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« Le Mec de la tombe d’à côté » excelle au Petit Saint Martin

Avec un titre aussi intrigant, le repos des âmes n’apparaîtrait point comme l’éternel fleuve paisible que deux visiteurs en souffrance ne peuvent se retenir de traverser d’une rive à l’autre.

Dans l’entre-deux-anniversaires d’un temps suspendu à la fusion amoureuse, Daphné et Jean vont se reconnaître mutuellement dans le miroir du manque, celui que leur disparu respectif fait, désormais, apparaître au grand jour.

Pour elle, bibliothécaire quadra, intellectuelle adepte d’une écologie active, c’est la perte d’un mari à la suite d’un accident de vélo.

Pour lui, de génération identique, mais agriculteur par atavisme, c’est sa mère, guide suprême, qui le laisse seul dans la ferme familiale, au terme d’un cancer foudroyant.

Les voilà sur leurs tombes mitoyennes à monologuer au cœur du silence infini de l’être aimé, tout en ressentant la proche présence d’un tiers inconnu mais en abandon similaire.

Ainsi, parce que c’était elle, parce que c’était lui, ils vont se retrouver, à quelque temps de là, en manœuvre d’abordage mutuel, sans autre motivation transcendentale que celle de l’impérieuse réponse d’un sourire à l’autre.

Coup de foudre et choc culturel vont d’emblée s’emparer de leur destinée, en les soulevant au plus haut des sommets de l’émerveillement, tout en les forçant à la plus misérable des constatations :

Rien ne sert de se jeter dans la fuite en avant car l’être-en-soi vous rattrape inéluctablement au coin du cimetière du grand Amour.

Cette pièce adaptée par Alain Ganas, d’après le roman suédois de Katarina Mazetti est présentée au Théâtre du Petit Saint-Martin , cette salle en sous-sol où, durant une trentaine d’années, a enseigné le mime Marceau.

Panchika Velez qui, la saison précédente au Poche Montparnasse, avait subjugué par sa direction ingénieuse du « Journal à quatre mains », réitère, ici, dans une mise en scène subtile où Anne Loiret et Vincent Winterhalter rivalisent de justesse, dans leur moindre expression.

« Le mec de la tombe d’à côté », voici une création théâtrale de la saison 09-10 qui, par son impact authentique, va induire une empreinte d’excellence.

photo © Lot 

LE MEC DE LA TOMBE D’A COTE - **** Theothea.com - de Katarina Mazetti - mise en scène : Panchika Velez - avec Anne Loiret et Vincent Winterhalter - Théâtre du Petit Saint Martin


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3 réactions à cet article    


  • Hieronymus Hieronymus 17 mars 2010 13:23

    les theatreux par leur perpetuel narcissisme et avec les poses qu’ils ne cessent d’affecter tout en ne voulant rien dire, sont des gens a la fois insipides et imbuvables, m’ennuie a mourrir ..


    • Bardamu 18 mars 2010 09:19

      D’accord, avec toi !... plus que d’accord !

      Mais notre auteur -autrice, auteuse ?- fait mine de s’en moquer !... joue la distanciation propre au sage, à l’intellectuel -autoproclamé !

      Trop narcissique pour se remettre en question... alors, forcément ses contempteurs ont-ils tort !

      Et dire que certains textes superbes, celui d’un Rikiki pour exemple -« essai » sur la peur- moisisse dans les poubelles d’Agora -ledit texte, depuis le 28 février, malgré un +4 en modération !

      Pendant ce temps, on se tape de pareilles choses insignifiantes... chaque jour.
      « Bel Ami » nous fait là son papier quotidien ! 

      Je reste sur ce média, histoire de me marrer et d’y jouer les trouble-fête !... je résiste à ma façon ! à ce que notre auteur-tartufe appelle la « liberté d’expression » ici présente -pareil terme devant être un synonyme de prébende, alors !

      Liberté d’expression ?... et Dieudo, pourquoi l’auteur ne nous fait pas un article sur lui !
      Un homme trop libre, peut-être !

      Le rire me prend à la gorge !


    • Theothea.com Theothea.com 17 mars 2010 13:48

      Merci Hieronymus pour votre contribution implicite au pitch :
      Il s’agit en effet d’un homme et d’une femme qui « s’ennuyant à mourir », vont tenter de prendre leurs illusions sur eux-mêmes et sur l’autre, comme une histoire d’amour sur laquelle ils vont buter ensemble !.... Du spectacle vivant et poignant, en effet !....

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