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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Le jour où j’ai dit NON

Le jour où j’ai dit NON

L'accompagnement de personnes en difficultés m'a fait rencontrer des femmes battues.

Ce livre m'a réconforté dans l'idée que je me faisais, il faut absolument très vite que le bénévole oriente la victime vers des professionnels... Très vite, c'est à dire tout de suite.

Les professionnels, aujourd'hui commencent à travailler ensemble, en réseau comme dans cette histoire... même si l'on regrette que l'intervention n'ait pas été assez rapide.

JPEG « Le jour où j’ai dit

NON »

Livre écrit par Samia JABER

Collection ‘J’ai lu »

Editions Michalon

13 avril 2015

158 pages

 Plus jamais ça !

L’auteure, jeune femme, raconte son calvaire.

Maltraitée, battue et violée par son compagnon, elle témoigne.

Il s’agit d’un récit dramatique, poignant qui ne laisse pas de répit au lecteur qui happé par cette tranche de vie ne peut laisser le livre qu’à la fin de la lecture.

Samia a fini par porter plainte grâce à sa détermination et aussi avec le soutien des policiers qui l’ayant vu arriver, ont compris et l’ont convaincue d’aller jusqu’au bout.

Il y a l’enfance avec ses joies et ses peines, une mère très dure qui frappe, un père aimé mais âgé et un environnement familial et social ancré dans les traditions patriarcales.

Mais comme l’explique bien Samia, la maltraitance conjugale touche tous les milieux sociaux : les pauvres, les riches et même ceux qui ont un niveau intellectuel élevé.

Piétinée puis faussement câlinée par son bourreau, elle est manipulée, frappée….C’est un objet, l’objet de son compagnon qui n’hésite pas à frapper et frapper encore devant leur propre petite fille.

Les phrases s’enchaînent très vite, on se croirait dans un film d’action ….

La victime évoque, raconte et comprend très vite le mécanisme implacable qui peut la mener à la mort.

« Une femme maltraitée est une marionnette pour son conjoint et meurt lorsqu’elle ne peut plus exprimer son désarroi et son désespoir. »

Une femme bafouée, frappée n’ose pas porter plainte… Pourquoi ?

Pour plusieurs raisons qu’elle analyse, prenant appui sur son expérience douloureuse.

La préface et la postface sont écrites par les deux avocates qui ont accompagné la victime et qui l’ont assistée durant le procès.

Elles apportent un éclairage juridique ancré dans l’histoire et l’évolution du droit pénal.

Aujourd’hui, depuis peu, le viol est reconnu comme tel, y compris au sein du couple… C’est un progrès important même si trop souvent, l’affaire est requalifiée, passant du crime à l’agression sexuelle donc à un délit.

Jean-François Chalot


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24 réactions à cet article    


  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 16 avril 2016 11:12

    Allah, l’a voulu ainsi !!! Mais les autres dieux, je ne sais pas...


    • La mouche du coche La mouche du coche 16 avril 2016 16:16

      Auteur féminisé


    • Samson Samson 17 avril 2016 16:40

      @Jean J. MOUROT
      Nul doute que votre si chère laïcité républicaine soit un modèle d’égalité dont toute forme de machisme a été de longue date éradiqué !
      Ce qui explique aisément que - alors qu’en République Islamique du Pakistan, Bénazir Buttho a été à plusieurs reprises élue première ministre - l’électeur hexagonal manque systématiquement l’occasion d"éblouir le monde des valeurs d’Egalité et de Fraternité portées par la très vertueuse République des Droits de l’Homme et du Citoyen en portant une femme à la fonction suprême ou dans le rôle de première ministre.

      Faut arrêter de croire tout ce qu’on vous raconte : si le machisme n’était lié qu’à l’appartenance religieuse, çà se saurait ! Et si vous n’êtes pas encore convaincu, suffit de suivre le fil pour vous convaincre que le machisme n’est pas l’apanage des seuls Mohammed, Bachir ou Mustapha !


    • Le p’tit Charles 16 avril 2016 11:15

      Le « CALVAIRE » de ces femmes se poursuit au commissariat lorsqu’elles déposent plainte pour viols et coups répétés de leurs conjoint..Reçues par des gens non formés la plupart du temps l’attente est insupportable..surtout en pleine nuit...Pas facile de trouver la bonne personne pour recevoir sa plainte, et surtout apte à la prendre en charge...C’es la misère de la France dans son ensemble..du social, mais pas toujours aux bons endroits...ce qui prouve l’incompétence de notre classe politique... !

       


        • Phoébée 16 avril 2016 12:41

          Bla bla bla ... l’homme est considéré aujourd’hui comme coupable. SOS femme est chapeauté par le mouvement LGBT, les JAF sont majoritairement des femmes. Bref la chasse au male hétéro est ouverte * 


          • Aristide 16 avril 2016 12:59

            @Phoébée

            Vous avez de la chance, y a pas encore de ligue contre la connerie ...

          • Phoébée 16 avril 2016 14:43

            @Aristide

            A la différence de vous, Dugenoux, j’ai expérimenté le sujet, et je pourrais en faire un article sur AV, mais il serait rejeté.

            Je résumerais donc : A 55 ans , j’ai fais 45 jours de prison, pour avoir éjecté un squatter diligenté par ma femme qui avait quitté le domicile conjugal. ( Procédure de comparution immédiate : 48 heures de garde à vue dans le froid et la promiscuité )

            Pendant mon séjour en taule, le squatter était chez moi et m’attendait devant chez moi, le jour de ma sortie de prison.

            J’ajoute qu’il n’a jamais été reconnu que j’étais un homme violentant sa femme pendant les 30 ans de notre couple. Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage ....

            Je crois que si une ligue contre la connerie existait, monsieur, vous en feriez les frais.

             


          • Aristide 16 avril 2016 16:32

            @Phoébée

            Le cocu magnifique et violent, n’en jetez plus ...

          • sarcastelle 16 avril 2016 20:44

            @Aristide

            .
            Merci Aristide de nous défendre, faibles femmes, contre les hypocrites qui nous supposent ne pas être parées de toutes les vertus. 

          • Phoébée 16 avril 2016 22:12

            @Aristide

            vous : petit trou du cul *


          • Phoébée 16 avril 2016 22:37

            @Phoébée

            c’est vrai je suis violent. J’attends de vous @aristide que vous me donniez votre adresse.

            Moi : Frédéric Lesturgie. 6 rue st joseph. Angers 49100.

            02.72.73.41.77

            Bien à vous poufiasse ....


          • Aristide 17 avril 2016 11:40

            @Phoébée


            Que vous soyez cocu magnifique, violent et un peu parano ne vous autorise aucunement à menacer quiconque vous met le nez dans votre bêtise. 






             


          • Phoébée 17 avril 2016 19:11

            @Aristide
            un article apocryphe petite balance sur internet .....


          • Aristide 17 avril 2016 20:27

            @Phoébée


            Balance ? Vous étalez nom, adresse et téléphone. Vous narrez une histoire à dormir debout pour justifier vos éructations. Un petit article de presse donne une autre version très différente de votre récit. 








          • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 17 avril 2016 03:35

            Vous salissez ce forum. J’ai hésité à « signaler un abus ». Deux insultes en quelques lignes, c’est beaucoup.

            Le sujet de ce livre est grave. Il est exact que quand une de vos amies vient frapper à votre porte parce qu’elle est en danger avec l’enfant qu’elle serre dans ses bras, son mari ayant menacé de la tuer, on se sent quelque peu désemparé. Il arrive bien souvent que votre amie vous ait caché les violences qu’elle subissait et voulait garder ce lourd secret pour elle, se sentant coupable d’être victime. Lorsque l’homme est vraiment dangereux, il faut trouver un lieu loin de son domicile et les associations ne sont pas toujours organisées pour trouver un abri dans un autre département.

            Quant à vous, monsieur lesturgie, allez donc vous faire soigner car la violence est le plus souvent une manifestation d’un complexe d’infériorité.


            • sarcastelle 17 avril 2016 07:49

              @Danièle Dugelay

              .
              complexe d’infériorité
              .
              et on se demande pourquoi puisqu’un homme est si volontiers cru et une femme si vite déboutée et punie en cas d’accusations mensongères, hein ? 

            • sarcastelle 17 avril 2016 07:52
              Ce qui précède valant pour la généralité et non pour tel ou tel cas individuel. 

            • Aristide 17 avril 2016 11:54

              @sarcastelle


              Ce qui est dérangeant dans votre réaction première, c’est d’essayer d’opposer une violence illégitime faite aux femmes à un violence aussi illégitime faite aux hommes. Il s’agit du même combat, consistant à dénoncer ces violences. Opposer ou mettre en balance les unes et les autres consiste à une sorte de justification.

              Si vous êtes contre toutes les violences domestiques, ce dont je ne doute pas, que ce soit envers les enfants, les femmes ou les hommes, je suis sur que vous ne pourrez qu’approuver les commentaires qui les condamnent ici et ailleurs.


            • sarcastelle 17 avril 2016 13:56

              @Aristide

              .
              Il ne vous a pas échappé que la malfaisance n’est évoquée dans les media et au parlement que dans un seul sens, et qu’il faut se bouger un peu si on ne veut pas entendre que le même éternel son de cloche. 

              Le parlement vient justement d’inventer que lorsque deux personnes majeures copulent moyennant finances, l’une est coupable et l’autre innocente. On vit une époque formidable, dirait Reiser. 

              Un juriste ferait la longue liste de mesures législatives prises depuis quatre décennies qui s’appliquent en théorie à tous les sexes mais n’auraient jamais été votées si elles ne devaient profiter dans près de cent pour cent des cas aux femmes, souvent au frais non de la société mais des hommes. Je sais, il me reste des progrès à faire en hypocrisie sexiste. Désolée d’avoir encore des neurones pas tous contaminés. 

            • Aristide 17 avril 2016 17:31

              @sarcastelle


              Quelle bizarre réponse ?

              Cette tirade sur nos lois qui seraient au frais des hommes ? Ne serait ce pas que les violences sont faites le plus souvent à l’égard des femmes, que les hommes abandonnent plus souvent le domicile et les enfants, que les femmes soient discriminées dans le travail, que des réseaux transforment des femmes en esclaves, ... Enfin, vous voyez, non ? 

              Enfin, nul besoin d’en appeler à vos neurones, je crois qu’il s’agit plus de réflexes conditionnés : soit des expériences malheureuses avec vos compagnes ou peut être une éducation où les seules valeurs viriles pouvaient s’exprimer.

              En général c’est souvent l’association de ces deux qualités qui rend la réflexion difficile et fait monter les tours sans que l’on puisse l’expliquer raisonnablement.

            • sarcastelle 17 avril 2016 20:54

              @Aristide

              .
              Vous manquez sérieusement de notions juridiques et de connaissances jurisprudentielles. C’est souvent le cas des gens qui n’ont pas eu trop besoin de s’y frotter (tant mieux !).
              Je ne vous suivrai pas dans l’idée plus ou moins suggérée que même s’il y a des textes extravagants, eh bien ma foi, il faut comprendre, vu que les femmes sont broyées, etc. Ce n’est pas cela la civilisation (il n’y en a d’ailleurs probablement nulle part). 

            • Aristide 18 avril 2016 09:43

              @sarcastelle


              Argument d’autorité en place d’une vraie argumentation.

              Appel à la civilisation, rien que cela. Il suffit de constater que la grande majorité des discriminations établies sur le sexe le sont à l’encontre des femmes. C’est un fait que vous pouvez ignorer et faire passer ce fait pour une vision contre la civilisation. Quelle civilisation, celle qui sur un autre fil justifie l’excision au seul motif de la relativité des valeurs et de la prédominance des usages et coutumes ? 

              Je crois que vous essayez de panser de vraies blessures personnelles, nul besoin pour cela de vous présenter en victime expiatoire de lois extravagantes.

            • sarcastelle 18 avril 2016 22:34

              @Aristide

              .
              Je vous explique inutilement que les torts faits aux femmes ne justifient pas des évolutions législatives et jurisprudentielles qui vous échappent et tendent à créer un sexisme légal renversé. Vous pensez être encore avant les années 70, début de cette évolution. Je dis « inutilement » puisque manifestement vous n’avez pas d’idée du phénomène. Je ne vais pas écrire un livre ici. 

              Qu’est que je vous me racontez avec votre excision ? M’en voilà complice, maintenant ? Vous déraisonnez par amalgames ineptes ? 

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