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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Le Jazz et la Diva - Opus II » au Théâtre de La Gaîté-Montparnasse

« Le Jazz et la Diva - Opus II » au Théâtre de La Gaîté-Montparnasse

En évoluant d’une vie de couple à celle de famille, la Diva et Le Jazz ont profité du passage d’un Opus à l’autre pour transformer leur duo & co... en quatuor.

Voici donc les deux frères, David & Thomas Enhco, le premier au piano et violon, le second à la trompette et guitare basse qui rejoignent Caroline Casadesus, leur soprano de mère ainsi que Didier Lockwood, leur jazzman de beau-père.

Si, en 2005, la tendre guerre était au programme du premier spectacle entre les deux amoureux, c’est désormais la bonne gestion du territoire musical dévolu à chacun qu’Alain Sachs a en charge d’organiser, certes avec beaucoup d’humour, mais en respectant scrupuleusement les prérogatives de chacun.

Ainsi, entre les cloisons artistiques nécessairement factices, chantent sans exclusive les harmoniques qui, avec habileté, vont contraindre chacun des protagonistes à jouer leur propre rôle ou plus précisément celui qu’il s’inventerait au sein d’une famille recomposée, d’autant plus si celle-ci est musicienne.

Ainsi campés dans des personnages en phase avec leurs personnalités respectives, cette malicieuse bande des quatre va donner le change, avec une drôlerie classieuse, à ce phénomène sociétal très en vogue où les spectateurs pourront, le cas échéant, s’y reconnaître, à ceci près que le talent inné, lui, n’est pas, loin s’en faut, la qualité la mieux partagée au monde.

Ceci dit, des jeunes hommes de vingt ans aussi doués et émancipés soient-ils, restent toujours les enfants de leurs parents, devant filer doux avec les principes pédagogiques et les valeurs imposées d’origine dans une éducation paradoxale où mère et beau-père auront chacun, mine de rien, tiré la couverture du côté de leur discipline artistique de prédilection.

Mais pour le plus grand bonheur du public et, en bonne intelligence, chacun trouvera son compte et son contentement avec des « boeufs » qui ne devront rien au bluff du savoir-faire jazzistique, ni moins des performances lyriques.

Sous les lumières subtiles de Philippe Quillet, dieu qu’ils sont beaux à l’image de leur mère et épouse, que leur complicité farceuse semble inaliénable et hors d’atteinte de quelques traumatismes freudiens restés non résolus.

Que la magnificence du spectacle semble se répandre si aisément entre émulation et amour partagés dans la parité.

Cependant, en illustration à cette image de réussite familiale rassemblée autour de la musique sous la thématique de la diversité, Didier Lockwood exprimera, avec sa désinvolture coutumière, ce raccourci insolite mais sans doute fort significatif : « Voici mère courage et ses deux enfants ».

Au-delà de toutes contingences, ces quatre artistes donnent au public ce bonheur impalpable dont chacun pressent qu’il consiste à s’élever très haut, au-dessus de ses propres lacunes, pour y rejoindre le grand Art.
 
Visuel affiche / Photo © Magali Bragard
 
LE JAZZ ET LA DIVA OPUS II - *** Theothea.com - mise en scène : Alain Sachs - avec Caroline Casadesus, Didier Lockwood, Thomas Enhco & David Enhco - Théâtre de la Gaîté-Montparnasse -
 


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1 réactions à cet article    


  • Céphale Céphale 3 janvier 2009 10:31

    Très beau spectacle !

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