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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Le livre numérique ne passera pas par moi !

Le livre numérique ne passera pas par moi !

Le livre numérique est en vogue outre atlantique et a du mal à décoller en France malgré les efforts commerciaux et le matraquage publicitaire.

Gutenberg n'est pas prêt de se retourner dans sa tombe !

Le livre numérique c'est une mode que l'on veut nous imposer mais qui présente de nombreux inconvénients :

  • c'est un écran que les utilisateurs du net rechignent à utiliser trouvant qu'ils passent suffisamment de temps devant leur ordinateur ;

  • le « livre » numérique n'a pas la même facilité d'utilisation que le VRAI ouvrage papier ;

  • les passionnés du livre aiment le sentir, le toucher et même l'exposer ;

  • l'appareil servant à lire est un objet tentant qui peut être fauché ;

  • c'est une catastrophe écologique puisque sa fabrication engendre 250 kg d'équivalent CO2 contre un kg pour un ouvrage papier ;

  • la concentration déjà très forte avec une centaine de diffuseurs détenant 80% du marché du livre risque de conduire à la quasi disparition du livre citoyen, de qualité écrit par des « inconnus » ;

  • de nombreux ouvrages n'existent pas en version électronique et en plus le lecteur potentiel perd le plaisir de toucher, de regarder et de chercher...

Le développement du livre numérique en France se heurte et se heurtera à la résistance des ouvriers du livre qui ne sont pas prêts du tout à perdre leur emploi et à celles des 15 000 libraires sur les 25000 points de vente qui exercent une activité régulière de vente de livres.

Comme l'écrit le rédacteur d'un article- dont je vous conseille la lecture- paru dans le journal « Informations Ouvrières » N°220 : « Editions, imprimeries et librairies dans les mâchoires de Bruxelles » :

« La coalition des financeurs, des grandes maisons d'édition et des « numérisateurs » genre Google ou Amazon ont néanmoins des soucis à se faire...D'abord parce que le livre numérique, cela ne marche pas ! Le livre numérique, ce n'est pas un livre et, contrairement à Canada Dry, ça n'a même pas l'aspect d'un livre, la lisibilité, la maniabilité d'un livre ; au bout de plusieurs années d'introduction sur le marché, il ne représente que 1% du volume de l'édition en France. »

Certains rétorqueront qu'on ne peut pas arrêter le progrès en marche et que ceux qui sont contre le livre numérique en France sont les héritiers de ceux qui cassaient les machines à la fin du 19 ème siècle !

Je pense que la lecture sur papier a encore un grand avenir devant elle, d'autant plus que le lecteur passionné aime le toucher et qu'il s'aperçoit vite que la lecture à ,l'écran est fatigante.

Le livre numérique ne passera pas, de toutes façons par moi et d'ailleurs :

  • comment ferais-je sur mon ordinateur pour faire des cornes sur mes pages ?

  • Comment pourrais-je continuer à déposer sur le banc mon livre lu pour qu'il soit repris par une autre personne...Je tiens au « passe culture »....

 

Jean-François Chalot


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93 réactions à cet article    


  • ricoxy ricoxy 8 octobre 2012 10:35

    On a toujours prôné, en France de lire « un crayon à la main ». Le livre électronique interdit ce contact sensuel avec le livre. On peut même regretter le temps ou l’on devait soi-même couper les pages d’un livre avec un coupe-papier, – ce qui ponctuait notre lecture, lui donnait une respiration...


    • La mouche du coche La mouche du coche 8 octobre 2012 12:38

      Surtout, surtout, surtout le livre numérique permet de supprimer en douce les phrases qui ne plairont pas à l’éditeur, et pourquoi pas, d’en modifier d’autres. Sur quoi pourra-t-on se baser pour le vérifier ? smiley


    • Anaxandre Anaxandre 8 octobre 2012 15:02

       Le livre numérique va introduire très rapidement le monopole de quelques multinationales dans l’édition ; mais le livre électronique c’est aussi et avant tout la fin programmée de la lecture : vous le voyez déjà ici quand un article ou un commentaire un peu trop « longs » ne sont généralement pas ou peu lus. Vous le voyez dans les transports en commun où les livres ont été remplacés par les smartphones sur lesquels ont joue, on écoute de la musique, on « navigue » sur internet, mais qui lit encore vraiment ?
       
       Ce sera la même chose que pour la musique compressée en MP3 : on a pu acquérir en quelques années des dizaines de milliers d’albums, le tout pouvant tenir dans un petit disque dur, mais qui écoute encore un album 100 fois, 500 fois, et encore des années plus tard comme on le faisait dans les années 70 ou 80 ? Tout est perdu dans un flot continu d’informations, de nouveautés, de modes, de contraction du temps culturel. C’est la surabondance du vide !

       Le livre électronique n’est pas la cause de l’agonie de la lecture - je parle de la vraie lecture, d’un bouquin de 400 ou 700 pages qu’on digère, qu’on « rumine » - tout comme le CD puis surtout le MP3 ne furent pas à eux seul les causes de le la dégénérescence du Goût en musique : ils l’accompagnent et l’accélèrent. Sauf que ce qui est visible pour la musique dont l’écoute ne demande guère d’efforts ou de lieu particulier (quoique...), sera catastrophique pour la lecture déjà moribonde chez les jeunes. Et catastrophique surtout pour la faculté de penser de l’homme futur. Le progrès technologique dans sa phase la plus avancée est en train de détruire toute patience et toute profondeur chez l’homme. Il y en a qui s’en réjouissent !


    • amiaplacidus amiaplacidus 8 octobre 2012 15:51

      Ricoxy, il n’y a aucun problème pour mettre des annotations sur un livre électronique. Au contraire, vous avez toute une palette de crayons pour différencier vos remarques et des outils pour les retrouver rapidement.

      Je suis un lecteur compulsif, capable de lire un annuaire téléphonique en cas de manque. Je voyage beaucoup et souvent au milieu de nulle part. Avant le livre électronique, ma principale angoisse était de me trouver en rupture de livres, sans compter que j’apportais des kilos de bouquins avec moi, pas vraiment pratique avec les restrictions apportées au poids des bagages.
      Alors, pour moi, le livre électronique : incontournable.

      Une dernière précision, je ne suis pas un petit jeune qui se jette sur n’importe quelle nouveauté. À plus de 70 ans, je sais reconnaitre ce qui me rend vraiment service.


    • ZEN ZEN 8 octobre 2012 16:40

      Bonjour Anaxandre

      Je partage votre constat et vos craintes
      Beaucoup de petits libraires et d’éditeurs ont disparu aux USA et nous sommes en bonne voie...
      La googelisation est en marche et l’amazonisation, pour l’instant contenue en France, risque fort de balayer les dernières digues


    • foufouille foufouille 8 octobre 2012 20:51

      « Je partage votre constat et vos craintes »

      pas moi
      on est tres loin du contact avec le livre
      le numerique ca s’efface, par ex
      les gens ne lisaient pas plus avant, hors ecole ou obligation
      la comparaison MP3 est pas bonne non plus, vu qu’on a pas une chaine hifi mais une daube
      celui qui ecoutait le TOP jetable ecoutera le TOP jetable

      le livre c’est bien chez soi
      le numerique sera agreable en deplacement (pour le moment trop cher et peu agreable pour moi)
      le livre papier est devenu inabordable neuf, tout simplement


    • Abou Antoun Abou Antoun 8 octobre 2012 22:30

      La googelisation est en marche et l’amazonisation, pour l’instant contenue en France, risque fort de balayer les dernières digues
      Il existe un risque c’est pourquoi je pense que je vais certainement abandonner la distribution Ubuntu lors de la prochaine mise à jour. (retour à Debian pur et dur).


    • BOBW BOBW 9 octobre 2012 09:40

       smileyMerci du tuyau Abou «  sudo apt-get remove unity-lens-shopping » si l’on passe à 12.04


    • Le péripate Le péripate 8 octobre 2012 10:43

      Ce serait en effet extrêmement dommage de priver la CGT (du livre) d’une source de revenu que pour une fois elle ne pique pas à l’état.


      • le naif le naif 8 octobre 2012 10:44

        @ L’auteur

        Vous avez oublié un autre inconvénient majeur au livre électronique, il est virtuel et peut être modifié opportunément.... (façon 1984) voir disparaitre totalement, Alors que le livre qui « dort » dans ma bibliothèque.... Dans 20 ans j’y trouverai toujours le même texte. Sans compter qu’avec l’obsolescence programmé, il y a fort a parier qu’il faudra racheter souvent les mêmes ouvrages pour s’adapter aux nouveaux supports...
        Quand aux gamins, c’est déjà suffisamment pénible pour la plupart de lire un livre, alors sur un écran....
        Le prix d’un Kindle doit représenter mon budget livres d’occasion pour au moins 10 ans.... Bref je ne suis pas près d’être converti....


        • Croa Croa 8 octobre 2012 11:51

          Tu peux ajouter un zéro et c’est ton petit fils qui retrouvera ce « même texte ». !

          On peut aujoud’hui lire Zola en édition originale ! smiley

          Au dela même l’altération est légère, à part les « s » qui deviennent des « f »...


        • amiaplacidus amiaplacidus 8 octobre 2012 15:52

          Une fois téléchargé, vous conservez votre livre dans un fichier de votre PC (en plus de le mettre sur la liseuse) et il reste dans l’état qui était le sien lorsque vous l’avez reçu.


        • Piere CHALORY Piere Chalory 8 octobre 2012 18:59

          Une simple précision, vous n’êtes pas obligé d’acheter un Kindle, vous pouvez télécharger un utilitaire gratuit sur Amazon Kindle, et télécharger des ebooks gratuits. C’est vrai que moi aussi je préfère un vrai livre, mais il faut savoir que la majorité des classiques sont gratuits en format Kindle.


        • le naif le naif 8 octobre 2012 21:42

          Bonsoir Croa

          « Tu peux ajouter un zéro et c’est ton petit fils qui retrouvera ce « même texte ». ! »

          Tout à fait et

          - Un zéro de plus... pour les historiens (bonne chance pour les archives numériques...)

          -Encore un zéro... pour les archéologues

          Avec le numérique.... Mystère 


        • Gabriel Gabriel 8 octobre 2012 10:51

          Bonjour

          Etant un lecteur assidu, j’aime le contact du livre car il y a un comme rapport affectif à l’objet de par la richesse de son contenu et de ce qu’il nous a fait découvrir. Cependant je serai moins catégorique que vous concernant le livre numérique. Je pense qu’il pourra difficilement remplacer le livre papier mais cependant, il peut être un complément appréciable lors de nos déplacements plus ou moins long, nous évitant ainsi d’emporter plusieurs ouvrages consommables d’espace et d’un poids non négligeable dans nos bagages. De plus, vous comparez sa fabrication au niveau écologique par rapport à celle d’un livre, ce n’est pas très honnête quant on sait que le livre numérique est fait pour servir de support à plusieurs milliers d’ouvrages donc, moins destructeur de forêt. Pour le reste je vous rejoins, rien n’est parfait mais chaque chose apporte son lot d’avantage et d’inconvénient.


          • Anaxandre Anaxandre 8 octobre 2012 17:54

              Vous vous trompez, tant au niveau symbolique qu’au niveau matériel : la Culture demande un effort et du discernement, peu importe le poids des livres et leur nombre, la profusion et la légèreté étant à l’image de la déculturation moderne, je n’y vois aucun progrès pour les masses, bien au contraire ; enfin, et concernant des préoccupations « écologiques », je suis convaincu que la prolifération de ces « liseuses » rendues vites obsolètes par les fabricants eux-mêmes sera plus préjudiciable à l’environnement que les livres en papier recyclé.


          • Romain Desbois 8 octobre 2012 18:07

            il y a tellement de gens qui cachent leur manque d’intelligence par un excédent de culture... à la fraise (pour ceux qui comprennent )


          • eric 8 octobre 2012 10:53

            C’est foutu. Les couts de fabrication et distribution des livres sont prohibitifs. Ils constituent du reste une limite physique et financière forte à la diffusion des écrits. Étant moi même un lecteur compulsif et habitué au papier, je ne voyait pas vraiment quoi faire de la tablette qu’on m’a offerte. Mais je vis à Moscou. Trouver des livres en français est compliqué et cher. Faute de mieux, je m’y suis mis. Ok le papier c’est plus sensuel. Au fil de la lecture, on oublie. Et puis, on trouve tout, gratuit ou pas cher du plus ancien introuvable ailleurs, au plus récent ruineux et lourd. Avec trois mille titres déjà en réserve, que je suis loin d’avoir tous lu, j’ai déjà l’équivalent de 3 tonnes de CO2 économisées.
            Le principal enjeux me parait plus de conserver une fonction éditoriale pour surnager dans l’avalanche de production et d’avoir des boussoles qualitatives pour ne pas se noyer lors de recherches.


            • Abou Antoun Abou Antoun 8 octobre 2012 13:33

              L’auteur oublie, entre autres, les expatriés.


            • bobov 8 octobre 2012 23:27

              Le livre électronique, moi j’adore ça ! Sans compter que ça offre de nouvelles possibilités d’édition. De temps en temps, un livre « papier », et pour le côté pratique des dictionnaires, livres de références, et autres dans la tablette. Où est le problème ?


            • Damien Personnaz 8 octobre 2012 10:58

              Le livre électronique peut se stocker sur votre ordinateur une fois acheté et téléchargé et donc être mis en mémoire sur une clé USB ou sur un CD ou sur I-Cloud, il y a peu de chances qu’il disparaisse. Il est pratique en voyage ou quand réside à l’étranger. Il est facile de le télécharger de n’importe quel endroit de la planète. On peut stocker près de 2000 livres (plus ou moins) ce qui est commode pour n’importe quel étudiant devant lire et conserver des bréviaires dits de référence. Il est également moins cher. 

              En revanche, il n’a ni le goût, ni le charme de livre papier et on ne peut pas le prêter. En ce sens, le livre électronique est complémentaire au livre papier, et les opposer paraît être un combat d’arrière-garde. 
              Par ailleurs, les bibliothèques municipales de Genève (où je réside) vont bientôt mettre à disposition et gratuitement des livres électroniques. 

              • le naif le naif 8 octobre 2012 11:21

                Bonjour Damien

                "Le livre électronique peut se stocker sur votre ordinateur une fois acheté et téléchargé et donc être mis en mémoire sur une clé USB ou sur un CD ou sur I-Cloud, il y a peu de chances qu’il disparaisse.« 

                Je suis d’accord avec vous, dans mon post précedant je pensais plutôt à cela :

                 »Scandale Kindle : Amazon admet avoir été « stupide »

                Le PDG de l’entreprise de vente en ligne revient sur la suppression à distance de romans achetés via le Kindle.

                Une semaine après avoir supprimé à distance deux romans de Georges Orwell sur son nouveau gadget électronique, le Kindle, Amazon se confond en excuses par la bouche de son patron historique, Jeff Bezos. La Ferme des animaux et surtout le symbolique 1984 avaient été supprimés vendredi dernier des livres électroniques pour un problème de droit, et les clients avaient été remboursés, sans autre forme de procès.

                http://www.ecrans.fr/Amazon-applique-des-solutions,7810.html "

                Le choix de l’auteur et surtout des ouvrages, ne manque pas de sel smiley


              • Line Yoblin d’Hividu 8 octobre 2012 11:22

                « les opposer paraît être un combat d’arrière-garde »
                +1000

                J’y ai goûté et j’ai fini par adopter, même si je suis un inconditionnel amoureux du livre papier.
                Lecture confortable (sur écran ink-paper) et, surtout, transport aisé de nombreux bouquins.

                Et bien entendu, l’argument de la production de CO2 ne tient absolument pas, vu le nombre de livres papier économisé avec un seul livre électronique.


              • voxagora voxagora 8 octobre 2012 10:58

                .

                Le livre papier c’est mieux. Mais le livre numérique c’est bien.

                La fringale d’élimination de ceux qui ont intérêt à neutraliser le livre électronique,
                et la possibilité ainsi offerte d’étendre l’extension du domaine de la lecture,
                n’est que la volonté de l’édition de garder un monopole.

                On se demande pourquoi Chalot, grand défenseur de ce qu’il défend habituellement,
                se met tout à coup à défendre le monopole de l’édition ?
                Bon dieu mais c’est bien sûr, les « ouvriers du livre » sont là derrière, qui veillent à leur grain,
                en nous faisant le coup de la bonne odeur du livre mieux que les madeleines de Proust.

                Le texte et les mots qu’il charrie se fiche pas mal du support : ce qui compte, c’est le contenu.






                • Romain Desbois 8 octobre 2012 12:12

                  Je suis d’accord bien que j’apprécie plus avoir en main un bouquin qu’un écran rigide.

                  Je suppose que ceux qui gravaient dans la pierre ont du avoir ce même sentiment à l’arrivée du papyrus ; puis ceux qui ont vu arriver le papier, puis l’imprimerie, puis le stylo plume, puis le stylo bille ...

                  Qui sait peut-être que dans deux trois générations on ne saura plus écrire à la main .

                  Qui regrette le rouleau de cire des premiers gramophones ?

                  Le temps fera ....

                  Au moins on limitera les tonnes de bouquins qui vont au pilon (déjà limité depuis l’informatisation de l’imprimerie).

                  Par contre la conservation est problématique comme signalé déjà sur ce fil.


                • raymond 8 octobre 2012 11:49

                  Merci, il faut positiver, si l’on considère l’état déplorable des publications actuelles, cela peut amener les geek qui n’ont jamais vu un livre que derrière une vitrine , à lire enfin. Reste plusieurs problèmes comme évoqué par le naif ( pas tant que cela...) le contrôle du contenu et je dirais le contenu lui même , que sera publié là dessus ? ensuite comment prêter un livre ? etc mais bon.

                  Merci Chalot


                  • spartacus spartacus 8 octobre 2012 12:02

                    L’auteur revend son mobile, ça enlève les emplois de poseur de cabines téléphoniques.

                    L’auteur revend aussi son ordinateur, ça enlève les emplois de fabricants de machines à écrire.
                    L’auteur revend aussi son GPS, ça enlève les emplois des fabricants de cartes routières.
                    L’auteur revend aussi son appareil photo numérique, çà enlève les emplois de développeurs de photos.

                    Sérieusement çà soulève le problème de la résistance aux changements.
                    La réticence aux changements est une dissonance cognitive avec les valeurs habituelles.

                    On retrouve cette dissonance cognitive (contradiction) par exemple dans le monde bobo :

                    Défenseurs de l’emploi à vie, Des acquis à vie. Ces personnes refusent les changements d’organisation, de modifications d’horaires ou de mode de travail,

                    Le changement constitue pour eux d’accepter une chose et son contraire, de faire siennes deux idées qui s’opposent...Accepter l’évolution de la lecture et la perte d’emploi à vie des ouvriers du livre.

                    Infos sur la résistance aux changements :

                    • HELIOS HELIOS 8 octobre 2012 18:48

                      ... est-ce que vous savez ce que c’est que le monde « bobo » ? vous confondez une grande quantité de gens qui pensent « qualitatif » et quelques originaux, genrent mémère a son chienchien qui habitent les beaux quartiers de Paris !

                      Il y a de nombreuse personnes, majoritairement a l’apogée de leur vie (mais pas a la fin) qui pensent que lorsqu’on doit changer, c’est pour ameliorer. Le changement pour le changement est inutile, couteux etc.

                      Le livre numerique est interressant, mais pour qu’il remplace le livre papier il lui manque un environnement au moins aussi satisfaisant que le livre papier. A defaut de « toucher » le livre papier et pour remplacer au mieux cette sensualité, le livre numerique devrait arriver SANS contrainte de liseuse, comme un fichier simple... genre pdf par exemple. De nombreuses societes devraient apporter des liseuses et des logiciels d’acces (comme Acrobat et ses variantes adaptées, y compris avec des lecture assistées parlées ou illustrées).
                      Les producteurs de livres se sont emparés de la version numerique et fort de l’exemple de la musique ont verrouillé le livre. Si celui ci ne decolle pas, c’est qu’il est mal copiable. Je peux preter mon livre papier, je ne peux pas preter mon livre numerique.

                      Le jour où le livre numerique saura se demarquer face au livre papier par des possibilités additionnelles (la plupart existent grace aux outils informatiques) et sans supprimer les avantages du livre papier alors, ce sera gagné.

                      Les bobos sont pragmatiques... ils ne changent que pour mieux, pas pour changer.


                    • Abou Antoun Abou Antoun 8 octobre 2012 12:51

                      Cet article est rétrograde.
                      Au temps de Gutenberg il aurait sans doute écrit ’Le livre imprimé ne passera pas par moi !", il aurait été de ceux qui regrette le contact avec le rouleau de parchemin. Il aurait dit qu’on abat deux arbres pour la peau d’un veau, etc.
                      Bien sûr, il y a ce qu’on perd, le contact avec un objet familier, son toucher son odeur, la plupart d’entre nous avons été élevés dans le culte du livre, mais voilà, le livre est mort, et c’est tant mieux !
                      Tout d’abord je conteste l’argument écologique avec les kilos de CO2. un livre électronique ce n’est pas un livre c’est 1000 livres c’est 10000 livres. Par ailleurs de plus en plus les gens utilisent des tablettes qui sont en fait des ordinateurs et qui permettent d’annoter un texte (pdf ou autre) avec n’importe quel traitement de texte. Ainsi un texte que vous avez lu et annoté fait partie de votre bibliothèque sur une clé USB ou un disque dur. Vous pouvez le retrouver instantanément et retrouver les passages que vous avez soulignés.
                      Le livre électronique dématérialise complètement le livre et c’est bien. Finies les bibliothèques poussiéreuses où s’entassent des centaines de volumes dont on ne se souvient même pas l’existence. Finis les départ en vacances avec une valise de bouquins qui pèsent un âne mort.
                      En outre pour tout ce qui est des classiques vous téléchargez d’un clic plutôt que d’aller vous faire arnaquer à la FNAC du coin.
                      Ma femme est russe et lit beaucoup. Où voulez-vous qu’elle trouve des livres contemporains dans sa langue ? Elle télécharge simplement sur son e-book depuis les nombreux sites russes de mise en ligne d’ouvrages. Elle le fait à chaque fois qu’elle part en voyage ou en vacances.
                      Les livres traditionnels sont un désastre écologique par leur fabrication, leur distribution, leur transport. Un livre électronique c’est une grande bibliothèque extensible à l’infini.
                      Je votre contre cet article.


                      • PATRICE T PATRICE T 8 octobre 2012 16:13

                        Rétrograde ..... le mot est un peu fort et surtout ne correspond pas du tout à l’auteur de l’article.

                        S’il est quelqu’un qui va de l’avant, c’est bien Jean-François CHALOT ;

                        Ceci dit je ne suis pas complètement d’accord avec lui, mais quand il dit « le livre numérique ne passera par moi », il tiendra parole c’est certain.

                        Ma préférence va au livre papier, et je n’ai pas encore une oeuvre numérisée. Par contre j’ai testé l’audio-lecture. Je n’ai pas retrouvé le plaisir de la lecture aussi je pense que sur écran, ce sera la même chose.

                        Cependant, ce qui importe, c’est que les gens lisent, les jeunes en particulier. Et si cela doit passer par le livre numérique, que cela se fasse. Ce sera toujours mieux que de s’abrutir devant des émissions de télévision ou dans la lecture de magazines peoples.

                        Je ne suis pas toujours d’accord avec Jean-François. Pour une fois, je peux le dire sur AgoraVox.

                        Patrice


                      • Abou Antoun Abou Antoun 8 octobre 2012 17:11

                        S’il est quelqu’un qui va de l’avant, c’est bien Jean-François CHALOT
                        On juge des textes, des opinions, pas des personnes.


                      • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 8 octobre 2012 18:47

                        C’est pourquoi il ne faut pas juger l’article rétrograde ! L’article, c’est bien une personne qui l’a écrit. Et s’il est rétrograde, son auteur aussi !


                      • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 8 octobre 2012 18:49

                        J’ajoute que je partage bien des arguments d’Abou Antoun...

                        Mais le livre électronique, ce n’est quand même pas encore l’avenir de la littérature !

                      • Abou Antoun Abou Antoun 8 octobre 2012 19:25

                        C’est pourquoi il ne faut pas juger l’article rétrograde ! L’article, c’est bien une personne qui l’a écrit. Et s’il est rétrograde, son auteur aussi !
                        Monsieur Mourot,
                        Nous disons tous des conneries de temps à autre. Vous, Chalot, moi . Sommes nous des cons pour autant ?
                        Je dis bien que cet article est rétrograde car il va contre un progrès évident. Je peux reprendre tous les arguments de Chalot un à un mais d’autres l’on fait. Je ne me prononce pas sur la personnalité de l’auteur, je ne porte aucun jugement sur lui, c’est vous et vous seul qui faites cette extension.
                        Chalot est un auteur disons prolixe et assez consensuel. L’est-il au point qu’il faut s’auto-censurer et ne critiquer rien de ce qu’il écrit ?
                        Allez vous instaurer le blasphème anti-Chalot ?
                        On croit rêver .


                      • Abou Antoun Abou Antoun 8 octobre 2012 19:26

                        Mais le livre électronique, ce n’est quand même pas encore l’avenir de la littérature !
                        L’avenir de la littérature, ce n’est ni le livre papier ni le livre électronique. Ce sont les auteurs. Ce qui importe c’est ce qu’on écrit, pas sur quoi on l’écrit ou le lit.


                      • Romain Desbois 8 octobre 2012 19:49

                        Oui et heureusement que les maison d’édition payent des correcteurs parce qu’on serait très surpris.

                        une peur évoquée sur le fil que l’on pourrait changer , supprimer des phrases.

                        J’ai appris que ce n’est pas l’auteur qui choisi le titre de son livre mais l’éditeur !!!!!
                        Hessel a reconnu sur Arrêt Sur Image que ce n’est pas lui qui a choisi le désormais célèbre « Indignez-vous ! » mais son éditrice !!!! Il a d’ailleurs reconnu aussi que ce petit opuscule , c’est un condensé de texte antérieur et que c’est son éditeur qui a tout fait.

                        Une amie qui avait envoyé son tapuscrit (déjà presque plus personne écrit ses livres à la main) s’est vu proposé de le publier. Elle a demandé à relire la première épreuve et s’est aperçu que les 3/4 avaient été réécrits par une « prête plume ». Sans qu’elle en soit informée. Du coup elle a refusé.
                        Combien acceptent ?


                      • Abou Antoun Abou Antoun 8 octobre 2012 20:03

                        Dans la logique commerçante un livre, un album musical, est avant tout un produit. Il doit donc être formaté comme un film, une série télévisée pour plaire au public. Des études très sérieuses de marketing sur ce que les gens aiment (leur goût est partiellement formaté aussi) existent. Tout produit ne répondant pas aux critères retenus sont soient refusés soient modifiés si l’éditeur trouve qu’on peut en tirer quelque chose.
                        C’est ainsi que nous sommes inondés de littérature du genre Anna Gavalda, une vraie m... imprimée mais qui se vend bien.
                        Les ouvrages novateurs, intéressants n’ont guère de chance d’être publié par les pieuvres de l’édition.
                        Extrait de cette page web
                        Cette évolution se retrouve dans tous les pays développés et l’édition française n’y échappe pas et présente même une concentration éditoriale qui dépasse celle des autres grands pays : Hachette-Lagardère et Editis contrôlent à eux seuls environ la moitié du marché du livre en France.


                      • Croa Croa 8 octobre 2012 13:38

                        « Aujourd’hui le livre papier est trop cher »

                        FAUX, il n’a jamais été si bon marché ! Sauf certainement les belles éditions luxes et encore celles-ci sont-elles bien moins chères que leurs équivalents d’autrefois !

                        Nos grands pères se privaient pour acheter l’intégrale des Misérables, luxe rangé dans un coin du buffet à l’abris de la poussière. Aujourd’hui nos bibliothèques débordent de livres achetés un peu au hasard, certains même pas lus... Il doit y avoir des raisons à ça ! 


                      • bnosec bnosec 8 octobre 2012 13:04

                        Vous avez raison : lire sur écran est fatiguant. Enfin surtout concernant la lecture de votre article !

                        Plus sérieusement le seul inconvénient des liseuses était les DRM. Mais un logiciiel permet de les cracker. Donc on peut s’échanger les livres. Par ailleurs il existe des sites spécialisés de livres libres de droit, donc gratuits.

                        Le problème c’est pour lire dans son bain, mais vu qu’on va bientôt nous interdire de prendre des bains...


                        • Romain Desbois 8 octobre 2012 13:12

                          le bon côté des choses c’est que l’on va pouvoir lire des livres auquels on n’avait pas accès. comme tout ces livres des bibliothèques, trop fragiles pour les consulter.

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