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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Le langage des NTIC s’impose et fait induction chanceuse aux langues (...)

Le langage des NTIC s’impose et fait induction chanceuse aux langues secondaires

Aux grandes œuvres humaines, révélées par les vestiges venant du plus lointain de la nuit des temps, on attribue que seuls les langages ont engendré leur création. Depuis moins d’un demi-siècle résonne, avec un ample foisonnement, le nouveau langage lié aux NTIC (Nouvelles Technologies de l’information et de la communication). Avec un atticisme qui semble versé au futur, tant ses intrusions adviennent avec la surprise de découvertes non encore diffusées. Il se déploie sans confins et arpente toutes les voix/es de la solennité où se rattrapent ceux qui ne veulent pas se laisser dépasser.

Par le passé, seuls les argots étaient indéchiffrables aux communs. Parce qu’ils naissent à la marge de la société, se développent selon les circonstances de besoins spécifiques et se créent par la volonté des communautés qui les utilisent. On a droit à l’argot des marins, celui des taulards, des brocanteurs... Et même au mixte qui s’approprie des termes bien éloquents d’autres langues. A entendre de nos jours un jeune vous dire : « J’ai été Zaéfe » en remplacement de : je me suis fâché, on détecte l’apport du parler maghrébin qui n’a rien à voir avec l’arabe académique. Par le passé il avait fourni des élocutions comme « kif-kif » (la même chose) ou « chouia » (un peu). Bien sûr l’oralité, pour ce cas, est maîtresse des influences.

Quant à la poétique vachement turgescente du rap, agrémentée de libres paroles et avide de langue verte, elle gagne de sa tolérance aux verbiages du petit peuple, même le verbe marginal et les formulations nouvelles, une convaincante synchronisation de la musicalité de ses textes aux rythmes saccadés qui les enveloppent. Elles engrange toutes paroles à la métaphore séditieuse et dérange l’establishment qui tenta, sous la double bannière de la morale et de la puissance publique, de la censurer avec l’espoir de l’interdire faute de pouvoir la mater. 237 députés ont signé, en 2005, une pétition afin de la mettre au pas, en vain même si l’initiative est sortie de l’hémicycle où siègent ces élus signataires. Si le contenu de ces chansons est d’une agressivité verbale avérée à l’égard des flics et même d’autres corps constitués, ils ont un style à défendre qui ne plaît globalement pas à tous, et son langage n’est pas innocenté des attaques ennemies. Avec les résultats des joutes électorales 2007, une telle censure risque de revenir en force même si la vague bleue, allergique aux « Kaïras », a été légèrement atténuée. Dans le même registre, l’affaire du groupe « Kam’s » dont la mairie communiste de Bobigny et un centre culturel ont soutenu l’édition d’un l’album au point de l’offrir avec un agenda à 4 000 lycéens, montre que les divergences d’interprétation de la liberté d’expression est bien plus compliquée que celle des significations des mots, surtout quand des appareils institutionnels divergent.

Le verlan, qui existait depuis déjà des décennies, ou bien plus d’un siècle sans qu’il ne soit détecté parce que reclus dans les bas-fonds souvent impénétrables, a connu une sensationnelle mutation passant pour l’idiome exclusif du banditisme au plus courant support des conversations de la jeunesse. Abondamment parlé chez les habitants des cités urbaines dites « difficiles » desquelles on ne peut soustraire aucun quartier de la généralisation de la difficulté « sociale » et d’une communication « sociétale » uniforme. Ce dialecte rebute son cloisonnement, s’avère prolixe et est plus amovible qu’on le croit. Avec ses règles aléatoires, il se galvaude avec une propension de première pratique langagière non conformiste de notre époque.

Plus récemment, un autre langage à la transcription fictive a chargé, toutes cornes dehors, avec l’individualisation du téléphone qui induisit son port dans la poche de l’usager. Le « texto » tirant un sens de la franchise et une déférence de la forme textuelle, passe pour le manuscrit spontané sans laisser indifférentes les réticences envers les altérations du français. Sa courte genèse s’est produite tel l’éclatement de l’atome, dit-on à l’origine de l’univers, pour se propager partout. Il fut, en peu de temps, enserré dans l’ensemble tribal dont aucun paramètre n’a cerné la communauté, avec exception d’une reconnaissance écourtée en pratique juvénile. Il a ébréché rapidement la quarantaine de dépréciation qui le prenait pour une éphémère tendance de sous-culture. L’aspect d’un SMS, imagé comme un éclair, s’impose d’une part plus adéquat à l’existence accélérée que nous vivons, et de l’autre, il lui est heureusement pardonné son style bourré de diminutifs, de contractions et de bribes. Ces derniers économisent l’espace, du nombre de lettres ou caractères, permis par l’appareil ou l’opérateur. A la barbe des rigoristes, respectueux et maladivement fanatiques des strictes règles grammaticales et d’orthographe de la langue, qui se sont offusqués préjugeant une atteinte à un dogme que même les académiciens n’ont pas ouvertement dénoncé, la naïveté du verbe a eu le dessus. La spontanéité s’est faite de la lésinerie sur la page qui se lit comme même, et devint vite un carcan banalement usité et continuellement défilant.

Les jargons corporatistes, de leur côté, établissent leur lexicologie conceptuelle spécifique, où chaque mot renferme un étalement de significations selon le mode, l’emplacement et le contexte où il est utilisé. Les érudits d’un domaine donné préfèrent, sans lourdeur ni gêne pourtant d’une manière récurrente, faire usage de la terminologie sélectionnée par leur profession. On vous dira et écrira par exemple « marketing produit... » Une vraie formule qui interpelle toutes les actions qui favorisent une commercialité : depuis la fabrication mettant au-devant les composantes, à la présentation en rapport avec la forme et l’emballage, à la vente déterminant les circuits de distribution jusqu’à l’opération de publicité qui cible les acheteurs potentiels. Dans beaucoup d’activités (architecture, tourisme, médecine etc.) les analogies et les idées surviennent du terme revenant d’une panoplie dûment connue, ou pris des retentissements d’autres langues à dessein de donner une dimension originelle au propos, depuis le créateur qui l’a lancé. Pour expliquer judicieusement le sujet d’une partie de discussion ou d’un texte, on n’hésite pas à métamorphoser tous les mots, à en tirer des adverbes possibles et de générer des élocutions solidement construites à dessein de bien imaginer un sens. Manager est synonyme de diriger, comme verbe. Comme nom il remplace aussi à la fois directeur et directrice dans beaucoup d’activités, pour signifier gestionnaire. De nos jours, les élèves des différents paliers du système scolaire utilisent couramment, avec le sarcasme de leur milieu, « Dirlo » pour désigner le responsable d’établissement.

Le fait accompli du langage des NTIC : le forcing d’un charabia percutant

Depuis moins d’un demi-siècle résonne, avec un ample foisonnement, le nouveau langage lié aux NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de la communication). Avec atticisme qui semble versé au futur, tant ses intrusions adviennent avec la surprise de découvertes non encore diffusées. Il se déploie sans confins et arpente toutes les voix/es de la solennité où se rattrapent ceux qui ne veulent pas se laisser dépasser. Les spécialistes happent, les premiers, de l’innovation des termes qui laissent perplexes plus d’un disciple et praticien. Ils saisissent d’instinct ce qu’ils devinent d’abord, puis s’imprègnent rapidement du rationnel que leurs rencontres leur ont apporté.

Comme un casse-tête kaléidoscopique, fait d’anglicismes imposés et de chinoiseries compliquées, le vocabulaire lié à l’informatique explose. Il ne cesse de drainer une multitude de termes où la communication exponentielle habitant une technologie jongle avec toutes données. A l’échange s’additionne la formidable Toile, gourmande de promptitude, accélérant surtout les processus de circulation de l’information, les rendant artifices mais favorisant grandement des vertus pluridisciplinaires. Gare aux diplômés et autres parés de savoir, qui exercent dans des métiers de pointe, s’ils ne maîtrisent pas les loquacités de leur outil de travail. Il « l’ordi. » est incollable en vitesse de traitement des énoncés, données et problèmes qui lui sont soumis. Alors prendre le temps et méditer, c’est perdre de la vitesse...

De quoi tourmenter le monde francophile sommé d’employer la terminologie des NTIC, comme une réelle contrainte imparable que la langue de Shakespeare semble, n’étant pourtant certainement pas la seule, prescrire. Tout le monde craignait l’avènement d’un monde de la communication unifié (avec le satellite, le téléphone, le portable et Internet) qui aurait pour langue dominante l’anglais. -1-

Les glossaires des traductions en français, accolés aux systèmes d’exploitation et les logiciels de traitement de texte surtout, restent approximatifs en matière de conformité rajoutant des ambiguïtés même aux plus érudits assimilant bien les affinités des mots. Rien n’arrête la révolution véhiculée par l’outil informatique enclenchée depuis les années 1980, avec exigence désormais pour toutes les sociétés de s’adapter, par l’ajout de mots à leurs langues donc aussi et surtout aux dicos, de la profusion effrénée de vocables nouveaux qui définissent une action ou un organe d’un procédé ou même un objet parmi d’un matériel opérationnel.

Le français, aux aptitudes poétiques pour certains linguistes ou de négociations pour d’autres ou bien une marque de l’art culinaire, ne se perd pas dans des dédales obscurs, il en absorbe l’essentiel. A l’instar des autres langues, il s’approprie sa part du flux langagier, scindé au Web pour l’amplitude, qui ne semble jamais tarir. Du fait de la transcription en lettres latines, la prédisposition du français à gagner de nouvelles expressions est assez importante des maniements des NTIC dès leur existence par les francophones. Le mot courriel est passé de la francophonie canadienne sans remous, il a été adopté même s’il ne fait pas encore une totale unanimité.

Le raffinement et l’agilité font bon ménage dans les transferts de concepts entre cultures du globe, et pas seulement au niveau des NTIC. Où il suffit d’équipement pour que la faculté obligeante d’uniformiser l’usage des termes dans les domaines où s’appliquent ces NTIC, afin rende accessibles les discernements sous leurs différentes variantes. Cette nouvelle forme de partage de l’information favorise le langage commun -2-. Sigles, initiales et compositions assujettissent les langues de la Terre à la bifurcation vers une spécificité comblée d’universalité. Les archaïques qui n’ont pas encore pris le départ à l’heure du passage d’une communication sans confins qu’ils considéraient accessoire, ils ont aujourd’hui pour leur compte ne pouvant contourner le plus que nécessaire. La splendeur des rhétoriques soumises aux règles strictes de la langue académique n’a plus de pouvoir et d’emprise sur les remises à niveau de tous les langages. L’arroseur arrosé, ils prodiguent peu, mais encaissent avec forcing une substance langagière imparable et assez rugissante. Elle traduit l’acceptation de tous les baragouins activés par les cercles qui ne les manient souvent à bon escient que pour insulter des corps constitués.

Aux grandes œuvres humaines, révélées par les vestiges venant du plus lointain de la nuit des temps, on attribue que seuls les langages ont engendré leur création. Sans la parole avec une teneur intelligible, aucun ouvrage aussi compliqué ou modeste soit-il ne pouvait être conçu. Comme on soupçonne certains animaux capables de communication qui, à ce jour et de toutes les espèces y compris les plus doués comme les singes et les dauphins, elle reste indéchiffrable par l’homme. Mais c’est l’écriture, le propre du savoir de ce dernier, qui a tranché entre les espèces.

- 1- In « La Révolte du pronetariat » - ouvrage en numérique - de Joël de Rosnay avec la collaboration de Carlo Revelli, librairie arthème Fayard, 2006. Page 197.<

- 2- Idem. page 127.

 

http://www.argotheme.com/organecyberpresse/


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18 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 28 juin 2007 13:57

    On lit « Ancien fonctionnnaire, journaliste, auteur, président de la Cie théâtrale »4èmeCULT« (Paris), Editeur littéraire »ARGOTHEME -Editeur et Communicateur" Paris 13

    Ancien fonctionnaire = en retraite ?

    journaliste => pour les avantages fiscaux ?

    auteur => pour les avantages scandaleux des indémnnités des intermitents du spectacle ?

    Président d’une SARL de théâtre (subventionné ?)

    Editeur littéraire => vous en etes le gérant de la SARL ?

    Bravo monsieur le cumular d’avantages sociaux ,votre article est incompréhensible mais j’ai bien compris ! smiley


    • Vincent 28 juin 2007 14:31

      Aucun doutes,

      Votre argumentaire est implacable Lerma !!!!

      Vous savez, même si vous n’appréciez pas l’artcile, vous avez le droit de le dire, mais ne reprochez pas à l’auteur, d’avoir une vie bien remplie.

      S’il veut cumuler et qu’il en a les capacités, c’est son droit, n’étiez vous pas il y a quelques temps pour le travailler plus pour gagner plus.

      Mais bon là on s’éloigne du sujet alors revenons à l’artcile si vous voulez bien.

      Pour conclure, vous avez tout à fait le droit de mettre en cause l’article, ce que j’ai fait d’ailleurs, mais à mon avis attaquer l’auteur de cette façon ne vous grandira pas.


    • jpv 28 juin 2007 14:52

      moi, je l’ai trouvé bien compréhensible cet article. vous êtes sûr de savoir lire ?

      ou alors, si j’en juge à votre façon aussi inutile qu’infantile d’insulter l’auteur, vous ne savez, peut être, que mal lire entre les lignes.

      essayez ça pour voir : posez bien votre doigt sur le premier mot de la phrase et suivez mot après mot sans dévier. vous verrez, c’est vraiment super de comprendre ce qu’on lit.

      si vraiment ça coince encore, demandez à votre maman ou à votre papa de vous aider un peu. smiley


    • N.E. Tatem N.E. Tatem 29 juin 2007 12:50

      Salut !

      Votre diatribe a été notée, elle est à -4. Moins quatre.

      Il faut faire qualque chose, NON ! En attendant lisez lami.


    • alala 29 juin 2007 12:56

      @ jpv

      Ouah quel humour smiley

      Jpensais pas que jviendrais un jour en aide à lerma mais ton intervention est encore plus conne que la sienne ...

      Mais je suis completement de l’avis de Vincent et Aldoo. L’auteur a completement raté son objectif, son style est tres proche de celui de damien ouest au paroxisme de sa megalomanie ... la forme est indigeste, c sans doute un procédé pour dissimuler une absence de fond smiley


    • alala 29 juin 2007 13:06

      @ l’auteur repondant a lerma

      « Votre diatribe a été notée, elle est à -4. Moins quatre. »

      Quel sens de la repartie smiley

      Les auteurs qui s’enorgueillissent de leurs resultats positifs et qui raillent les auteurs de commentaires jugés severement par le biais du vote sont les memes qui crient aux scandales qd ils prennent une gifle criant à la solidarite des esprits faibles smiley


    • Vincent 28 juin 2007 14:22

      Super article !!!

      De quel sujet traitait-il au début, mince j’ai oublié, perdu que j’étais dans ces constructions de phrases alambiquées au vocabulaire inusité.

      Vous vous êtes fait plaisir, vous avez été publié, bien, au moins cette masturbation cérébrale digne de notre Demian national, aura servi à flatter votre ego.

      Je doute que beaucoup de monde ai le courage de lire cet article jusqu’au bout et encore plus de le commenter.

      Bel effort d’écriture toute de même, pour nous dire finalement, que notre langue et les langages évoluent au grès du temps, des moyens de communications et des progrès de la science.

      Cela valait-il un article ?

      Faut-il s’arquebouter sur une langue au point de la figer et donc d’en faire une langue morte ?

      Faut-il conserver ces académiciens, hors d’age aux costumes verts comme les pissenlits qu’ils mangeront probablement pas la racine dans quelques temps, amoureux de la langue et pinailleurs à tel point qu’il leur faut 25 ans pour éditer un dictionnaire ?

      Vous auriez pu poser le problème de cette façon, plutôt de vous lancer dans ces cascades de verbiages assez stériles finalement.


      • Aldoo Aldoo 28 juin 2007 14:45

        Effectivement, il y a un gros problème de langage dans cet article, paradoxal vu son sujet !

        Se faire plaisir avec du joli verbiage, pourquoi pas, mais dans ce cas choisissez un sujet moins technique, moins informatif, moins scientifique. Faites de la poésie, décrivez des paysages, des sentiments, des impressions, fabriquez du rêve !... encore qu’il y ait une énorme marge entre la poésie et la compétition d’étalage de vocabulaire et d’associations douteuses coûte que coûte.

        Comme vous avez su le constater, chaque domaine et chaque tribu a son langage. Le vôtre n’est guère adapté à l’établissement d’un constat sociétal (si c’est bien ce que vous fîtes ?... en fait je ne suis pas bien sûr de vous avoir compris !). Et en tout cas il ne l’est pas du tout au public d’Agoravox, qui n’est pas une revue littéraire.


      • N.E. Tatem N.E. Tatem 28 juin 2007 15:33

        Salut.

        Vous aurez une langue... Lisez la même réponse faite...


      • N.E. Tatem N.E. Tatem 28 juin 2007 15:30

        Bonjour. Et merci pour la rapide réplique.

        Vous trouverez plus bas des réponses à propos de vos remarques sur mon profil.

        Vous n’avez rien pigé, et je crois que vous êtes bien parmi les gens dont je parle dans quelques passages de ce papier. Voici des extraits qui vraiment vous concernent. En fait pour l’incompréhension, je crois nécessaire insister qu’il faut s’adapter aux langages... SOYEZ SûR QUE JE NE SUIS pas VEXé.

        PAR AILLEURS DES OMISSIONS DE MOTS ET DE PONCTUATIONS PEU BIEN PLACES DEFORMENT AUSSI L’ECRIT.

        1- Gare aux diplômés et autres parés de savoir, qui exercent dans des métiers de pointe, s’ils ne maîtrisent pas les loquacités...

        2- -> Comme un casse-tête kaléidoscopique, fait d’anglicismes imposés et de chinoiseries compliquées, le vocabulaire lié à...

        3- ...puis s’imprègnent rapidement du rationnel que leurs rencontres leur ont apporté.

        4- De nos jours, les élèves des différents paliers du système scolaire utilisent couramment, avec le sarcasme de leur milieu, « Dirlo » pour désigner le responsable d’établissement.

        5- ... chaque mot renferme un étalement de significations selon le mode, l’emplacement et le contexte où il est utilisé.

        6- ...passe pour le manuscrit spontané sans laisser indifférentes les réticences envers les altérations du français.

        7- Pour expliquer judicieusement le sujet d’une partie de discussion ou d’un texte, on n’hésite pas à métamorphoser tous les mots, à en tirer des adverbes possibles et de générer des élocutions solidement construites à dessein de bien imaginer un sens.

        8- Le langage des NTIC s’impose et fait induction chanceuse aux langues secondaires

        9- Aux grandes œuvres humaines, révélées par les vestiges venant du plus lointain de la nuit des temps, on attribue que seuls les langages ont engendré leur création. Depuis moins d’un demi-siècle résonne, avec un ample foisonnement, le nouveau langage lié aux NTIC (Nouvelles Technologies de l’information et de la communication). Avec un atticisme qui semble versé au futur, tant ses intrusions adviennent avec la surprise de découvertes non encore diffusées. Il se déploie sans confins et arpente toutes les voix/es de la solennité où se rattrapent ceux qui ne veulent pas se laisser dépasser.

        10- Par le passé, seuls les argots étaient indéchiffrables aux communs. Parce qu’ils naissent à la marge de la société, se développent selon les circonstances de besoins spécifiques et se créent par la volonté des communautés qui les utilisent. On a droit à l’argot des marins, celui des taulards, des brocanteurs... Et même au mixte qui s’approprie des termes bien éloquents d’autres langues. A entendre de nos jours un jeune vous dire : « J’ai été Zaéfe » en remplacement de : je me suis fâché, on détecte l’apport du parler maghrébin qui n’a rien à voir avec l’arabe académique. Par le passé il avait fourni des élocutions comme « kif-kif » (la même chose) ou « chouia » (un peu). Bien sûr l’oralité, pour ce cas, est maîtresse des influences.

        A propos de mon profil.

        1- je suis passé par la fonction publique, sans démissionner (par écrit) claquant la porte. Cette remarque de fonctionnaire m’a été toujours été faite. Je n’ai répondu, vous êtes le seul.

        2- Cie théâtrale (assoce loi 1901) « 4èCULT » (ou 4èart = le théâtre), elle est en panne... Pas de locaux où répéter. Dernière promesse en attente. Nous ne dirons pas non, pour une débouché.

        3- Journaliste avec presse francophone d’un pays étranger. Si vous désirez le titre où je collabore bénévolement -EN MILITANT-, je vous le communique. si je crois que c’est un geste constructif. Je crois que ce titre à qui je donne (donner c’est gratuit) des papiers actuellement vous étonnera... de même que les autres titres étrangers où je suis passé.

        4- Editeur indépendant -ARGOTHEME- voir site WEB TPE (Toute Petite Entreprise) sans régistre de commerce. Allez demander aux banques et aux dispositifs d’aide à la création d’entreprise que vous faites de l’édition et vous verez...

        Mais les gens qui ne font rien, ne comprennent jamais comment sont faites les aventures intellectuelles...

        Les cumulars font bien des jaloux pour l’énergie qu’ils ont à dépenser. Ils voient les SARL partout... Le bout du nez n’est pas créatif, on ne voit pas, sur cette ligne de mire, trop loin. Il n’y a pas que SARL Monsieur !

        Je trouve que c’est une insulte de dire aux gens LES AVANTAGES SOCIAUX, sans savoir.

        Et, comme le dit si bien le dramaturge Bertold Brecht : Celui qui ne sait pas est un imbécile, celui qui qui fait semblant est un crminel.

        Sans vouloir vous offenser. Avec mes amitiés, cordialement.


        • L'enfoiré L’enfoiré 28 juin 2007 15:52

          @L’auteur,

          Bien amené. Je dois te rappeler que je suis de l’autre côté de la barrière. J’ai fait partie à part en entière et depuis près de 40 ans dans tes fameuses et fumeuses TIC.

          Alors, je vais te faire quelques confidences.

          - nous l’avons subit, ces langages, avant vous autres hors TIC. Les mots sortaient du chapeau bien avant le déluge. Il fallait se les farcir de bonnes grâces ou changer de crèmerie. Pas d’autres alternatives. Les versions des mots ont évolué de même. Ce n’était plus le langage « x » mais le langage « x version 2.444.bis avec en sus y+z ». Il fallait se mettre à niveau ou mourir.

          - pourtant, en Belgique, nous n’avons pas votre problème de traduction obligatoire. Nous sommes resté à l’anglais sans aucune autre forme de procès. Ces mots anglais, on les a francisé. « C’est quand que tu vas bouté ? Le système va crashé, sinon » et j’en passe et des meilleures.

          Etait-ce un mal ? Et bien je dis « ouf ». Nous ne sommes pas passé à la version française des logiciels. J’ai eu des collègues français et quand ils venaient chez nous, on ne se comprenait plus.
          - « Passe moi une banale »
          - « Une quoi ? demandais-je » J’ai mis du temps pour me rendre compte qu’il s’agissait de ce que j’appelais une « scratch », une bande magnétique vierge. En Allemagne, même tabac, Siemens aidant. Les brochures n’étaient heureusement pas écrites avec les lettres d’« avant ».

          - Que dirais-je après coup ? Est-ce bien différent ailleurs ? La médecine, la justice, la comptabilité.... même combats, mêmes travers qui se veulent inintelligible du commun des mortels.

          - Pourtant l’informatique se généralise. Tout le monde joue avec le même vocabulaire francisé ou non. La médecine, la justice, il y a encore beaucoup de chemin à faire de ces côtés. Personne n’est sensé ignorer la loi. Bizarre, vous avez dit bizarre. smiley


          • N.E. Tatem N.E. Tatem 28 juin 2007 16:01

            Salut.

            Vous êtes FORMIDABLE ! Vous remercie de vos croche-pieds et TIC... Vos rictus et tics ne sont pas des bla-blas... J’apprécie énormément. AGORAVOX, devait vous donner une rubrique satire...

            Amicalement Tatem.


          • L'enfoiré L’enfoiré 28 juin 2007 16:22

            @tatem,

            Quand on choisit un pseudo comme le mien, on assume...Merci... Je ne sais si cela passera cette emoticon (tiens encore un mot), on va essayer. Il vient de la version 8.1.0178.00 de Windows live Messenger, ici, c’est pas connu. :$


          • L'enfoiré L’enfoiré 28 juin 2007 16:24

            Ca a pas marché. Il y a vraiment des utilitaires retardataires. smiley smiley smiley smiley smiley


          • N.E. Tatem N.E. Tatem 28 juin 2007 17:24

            Encore salut !

            J’ai lu par le passé vos interventions sur un sujet sur le Pronétariat. Sur la conférence de Joël De Rosnay.

            Je trouve que vous êtes un poisson qui nage aussi bien dans la limonade que les nuages.

            D’ailleurs dans la machine à dé-laver, c’est pour vous, comme l’aquarium. Félicitations... Les poissons rouges n’ont pas de secrets, question de fluidité et de transparence.

            J’ai uploadé votre verve, elle a le goût de la verveine... parfumé à la moutarde jaune que je becte comme l’Harissa rouge.

            Vous avez downploadé mon sujet, Féliciations ! Le téléchargement a réussi.

            Avec mes amitiés.

            http://www.argotheme.com


          • L'enfoiré L’enfoiré 28 juin 2007 23:44

            Simple info : ton article aura son entrée chez moi sur un tout autre article le mois prochain. smiley


          • Leekid 29 juin 2007 13:41

            A l’auteur : merci pour cet article clair traitant entre autres de la perméabilité du langage et qui nous rappelle bien qu’une langue est une entité en perpetuel mouvement.

            Ne vous fatiguez pas avec lerma : il ne lit quasi jamais les articles en entier, et lorsqu’il le fait il les comprend de travers. Son challenge sur Agoravox est de débarquer en premier sur la plupart des articles pour y déverser sa haine. Heureusement, cette haine a pour outil une profondeur d’analyse et de réflexion proche d’une huître décérébrée. Ne vous sentez pas obligé de justifier de vos activités auprès de lui car à voir la promptitude avec laquelle il réagit en permanence aux articles d’Agoravox, nous sommes encore nombreux à nous demander quelles sont (réellement) les siennes. Pourrisseur d’articles sur Agoravox à plein temps ? Il semblerait alors qu’il ait déjà pris son cortège d’heures sup’.

            Cordialement.

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