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Le Majordome : ce « film qui a fait pleurer Obama »

Le majordome, nouveau film de Lee Daniels sortie le 11 septembre 2013 en France prône la première place du box office (avec 306 836 entrées).

Peut-être avez-vous entendu parler du « film qui a fait pleurer Obama » ?

Le Majordome (Lee Daniels, The Butler), nouveau film de Lee Daniels semble être en passe de devenir incontournable. Derrière une allure de mélodrame hollywoodien à gros budget, se cache un film intimiste. L’histoire du jeune Cecil Gaines (inspirée de la vie de Eugène Allen), un enfant Afro-Américain dans les années 20’ devenu majordome à la Maison-Blanche.

Cecil Gaines (interprété par Forest Whitaker) grandit dans le Sud des Etats-Unis, où son père est assassiné par leur employeur, et sa mère violée. Il quitte les champs de coton ; et apprend à devenir un « bon nègre de maison ». À 20 ans, lassé par une vie de tyrannie, il fuit la ferme et part vers le Nord. Croyant à tort que la ségrégation, la violence et la haine y sont moins fortes. Finalement, il est engagé dans un restaurant comme homme à tout faire. Fidèle et toujours sérieux, Cecil gravit les échelons et se voit nommé majordome à la Maison-Blanche. Cet emploi permet à Gloria, sa femme, et à leur deux fils d’avoir une vie décente, à une époque où la discrimination prédomine. Cecil Gaines voit défiler 7 présidents [Eugène Allen travailla en réalité pour 8 chefs d’Etat] en 30 années de carrière. Trois décennies qui furent rythmées par l’alcoolisme de sa femme, et l’implication de son fils aîné dans la lutte pour les droits civiques des Afro-Américains. Le conflit entre le père et le fils se creuse au fil des ans. Quand le père travaille pour « l’homme blanc », le fils, lui, participe à des manifestations pour l’égalité. L’opposition de ces deux générations est un élément clé de ce long-métrage.

Ce biopic nous fait voyager dans le temps. Au travers l’ascension sociale de Cecil Gaines se dévoile une Amérique parfois oubliée. Les grands moments d’Histoire du XXème siècle sont redécouverts sous un nouvel angle. Les écoles réservées aux Blancs, les « Bus de la Liberté », les massacres du Ku Klux Klan, le combat de Martin Luther King, l’assassinat de Kennedy, la guerre du Vietnam, autant de thèmes abordés… jusqu’à l’élection de Barack Obama ! Un film historique avant tout, qui ne se veut pas moralisateur, mais s’inscrit plutôt dans la lignée des films « en hommage de ». Nous découvrons ainsi Mariah Carey, qui, pour la deuxième fois se prête au jeu d’actrice [ndlr : Precious, film de Lee Daniels toujours]. Elle est méconnaissable dans le rôle de Mme Gaines, la mère de Cecil, et par ailleurs réussit totalement à faire oublier son image de diva. Lenny Kravitz joue lui aussi le jeu en incarnant un collègue de Cecil à la Maison-Blanche. Si en apparence, le casting et l’affiche du film peuvent paraître tape-à-l’œil, la prestation y est de qualité. Un beau film qui met sous les feux des projecteurs un personnage de l’ombre.

  Louise Gdn


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