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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > La nouvelle guerre froide déjà sur nos écrans

La nouvelle guerre froide déjà sur nos écrans

L’Occident, et plus particulièrement l’Europe pour des raisons de proximité et de recul historique, s’inquiète d’un retour de la guerre froide l’opposant à la Russie et ses alliés. Certains analystes encore plus pessimistes évoquent le spectre d’une troisième guerre mondiale. Il n’est pas du propos de cet article de discuter du bien fondé de ces conjectures, simplement de constater que tant les médias traditionnels francophones que les anglophones insistent de façon de plus en plus prononcée sur cette probabilité géopolitique. Les jeux vidéo eux n’ont pas attendu le conflit du Caucase pour ressortir de la naphtaline les affrontements entre les pions bleus et les pions rouges.
Les anciens du monde vidéoludique se souviennent de leurs parties acharnées à placer des icônes fort ésotériques pour le béotien en stratégie. Le tout avec une patience que ne renierait pas un moine bouddhiste tant il fallait être possédé par la passion du micro-management.
Pour rudimentaires que furent ces premiers ludiciels de stratégie numérique, certains traitaient déjà d’éventuels affrontement avec le Pacte de Varsovie avec un réalisme d’une sobriété (pour cause de limitations techniques des ordinateurs de l’époque) se prêtant fort bien à ce type de jeu. Theatre Europe sur Amstrad CPC par exemple nous replaçait dans la position du grand général à la tête d’une des coalitions militaires de l’époque. D’autres encore se souviennent de la série Balance of Power sur PC et Atari/Amiga où le but était d’assurer l’hégémonie d’un des deux grands de la planète, en évitant le recours à la dissuasion nucléaire tout en multipliant les intimidations indirectes. Aussi aride que quasi-exhaustif, Fulda Gap ’85 prenait soin de simuler tactiquement l’avancée soviétique lors d’une hypothétique attaque en Allemagne par la trouée de Fulda, bien connue des stratèges abreuvés au petit lait de la guerre froide. Sans omettre de mentionner évidemment le célèbre Harpoon, le meilleur simulateur de stratégie navale en pleine guerre froide.
 
Puis, la chute du mur de Berlin aidant, le thème se tarit au sein de l’univers souvent guerrier des ludiciels. D’autres ennemis furent trouvés, cahin-caha il faut bien l’admettre, tels les terroristes islamistes (la série des Rainbow Six inspirée par les écrits de Tom Clancy ayant largement profité de ce filon) ou les Nord-Coréens, voire les Chinois. Mais l’on sentait qu’il manquait une vraie menace et que l’on faisait faute de mieux. Dans le domaine de la tactique en temps réel, la série Red Alert eut le mérite d’avoir bénéficié jusqu’à nos jours d’un réel engouement persistant au fil des années, mais elle faisait figure d’exception car le soviétique n’avait plus la cote.
 
Or depuis plusieurs années, couplé au retour ostensible de la Russie sur la scène mondiale, on note un frémissement des développeurs de jeux de stratégie (wargames en Anglais /kriegspielen en Allemand) pour l’uchronie du temps de l’Union Soviétique voire de l’affrontement dans un futur proche de l’occident avec la Russie et ses alliés (généralement orientaux).
Tout d’abord Operation Flashpoint, une simulation d’infanterie ultra-réaliste simulant un affrontement OTAN-Pacte de Varsovie sur des îles envahies par les forces d’obédience communiste. Le souci du détail dans le domaine de la balistique et du matériel employé ainsi que l’ambiance parfaitement reproduite d’un conflit généralisé contribuèrent énormément au succès de cette équipe de développeurs Tchèques.
Ensuite, le flot s’accélère singulièrement et ce dans plusieurs domaines ludiques. L’aventure avec le bien nommé Cold War ; dans le genre jeu de stratégie tendance tableaux Excel, Hearts of Iron : Doomsday ; World in Conflict façon tactique en temps réel grand spectacle.
Il faut particulièrement signaler le FPS (first person shooter, vue en 3D subjective) Frontlines : Fuel of War qui bien qu’étant du genre assez « rentre-dedans » eut le mérite de dresser un scénario plausible à terme : la Coalition Occidentale formée des Etats-Unis et de ses supplétifs Européens face à un autre groupement armé appelé Alliance de l’Etoile Rouge et réunissant forces Chinoises, Russes et d’Asie centrale, le tout dans un contexte de raréfaction des matières premières et d’eau potable. Si sur le fond le jeu n’innove guère, en revanche on peut saluer la volonté de coller à un contexte réaliste car non seulement la future crise énergétique est prise en compte, de même que la moindre disponibilité des réserves d’eau douce, mais il est aussi fait mention du rôle de plus en plus croissant de l’OCS (Organisation de Coopération de Shangaï). A ce titre, on peut aussi noter une forte ressemblance avec le titre dédié aux joies du multijoueur Battlefield 2142, très proche dans l’idée.
Et récemment a été annoncé Codename Panzers : Cold War dont je vous laisse deviner quel sera le thème principal…
 
Que retenir de tout cet inventaire ? Peut-être l’essentiel, à savoir que les éditeurs ont du nez et sentent les évolutions à terme dans leur marché au gré des bouleversements géopolitiques mais aussi que le public n’ayant guère adhéré aux traques virtuelles de terroristes est prêt à revenir à un schéma plus binaire mettant en confrontation directe un bloc contre un autre.
 
Accessoirement, peut-on prétendre qu’à l’instar des médias de masse classiques, l’univers vidéoludique serait en train plus ou moins de « laver » le cerveau des joueurs ? Il est difficile de trancher, notamment pour la raison suivante : la possibilité au sein de certains ludiciels de choisir son camp et non d’opter impérativement pour le camp occidental. Le bémol tenant toutefois à ce que cette option n’est pas systématique non plus.
En outre, la vitalité des programmeurs Russes est telle qu’ils ont récemment produit plusieurs titres restés dans les mémoires, avec un penchant plus net pour recadrer certains évènements (tel IL-2 Sturmovik qui offrit enfin la possibilité pour les aviateurs en herbe de combattre sur le front de l’Est avec des appareils soviétiques, un « oubli » récurrent dans les productions occidentales).
 
Cependant, il faut bien constater que la guerre froide ou son éventuel succédané contemporain a le vent en poupe chez les développeurs et que cette volonté de capter l’amateur de jeux de stratégie est symptomatique du souci de coller au mieux à l’environnement informationnel du joueur, non sans parfois se permettre quelques distorsions virtuelles…
 
 
Quelques cinématiques de jeux en vogue sur le thème développé :
 
World in Conflict
 
Command and Conquer Red Alert 2
 
Frontlines : Fuel of War

Moyenne des avis sur cet article :  4.22/5   (36 votes)




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11 réactions à cet article    


  • Philou017 Philou017 27 août 2008 10:44

    Les jeux sont principalement produits ou financés par l’industrie Américaine. Il faut reconnaitre qu’ils s’articulent souvent autour de la guerre, ce qui les fait se rapprocher de l’agressivité et de la fascination pour le rapport de force déployés par les dirigeants Américains.

    C’est cette connivence qui est remarquable, plutôt qu’une quelconque prescience de l’avenir. Personnellement , je regrette cette fascination de l’affrontement martelée par l’industrie du logiciel. C’est à comparer avec le peu de jeux constructifs et positifs qui sortent, malgré les progres techniques.

    Il est vrai qu’il est plus facile de construire un jeu bati sur l’affrontement d’adversaires qu’un jeu créatif et innovateur. Mais cela n’explique pas tout.

    Je dirais que cela traduit l’état d’esprit des "élites" qui nous gouvernent et qui financent ces jeux : une mentalité de combat et de domination.


    • BDKnut BDKnut 27 août 2008 11:13

      @Philou017

      Mbof ... avis intéressant mais très très utopiste, voire un peu partisan, IMHO ...

      Tout d’abord, mêler l’industrie américaine et les pouvoirs publics à une qqconque volonté de manipulation de l’opinion publique via les jeux vidéo sent bon la paranaoïa conspirationiste digne des journalistes de TF1 ... désolé de vous le dire, je n’ai rien contre vous et je ne vous connais pas.
      Et omettre sciemment (?) le dynamisme de l’industrie française, voire européenne, du jeu (plateau, société, vidéo) au profit des Grands Méchants Américains est soit de l’ignorance, soit une certaine volonté de désinformation ... donc bof bof pour cette partie là ...

      Qt à votre idée d’un jeu constructif, positif, je dis OK, mais bon, ce n’est pas gagné (en dehors p’tet des Légo) ...

      L’Homme me semble être fasciné depuis tjs par la compétition et l’affrontement avec ... qui que ce soit, les autres hommes, les martiens, les machines ou Dieu sait quoi ! Et cela se voit ds ses jeux, ses sports, partout ds la société humaine ...

      Joueur depuis plus de 20 ans, je me suis penché sur bcoup de types de jeux (wargames "papier", jeux de société, jeux de rôles puis les mêmes sur support informatique ces temps-ci), et je ne vois pas, je n’imagine pas, comment faire un jeu qui ne soit pas basé sur la compétition et l’affrontement ... même les Grands Ancêtres comme l’awelé, les dames ou les échecs sont ± directement basés sur l’affrontement entre deux camps ... même un jeu sympa comme Civilization, où l’on peut choisir de tenter de ne pas faire la guerre, se termine tjs par qques petites escarmouches ... bref ...

      Voilà voilà pour mes deux cents d’avis ...


    • Philou017 Philou017 27 août 2008 11:42

       Tout d’abord, mêler l’industrie américaine et les pouvoirs publics à une qqconque volonté de manipulation de l’opinion publique via les jeux vidéo sent bon la paranaoïa conspirationiste digne des journalistes de TF1 ... désolé de vous le dire, je n’ai rien contre vous et je ne vous connais pas.
      Je n’ai pas parlé de conspiration, mais de concordance entre la mentalité de certaines élites et les "jeux" proposés. Si vous pensez que les nombreux "jeux" mettant en scene l’armée Américaine d’un coté et les terroristes de l’autre sont purement fortuits, vous êtes naif. Ce que je veux dire, c’est que c’est les chefs d’entreprise et les financiers qui choisissent les jeux qui vont être édités, pas les programmeurs ou les designers. Ceci se retrouve dans le type de jeux le plus souvent édités.

      Et omettre sciemment ( ?) le dynamisme de l’industrie française, voire européenne, du jeu (plateau, société, vidéo) au profit des Grands Méchants Américains est soit de l’ignorance, soit une certaine volonté de désinformation ... donc bof bof pour cette partie là ..
      .
      Baladez-vous dans les rayons de jeux vidéo et dites moi combien de jeux américains, européens, japonais ?

      Concernant les jeux, j’ai parlé d’affrontement et non de compétition. Bien sur, un jeu représente toujours une compétition, comme aux dames ou aux échecs. Ce qui me choque , c’est l’ominiprésence de l’affrontement avec un "ennemi", affrontement souvent violent et manichéen. Quand un jeu propose de descendre des "terroristes" par tous les moyens, ce n’est pas innocent. C’est aussi une façon de faire passer une idéologie du pouvoir Américain.

      Il y a bien sur moyen de faire des jeux bien plus constructifs et pacifiques. Mais ceux-ci ne sont guere encouragés par l’industrie du logiciel.

      PS : Intriguant de voir que le jeu "Ghost Recon" a certaines similitudes avec le conflit Géorgien :

      MOSCOU, 12 août - RIA Novosti. Le scénario du conflit entre la Russie et la Géorgie a été conçu dès 2001 par le célèbre écrivain américain Tom Clancy.
      Thomas Leo Clancy Jr, ou Tom Clancy, auteur de nombreux romans de fiction, a pris part en 2001 à la création du jeu vidéo Ghost Recon.

      Genre action, ce jeu vidéo décrit un conflit militaire entre la Russie, soutenant les "séparatistes" sud-ossètes et la Géorgie, dont les forces russes occupent le territoire au mois d’août 2008. Au dernier moment les soldats américains et otaniens viennent à la rescousse de l’Etat géorgien.
      En cas de victoire contre les soldats russes sur le territoire géorgien, un joueur (d’après le sujet, la Russie, tombée entre les mains d’ultranationalistes, essaye de réunir par la force les républiques de l’ex-Union Soviétique) peut essayer de faire irruption au Kremlin, résidence officielle du président russe à Moscou, avec l’aide d’une unité spéciale.

      Le nom du président russe ultranationaliste, d’après le scénario, est Dmitri Arbatov, les développeurs ayant nommé dès 2001 le troisième président russe.

      Mais le sujet du jeu, l’opposition banale entre la Russie et les Etats-Unis, a moins d’intérêt que la date inventée du conflit, août 2008.
      Les développeurs ont choisi spécialement l’année 2008, date du changement de pouvoir en Russie.

      Il est à noter que Tom Clancy est partisan des "faucons" de l’administration américaine. D’après Wikipedia.org, la Russie est souvent faible dans les romans de l’écrivain américain.
      fr.rian.ru/Insolite/20080812/115982422.h tml

      PS1 : C’est souvent des faucons qui créent ou sont à l’origine des jeux....
      A quand un jeu mettant en scene le secrétaire de l’ONU pour apporter paix et stabilité ?

       




    • Yannick Harrel Yannick Harrel 27 août 2008 17:25

      @ Philou017

      Bonjour,

      Je tiens à vous rassurer, le jeu qui a le plus occupé le hit parade des ventes ces dernières années n’est en rien lié à la guerre puisqu’il s’agit... des Sims 2 (ainsi que de ses suites) ! Suivi de près par Alexandra Ledermann 7 que l’on ne peut qualifier d’apologiste de la violence (à moins de martyriser son canasson mais ça c’est une autre histoire...).

       smiley

      Cordialement


    • millesime 27 août 2008 10:55

       

      L’Europe a "choisi" son camp au lieu de "choisir SA voie"

      il existe une hostilité résiduelle contre la Russie chez les leaders politiques européens, ils n’ont pas encore réussi à tourner la page de l’ancienne URSS (18 ans), d’ou le maintien de l’OTAN (sous la pression des E-U) etc....

      les opinions publiques changent plus vite.... !


      • CAMBRONNE CAMBRONNE 27 août 2008 11:09

        BONJOUR

        Interessante manière d’aborder le thème de la crise entre l’aigle et l’Ours .

        Pour ma part j’ai toujours refusé de gober les nombreux reportages qui nous montraient l’ex armée rouge dans un état pitoyable . CF les cimetières de sous marins et de tanks . Les sévices dans l’armée , les suicides etc etc .

        Il est évident que le traumatisme subi par le peuple russe , c’est à dire la perte d’une bonne partie de son empire : Ukraine , bielo russie, lithuanie , pays du caucase, pays balte, est en train d’être effacé grâce à Poutine qui a su redonner à ce vieux peuple le sentiment de fierté qui l’avait quité . Ne nousy trompons pas les Russes sont viscérallement patriotes quels que soient les aléas politiques.

        Les Russes après la révolution de 1917 avaient accepté pour terminer la guerre de renoncer à de nombreux territoires qu’ils ont tous reconquis par la suite . Je serais bien étonné que cette grande nation ait renoncé au Caucase , à l’Ukraine, Bielo russie, lithuanie . Les pays baltes sont une autre affaire...mais ..... .

        Nous devons donc nous attendre à une longue période de crise aves des accès de fièvre . il faudra être prudent tout en étant fermes ; Pas facile .

        Je suis persuadé que l’Armée russe, très bien équipée (les usines russes d’armement ont toujours fourni du matériel remarquable, robuste , moins sophistiqué que nos matériels occidentaux mais plus aptes à faire campagne .)a retrouvé le niveau qu’elle avait avant l’effondrement du communisme .
        Point faible chez les russes , un retard en technologie de pointe (électronique et informatique ) en général compensé par le surnombre . Exemple . Leurs radars chauffaient vite , solution ils triplaient les matériels sur site .Ce retard est rattrapable si ce n’est déja fait (je ne suis plus au parfum comme je le fus à une certaine époque )

        Armée rajeunie , du bon matériel en nombre impressionnant, orgueil national bien titillé par nos erreurs , un chef charismatique (si, si ). Il y a des ingrédients pour se méfier . Souvenons nous de ce que l’humiliation du traité de Versailles a produit en allemagne . Il serait fou , de la part de l’otan et des américains de l’ignorer .

        Si guerre il y avait dans un avenir plus ou moins lointain, on aurait l’air fin avec nos 240 chars "Leclerc"les "meilleurs du monde".

        Inch allah


        • BDKnut BDKnut 27 août 2008 11:23

          @L’auteur

          Article intéressant, je suis assez d’accord avec vous qt à l’intérêt politico-ludique de la chasse au terroriste type Rainbow Six, cela manque d’envergure, surtout pour faire une super-production ... et c’est très répétitif, voire lassant, même qt on change les intégristes arabes par des Nord Coréens ou des Chinois ... d’où retour au Grand Ennemi plausible avec lequel on peut "varier les plaisirs" plus facilement ... Exit la simple AK47, on peut faire donner les divisions de T72 !!!


          • Charles Bwele Charles Bwele 27 août 2008 12:06

            Hi Yann ! smiley

            J’hallucine complet. J’ai joué à la plupart de ces jeux. J’adorais particulièrement F-19 Stealth Fighter (Microprose à la fin des 80’s). Comparé ax jex actuels, le graphisme était "rudimentaire", mais le but des missions consistait non pas tant à bombarder, mais à photographer des sites sensibles russes (sous-marins en appareillage, QG, etc)

            En général, dans le jeu, on décollait du Danemark ou de de Turquie et on devait s’infiltrer dans l’espace aérien sans se faire repérer. Il fallait surtout éviter d’être repéré visuellement par un Fulcrum ou un Foxbat, d’être marqué par un Illyouchine-76 Mainstay (l’AWAC russe) ou un radar à effet Doppler ou OTH. Les missions duraient parfois 2 ou 3h, car je devais contourner par les pays baltes pour ne pas me faire repérer.

            Ce jeu exigeait plus de dextérité qu’autre chose, j’ai rarement trouvé mieux depuis et me suis rabattu sur les jeux de sous-marins qui exigent bcp de finesse. A côté, j’apprécie particulièrement Alerte Rouge (C&C Generals et Tiberium), Ground Control et Operation Flashpoint.

            Amicalement, Yannick smiley


            • Philou017 Philou017 27 août 2008 16:32

              Un adorateur des jeux impérialistes Américains...
              J’en étais sur ! smiley


            • Yannick Harrel Yannick Harrel 27 août 2008 17:15

              Bonjour Charles,

              F-19 Stealth Fighter, le jeu soit-disant retardé par la CIA parce qu’il contenait des informations trop confidentielles sur le projet F-117 ? Oui je connais très très bien et je peux dire que j’en ai fait des parties à tenter de pénétrer dans l’espace aérien Libyen (le premier scénario, le plus simple) avant de m’attaquer à des endroits bien plus coriaces, tels le Cap Nord ou évidemment l’Europe de l’Est. Je me souviens encore de la documentation quasiment aussi épaisse qu’un dictionnaire pour appréhender le principe de la furtivité et des différents types de radars (doppler ou semi-actif à pulsations) pour atténuer au maximum la signature radar (dépendant aussi du degré de tension internationale).

              Mine de rien, j’ai énormément appris avec ce logiciel. Notamment si l’on me parle de F-16, d’AA-8 ou encore de 135 mm/IR camera smiley Et vous avez entièrement raison, le but était bien plus intelligent que de simplement détruire un objectif, plus stressant aussi.

              Pour les jeux de sous-marins, entièrement d’accord. D’ailleurs on pourrait se plaire à imaginer un Silent Hunter Cold War vu que le contexte semble de nouveau passionner les éditeurs.

              Au plaisir Charles smiley

              Cordialement


            • casp casp 27 août 2008 12:39

              D’un autre coté fallait pas être devin non plus...
              Cela fait depuis 2001 que je classe des petits articles de journaux traitant des décision militaire ,geopolitique ou déclaration US et Russe. La guerre froide est déjà la depuis un bon moment quand on sais lire entre les lignes.
              la crise georgienne était prevu et attendu par tous. Pris séparement ils ne disent pas grand chose.. mais mis bout a bout et au regard de l’histoire il est clair qu’une guerre est en préparation depuis une dizaine d’année et que les choses se sont accelérer avec l’Irak.
              Les deux bloc ne sont pas encore clairement definis ; mais les choses s’accélere aussi de ce coté ; très logiquement le pakistan vas lacher les US ; on ne peux pas être contre la chine sans être avec l’inde ; et on ne peu pas être avec l’inde et le pakistan...

              Pour moi dans ce jeux a l’echelle mondiale la seul inconnue ce sont les peuples des démocraties occidental ; Combien de temps vont ils laisser faire ; et se reveilleront ils seulement lorsqu’on ne pourra plus qu’obtenir un munich. il reste peu de temps et je ne vois toujours rien a l’horizon ; ni mouvement populaire ; ni leader charismatique et intelligent. peu être Obama ?? .. prions qu’il soit élu et à la hauteur de l’espoir.

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