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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > La Traviata d’Arielle Dombasle & Opéra en plein air

La Traviata d’Arielle Dombasle & Opéra en plein air

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LA TRAVIATA
photo © Theothea.com

Le château de Vincennes est un lieu prestigieux, mais, semble-t-il, sous-utilisé par le spectacle vivant, pour de grands évènements qui y valoriseraient naturellement leurs atouts tant le site est grandiose à quelques encablures du centre ville de la capitale.

Mais voici pourtant que « Opéra en plein air » y a pris ses habitudes en début d’été, laissant le soin aux Invalides d’y exalter les représentations des dernières chaleurs estivales à Paris en septembre.

La scène, ingénieusement protectrice de l’orchestre face à d’éventuelles intempéries ponctuelles, est installée sur 2 niveaux dont l’un est placé devant les musiciens pendant que le second se situe à l’arrière au-dessus d’eux.

Avec cette profondeur de champ originellement fonctionnelle, la direction artistique a beaucoup de latitude à organiser le déplacement des chanteurs et des figurants de l’une à l’autre scène grâce à deux escaliers latéraux.

C’est donc à Arielle Dombasle qu’en 2015, pour cette 15ème édition de "Opéra en plein air", a été confiée la mise en scène de La Traviata détenant une véritable succession de « tubes lyriques » tellement réputés au hit-parade de « l’opéra pour les nuls » ou ceux qui feindraient de l’être.

Inspiré par la Dame aux Camélias, le livret développe un romantisme exacerbé par un amour rendu impossible selon les contingences bourgeoises de l’époque fin XIXème siècle. Arielle souhaitait teinter de sombre shakespearien cette épreuve passionnelle où les sentiments, portés à leur paroxysme, doivent se résoudre à capituler devant les normes sociales en cours.

Et cela fonctionne, car le public est totalement emporté par cet enjeu amoureux dont, hélas, la maladie va se charger de fausser les cartes jusqu’à engendrer l’unanimité du désespoir.

L’accoustique du lieu est impeccable sans aucune réverbération parasite, les voix sont claires, énergiques, sensuelles et chacun, du carré d’or aux derniers rangs des gradins, est à même de profiter de cette orchestration dirigée d’une main rodée (celle de Jacques Blanc) à l’exercice musical en plein air, quelque peu décalé donc de l’othodoxie lyrique classique.

En cette troisième représentation au château de Vincennes, le ciel était clément et la température juste disponible à l’ajout d’un vêtement de confort, bref tout était en place pour assurer un triomphe à la soprano Sabine Revault d’Allonnes et le ténor Samy Camps ainsi qu’à toute la troupe pléthorique d’artistes enclins à nous faire rêver sous les étoiles.

Proche de nous, une petite demoiselle écoutait à la fois distraite et médusée par ce divertissement hors normes que les grandes personnes entendent dans une attention silencieuse soutenue. Il s’agissait en l’occurrence de la fille d’une des violonistes sur scène que son papa encadrait d’une pédagogique culture musicale appropriée. Pour sûr, l’art lyrique avait, d’ores et déjà, gagné une future adepte ainsi assumée dès l’enfance. Vive l’Opéra en plein air !…

photos © Theothea.com

Tournée 2015 (suite) Carcassonne 13/07 Château de Haroué 28 & 29/08 Invalides 8 au 12/09 Château de Fontainebleau 18 & 19/09

LA TRAVIATA - **** Theothea.com - de Giuseppe Verdi - mise en scène Arielle Dombasle - avec (Soprano) Sabine Rebault D'Allonnes ou Gabrielle Philiponet & (Ténor) Samy CAMPS ou Avi Klemberg - Château de Vincennes

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LA TRAVIATA
photo © Theothea.com

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9 réactions à cet article    


  • diogène diogène 6 juillet 2015 11:19

    on croirait lire du BHL

    c’est aussi mièvre !

    • Alex Alex 6 juillet 2015 11:37

      Vous oubliez de préciser la présence de madame Valls aux côtés de madame BHL, toutes deux choisies uniquement pour leur talent...


      • Allexandre 6 juillet 2015 12:08

        @Alex
        Cela va de soi !! Entre gens de bien on se comprend ! Une traviata sioniste à n’en pas douter


      • Alex Alex 6 juillet 2015 14:42

        @Allexandre

        Pas « sioniste, » comme vous le suggérez, mais relationnel...
        Je ne doute pas un instant du talent d’Arielle puisqu’elle a survécu au « film le plus con de l’année... »

      • Alain 6 juillet 2015 11:49

        Déjà que les opéras en plein air sont souvent des réussites de mises en scène mais rarement des prestations lyriques de qualité... Mais en plus, des sopranos, ténors, basses et autres qu’on admire en photo sur cet article avec.... des micros me font dire que cet opéra n’a pas grand chose à voir avec un opéra.
        Mais c’est la mode, alors.... faisons semblant de croire que tout est remarquable surtout quand la mise en scène est assurée par une nunuche de première catégorie.

        Désolé, j’ai déjà vu plusieurs versions de la traviata mais je ne pense même pas me pencher sur celle-ci


        • Allexandre 6 juillet 2015 17:46

          @Alain
          Entièrement d’accord, d’autant plus que les mises en scène modernes ne respectent en rien le contexte de l’époque. L’histoire de Violetta peut difficilement être transposée de nos jours, que les demi-mondaines n’ont plus cours !


        • diogène diogène 7 juillet 2015 08:16

          @Allexandre

          pas d’accord
          que les adaptations modernes soient une ineptien certes, mais les demi-mondaines n’ont pas disparu
          elles ont simplement changé leurs codes et leur politique de communication
          mais il ne faut pas oublier 
          « Que les putains les vraies
          Sont celles qui font payer
          Pas avant mais après »

        • Alain 6 juillet 2015 13:01

          Etant de nature curieuse, j’ai quand même été jeté un coup d’oeil sur cette adaptation :
          Des interviews télé remplis de phrases creuses fleurant bon le parisianisme condescendant. Et surtout quelques extraits des répétitions avec un ténor qui franchement si il ne s’est pas amélioré pour les finaux a beaucoup de souci à se faire pour la suite de sa carrière. Je conviens quand même que des notes fausses lors d’une répétition ou une voix légérement défaillante ne font pas un jugement définitif sur un opéra.
          Quant à la nunuche dombasle proclamant la traviata comme la plus grande oeuvre de Verdi, c’est réduire son talent et oublier Rigoletto, Don Carlos, Il trovatore pour n’en citer que 3.


          • Antoine 11 juillet 2015 00:24

            Bon, même si ce n’est pas une production idéale, c’est toujours mieux, et de très loin, que les niaiseries musicales meublant les oreilles de la quasi totalité de nos contemporains...

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