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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > La pornographie n’a rien à voir avec le sexe

La pornographie n’a rien à voir avec le sexe

Il ne s’agit pas de condamner la pornographie. Sa consommation existe, elle est massive et majoritairement masculine. Elle veut forcément dire quelque chose.
La question de l’exploitation des femmes et des enfants dans l’industrie citée, même si elle nous préoccupe grandement, n’est pas l’objet de cet article.

La pornographie des années 70 rivalise avec le cinéma "classique" en inventivité scénaristique. L’accent est autant mis sur le contexte psychologique et émotionnel que sur la capture sur la pellicule de l’acte sexuel en lui-même. On tente de susciter l’excitation par la reproduction de situations mentales vraisemblables et plausibles, même si quelque peu fantasmatiques et/ou transgressives. En revanche, de nos jours, l’absence totale de scénario est revendiquée, et la "créativité" se déplace vers les angles de vue et la technicité de l’acte : les images produites n’appartiennent plus au champ des images sensibles de l’acte sexuel réel. Il y a "abstraction". L’aspect fantasmatique, quant à lui, se réduit à la "catégorie" à laquelle appartient un film donné dans la grande classification des fétichismes.

ÉTAT DES LIEUX STATISTIQUE DE L’AUDIENCE DU PORNO SUR INTERNET. Pour commencer, je voudrais vous présenter cette vidéo réalisée par Good magazine. Elle résume avec malice des chiffres permettant de mesurer l’importance du phénomène pornographique aujourd’hui.
 
 
On comprend que la pornographie n’est en rien un phénomène marginal. Le web en a grandement facilité l’accès et elle est massivement présente dans la vie de nos contemporains. Dès lors, elle ne peut plus être comprise et analysée que comme telle : elle a quelque chose à nous dire sur nos sociétés et par-delà, sur chacun de nous.
 
UNE PORNOGRAPHIE DE PLUS EN PLUS ABSTRAITE ET "AUGMENTÉE". On entend ici par "abstrait" un travail des représentations visuelles s’éloignant de plus en plus de la réalité sensible de l’acte sexuel. Il existe un ouvrage intéressant consacré à cet aspect "médiologique" de la pornographie, il s’agit de La pornographie et ses images du sociologue Patrick Baudry, paru en 2001. On peut y lire que "le film pornographique offre des "angles de vue" particuliers puisqu’on peut voir ce qui dans la sexualité quotidienne est invisible (à moins que le couple ne s’équipe de miroirs et de rétroviseurs)". En ce sens, la pornographie participe désormais de ce que l’on appelle communément "réalité augmentée". L’acte sexuel a une réalité sensible contrainte par la réalité des corps. Dans la pornographie, ces limites sont apparemment repoussées par les techniques cinématographiques (multiples caméras, "effets spéciaux", doublures, montage). En ce sens, ce n’est plus l’acte sexuel que l’on voit sur l’écran, c’est autre chose, quelque chose qui n’est plus humain et appartient au virtuel.

On pourrait être tenté de confondre cette virtualité avec l’imagination fantasmatique ou le rêve. Mais l’"augmentation" de l’acte sexuel opérée par la pornographie relève principalement de la technique visuelle (et dans une moindre mesure des capacités "sportives" des acteurs). Il n’y a plus de recherche scénaristique ou de mise en situation émouvante : la composante littéraire -ou érotique- semble éliminée. Et pourtant, cette dimension, irréductible, persiste à mes yeux à un autre niveau, extérieur au film : la "catégorie" à laquelle appartient le film, c’est-à-dire le type de fétichisme qu’il met en exergue.

LES CATALOGUES PORNOGRAPHIQUES ET LA DISTRIBUTION DES FÉTICHES. En psychanalyse, le fétichisme est une attention particulière portée sur un accessoire ou sur une caractéristique du corps de l’autre. La présence de l’accessoire ou de la "caractéristique du corps" est nécessaire au fétichiste pour atteindre la jouissance. Le fétiche peut être un vêtement, un rouge à lèvres, une perruque ou bien une culotte de cheval, une couleur de cheveux ou de peau, la différence d’âge, etc. Il me semble tout à fait remarquable que les systèmes classificatoires de films pornographiques constituent des exemples sauvages de sociologies des fétiches. Ainsi, on constate dans les sex-shops ou sur les sites spécialisés que rien n’est laissé au hasard en la matière : les listes sont plus ou moins finies et semblables. On retrouve à coup sûr les "grands classiques" (nul besoin de rappeler que la clientèle masculine est prédominante) : femmes mûres, rapports "inter-ethniques", femmes fortes, femmes enceintes, jeunes femmes, femmes rousses, femmes callipyges, etc, etc. Fait étonnant, à ce jour je n’ai jamais rencontré de fétiches portant sur la "laideur".

Cette étonnante régularité me pousse à émettre une hypothèse relativement audacieuse : il existe une corrélation entre aires socio-géo-culturelles et fétiches prédominants. Malheureusement, la collecte de données est relativement difficile, les producteurs et distributeurs du genre voyant d’un œil méfiant l’intervention d’un sociologue dans leur "business". Il me semble néanmoins avoir lu (et je m’excuse d’avoir perdu la trace de ce document) que, par exemple, les films "inter-ethniques" mettant en scène un homme noir et une femme blanche étaient très prisés des consommateurs du sud des États-Unis. Le fait, s’il s’avère exact, se passe de commentaires. Dans le même ordre d’idées, je pense avoir remarqué une mise en avant notable de la catégorie "femmes arabes" sur les plate-formes de diffusion françaises. Je répète que tout ceci ne relève que de mon intuition.

Néanmoins, de par ma formation sociologique, je suis porté à croire qu’une telle "régularité" est éminemment possible et qu’elle constituerait un objet tout à fait légitime pour un travail alliant sociologie et psychanalyse. La mise en scène de "minorités" dans des films "augmentant" la sexualité m’apparaît comme une expression brutale de la domination masculine ambiante. Une telle perspective établirait la pornographie comme "un prolongement du politique par d’autres moyens".

N’hésitez pas à me contacter pour débattre de ce sujet ou me transmettre des informations.
www.irreverences.net

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27 réactions à cet article    


  • jako jako 31 août 2009 10:36

    Merci, sujet important et bien traité.
    Sur le fetichisme (à faible niveau très présent chez la plupart des personnes ) et fantasmes divers, ne pensez vous pas qu’il y a un lien très fort entre le niveau intellectuel et la culture de la personne (ou plutot la société dans laquelle il vit) ?
    D’autre part la notion de fétichisme peux t’elle s’étendre aux collectionneurs en général ?


    • LE CHAT LE CHAT 31 août 2009 10:36

      En revanche, de nos jours, l’absence totale de scénario est revendiquée,

      Eh oui , productivité obligé , les pauvres filles doivent en faire trois plus dans le même temps , et je te dis pas depuis le passage aux 35h ! les dialogues sont réduits désormais à quelques voyelles ....


      • zibranleur 31 août 2009 11:19

        Article intéressant, mais il manque quelques références. Le rapport entre minorités ethniques et la pornographie à le mérite d’être intéressant, dommage qu’il ne soit pas plus poussé. Sinon un peu plus léger une vidéo sur le sujet plutôt drôle. Vision osée de la pornographie, j’adore.

        http://www.youtube.com/watch?v=BI5Qc07R74Y&hl=fr


        • Bois-Guisbert 31 août 2009 11:26

          Il me semble néanmoins avoir lu (et je m’excuse d’avoir perdu la trace de ce document) que, par exemple, les films « inter-ethniques » mettant en scène un homme noir et une femme blanche étaient très prisés des consommateurs du sud des États-Unis.

          Ce qui excite la plupart des hommes dans la pornographie, c’est la « vraie salope », la femme facile, prête à tout et appréciant tout... Chez les débutants, la lesbienne est assez prisée, mais avec l’accoutumance, le saphisme devient banal et fade.

          Il faut donc trouver d’autres « émotions » et c’est ainsi que de perversités en déviances, le consommateur sudiste en arrive à la Blanche qui se fait saillir par un Noir, incarnant ainsi, pour lui, la sa..pe des sal..es.

          Tout ceci s’inscrit dans un cadre psychologique somme toute très rudimentaire, mais qui ne se passe pas forcément de commentaires...


          • Deneb Deneb 31 août 2009 11:38

            Bois-Guisbert : Mais tu es un vrai expert dans le domaine, chapeau !


          • Deneb Deneb 31 août 2009 11:29

            Article très interessant. Merci à l’auteur.

            La pornographie existera-t-elle encore, si l’immatériel sort du champ mercantile ? Après l’echec de l’Hadopi et l’hostilité grandissante à la mercantilisation de la culture dans la croissante population des internautes, on peut en effet espèrer une libération de la culture du joug mercantile. Je pense qu’à ce moment, le porno deviendra un courant artistique. D’ailleurs il l’est déjà : quand on regarde l’Origine du monde de Courbet, aujourd’hui considéré comme une oeuvre d’art, mais comme pornographie au moment de sa création.

            Je vois la pornographie comme l’exibition des performances d’un ou des organes. Un peu comme chant lyrique ou un spectacle sportif. Il y a en effet quelque chose de profondement « sportif » dans la pornographie, et quelque chose d’exhibitioniste, dans le sens pornographique, dans le sport-spectacle.


            • Ah ! La cyber-pornographie ! Plus jamais les pré-ados ne connaîtront le plaisir coupable de mater en douce un magazine cochon piqué au grand frère, d’allumer la télé pendant que les parents sont couchés, ou absents, pour regarder le film du samedi soir...Maintenant c’est tellement facile pour un petit jeune débordant d’hormones d’accéder à un film coquin ! Internet a fait disparaître cette excitation que procurait la rareté de l’accès à la pornographie, et le risque de se faire choper.

              Et pour balayer un cliché au passage : on dit souvent que le porno rabaisse les femmes, alors que curieusement c’est l’un des rares secteurs d’activité où elles sont payées jusqu’à deux fois plus que les hommes ! Forcément, elles peuvent aligner beaucoup plus de scènes sans se fatiguer...


              • Deneb Deneb 31 août 2009 12:08

                Rungalashinga : plaisir coupable de mater en douce un magazine cochon

                Pourquoi coupable ? Et de quoi, en fait ?


              • Pourquoi coupable ? Et de quoi, en fait ?

                Coupable car conscient de braver un interdit. D’où plaisir également.


              • Deneb Deneb 31 août 2009 20:00

                Quel interdit ? C’est legal, à ce que je sache. Sauf dans une dictature théocratique, bien entendu.

                Si le plaisir consiste à braver les interdits, les géoles seraient pleines d’epicuriens. C’est d’ailleurs le cas, dans les dictatures théocratiques...


              • saint_sebastien saint_sebastien 31 août 2009 12:26

                c’est clair , très peu d’études disponibles sur le sujet , il serait intéressant d’avoir un peu plus de chiffre et de données concernant le comportement des consommateurs de porno...


                • Internaute Internaute 31 août 2009 12:42

                  Il me semble que l’article ne parle assez de métonymie et d’intericonicité si vous voyez ce que je veux dire.


                  • LE CHAT LE CHAT 31 août 2009 13:06

                    métonymie et d’intericonicité

                    c’est pervers ça ?


                  • John Eastwood 2 John Eastwood 2 31 août 2009 13:33

                    On pourrait penser à rajouter des mentions en début de film :

                    «  les scènes sont réalisées par des cascadeurs professionnels »

                    « Attention, fiction, il est peut probable qu’une femme vous offre les mêmes prestations sans forte rémunération ni la promesse de devenir une star
                     »

                    « passez votre chemin si vous voulez voir un film, ceci est un porno »


                    Mais sans rire, j’aimerais beaucoup lire des informations sur le sexe et la dopamine, croiser les récentes recherches des sociologues et celles des neurologues, et parler de la nouvelle maladie en vogue, l’addiction séxuelle, et le rôle des pornos....
                     


                    • Deneb Deneb 31 août 2009 13:42

                      ...l’addiction séxuelle...

                      Et pourquoi pas l’addiction à la vie. Y-a-til des cliniques pour se soigner de ça ?


                    • bourgpat 31 août 2009 13:52

                      [quote]Fait étonnant, à ce jour je n’ai jamais rencontré de fétiches portant sur la « laideur ».[/quote]

                      Il serait bon de definir la laideur. On trouve des films axés sur des femmes très fortes ou des photos qui peuvent etre apparenté à une forme de laideur vis à vis des clichés dominants. L’urologie et la scatologie apparaissant dans les productions allemandes ou japonaises ne sont elle pas aussi des formes de laideur.

                      Quant au scenarios, la aussi un voyage vers le japons permet de voir une autre forme de pornographie qui cornaquée par l’interdiction de montrer les organes sexuels a joué le jeux du scenario. Par contre on est alors loin du politiquement correct de l’absence de scenario des productions occidentales avec des films qui vont dans la mise en scène de viols.

                      L’acte sexuel d’un point de vue scénaristique est nul, c’est ce qui précède qui peut présenter un intérêt et à voir certains scénarios de série noir, après avoir été blasés, les spectateurs rechechent d’autres fantasmes.


                      • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 31 août 2009 14:41

                        ce qui est curieux au Japon, c’est qu’on ne peu pas y montrer les organes reproducteur dans un film pornogaphique par contre l’anus ne pose aucun problème...


                      • Kathy 31 août 2009 14:57

                        @ l’auteur,
                        « Fait étonnant, à ce jour je n’ai jamais rencontré de fétiches portant sur la »laideur« . »

                        Et si !
                        Il existe un film de 1972 « Docteur Popaul » avec Jean-Paul Belmondo, qui traite de ce sujet.
                        Un policier de Claude Chabrol où Bébel est uniquement sensible au charme des femmes disgracieuses.

                        Merci.


                        • Michael Jordan Manson (MJM) Michael Jordan Manson (MJM) 31 août 2009 16:43

                          La pornographie est un instrument hygiénique permettant de pallier aux carences en relations sexuelles de nos sociétés individualistes. En particulier pour les hommes.
                          Je n’ai jamais trop compris l’acharnement de certains contre cette industrie...


                          • Patadelphe 31 août 2009 17:19

                            @ Auteur...

                             

                            PORNOGRAPHIE.

                            E.P. Aussi vieille que le monde... Ainsi des graffitis rupestres qu’une interprétation pieuse ramène à quelques rites magico-religieux. Cette naïveté d’experts puritains ne saurait tromper quant à la probable intention des « premiers artistes de l’humanité » : la délectation procurée par la représentation des choses du sexe.

                            Et si la pornographie n’était que la manifestation d’un goût débordant de la vie et de l’ivresse procurée par la pulsion génésique ?

                            Qu’ y-a-t-il de « fascinant » dans le porno ?

                            Le vide du sens.

                            L’alibi de la « chair », cette diversion et ce travestissement chrétien, a disparu.

                            La « chair », c’est l’union mystique de l’âme et du corps -«  faire une même chair »- où se mêlent la valeur, la romance, le plaisir et la reproduction biologique et grégaire... Tout au contraire, dans le porno, l’ «  amour » est ramené au « jeu des corps » ; l’ émotion romantique -c’est-à-dire mensongère- est évacuée. Demeurent l’excitation, le plaisir et l’ambiguïté de la tension qui se réduit dans l’acte.

                            Evacuation de la « tendresse » et de la « caresse », idylles kitsch.

                            D’où le glissement sado-masochiste toujours possible.

                            VARIATION.

                            Le porno est le refus des complaisances et de la sentimentalité caressante, par la mécanisation des gestes répétitifs, des attitudes et des postures. Il possède un caractère spectaculaire et scandaleux par delà les interprétations douteuses dont les âmes pieuses l’habillent afin de lui procurer une présentation décente. Ni esthétique, ni cérémonial religieux de mise à nu ( G. Bataille ), encore moins rituel de pouvoir, il est plutôt de l’ordre de la gymnastique des corps qui jouissent et s’offrent au regard en toute « innocence », pour le plaisir...du Roi Candaule ( Th.Gautier ).

                            Le porno est reposant. Au-delà de la pitié, de la cruauté et de « l ’amour », il nous éloigne de la mauvaise foi et de la tartufferie des " bons sentiments ". Il nous libère de la malédiction de l’amour
                            - car
                            c’est l’amour seul qui amène par ses fantasmes et ses exigences infinies, la cruauté, la violence et la haine ( Lucrèce ).

                            Absolue immanence de l’usage des plaisirs et des corps, le porno est refus de toute transcendance psychologique, éthique, religieuse ou esthétique.

                            Ni obscène, ni abject -catégories morales à usage du ministère public-, extérieur au « monde des valeurs », le porno est l’athéisme des corps.

                            En ce sens, les images de F. Bacon -la viande-, sont « pornographiques », dia-boliques, dépourvues de tout pathos maternel.

                            * Généralisation 

                            Le monde est donc pornographique puisqu’ ob-scène et a-sensé.

                            Simple juxtaposition de chaos général et d’îlots d’ordres aléatoires et provisoires...

                            L’être n’est qu’une variation sur le thème de l’entropie et de son contraire.

                            Ce monde « héraclitéen » ne manifeste en effet que l’incessant, répétitif et monotone combat de l’ordre et du désordre et sans le moindre mystère, dans le simple appareil d’une naïveté que l’on vient d’arracher au sommeil...

                            Mais tout a une fin ; y compris l’intérêt supposé qu’on lui peut accorder.


                            • L'enfoiré L’enfoiré 31 août 2009 18:13

                              @L’auteur,
                               Excellent article et vidéo.
                               Tout est dans la présentation et dans le maquillage de l’« affaire ».
                               C’est loin d’être récent. Paris, les Folies Bergères n’étaient rien à côté de ce que j’ai vu , il y a bien longtemps, au service militaire, dans la Reeperbahn à Hambourg.
                               A Pompéi, on devait être bien plus porno qu’aujourd’hui.
                               Alors, une question qu’est ce qui attire tant la femme par l’homme, l’homme par la femme ?
                               Des rondeurs, un bout de sein c’est pas grand chose, un peu de poils, alors ? Les cheveux, c’est pas plus toufu ? Le touche pipi, ça se précise ?
                               Je m’en demandai à mes copains les bonobos. Puisque ce sont mes ancètres, ils doivent avoir une réponse. 


                              • toug toug 31 août 2009 20:34

                                Bonne article... Faut lire celui là aussi qui je trouve donnematière à réfléchir ( sur la pornographie violente ) :

                                http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2007/03/24/inde-bombay-ville-du-futur-immediat.html


                                • Christoff_M Christoff_M 31 août 2009 22:42

                                  la consommation pornographique est masculine... ?? je ne suis pas d’accord !!
                                  brancher vous sur MSN et vous verrez que les coquines n’ont rien à envier aux hommes...

                                  il serait interessant d’avoir une étude récente sur la consommation de toys et de gadgets, je ne suis pas sur que dans les générations de moins de quarante ans, les hommes soient les plus gros consommateurs...
                                  les choses changent, mais bizarrement personne n’ose trop en parler, à croire qu’on se rassure avec des clichés bien établis !!

                                  dans la société de la pensée unique et des cachets pour dormir, pas bien de remettre en cause des idées établies par des sondages de plus en plus loin des réalités de terrain...

                                  moi j’ai vu des films X dans une soirée ou tous les mecs s’étaient endormis, qui était devant l’écran, les nanas, pensant que je dormais aussi...

                                  je crois que le sexe reste un sujet tabou, établir des vérités des règles à la manière des sondeurs c’est se mettre le doigt dans l’œil jusqu’au coude... beaucoup se vantent et ceux qui font des choses restent discrets....

                                  la pornographie ne me gene pas plus que les jeux guerriers sur internet, ou il y a du sexe mélé au meurtre... internet a amené par contre une exagération des déviations, car tout le monde en est rendu au meme point, tomber dans l’excès pour faire parler de soi, ou faire du chiffre !!

                                  j’ai toujours trouvé douteux les films incitant à la guerre ou la branlette intellectuelle sur les années 39-45, bien plus néfastes au niveau impact que des corps nus qui font l’amour !!
                                  Pour moi c’est la violence qui est pornographique sur internet, encore plus quand elle est associée au corps nus... l’argent exibé des parvenus est aussi hautement pornographique, mais cela semble susciter beaucoup moins de réactions dans un monde ou les plus gros vendeurs restent les financiers et les vendeurs de technologies liées au militaire et à la guerre...


                                  • Maximus 31 août 2009 22:49

                                    "j’ai toujours trouvé douteux les films incitant à la guerre ou la branlette intellectuelle sur les années 39-45, bien plus néfastes au niveau impact que des corps nus qui font l’amour !!« 

                                    Le mieux, ce sont des films qui réconcillient les deux, comme la troisième partie de »Orgies romaines« ou les »Viva Italia" 1 et 2, avec de bonnes scènes en uniformes années quarante, voire avec un hardeur attaché à une fausse gégène.


                                  • Christoff_M Christoff_M 31 août 2009 23:19

                                    la propagande actuelle sous prétexte d’information sur la période 45,

                                    Rambo se lançant dans un nouveau film, tout cela sent vraiment la préparation des masses à un conflit plus grand !!

                                    la pseudo crise et l pandémie vrituelle sont autant d’éléments pour créer un malaise et du stress dans les masses pour mieux leur mettre un grand coup derrière la téte, les taxes sous prétexte de grenelle et d’écologie, valent bien les dimes et gabelles du Moyen Age !!

                                    jusqu’a quand les masses grégaires en occident vont avaler des couleuvres et subir la pornographie intellectuelle d’une élite mondiale dépravée, aussi bien représentée par Sarkozy, Obama, les rois et reines restant arrosés de millions par la commission européenne !! ça c’est de la pornographie, quand des millions de gens cherchent à survivre !!


                                  • earth75 earth75 1er septembre 2009 05:09

                                    Bonjour en tout cas si les males avaient des femelles un peu plus avenantes pour le sexe, les mâles passeraient moins de temps sur le net à regarder du x.

                                     Mais bon les femmes sont si parfaites, si au dessus des mâles seulement dotés de 2 petits cerveaux, que pour elles le sexe est une chose futile, inutile, non essentiel à la vie...........


                                    • Christoff_M Christoff_M 1er septembre 2009 19:57

                                      attention il y a des femmes nostalgiques de la période macho et qui réclament des mâles et d’être traitées en soumises... elles en ont marre des mecs gnangnan bobos cool !!

                                      Ce n’est pas pour rien qu’un certain métissage se fait, bcp de françaises recherchent le méditerranéen pur et dur, bien qu’elles jurent le contraire !! combien de femmes cherchent une épaule un mec solide, un peu rustique, mais sur qui on peut compter, pas un vieil adolescent ou un client de Delarue ou de Miller !!

                                      Je crois que notre société occidentale est en pleine crise de valeurs, j’ai vécu avec plusieurs femmes, je n’ai jamais cherché à appliquer de règles, nous avons bien vécu et nous nous sommes séparés en bons termes...

                                      Notre société est malade de règles et a une peur bleue du changement, de l’avenir qui nous échappe !! la libération n’est que virtuelle, ce qui conduit à tous les excès dans la pornographie ou la violence pour compenser un malaise grandissant !! que dire de l’Allemagne et des Etat Unis dans leur pornographie pédophile, animalière, violent et fast food, des japonais avec leur distributeurs de branleurs cachés dans des canettes de soda !!

                                      Est ce cela la société occidentale évoluée ?? je comprend que certains musulmans traditionnalistes nous voient comme des dépravés, eux sont dans l’excès de brimage, à l’opposé de notre pseudo libération !!

                                      la pornographie, contrairement à l’érotisme, est l’émanation, le résultat exutoire d’une société malade, qui n’accepte pas de se regarder dans une glace !! va t on attendre d’avoir des étudiantes perverses dans la rue, des boites de nuit ou les gens se recouvrent d’une combinaison pour se toucher !!

                                      Visiblement le gros lobby en France de l’industrie pharmaceutique fait tout pour maintenir cet état bancal, les psy douteux sont rentiers, mais les excès d’alcool et de sexes dans les générations de moins de vingt ans devraient nous donner à réfléchir !! j’avais croisé une suissesse il y a tres longtemps, me confiant que l’argent tuait lentement une jeunesse dorée, me citant comme exemple, des jeunes qui s’effondraient dans les squares des centre ville, toutes classes confondues, dans un silence indifférent mortel !!

                                      et si l’indifférence et l’obscurité intellectuelle nous gagnaient !! nous autrefois référence, lumières, France, réveille toi et ne te laisse pas innonder par des films et des produits importés, alliant violence, vulgarité, pornographie, en lieu et place du coté paillard français, jovial, pantagruelique... n’en déplaise à monsieur Sarkozy, qui valait mieux qu’une culture de bas de casse mondialisée et au ras des paquerettes !!

                                      cela vaut aussi pour le sexe, le sexe fast food qui se profile sur internet, la violence gratuite participent à une déculturation de la culture française et à une négation de l’érotisme et de l’amour au profit d’une violence bete et sourde, que certains appeleront pornographie, terme qui n’a que peu de sens, inventé par des puritains hypocrites, consommateurs en cachette, à l’image du président de la fédération de formule1, qui se faisait fouetter le cul en cachette !!

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