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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Le bonheur national brut

Le bonheur national brut

 « Le bonheur national brut »

Roman de François Roux

Editions Albin Michel

Septembre 2014

679 pages

 

 Les désillusions

 

L’histoire commence le 10 mai 1981 pour se terminer 31 ans plus tard au moment de l’élection à la présidence de la République d’un autre François.

C’est l’enthousiasme- surtout en 1981- dans beaucoup de familles et la peur chez les possédants…. Ces deux sentiments s’estomperont assez vite.

Quatre amis commentent et vivent l’événement, ils ont à peine 18 ans et 1981 c’est aussi l’année du bac et de l’entrée dans la vie d’adultes, du moins dans leurs têtes.

Rodolphe, fils de militant communiste mais socialiste en opposition au père et par conviction commence à faire des plans sur la comète, ses autres camarades sont plus prudents , l’un, Tanguy se déclare de droite…..

L’élan est donné.

Si ce roman trace son sillon dans l’histoire politique de ces trente années d’espoirs, de déceptions, il raconte essentiellement le destin croisé de ces quatre adolescents, leurs relations souvent conflictuelles avec leurs parents, leurs expériences et les contradictions entre les aspirations qu’ils portent et la vraie vie.

Le « socialiste » devient parlementaire et s’intéresse à son plan de carrière même s’il lui reste quelques principes de base, mais si peu ; le « capitaliste » lui, ne pense qu’à parvenir….D’ailleurs ces deux- là sont-ils si différents ?

Benoit, l’artiste, le photographe très vite célèbre s’intéresse à son art et est rongé par un amour quasi impossible.

Paul, le narrateur, sympathique, rompt avec ses parents, ou plutôt avec son père qui n’accepte pas la double rupture de ce fils qui, non content de choisir le théâtre au lieu de faire médecine est homosexuel….Cette homosexualité en 1981 et dans les années qui suivent est lourde à porter : même les « progressistes » ont du mal à accepter l’autre.

En 2012, « les cris de tous autres ici présents- les jeunes comme les moins jeunes- sont moins voraces ; l’âpreté de la défaite comme la saveur de la victoire sont mille fois moins aigües et mille fois moins flamboyantes qu’elles de l’ont été il y a trente et un ans »

Peut-être que chaque acteur-spectateur s’est rendu compte que rien de fondamental ne changera avec des gens-là et cette voie-là ….. ?

Trente ans après c’est l’heure des bilans, celui politique bien entendu mais aussi et surtout celui de ces hommes qui peuvent, eux, rebondir, corriger ce qui peut être corrigé et trouver le bonheur.

Jean-François Chalot

 


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2 réactions à cet article    


  • rocla+ rocla+ 3 août 2015 10:32

    Associer le mot bonheur  au mot politique   ?




    • France Républicaine et Souverainiste Fabien de la Beauce 3 août 2015 12:27

      En 1981 la « gauche » était élue par des prolos, qui, 34 ans après, se retrouvent privés de soupe populaire et de logement à Paris 10ème par Chalot et ses clandestins... cherchez l’erreur !

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