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Le mal court superbe au Théâtre de Poche Montparnasse

Au deuxième soir de la réouverture du Théâtre de Poche Montparnasse, le mal court à nouveau depuis la veille mais encore et toujours depuis 1947 où la pièce fut accueillie durant un mois, après avoir reçu le premier prix d’un Festival de jeunes compagnies.

Quelle belle idée d’avoir programmé ce chef d’œuvre d’ Audiberti en inauguration d’un espace théâtral flambant rénové avec un foyer où le public et les gens du métier vont pouvoir se rencontrer autour d’un verre… puisqu’un bar est désormais à leur disposition sous une verrière type lumière du jour.

Connu jusqu’ici pour son exiguïté qui rapproche les comédiens des spectateurs, voici que le lieu semble avoir repoussé les murs, de telle façon que sa convivialité légendaire puisse prendre des airs d’aisance et de confort dédiés à l’amateur du spectacle vivant, pleinement heureux d’y séjourner !

Les deux salles, la grande et la petite chacune à son niveau, vont se compléter pour assurer, en vitesse de croisière, les quatre représentations quotidiennes qui garantiront la formidable ligne de vie que la famille Tesson désire imprimer de père à fille, telle une pléiade de sillons nourriciers aptes capter l’ambition culturelle collective.

Si le mal court aussi bien de Philippe à Stéphanie, c’est aussi parce qu’ils apprécient profondément le geste théâtral comme un legs ancestral dont ils participeraient, en toute légitimité, au règlement de succession.

Pour ce coup d’envoi, quelle heureuse fortune que d’avoir réuni Marcel Maréchal, disciple s’il en fût d’Audiberti, et Jean-Paul Farré, figure ô combien fantasque de l’absurde comédie, alors que la révélation emblématique de cette formidable distribution pourra, à l’avenir, se recommander de leur double parrainage au profit de son talent identifié sous le nom de Julie Delarme !

Il faut dire aussi qu’avec des partenaires masculins comme Anthony Cochin, Emmanuel Suarez et Mathias Maréchal, celle-ci a vraiment beau jeu de transcender l’état de grâce !

Longue vie donc au Théâtre de Poche renouvelant, avec audace autant que sagacité, les fort belles soirées de Montparnasse.

photos © Brigitte Enguerand

LE MAL COURT - ***. Theothea.com - de Jacques Audiberti - mise en scène Stéphanie Tesson - avec Anthony Cochin, Julie Delarme, Jean-Paul Farré, Josiane Lévêque, Marcel Maréchal, Mathias Maréchal, Didier Sauvegrain, Emmanuel Suarez - Théâtre de Poche Montparnasse

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Le mal court superbe au Théâtre de Poche Montparnasse

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1 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 21 janvier 2013 10:17

    Bonjour, Theothea.

    Stéphanie Tesson a pris la suite d’Etienne Bierry dans un Poche Montparnasse rénové. Je ne doute pas un instant que l’esprit et la qualité du lieu n’en seront pas affectés le moins du monde. Et pour une réouverture, quoi de mieux que « Le mal court », cette superbe pièce d’Audiberti qui avait déjà été montée dans ce même théâtre l’année de ma naissance, en 1947. A Paris dans quelques semaines, j’irai sans doute la voir, pour le plaisir de retrouver ce lieu que j’apprécie et où j’ai toujours vu des pièces de qualité, interprétées par des comédiens épatants (dernières en date : « L’illusion comique » de Corneille et « La ronde » de Schnitzler).

    Cordialement.

     

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