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Le « Journal d’un curé de campagne » révèle Maxime d’Aboville aux Mathurins

Si le Théâtre devait être une invite à la Littérature et le comédien un passeur de mots que le style réunit pour donner sens à la vie, Maxime d’Aboville aurait d’emblée trouvé sa voie, par instinct artistique.

En effet, choisir Georges Bernanos comme premier Maître pour se faire reconnaître, c’est se donner à la fois la chance de l’exigence alliée à celle de la découverte.

C’est ainsi que le comédien et son public vont cheminer a parité dans un texte qui semble soulever, emporter et être déterminé par infiniment plus grand que soi.

L’essentiel pour l’acteur est alors, simplement mais sûrement, d’être à la hauteur de la tâche, c’est-à-dire de savoir se modeler en toute humilité avec la voix qui raconte toute la misère du monde, sans chercher à apitoyer, mais avec l’unique souci de maintenir l’existence dans sa véritable dimension humaine.

Le « Journal » prend alors la valeur d’une chronique du début du XXème siècle au plus profond des campagnes françaises avec comme principal témoin, celui qui est censé connaître de l’intérieur toutes ses composantes locales, à savoir le curé du village.

En butte à des paroissiens rétifs autant que motivé par la quête d’éventuelles conversions, le prêtre donne à sa mission ecclésiastique la valeur d’un voyage initiatique en terre inconnue, celle des âmes en souffrance, à commencer par la sienne.

Malade au propre comme au figuré, ce représentant de l’église sillonne son terrain de prédilection, tel le berger en recherche constante des brebis égarées par les soubresauts de la vie.

L’interprétation de ce rôle par un jeune comédien, fraîchement émoulu par les cours de Jean-Laurent Cochet, donne le ton juste et l’authenticité de la « première fois » que l’expérience du savoir-faire ne peut trahir, en même temps que celle de la « foi première » s’avère à l’origine de toutes passions, qu’elles soient présentement d’ordre religieux ou artistique.

A chacun ensuite de choisir sa révélation qu’elle soit paroissiale, mystique ou même nominative aux Molières, puisque le spectacle vivant a pour vocation d’ouvrir toutes les portes de l’esprit, pourvu qu’il soit sain et spirituel.

illustration affche Léa Kouper 

JOURNAL D’UN CURE DE CAMPAGNE - ** Theothea.com - de Georges Bernanos - adaptation : Maxime d’Aboville - avec Maxime d’Aboville - Théâtre des Mathurins


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