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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Le musée Guggenheim a 10 ans

Le musée Guggenheim a 10 ans

Le musée Guggenheim de Bilbao, en Espagne, a célébré ses 10 ans le 3 octobre 2007. Le quotidien mexicain Reforma a rencontré l’anthropologue culturel Joseph Zulaika sur les répercussions de la présence du fameux musée dans la capitale basque.

Dans l’édition du 27 octobre 2007, le quotidien mexicain Reforma a rencontré l’anthropologue culturel Joseph Zulaika. Selon Joseph Zulaika, le musée a transformé la ville : Bilbao est, depuis la création du musée le 3 octobre 1997, sur la carte culturelle mondiale. Annuellement, le musée reçoit un million de visiteurs : Bilbao accueille ainsi cinq fois plus de touristes qu’avant l’ouverture du musée. Les artistes locaux ont d’abord refusé l’implantation d’un musée de la série Guggenheim à Bilbao, mais ils reconnaissent maintenant que le musée contribue à la promotion de leur art. Dans ce sens, le musée prépare en ce moment une exposition sur les artistes de Bilbao.

Le musée Guggenheim a une architecture moderne qui sympatise avec la facette historique de la capitale basque. Le musée est d’une beauté moderne architecturale digne du XXIe siècle. L’architecture est de Frank O. Gehri. L’édifice de Bilbao est couvert d’une peau métallique de titane, ainsi que de pierre calcaire et de verre.

L’œuvre centrale permanente qui représente le passage du temps est énorme et provient de la conception du Néo-Zélandais Richard Serra, un des sculpteurs les plus réputés du XXe siècle. Il utilise l’ingénierie et l’architecture comme moyen de création. Son œuvre, La Matière du temps, parce qu’elle est immense, engage la participation des visiteurs qui s’y promènent à l’intérieur et à travers. Une oeuvre de Serra se trouve notamment à l’aéroport Pearson de Toronto au terminal 1.

Les expositions permanentes des artistes-peintres sont pour la plupart du mouvement expressionniste, et la grande majorité des œuvres ont été peinturées dans le courant de la Seconde Guerre mondiale afin de représenter la relation entre l’art américain et européen après 1945.

Enfin, il y a quatre autres musées Guggenheim dans le monde, soit à New York, Berlin, Venice et Las Vegas. L’ouverture d’un nouveau musée Guggenheim à Guadalajara au Mexique est prévue pour 2012.


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4 réactions à cet article    


  • Internaute Internaute 20 novembre 2007 13:35

    Les musées Guggenheim sont financés par la fondation du même nom. Celle-ci tient sa fortune du Guggenheim qui contrôlait le marché du cuivre aux US avant la première guerre mondiale et qui a participé avec ses copains à tous les coups tordus possibles et inimaginables pour qu’elle arrive. Aujourd’hui on l’appelerait un néo-cons. Le commerce Cash & Carry a fait le reste, l’or de France et d’Allemagne rentrant directement sans ses caisses.

    Le musée Guggenheim suinte du sang des milliers de français morts sur les champs de bataille en 14-18 pendant que s’enrichissait ce monsieur en espérant que la guerre dure le plus longtemps possible.

    A éviter absolument. Par contre vous pouvez lire un livre de son contemporain Henry Ford « Le juif international » et qui décrit trés bien ce qu’a fait ce triste sire. En exarcerbant les nationalismes ils ont jeté les peuples d’Europe les uns contre les autres dans la plus sinistre boucherie qu’on ait connu.


    • Christophe Christophe 20 novembre 2007 16:19

      @L’auteur,

      Ce musée est d’une architecture assez troublante lorsque nous nous en approchons.

      L’œuvre centrale permanente qui représente le passage du temps est énorme et provient de la conception du Néo-Zélandais Richard Serra, un des sculpteurs les plus réputés du XXe siècle. Il utilise l’ingénierie et l’architecture comme moyen de création. Son œuvre, La Matière du temps, parce qu’elle est immense, engage la participation des visiteurs qui s’y promènent à l’intérieur et à travers.

      Il est vrai que nous perdons nos repères ; aussi bien nos repères temporels que nos repères spatiaux. L’impression est très difficile à exprimer, ces structures principalement en arcs de cercles désaxés (si mes souvenirs sont bons) donnent une impression d’y circuler sans avoir l’impression que notre corps est présent. Nous n’avons pas cette impression quand nous le regardons du dessus en perspective. La participation du visiteur est donc essentielle.


      • DAUMINAU 20 novembre 2007 16:52

        Le musée Guggenheim de Bilbao n’a d’intérêt que son architecture. Il a d’ailleurs été érigé grâce au pognon du gouvernement basque qui voulait se démarquer de Madrid. Il ne recèle que du néant. Le musée des beaux-arts de Bilbao vaut cent fois mieux et regorge de richesses.

        Celui de Venise ne vaut que par la collection personnelle d’une dame Guggenheim.

        Quant à celui de Las Vegas, c’est un flop total. D’une superficie de 7000 M2, il a été fermé au bout de quelques mois.

        Quant au fait qu’il a là un jack-pot, c’est se berlurer grave, garçon. Le système Guggenheim est en perte totale de vitesse. Comme bien des entreprise capitalistiques basée sur la consommation forcée d’un produit, quel qu’il soit, que le public refuse plus ou moins, Guggenheim est condamné à une fuite en avant : faire croire au bon peuple, pour trouver des capitaux, que le produit proposé est à la pointe du progrès. Et réinvestir ces capitaux pour tenir le vaisseau à flot. Son souci est que les principaux bailleurs se tirent. Reste à Guggenheim à essayer de refiler le bébé aux responsables politiques locaux


        • stephanemot stephanemot 21 novembre 2007 14:51

          Je suis assez partagé sur le sujet. Bilbao a réellement changé avec ce musée, et toute une région en profite... mais ce bel édifice manque un peu d’âme... et je n’aime pas la façon avec laquelle la « franchise » Guggenheim a évolué.

          Le « flagship store » de NYC a beaucoup perdu de son lustre depuis l’extension internationale, et la visite des sites de Bilbao ou a fortiori Vegas ne laissent pas un souvenir impérissable.

          En réalité, les héritiers ont cassé les collections pour privilégier la quantité sur la qualité et remplir leurs nouveaux écrins sponsorisés par des villes en mal de culture, Venise demeurant à part (le site dépend d’ailleurs de la fondation Peggy Guggenheim et non de la fondation Solomon R. Guggenheim).

          C’est un peu comme Ryanair : je sollicite des aéroports mal desservis et j’optimise le remplissage par du marketing malin.

          J’avais déjà évoqué ce business model comparable à une compagnie aérienne low cost :

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