tout de même commencer par faire le tour des éditeurs en adressant leur « manuscrit ».... Il y a beaucoup de candidats et peu de « reçus ».

Ceux qui ont un nom, les journalistes et les politiques n'ont pas de problème pour trouver un éditeur, même si leur écrit est vite fait et peu travaillé. Leur livre aura droit à la tête de gondole des librairies et même des grandes surfaces.

Comment s'effectue la sélection dans les maisons d'éditions, qui procède à la sélection ? Ce sont là des questions que se posent les écrivains et aussi les amoureux du livre.

Bruno Migdal qui a fait un stage chez un grand éditeur, Grasset pour ne pas le nommer éclaire un peu notre lanterne
 

« Petits bonheurs de l'édition »

journal de stage

de Bruno Migdal

éditions de la différence

novembre 2011

141 pages

10,15 €

 

Voyage au centre de tri
 

D'habitude je trouve les témoignages sous la forme d'essais, ennuyeux, caricaturaux et bâcles.

Ils prennent le plus souvent la forme d' articles rallongés.

Celui-ci est un petit bijou ; le sujet est intéressant et instructif, l'écriture est soignée et le rythme alerte agrémente le tout !

L'auteur revient sur le stage qu'il a effectué durant le premier trimestre 2004 dans une célèbre maison d'édition parisienne.

Le simple stagiaire, amour des lettres qui a quarante deux ans entame des études de lettres, voici là un sujet d'étonnement pour les professionnels qui l'accueillent.

Très vite, il est adopté par cette « société occulte »... il est vrai qu'il fournit une main d'oeuvre à très très bon marché.

Sa mission est claire : il doit lire des manuscrits proposés par des auteurs, établir des fiches de lecture afin de séparer le rare bon grain de l'ivraie !

Le côté cour est du domaine public, on connaît bien la musique ; les romans et essais médiocres arrivent à la pelle. Chaque postulant estimant avoir produit une œuvre originale bien écrite.

Le côté jardin est moins « reluisant » :

Si les mauvais manuscrits sont effectivement rejetés, il en est d'autres émanant de postulants célèbres qui n'auront pas à se faire de bile, ils « peuvent, eux, envoyer des manuscrits calamiteux : ils peuvent même ne pas en envoyer du tout, on en écrira pour eux. »

Vous avez dit manuscrit ? Mais monsieur plus personne n'adresse de manuscrit à un éditeur, c'est d'ailleurs « expressément signalé » c'est l'exemple « de mot dont le processus de fossilisation s'est opéré en une décennie sous nos yeux. Conservons-le le plus longtemps possible : « tapuscrit » arrive. »

Parfois les censeurs, pas les stagiaires mais les « aristocrates » de l'édition qui prennent la décision définitive de publier ou de rejeter un ouvrage, sortent du lot l’œuvre d'un inconnu...

Il vaut mieux être connu et célèbre pour sortir facilement un livre mais parfois l'étranger est déniché.

Avec finesse, humour et un talent d'écrivain, l'auteur de ce petit livre nous plonge dans l'univers fermé de ce microcosme qui fait la pluie et le beau temps...

Jean-François Chalot
 


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10 réactions à cet article    


  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 23 janvier 2012 16:33

    C’est une évidence que le livre étant devenu un produit marchand, il importe surtout qu’il se vende. Sa qualité intrinsèque est secondaire.


    Bruno Migdal a quand même pu éditer son livre à « la Différence ». Comment y accède-t-on ?

    Et quand on a réussi à « sortir » un livre (par exemple en Impression à la demande chez un imprimeur-éditeur) comment le faire connaitre et briser le mur du silence ? 

    L’instruction publique obligatoire a au moins eu pour effet de susciter de nombreux « auteurs » qui éprouvent l’envie d’écrire et y réussissent plus ou moins bien...

    • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 23 janvier 2012 16:48

      Heureusement qu’il existe internet pour publier à bas coût tout ce qu’on publie.

      Le tout est d’être capable d’attirer les lecteurs prèts à PAYER pour lire ...

      parce que de nos jours, PAYER pour de la culture encore bien, hein ...


      • dom y loulou dom y loulou 24 janvier 2012 13:06

        on se demnde à quoi sert encore d’écrire quand plus personne ne it mais veut sortir « son bouquin »


        nous vivons la fin de la litérature ? les jeunes ne savent même plus ce que c’est tant hollywood leur a fait croire être honnête avec les histoires quand même les contes sont déformés ... l’Histoire ? n’en parlons même pas

        tant sont nombreux ceux qui veulent glorifier leur face qu’ils croient que c’est l’unique poursuivi en écrivant

        alors la littérature est morte car jamais un bel oeuvre ne s’est écrite ainsi, on n’écrit pas pour se faire bien voir, on écrit par nécessité sinon il est absurde de mettre sa vie en danger pour dire ses fondamentaux

        et pour ceux qui se demandent pourquoi on raconterait ses expériences et les compréhensions qu’on a tirées d’un parcours, on essaie de leur rappeler que comme me le disait un certain Dominique Porte quand j’étais ado 

        « n’as-tu pas encore compris que la seule chose qui soit vraiment intéressante chez un aom est ce qu’il exprime ? »

        ce qui ne veut pas encore dire que tout ce qu’un aom exprime soit intéressant 

        et une plume cela se travaille contrairement à ce que croient et prétendent bon nombre de décérébrés, on choisit son parcours de vie et ce qu’on y apprend

        si on y apprend rien faut pas se plaindre de finir idiot

        • morice morice 24 janvier 2012 13:44

          nous vivons la fin de la litérature ? les jeunes ne savent même plus ce que c’est tant hollywood leur a fait croire être honnête avec les histoires quand même les contes sont déformés ... l’Histoire ? n’en parlons même pas


          laissez-leur le droit à l’erreur, il y reviendrons ; Grâce à l’Ipad, notamment.

        • morice morice 24 janvier 2012 13:44

           il y reviendront pardon... salop... de correcteur auto


        • dom y loulou dom y loulou 24 janvier 2012 13:17

          ...qu’ils croient que c’est l’unique BUT poursuivi


          bien sûr

          tenter de jeter des ponts et des liens là où des malins nous expliquent que tout est parfaitement incompatible et que tous les aom ne peuvent que s’entretuer et de clarifier ce qui a volontairement été mis sous clef ne vaut pas un ballon rond dans un filet

          pour écirre il faut être aggréé par les supérieurs universitaires, les spécialistes diplômés, ils ont appri à réfléchir eux... mais bien sûr, s’ils vous voient comme une merde vous pouvez toujours leur tendre votre diplôme de l’alliance française ils rient de leurs hauteurs olympiques

          que c’est leur coeur qui sait s’exprimer et est unique ils ne l’ont pas appris

          comme si la vie elle-même ne suffisait pas pour apprendre et la création cosmique pas une école suffisante


          il y avait une merde qui exprima une idée lumineuse

          des légions de mouches tentèrent alors de la dérober en mangeant et piétinant la merde, ils dirent « Regardez-moi !! Moi aussi je sais être une merde !! »

          ils s’y appliquèrent tant qu’ils se sentaient justifiés de dégrader encore d’avantage la merde, mais c’était l’idée qu’elle avait exprimée qui les avaient attiré et ils ne surent plus où elle avait passé

          • dom y loulou dom y loulou 24 janvier 2012 13:19

            la merde en devint un bon fertilisant


            • fredleborgne fredleborgne 24 janvier 2012 14:46

              Le monde de l’édition libre n’a besoin ni des éditeurs frileux, ni des critiques ;, ni de la pitié des lecteurs, ni des sarcasmes de dom y koulou.
              La littérature existe encore plus s’il y a plus d’auteurs que de lecteurs. On ne subit plus, on se suffit.
              D’ailleurs, aujourd’hui, les auteurs lisent d’autres auteurs, sur Atramenta ou sur In Libro Veritas, en intégralité, et gratuitement.


              • Pelletier Jean Pelletier Jean 24 janvier 2012 14:50

                Oui  il est difficile de se faire publier et les manuscrits (ou tapuscrits) envoyés par la poste n’ont que très peu de chance d’être retenu. N’oublions pas Gallimard et André Gide refusant le manuscrit de « a la recherche du temps perdu » de Marcel Proust.

                Il reste qu’aujourd’hui il existe sur Internet des maisons d’éditions plus ouvertes. A charge pour l’auteur d e faire le buzz sur sa publication.

                http://www.over-blog.com/profil/blogueur-984719.html


                • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 25 janvier 2012 18:04

                  « Il reste qu’aujourd’hui il existe sur Internet des maisons d’éditions plus ouvertes. A charge pour l’auteur de faire le buzz sur sa publication. » J.Pelletier


                  Les maisons « plus ouvertes » n’ont quand-même pas envie de perdre de l’argent ! Elles sont souvent des maisons à compte d’auteur qui exigent l’achat d’un nombre minimal d’exemplaires (c’est le cas notamment pour L’Harmattan).
                  La solution peu onéreuse et sans risque pour les auteurs inconnus est l’impression à la demande (auprès d’éditeurs-imprimeurs comme Lulu aux USA et au Royaume Uni, Unibook en Belgique, BoD en Allemagne, The Book Edition en France...) qui permet de commander les exemplaires qu’on veut (à partir de 1) et de les vendre sur les sites des éditeurs-imprimeurs (et dans le commerce si l’on a choisi une formule, souvent payante, permettant d’obtenir un n° d’ISBN).
                  Evidemment, il faut faire sa propre pub ! Et ce n’est pas parce qu’un livre est imprimé qu’il mérite d’être lu ! Il faudrait que les lecteurs puissent faire connaitre leur avis et qu’il y ait des critiques pour s’intéresser à cette littérature de l’ombre...

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