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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > La rage d’enfant d’André Glucksmann : à lire absolument

La rage d’enfant d’André Glucksmann : à lire absolument

medium_andre_g.jpgComment peut-on ne pas apprécier André Glucksmann ? En ne l’ayant jamais lu, ou peu, peut-être. En le jugeant sur les « on dit », sur cette « réputation » qui, selon Aristote, est « ce qui ne dépend pas de nous », sur quelques images médiatiques souvent trompeuses ? En le jalousant sans doute. Il est si brillant et si énigmatique à la fois. « Nos jugements nous jugent », écrivait Valéry. Moi, j’aime André. Et ses écrits. Je le proclame et le revendique. Parce qu’il est l’un des esprits qui m’ont le plus aidé à tenter de concilier géopolitique et géophilosophie, personnalisme et machiavélisme, culte des valeurs et réalisme, rapports de forces et primat des valeurs.

L’épée reste l’axe du monde, comme le disait de Gaulle. Les Européens l’oublient trop ? Et les bons sentiments ne suffisent à pas faire le Bien. Le problème, d’ailleurs, ce n’est pas le Bien, c’est le Mal.

« Le Bien et le Mal ne sont pas des valeurs parfaitement opposées l’une à l’autre » ; « La question du Mal a constitué d’emblée l’enjeu fondamental de la pensée ». Avec une interrogation de fond : « Existe-t-il une manière de vivre non dans mais face à l’absurde ? »

Depuis La cuisinière et le mangeur d’hommes, en 1975, je crois avoir lu tous ses livres (y compris ceux que je n’avais pas lus avant, notamment son Discours de la guerre qui remonte à 1967), et nous devons dû avoir quelque quinze rencontres non mondaines depuis.

Je me fais un bonheur (et j’ai l’honneur) de l’avoir reçu mercredi à Strasbourg, pour un déjeuner-débat du Club de la presse et pour une rencontre organisée à la Bibliothèque municipale de Strasbourg par la librairie Kléber autour de son dernier ouvrage qui est, pour moi, le plus mûr, le plus complet, le plus talentueux, le plus « littéraire » et le plus authentiquement philosophique qu’il ait signé. Comme un bon cru, Glucksmann ! Il s’enrichit en vieillissant.

Emouvante, cette Rage d’enfant si autobiographique, sans nombrilisme vain ou vaniteux, si bien écrite et si bien pensée. La presse people y voit surtout des éléments de sa vie. Même dans ses pages dites « littéraires  » : Glucksmann, c’est le Chanceux, « l’Homme-Bonheur », littéralement et effectivement. Affectivement. « De son enfance meurtrie par l’histoire à ses engagements d’adulte, le philosophe tire une brillante réflexion sur l’universalité du mal », écrit L’Express. Cherchez le fait divers : là n’est pourtant pas l’essentiel, même s’il est révélateur.

« La grande littérature, authentique science du Mal, dévoile les artifices humains trop humains qui le dissimulent » ; « Le souci de soi passe par le miroir de l’actualité, aussi ténébreuse soit-elle ». On s’intéresse plus à l’itinéraire d’André qu’à son vrai dessein : avoir un destin et l’assumer. Et on le reconnaît pour ce qu’il est : un des esprits les plus lucides de cette époque, entre Sartre et Aron, au-delà des modes, avec Foucault, sans tomber (sombrer) dans la doxa qui nous fait oublier que Heidegger a péché plusieurs fois, y compris après 1945.

André n’a rien d’un rétro-futuriste : c’est ce qui fait sa qualité essentielle. Il nous aide à dégager des horizons d’espérance en nous forçant à voir les réalités en face.

Sans doute cela vient-il du fait qu’il est d’abord un rescapé, André. Celui qu’on nommait Jojo Rivière a eu, c’est vrai, un destin de déraciné, « d’ébranlé », de « solitaire ». De rescapé. De révolté. De sauvé, surtout.

Sauvé par une mère qui lui a enseigné la plus belle des vertus : celle de l’insolence, du culot, de la franchise. Du vrai courage, celui que l’on a (ou non) en pleine conscience des dangers.

Martha, la magnifique ! Avec elle, grâce à elle, André est né plusieurs fois, puisqu’il a été sauvé plusieurs fois. Du fascisme, du stalinisme et de ce mal qui explique tous les maux : la bêtise, la lâcheté, le refus de voir les réalités en face, les facilités de l’autruche.

Magnifique, la photo de couverture du livre édité chez Plon. Il bougonne, le petit. Il serre les poings. Il fronce le front. Il ferme ses mâchoires. Sa rage deviendra colère. Et le restera. Rage de vivre, ou plutôt de survivre. Malgré l’inhumanité vécue ou vue. Partagée.

Tout y est dans cette photo. Tout. Tout Glucks. Toute la survie dans un monde où l’inhumanité demeure après Auschwitz, après Hiroshima, après le Goulag, après les plus grandes des découvertes horribles de l’inhumanité. L’hybris, c’est la vie ? Jusqu’à la mort.

Il est, dit-il, des photos qui montrent, constatent. C’est un fait, une scène. « Regardez. Dépouillez-vous de vos ignorances et de vos préjugés  ». Il est, aussi, des photos qui « performent ».

Informer, c’est performer, rendre performant, donc être porteur de référent, de répondant et de signifiant. Conduire au questionnement de la vraie question : « Qu’est-ce que l’être ? », comme s’interrogeait déjà Aristote. Nous y sommes encore, à cette question. Plus que jamais, peut-être, avec les technologies de l’information, les images de la désespérance ( la grand-messe du 20 heures), la sur-information apparente (cette forme de désinformation), « Les médias contre le journalisme », redirait Jean-Claude Guillebaud.

Sur le monde, André a le regard de la vigie : « Veilleur, où en est la nuit ? » ? Il est des crépuscules qui n’annoncent pas d’aube. « Le drame solaire » de Mallarmé : « Aucune promesse ne promeut la résurrection de l’aurore ».

Il a donc le regard de celui qui ne ferme pas les yeux, ou regarde « ailleurs » : le voici aux antipodes de ce mal français si bien illustré par le « bonheur combraysien » de Proust qui se résume en un « refus de voir », par la loi (hypocrite) du silence, par « l’occultation des conflits dans une paix des cimetières ».

Tout voir en face ! Y compris, et surtout, la mort. La bouche d’ombre de Victor Hugo. « Détenir le principe de tous les engagements possibles, et maintenir en eux la nécessité d’une distance et la possibilité d’un dégagement, en criant casse-cou, au nom de l’enfant qu’on égorge dans le ventre de sa mère ».

La conscience. Voilà le mot-clef. Essentiel et existentiel. Un mot d’ordre. Conscience de soi, sans narcissisme. Conscience du monde, sans le «  délirant désir d’abolir le hasard, l’angoisse et l’incertitude ». Conscience de ses limites. « Rien n’aura lieu que le lieu » ; « Toute pensée émet un coup de dés  ». Conscience que nous sommes, chacun à son niveau, des acteurs du monde : « Je ne suis pas un prophète d’apocalypse, tout juste un penseur aux aguets ».

Glucksmann est plus qu’inspiré par Mallarmé : il est imprégné de Mallarmé, ce poète qui « peint la modernité blanc sur blanc », sans « faux-fuyant  », en sachant porter « le deuil de l’au-delà ». Icare, non : il se brûle les ailes. Igitur, oui : son « schéma » nous sert de guide dans nos « conflits identitaires » actuels. « Le fou de Dieu est d’abord un fou de soi » ; « L’obsessionnelle poursuite de soi reste une impasse absolue ». Celle qui conduit au nihilisme ou l’entretient.

Le nihilisme : une obsession chez André. Et la clef de nombre de nos maux. Relire Dostoïevski à Manhattan, publié en 2002, après le 11 septembre, la chute des Twin Towers, ce « nouveau Pearl Harbor » qui «  arracha l’Amérique à son rêve d’universelle trêve des confiseurs ». Relire aussi tout ce qu’il a écrit sur la Russie. Et sur Acibiade. L’heure, pour lui, est celle du marxisme-nihilisme, avec, en vedette, Junon, celui qui confond « force et puissance ». Et, en point de mire, Typhon, l’ennemi, celui qu’il faut « reconnaître de loin et connaître de près » si l’on veut le combattre.

« Le souci de soi, c’est d’abord le souci de l’autre que soi. A l’extérieur comme à l’intérieur. Afin de défier l’inhumanité, je dois déshabiller l’inhumain en moi et le dévoiler alentour ».

Face à Typhon, Glucksmann fait appel à Socrate. Et à l’impérative nécessité de se reconnaître Atyphos, c’est-à-dire celui qui est de « caractère modeste », qui sait « garder la tête froide », même devant « la violence absolue ». Mais qui sait trouver un sens à sa vie, à ses écrits, et à l’Europe.

Dans une rage d’enfant, André Glucksmann a écrit plusieurs livres. Sur lui : des fragments de vie émouvants. Sur ceux qui l’inspirent : de belles références. Sur la France et les Français : amour et lucidité. Ah ! Cette napoléonite qui nous poursuit et nous empoisonne ! Sur ses engagements : au nom de l’Homme. Sur la philosophie : ce refus de fermer les yeux. Sur l’Europe.

En clair, si j’ai un livre à vous conseiller en ce début de printemps, c’est celui-ci. L’essai le plus pertinent de ce début 2006. Abstenez-vous de le lire si vous vous contentez des airbags de la pensée qui font la doxa de ces jours où les crépuscules semblent compter plus que les aurores.



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23 réactions à cet article    


  • Quanthomme (---.---.54.93) 7 avril 2006 15:28

    Ouais....

    Je me souviens m’être profondement ennuyé à lire « le XIéme commandement » du fameux Dédé Glucksmann. 400 pages pour une conclusion qui dit : « Au 21éme siécle, tous les citoyens devraient être philosophes ». Glucksmann, c’est dire en 400 pages ce que mon voisin peut dire en 4 lignes. Glucksmann ce n’est que de l’onanisme intellectuel.

    Si vous voulez de la vraie philosophie, en voila :

    Auteur : Kitarô Nishida Edition et transcription : Tremblay Jacynthe

    Collection : CNRS Philosophie ISBN : 2-271-06185-7 Prix : 24 Euros, 32 $US (prix indicatif) 2004 - 17 x 24 - 304 p - br.

    "Les six essais de Nishida Kitarô (1870-1945) qui composent ce livre sont regroupés autour de l’« éveil à soi » (jikaku), thème central qui parcourt à partir de 1917 l’ensemble de la philosophie de celui qui est encore considéré comme le plus grand philosophe japonais.

    Intrinsèquement relié à la recherche de la véritable réalité et du véritable soi - laquelle recherche met directement en jeu les notions de temporalité, de relationalité, d’auto-identité absolument contradictoire, de néant absolu et d’auto-négation -, l’éveil à soi se présente comme un nouveau point de départ de la philosophie, comme un nouveau principe de la pratique susceptible de permettre à la philosophie subjectiviste des temps modernes de sortir de l’impasse à laquelle elle a été acculée et d’être reconsidérée à partir de son fondement.

    La qualité remarquable de la traduction, accompagnée d’une longue introduction et d’un appareil critique nourri de considérations sur la terminologie nishidienne, permet de suivre au plus près le philosophe dans son effort pour penser."

    Source : http://www.cnrseditions.fr/Sources/L...che.asp?CV=383.

    Cordialement


    • vieuxbob (---.---.138.86) 7 avril 2006 15:41

      Je n’ai rien lu de Glucksman, je l’avoue, mais je h’ai vraiment pas envie d’en savoir plus après cet aricle dithyrambique qui ne m’a rien appris.


    • gilles (---.---.204.12) 11 avril 2006 20:53

      Celui qui n’ôte pas ses sandales pour marcher dans l’herbe ne peut parler de la sensation de l’herbe sous le pied. Il faut regarder pour voir,ecouter pour entendre, lire pour exprimer un ressenti


    • etonne (---.---.240.144) 7 avril 2006 16:01

      J’ai lu les « oeuvres » de ce monsieur. Pseudo philosophie de comptoir désolé de ne pas être convaincu par votre placard publicitaire.


      • zoï (---.---.58.60) 7 avril 2006 17:56

        « Philosophe » à concepts lourdingues et enfonceur de portes ouvertes, le Gluk. Une oeuvre vraiment d’actualité, quoi !


        • le furtif (---.---.184.215) 7 avril 2006 20:15

          Quand on a lu Glucksmann on regrette Piccini.


          • le furtif (---.---.184.215) 7 avril 2006 20:24

            Bien plus que mon humour à deux balle , ce qui fait du mal à Glucksmann c’est votre article pensum,prospectus...

            Je ne vois pas où vous voulez en venir.


          • novampires (---.---.54.130) 8 avril 2006 09:42

            Si vous voulez lire un des plus grands penseurs, philosophe, éducateur et humaniste du 20eme siècle, je vous recommandes chaudement Jiddu Krishnamurti.

            Pour une entrée en matière son livre « Se libérer du connu » convient parfaitement et provoque un choc en retour, une prise de conscience de la condition humaine à la lumière des enjeux des sociétés contemporaines.


            • Christian Pradel Christian Pradel 10 avril 2006 11:54

              Bien entendu J. Krishnamurti, « maître » théosophique à la base, Alcyone de son nom, apporte une réflexion singulière que nous pouvons apprécier. Pas sa pensée, il actualise sur bien des sujets quatre qualités requises que sont le discernement, le détachement, la bonne conduite et l’amour. Connaissez-vous un vieille ouvrage qu’il a écrit : « Aux pieds du Maître » ( 1920)

              De là à le comparer à un philosophe, je pense qu’il faille être plus prudent ; penseur spirituel, conviendrait mieux à mon sens.


            • becdanlo (---.---.198.135) 11 avril 2006 20:37

              C’est bien mal connaitre la vie de Krishanmurti !

              Septième enfant d’un famille Hindoue il porte traditionnellement le nom de Krishna. Choisi par les Théosophes pour être un une sorte de Messie il envoie tout promener en 1929.

              « Tout le reste de sa vie, Krishnamurti rejeta obstinément le statut de gourou que certains voulaient lui faire endosser. Il ne cessa d’attirer un large public dans le monde entier, mais sans revendiquer la moindre autorité ni accepter aucun disciple, s’adressant toujours à ses auditeurs de personne à personne. »

              Le livre « Au pied du Maitre » a été écrit lorsqu’il était encore sous l’influence des Théosophes.


            • becdanlo (---.---.198.135) 11 avril 2006 20:56

              Huitième enfant et non pas septième - pardon.


            • aurelien 10 juin 2006 16:44

              C’est amusant les projections que l’on peut établir sur des penseurs de cette envergure :

              Certains considèrent Krishnamurti comme un poète anti-messie.

              En effet, il y a une coupure radicale entre ces premiers écrits de l’époque théosophique (il faut rappeler que Krishnamurti a été éduqué pour devenir l’ « instructeur du monde ») et ceux d’après la mort de son frère Nitya, et la dissolution de l’organisation érigée autour de sa personne.

              Une interview en français de ce grand penseur : http://www.dailymotion.com/boschetto/video/183274 http://www.dailymotion.com/boschetto/video/185531

              Pour aller plus loin et voir les impacts de cette pensée en matière d’éducation, je vous recommande vivement de visiter le site du Groupement de recherhce sur les enseignements de Krishnamurti (Université Paris 8, section sciences de l’éducation)


            • Dominique Giraudet Dominique Giraudet 8 avril 2006 09:45

              André Gluksman : nouveau Bernanos ? Je ne sais pas , je ne le connais pas assez .

              Amicalement, Dominique


              • Marsupilami (---.---.181.240) 8 avril 2006 14:29

                Entartage immédiat du faux dadaïste ridicule.


              • poilagratter (---.---.200.155) 8 avril 2006 11:38

                Comment peut-il être si intelligent et avoir soutenu la guerre contre l’Irak ?


                • (---.---.6.187) 9 avril 2006 23:02

                  Qu’il va travaillé un peu ce finyas profiteur il n’ a jamais travaillé de sa vie il ne fait que bavé la haine ! c’est des souteneurs de la guerre de Bush qu’il va faire de la philo a Baghdad


                  • alberto (---.---.32.151) 10 avril 2006 11:05

                    Eu égards à la pertinence de vos artcles précédents sur Agoravox, votre éloge sans réserve de ce livre m’a donné envie : alors pourquoi pas, ma prochaine lecture cet été ? Pourquoi tant de commentaires si catégoriques ? On a même le droit d’approcher la lecture de quelqu’un envers lequel on a des préjugés avant d’envoyer ses oeuvres aux orties... Mais c’est l’air du temps qui veut ça !


                    • fishlord (---.---.3.77) 12 avril 2006 08:58

                      « Conscience du monde, sans le « délirant désir d’abolir le hasard, l’angoisse et l’incertitude ». Conscience de ses limites. « Rien n’aura lieu que le lieu » ; « Toute pensée émet un coup de dés ». Conscience que nous sommes, chacun à son niveau, des acteurs du monde : « Je ne suis pas un prophète d’apocalypse, tout juste un penseur aux aguets ». » « Sur la philosophie : ce refus de fermer les yeux. Sur l’Europe. »

                      Ton article est intéressant ; mais franchement, le peu que je vois ci-dessus me donne l’impression d’être tout aussi philosophe moi aussi. Peut-être me trompe-je, c’est tout-à-fait possible, je n’hésite pas à le dire. Mais mon opinion, que je n’hésite pas à énoncer, c’est que ça n’a pas l’air de casser trois pattes à un canard. Il y a même dans les citations ci-dessus quelques navrants pléonasmes.

                      Alors, justement, je ne me contente pas des « airbags de la pensée qui font la doxa de ces jours », même si je ne lis pas l’ami Glücksmann (qui est quand même un philosophe « dans l’air du temps » depuis...quelques temps.

                      Je ne pense pas que, à cette lecture, que ce livre est « à lire absolument ».

                      Je rangerai plutôt dans cette catégorie les écrits sur Socrate, ou bien Voltaire, Nietzche, Spinoza, Pascal.....des gens qui ne sont pas en permanence en train d’interroger leur ego pour savoir comment il doit se positionner par rapport au reste du monde ; qui essaient de s’extraire de leur individu pour penser le monde.

                      cordialement,

                      fishlord


                      • ALEXOU (---.---.152.180) 27 avril 2006 20:26

                        GLUKSMANN c’est vraiment pas ma tasse de thé...Il à été stalino maoiste...Puis en 74 il découvre soljénivstyne et devient plus anticommuniste que les gens modérés(plus royaliste que le roi)...Redecouvre de gaulle sur le tard(comique non pour l’ancien 68 ard « de gaulle ou es tu »....Il est dans sa haine des pacifistes ridicule il à par ex soutenu reagan et les contras en 85, s’est moqué de greepeace dans l’affaire du rainbo warrior(faisant peu de cas du mort portugais) ....a soutenu les formidables manipulations que sont la guerre du kossovo en 99(et les manips de l’opération fer à cheval ....Les 100 000 morts kossovars et on à retrouvera selon marianne et le monde diplomatique péniblement 4000 dont certains avaient d’ailleurs été assassiné par l’uck mafieux et pas que par les serbes....La guerre de l’otan ayant d’ailleur fait plus de morts...Et qui plus ai l’exode des serbes et des roms après 99 n’a fait réagir personne et surtout pas gluckmann)....Ce manipulateur(à soutenu lui et ses compères ex gauchistes devenu réac brukner, goupil, finlkierkraut..) la guerre en irak(et les fameuses armes de destruction massive et les liens avec el quida qui n’existe pas....puis la tortute des camps abou graid qui laisse silencieux glucksmann comme d’ailleur à gauantalamo)....En 95 il poussera le ridicule jusqu’a soutenir chirac et les essais nucléaires.....Seul point positif je le crois sincère dans son combat contre poutine et la tchéchénie....Mais le problème c’est qu’il n’a pas la même sollicitude avec les palestiniens....Gluskmann fait souvent le « tri » entre le bon et mauvais terrorriste !!!


                        • babacool (---.---.114.135) 2 mai 2006 13:39

                          Comment peut-on ne pas apprécier André Glucksmann ?

                          en l’écoutant ou en le lisant, tout simplement !

                          Je ne vois pas moi, comment vous pouvez ainsi être en pâmoison devant un homme qui s’est quasiment systématiquement trompé dans tous raisonnements et engagements depuis des décennies (voir le texte d’ALEXOU ci-dessus) avec une constance dans l’effort et une virulence dans le ton que seuls Pascal Bruckner ou Philippe Sollers pourraient lui disputer.

                          Tantôt enfonceur de portes ouvertes, tantôt défenseur de la puissance plutôt que de la raison, toujours péremptoire, constamment donneur de leçons -qu’il s’interdit bien, lui, d’accepter de sa propre histoire- , systématiquement méprisant envers tous ceux qui ne partagent pas sa Doxa, maoïste sous Mao, et désormais néo-libéral sous Bush & Cie en un glissement de terrain spectaculaire, sidérant, en forme de virage à 180 degrés si significatif des ex-maoïstes ayant viré leur cuti.

                          Cotisons-nous pour offrir une croisière à Glucksmann et à tous ses frères docteurs es « pensée dans le sens du vent » : les BHL, Sollers, Bruckner, Adler, Kouchner, Guetta et autre Cohn Bendit... Et coulons le bateau une bonne fois pour toute ! OUF !

                          A moins que... Un achat de nez rouges avec port obligatoire à chaque apparition télévisuelle, un jingle d’alerte avant chaque déclaration radiophonique, et un bandeau ou logo « Bozo le clown » sur chacun de leurs livres et articles...

                          PS : dans le cas ou nous opterions pour la croisière, je propose -même si la nuisance occasionnée n’est certes pas de même niveau ni de même nature- de réserver sur le navire un petit strapontin pour l’inénarrable Demian West... Ou alors offrons lui un très long et très complet stage de syntaxe et de français pour lui apprendre à respecter notre belle langue, qu’elle ne serait plus jamais été la même après qu’il ait décidationné de l’écriturer et de la massacrer avec tant de constance sur Agoravox smiley

                          Amitiés à -presque- tous !


                          • ALEXOU (---.---.160.232) 2 mai 2006 16:42

                            OUI Babacool,

                            ce qui m’exaspère le plus chez glucksmann(plus que ces erreurs)qui ne lui sont pas propre(voir bhl, finlkierkraut, brukner....) ....Ce qui m’enerve chez lui c’est côté péremptoire et donneur de leçon....Ca m’est vraiment inusupportable même quand je me retrouve sur ces positions......Un ex j’ai vôté après bien des hésitations pour la constitution européenne sur l’europe.....Je reconnais qu’en moi il y’avait eu un dilème le pour et le contre mais des gens péremptoire comme glucksmann(il ne fut certes pas le seul)à réduire à des conservateurs stalino(pcf) fascistes(fn) tous ceux qui ont vôté non m’exaspère ....Car ça fait quand même 55% des français(quelle mépris pour 55%) de ces concitoyens !!!

                            voila je pourrais multiplier les ex de « crapuleries » au sens intellectuelle de glusksmann ils sont nombreux !!!

                            ceux qui sont interessé je pourrais leur parler des positions au combien discutable sur glucksmann sur les banlieues(un discours à la finkierkraut que n’aurait pas renié un villier), sur l’algérie(lui et bhl) était dans une position d’inconditionnalité du pouvoir algérien(« qui tue qui ») pas cohérent pour des gens qui prétaient toute les turpitudes par ex au serbes(et voyait dans izebegotvich, tutjamnn, et l’uck rien à redire...).....

                            Et quelle est son oeuvre philophique ou d’écrivain ????

                            D’un sartre, d’un aron, d’un gide, d’un camus, d’un mauriac, d’un deleuze, d’un foucauld, d’un malraux.....Ont peut parfois critiquer leurs engagements mais eux au moins ont une oeuvre et colossale mais que retiendra t’on d’un glucksmann(comme d’ailleur de finlkierkraut, goupil, brukner, soller, bhl...) tous ses anciens 68ards nouveaux philosophes reconverti dans le conformisme libéral ou la gauche caviar.....De leurs jeunesses stalino maoiste ils n’ont conservé que leurs côté péremptoire, sectaires, peu enclin à l’autocritique mais en revanche prompt à l’amalgame.......

                            PS : sur le forum du nouvel obs j’ai récement posé des questions à monsieur andré glucksmann il semble si satisfait de lui même sur l’irak aucune autocritique, sur ke régime de kagamé au rwanda(auquelle lui est son fils disent que c’est ce régime qu’aurait du soutenir la france en utilisant le sophisme de complicité de génocide pour son propre pays) il ne regrette rien(même si les témoignages s’accumulent pour montrer le côté criminel de kagamé).....Non glucksmann reste glucksmann il préfère toujours insulter ceux qui ne pense pas comme lui(et ils sont nombreux)....

                            PS : il à encore à une question à un internaute critiquez l’immense noah chomsky(lui vrai esprit libre contrairement à glucksmann et ses pairs) en reprenant la fable de chomsky soutenant le régime de polt pot au cambodge.....Montrant là sa malhonneté intellectuelle caractéristique(et oui monsieru riot)....En effet chomsky(qui contrairement à glucksmann n’a jamais été stalinon maoiste lui contrairement à glucksmann n’a pas crut bon de soutenir les régimes communistes pour s’opposer aux américains pendant la guerre du vietnam !!!)....Et bien chomsky n’avait commis qu’une seule faute celle de faire la compaison vers 77/78 du peu de cas qu’on faisait des massacres au timor par le régime d’indonésie de suharto qui entre 75 ET 98 aurait fait entre 200 ET 300 000 MORTS(25% de la population) mais soutenu par les occidentaux(usa en tête et france...) même après le pogrom terrible de 65(500 000 morts proche des communistes).....Contre celui non moins terrible de pol pot au cambodge mais lui en revanche (légitiment décrié par les occidentaux encore que reagan lui enverra des armes )....En fait chomsky ne faisait que remarquer brillament les deux poids deux mesures mais un nain comme glucksmann ne pouvait pas le comprendre !!!

                            mais que ce genre d’intéllo mondain se taise et disparaise du paysage médiatique français on les à trop vu, ils se sont trop trompé ....Et qu’aparraisent enfin des géants et des spécialistes à la place de ces nains !!!


                          • gaelle (---.---.247.231) 18 mai 2006 20:13

                            Bonjour

                            Je trouve que glucksmann a le courage de ses opinions et sa prise de positions sur les tchétchènes me plait : en effet on dirait que trop de gens s’n foutent ! Par contre, j’ai lu le « discours de la haine » et son discours sur israel n est pas objectif ! Selon lui les juifs nont jamais rien fait de mal... ils s’autoproclament peuple élu tout de meme ! Il n’empeche qu’il faut lutter contre l’antisémitisme.


                            • alex (---.---.161.113) 19 mai 2006 17:49

                              oui gaelle,

                              comprends moi j’ai put paraitre excessivement sévère avec glucksmann....C’est vrai qu’il à l’air sincère pour la tchétchénie....Je parlais en générale mais il dit parfois des choses justes !!

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