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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Le 16 septembre 1959 : l’Algérie et de Gaulle

Le 16 septembre 1959 : l’Algérie et de Gaulle

Depuis bientôt quatre décennies, pas une année, pas un mois ne passent sans qu’un livre ne vienne ajouter une pierre, petit caillou ou imposant rocher, à l’auguste monument de papier consacré au général de Gaulle. Les derniers ajouts bibliographiques révèlent les mutations de la figure gaullienne dans la mémoire collective française et permettent de suivre à la trace les transformations apportées à la statue du Général par ses mille et un sculpteurs. L’Écho d’Alger Alain de Serigny, du général Jacques Massu au général Raoul Salan, du secrétaire général pour les Affaires algériennes Bernard Tricot à l’avocat des partisans de l’Algérie française Jacques Isorni, sans oublier, côté algérien, les leaders nationalistes Ferhat Abbas, Saad Dahlab ou Ali Kafi, acteurs et témoins privilégiés de la lutte des factions au sein du FLN. Tous se confrontent – et répondent de manière différente – à la question de la décision prise par le général de Gaulle de s’orienter vers l’indépendance de l’Algérie, alors qu’il a été porté au pouvoir au mois de mai 1958 par les partisans de l’Algérie française. Certains, fidèles ou opposants du premier président de la Ve République, font le récit d’une histoire jouée d’avance, d’un plan tenu secret et appliqué par de Gaulle une fois revenu aux affaires. et des meilleurs journalistes, c’est souvent, devant ces questions, une certaine perplexité qui l’emporte. L’historien Charles Robert Ageron explique combien il est impossible de se faire une idée claire des rapports du général de Gaulle avec l’Algérie. De son côté, Jean Daniel affirme que le général de Gaulle avait exclu clairement les hypothèses de l’intégration et de l’indépendance. Jean Lacouture, dans sa monumentale biographie de De Gaulle, décrit pourtant " un de Gaulle au pluriel ", personnage multiple qui ne pense pas de la même façon le problème algérien selon qu’il porte la casquette du " sociologue de l’histoire ", du général ou de l’homme politique. L’ouvrage paru dès 1974, La Guerre d’Algérie ou le Temps des méprises, qui rapporte les analyses de plusieurs témoins importants de l’époque, parmi lesquels André Jacomet ou Hubert Beuve-Méry, s’arrête quant à lui sur cette question : " Que sait-on des intentions du Général ? " Il semble que même ses proches les ignoraient. Et que ni ses discours ni ses actes ne permettent, le plus souvent, d’entrevoir une volonté de solution libérale, autonomiste. Contre cette incertitude fondamentale, l’historien américain Irwin Wall, dans son récent essai Les États-Unis et la guerre d’Algérie, a développé une thèse nettement plus tranchée. Selon lui, le général de Gaulle voulait garder l’Algérie française. Il ne faut pas, assure-t-il, se fier aux confidences faites aux uns et aux autres car elles se contredisent. De Gaulle a souvent agi sous la pression de l’ONU et surtout des États-Unis. Le choix de l’autodétermination, annoncé quelques jours seulement après la visite officielle du président Eisenhower à Paris en septembre 1959, exprime alors davantage la volonté d’une association forte de l’Algérie avec la France qu’une étape vers l’indépendance.l’autodétermination soit dès aujourd’hui proclamé ". C’est un basculement décisif, qui ouvre grand, certes sans le dire tout de suite, la porte aux tenants de l’" Algérie algérienne ". Car si les Algériens votent pour décider de leur avenir, c’est la volonté de la population musulmane, très largement majoritaire, qui l’emportera. L’indépendance est encore loin, mais elle entre pour la première fois dans le domaine du possible.

Dans ce foisonnement éditorial, très rares sont les auteurs qui n’abordent pas, de près ou de loin, la politique algérienne du Général, considérée à juste titre comme l’un des enjeux majeurs de sa présidence. Parmi les acteurs de l’époque, tous ou presque ont livré leur témoignage sur la question, du Premier ministre Michel Debré au président du Conseil constitutionnel Léon Noël, du gendre de De Gaulle Alain de Boissieu au directeur de

Quelle a donc été, dans la politique du général de Gaulle face à la guerre d’Algérie, la part des circonstances et celle des intentions ? A-t-il appliqué strictement un programme conçu de longue date par lui seul ou a-t-il évolué au gré des contingences et des conseils reçus, naviguant à vue, dans une mer agitée et truffée de mines ? Que voulait-il vraiment ? Maintenir l’Algérie sous domination ? S’en débarrasser ? Du côté des historiens

Peut-on tout de même parvenir à comprendre les ambiguïtés de la politique algérienne de De Gaulle ? Pour tenter, cinquante ans après, ce récit d’histoire, il faut repartir d’un moment oublié de la guerre d’Algérie, une date clé, tombée depuis lors dans une sorte de trou mémoriel : le 16 septembre 1959. Ce jour-là, à 20 heures, le général de Gaulle s’adresse aux Français dans un discours radiotélévisé. Alors que l’Algérie est à feu et à sang depuis cinq ans déjà, l’homme qui est revenu au pouvoir à la faveur de la crise secouant les départements français de l’autre rive de la Méditerranée lâche le mot : " autodétermination ". " La seule voie qui vaille ", explique alors le président de la République, est celle du " libre choix que les Algériens voudront bien faire de leur avenir ". " Compte tenu de toutes les données algériennes, nationales et internationales, je considère comme nécessaire que le recours à

Le général De Gaulle ne fixe pas d’échéances précises, de calendrier pour une éventuelle négociation. Il affirme aussi qu’en cas de sécession " toutes dispositions seraient prises pour que l’exploitation, l’acheminement, l’embarquement du pétrole saharien, qui sont l’œuvre de l’armée et intéressent tout l’Occident, soient assurés, quoi qu’il arrive ". Rejetant en fait " l’intégration ", baptisée par lui " francisation ", le chef de l’Etat offre aux Algériens le choix entre " l’association " et la " sécession ". Ce discours du 16 septembre 1959 suppose la négociation ouverte avec le FLN, et accorde à la population musulmane (majoritaire aux neuf dixièmes) de trancher le sort de l’Algérie. Les partisans de l’Algérie française crient aussitôt à la trahison. Trois ans après le discours de " l’autodétermination ", c’est donc la volonté de la population musulmane, très largement majoritaire, qui l’emportera…

Le général De Gaulle est la figure principale de la guerre d’Algérie, celle autour de laquelle se cristalliseront les passions et les haines. Et longtemps, le mystère de sa décision autour du passage à l’autodétermination algérienne continuera de hanter les habitants d’Algériens, pieds-noirs ou Algériens musulmans.

Comment comprendre un tel choix ? De Gaulle a-t-il "bradé" l’Algérie et dupé ses partisans ? L’a-t-il perdue contre son gré ? S’agissait-il d’une histoire jouée d’avance ? Aujourd’hui encore les raisons profondes de son choix divisent et interrogent les historiens. Cependant, demeure cette date clé, le 16 septembre 1959, le jour où le général De Gaulle apparaît sur les écrans de la télévision et lève l’équivoque de son attitude face au conflit algérien, pour lâcher le mot tabou : " autodétermination ".

Benjamin Stora est historien. Dernier livre paru, Le Mystère de Gaulle (Robert Laffont.)


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20 réactions à cet article    


  • jako 6 octobre 2009 18:20

    Moi je dis bravo à votre article, c’est « facté », merci


    • Ali 7 octobre 2009 17:35

      il existe des historiens qui n’écrivent pas partialement l’histoire
      notre historien sur le sujet fait parti de l’un d’eux

      quant à ceux qui l’ont amère à cause de cette défaite, appelons la par son nom, je dis qu’il n’existe pas d’exemple dans le monde ou l’envahisseur n’ait eu son billet de retour


    • Ali 7 octobre 2009 17:42

      PS sauf aux USA mais là il y a eu génocide de la nation indienne


    • Hieronymus Hieronymus 6 octobre 2009 23:47

      les intentions de De Gaulle ?
      des le depart elles etaient claires : la decolonisation
      il s’etait exprime la dessus ds ses ecrits deja au debut des annees 50, il n’y a pas de doute a ce niveau
      le paradoxe est qu’il soit revenu aux affaires surtout grace au soutien des partisans de l’Algerie francaise, les pauvres, ils ont vu ensuite ..
      je ne sais plus quel militaire francais j’ai entendu confier ds une emission a la radio qu’il avait salue ds l’enthousiasme sur le forum d’Alger en 1958 le retour du General et qu’alors Jean Marie le Pen lui avait confie « tout ca c’est du pipeau, tu vas voir De Gaulle il va brader l’Algerie » a l’epoque il n’avait pas voulu le croire, en 1959 bien sur premiers doutes avec cette « autodetermination » annoncee, et en 1961 il rejoindra l’OAS, je ne me souviens plus de son nom ..
      en tout cas, certains (dont le Pen) avaient eux compris des le debut !


      • fouadraiden fouadraiden 7 octobre 2009 00:31

        Mais non Hieronymus , vs êtes tjrs à côté de la plaque bon dieu.
         
        voyons , même qd il écrivait sur l’Algérie de Gaulle pouvait vous tromper. on pourrait d’ailleurs trouver mille autre mots sous sa plume qui laissaient entendre exactement le contraire. une Algérie française et bla bla bla


        qt au fond du problème , peu importe les intentions de de Gaulle ou des illuminés de l’Algérie française , car c’est aux États -Unis que les Algériens doivent leur indépendance , et à leur détermination( mi mythique mi réelle) de foutre les Français dehors bien évidemment.

        qt à la liberté de nos frères algériens, on reppassera....

         je salue ici Benjamin Stora


        • Hieronymus Hieronymus 7 octobre 2009 01:26

          Fouad
          je vous donne raison sur le fait que les USA voulaient la disparition de l’empire colonial francais de meme que l’URSS, ds ces conditions, la France ne faisait pas le poids
          de Gaulle etait convaincu des la fin de la II guerre mondiale que les colonies n’etaient plus tenables sur le long terme et que les Francais devraient se replier sur la metropole, simplement depuis son depart du gouvernement en 1946 il guettait une occasion pour « revenir aux affaires », il a cru un moment celle-ci venue lors de la crise d’Indochine mais la tragedie d’alors n’a pas « tourne a son avantage » comme il l’aurait souhaite, aussi s’est il dit « la prochaine fois » ..
          et celle-ci vint en 1958 avec la guerre d’Algerie ;
          la notre homme n’a pas « rate son coup » mais en meme temps il a trompe tout le monde ..

          je salue aussi Benjamin Stora


          • karim 7 octobre 2009 08:55

            De Gaulle ne pouvait aller à contre sens de l’histoire mais en dépit de son attitude pour le moins équivoque, il convient de rappeler qu’à partir de 1958 la guerre contre les algériens a été portée au plus haut niveau avec la mise en oeuvre des grandes opérations dites « jumelles » et « pierres précieuses » notamment, malgré certains aménagements présentés comme « humanistes » à l’époque.


            A mon sens Benjamin Stora est l’un des historiens les plus crédibles concernant la guerre d’Algérie malgré son histoire personnelle avec le départ de ses parents de Constantine vers le territoire français.

            • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 7 octobre 2009 11:46

              De Gaulle a toujours prôné la libération et l’indépendance des peuples des anciennes colonies.


              Pour comprendre le fil des événements,... faut remonter à la colonisation ... et la conduite méprisante des grands colons sur la population autochtone.

              Faut aussi se souvenir de l’engagement des tirailleurs algériens au cours des deux guerre mondiales .

              Pour ce qui me concerne, je pense que l’histoire qui se terminera par l’indépendance en 1962 ... commence en mai 1945 par un événement tragique qui est le massacre de Sétif .

              A partir de cette date on peut dire que la machine infernale était lancée, ces tristes événements étant du grain à moudre pour ceux qui voulaient être libre.

              Provocations, répressions, attentats aveugles ou ciblés pour monter déclencher et entretenir la haine entre les deux communautés ( c’était une « tactique » voulue par les chefs rebelles ).. l’histoire était hélas écrite ! ... et ça De Gaulle l’avait très bien compris !


              J’ai été bidasse en Algérie (1959/196à) en Grande kabylie, j’ai bien remarqué l’immense misère qui régnait dans tous les villages que j’ai rencontré !


              @+P@py



              • ASINUS 7 octobre 2009 11:48

                bonjour Mr Stora l« ennuyeux » avec vos ecrits et vos dires c est qu ils ne repondent pas à mes questions juste ils me font m’en poser d autres !
                en cela vous faites votre job d historien.
                merci


                • ZEN ZEN 7 octobre 2009 12:20

                  Même question...
                  Qui écrit ?

                  BS (dont j’apprécie les travaux)ou son double ?


                  • Bulgroz 7 octobre 2009 12:42

                    En tout cas,le général de Gaule aura bien anticipé l’amour que porte les Français pour l’Algérie.

                    Nombre de visas octroyés par les consulats Français en Algérie : 140 000/an (avec un stock de visas valides de 700 000).

                    Nombre de visas (ou laissez-passer consulaires) octroyés par les Consulats d’Algérie en France : 3000/an.

                    Pardon pour cette incidente : on est sur le net !!


                    • Massaliote 7 octobre 2009 16:51

                      Il faut reconnaître que l’amour que nous porte nos envahisseurs est touchant ! On aurait pu croire et espérer qu’ils fassent bon profit de cette indépendance que le vieux gâteux leur a offert sur un plateau. Au lieu de ça, ils préfèrent croire qu’ils ont gagné par les armes cette guerre où ils ont pris la pâtée ! Ces commentaires de fanfarons reviennent sur tous les forums. En plus ils ne ratent pas une occasion de venir nous provoquer sur notre territoire, alors peut on attendre de la part des Français de souche autre chose qu’un sentiment de rejet ?


                    • Ali 7 octobre 2009 12:45

                      bla bla bla
                      les lauriers l’indépendance de l’Algérie reviennent uniquement au FLN
                      qelle que soit l’opignon des yankees et de De Gaule l’indépendance était inéluctable et a été gagnée par les armes
                      10 soldats la plupart du contingent mouraient tous les jours (ils ne sont pas passés par les cathédrales) l’opignon française en a été influencée
                      toutefois De Gaule est allé en Algérie et a pris un bain de foule
                      l’Algérie étant à l’époque 3 départements français si leurs habitants avaient bénéficié des même droits que les français et de la même justice, le FLN n’aurait eu aucune raison d’être
                      à mon avis De Gaule a toujours agit suivant la raison
                      mais si lAlgérie était restée française comment ferait-on pour critiquer la soit disant immigration maghrébine


                      • titi 7 octobre 2009 13:42

                        « mais si lAlgérie était restée française comment ferait-on pour critiquer la soit disant immigration maghrébine »

                        Rien que pour cette raison, on ne peut que se féliciter de l’indépendance de l’Algérie et du largage du second Empire Colonial.
                        Cet aspect avait aussi été bien perçu par de Gaule qui préférait Colombey Les Deux Eglises à Colombey Les Deux Mosquées (c’est approché, mais la citation est de lui).


                      • ASINUS 7 octobre 2009 16:01

                        yep , réécriture de l histoire , politiquement cette guerre été et a été perdue , mais les katibas du fln reins cassés attendaient l arme au pieds
                        derriere le mur ce qui leur a permit
                        d ailleurs de prendre le pas sur tous aprés le depart des troupes française . L algerie n a pas obtenus son idépendance par une victoire militaire elle la obtenue par un lachage du peuple français lassé et usé par les pertesquand ça n est pas l intelisgentia française qui l aidait elle la obtenue par un repositionnement des forces economiques qui ont laissés tomber la mediterannée comme marché,
                        elle la obtenue par un soutien Iinternationnal indéniable .
                        mais la victoire militaire du FLN releve de la meme fasification
                        que les Français quasi tous resistants entre 40/44


                      • Loan 7 octobre 2009 16:40

                        « l’indépendance était inéluctable et a été gagnée par les armes » DANS VOS RÊVES ! Vos fellouzes étaient battus à plate couture. Le plan Challe avait bien fonctionné. De Gaulle était en mesure de dicter ses conditions. Pourquoi ne l’a pas t’il fait ? Ca c’est le mystère. Pour moi, il a trahi.


                      • GHEDIA Aziz Sidi KhaledI 7 octobre 2009 13:06

                        Merci Benjamin Stora pour cet article.
                        Personnellement, bien que je ne sois pas historien, j’ai déjà, à ma façon, disserté sur cette question.
                        http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-gaulle-avait-il-vraiment-36436


                        • décurion 7 octobre 2009 14:50

                          L’Algérie n’a jamais été pacifiée. En 1857, lorsque la Kabylie est conquise, elle reste insoumise. Pour avoir ignorée ou amoindrie cette réalité, l’histoire de l’Algérie ne pouvait qu’être ponctuée de date fatidique ou tout bascule.

                          La réalité algérienne, est que chaque fois que les effectifs de troupes ont diminué en Algérie, il y a eut des troubles en Kabylie.Bien avant le déclenchement des hostilités des rapprochements d’interets se sont opérés entre les musulmans et les nazis. En Algérie, les « nationalistes » et musulmans ont liés leur avenir à la victoire de l’allemagne. La SS Mohamed, formée d’immigrés intégrés de la goutte d’or, s’est illustrée par ses atrocités contre les maquis en 44, jusqu’à la désertion de ses membres après le débarquement.

                          Sont ce là des faits, que de Gaulle pouvait ignorer ?

                          Pour former l’armée d’afrique, il fut mobilisé 19 classes d’ « européens d’algérie » portant à égalité les effectifs « indigènes » et « français ». Il y a forcement une raison à cela ?

                          L’armée d’afrique fut « blanchie » dès le débarquement en provence, et renforcée par des FFI .

                          Pourquoi ?

                          Le 8 mai 1945, pendant que 19 classes d’européens sont encore mobilisés, une tentative d’insurrection, qui sera lourdement répprimée éclate et échoue.

                          Le 27 Otobre 1946, dans le dernier paragraphe du préambule : » La France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s’administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; etc... etc.....)

                          De Gaulle était un homme de conviction, avec une haute idée de la France. Il est beaucoup plus crédible de croire qu’il a avalé une couloeuvre en criant « Algérie française » que de penser qu’il ait put changer d’avis en deux ans.

                          Pour de multiples raisons, de Gaulle voulait amputer la france de ses départements d’algérie.

                          Ce qui reste incompréhensible, c’est pourquoi, la fin de l’histoire a été baclée. Jusqu’au dernier jour, la France avait les atouts pour procéder en douceur à une passation des pouvoirs.

                          Il reste encore de nombreuses questions sans réponse.


                        • décurion 7 octobre 2009 14:51

                          Mon commentaire précédent, n’est pas à sa place.


                        • kitamissa kitamissa 7 octobre 2009 17:42

                          en fait ,le conflit Franco Algérien a commencé en 1942 lorsque les Américains ont débarquè à Alger ...
                          Eisenhower ,les autrs généraux US et même Roosvelt détestaient De Gaulle et ne lui reconnaissaient aucune légitimité ,lui préférant Giraud ....

                          mais,c’est grâce à Churchill qui détestait De Gaulle également mais qui lui reconnaissait une légitimité que De Gaulle fut reconnu comme le seul interlocuteur valable ...

                          mais les Américains ne voulant pas en rester là ,....l’OSS ,l’ancêtre de la CIA ,s’est mise en relation avec les mouvements nationalistes Algériens quelle a aidé et conseillé pour débuter un mouvement de troubles afin de déstabiliser la France qui refusait de devenir un état US en Europe ,alors que tout était préparé pour mettre en place une structure Américaine sitôt la guerre terminée ....

                          pour nous déstabiliser en Extrême Orient,et pour occuper une place stratégique dans cette région,l’Oss a également pris contact avec les services secrets Japonais afin de nous virer d’Indochine ,Tonkin,Laos,Cochinchine etc....

                          c’est en 1945 si mes souvenirs sont exacts que l’armée d’occupation Niponne avait lors d’une réception invité les militaires Français de l’Armée d’Orient ..ceci dans le but de les attirer dans un piège ,les Officiers furent d’abord attaqués au sabre,d’autres furent enterrés jusqu’au cou ,et ils virent leurs femmes violées par la troupe entière et massacrées ,ainsi que les enfants ...
                          ceux qui étaient enterrés vivants la tête à l’air eurent le crâne défoncé d’un coup de herse attelée à un tracteur !....

                          quand à la guerre d’Algérie à laquelle j’ai participé également ,que dire ? on a eu deux sons de cloche ,de gaulle a déclaré ’ de Dunkerque à Tamanrasset ,la France restera la France ..
                          et d’un autre côte il vendait l’Algérie et trahissait ceux qui espéraient en lui,et qui ont dû tout laisser !

                          une guerre pour rien ! des morts pour rien !

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Benjamin Stora


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