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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Le Mystère dévoilé, la fin d’une trilogie

Le Mystère dévoilé, la fin d’une trilogie

Qu’y a-t-il au-dessus de Dieu ? C’est à cette fascinante question que va tenter de répondre Bernard Werber dans son dernier roman : Le Mystère des Dieux.

Au Commencement était les Thanatonautes. Nous suivons l’incroyable périple de Michael Pinson, un jeune médecin, et de son ami Raoul Razorback. Bercés par l’éternelle question de l’Après, ils vont alors tenter l’impossible : l’exploration du monde de la mort. Puis vint ensuite L’Empire des anges. Nous retrouvons nos deux personnages non plus en tant que mortels mais en tant qu’anges. Un level est acquis et pourtant une perpétuelle question revient à l’esprit de notre héros : « Qu’y a-t-il au-dessus ? » C’est en s’efforcant de répondre à cette impénétrable question que le cycle des Dieux prend la suite de ces deux fabuleux romans. Une trilogie où tous les possibles prennent vie. Michael Pinson est désormais un élève-dieu parmi une promotion de 144 autres élèves vivant dans le royaume de l’Aeden. Autour de lui Rabelais, Gandhi, Edith Piaf, Marilyne Monroe mais aussi Aphrodite, la déesse de l’amour. C’est dans ce détonnant mélange de fictif, de réel et de mythologique que le dernier volume de la trilogie va nous révéler le Grand Secret.

Une finale entre élèves-dieux mouvementée, la découverte du déicide, un inattendu retour sur terre et une impitoyable guerre entre les Dieux, voilà les éléments qui composent ce dernier tome. Mais ce n’est pas tout, vous retrouvez avec plaisir l’image d’un mortel donnant des leçons à son propre Dieu ou bien encore une saugrenue épreuve de « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette » avec le célèbre Pan. Le ton du livre est donné, la course au mystère peut débuter. C’est dans ce surprenant alliage d’épreuves que Michael Pinson parviendra à lever le voile sur le Mystère des Dieux. Bernard Werber nous propose une fin étonnante, originale et remplie d’humour. L’auteur possède ce pouvoir de nous tenir en haleine jusqu’à la dernière ligne et c’est presque avec nostalgie que nous refermons ce dernier volume.

Un style marginal, un roman ponctué d’informations aussi bien historiques, mythologiques, philosophiques que culinaires. La recette du gâteau au fromage blanc sucré côtoie de près l’histoire de la reine Kahina. Toutes ces informations tirées de L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu d’Edmond Wells forment le leitmotiv des romans de Werber et son style si particulier. Sa capacité à lier le fictif, l’histoire, le scientifique et bien d’autres, nous plonge dans un roman fantastique et merveilleux.

L’humour est omniprésent, ainsi l’auteur nous peint la vision de Zeus dégustant du pop-corn devant le travail des élèves Dieu. Ces derniers sont perchés sur le monde, grâce à des échelles, à la manière de scientifiques étudiant des fourmis. Sauf qu’ici, ce ne sont pas des fourmis mais bien des humains. Chaque Dieu possède son peuple auquel il enseigne une idéologie propre. Mais à travers ces peuples c’est nous-mêmes que nous observons grâce au procédé de mise en abyme qu’utilise fréquemment l’auteur. Ainsi, dans un roman où les personnages principaux ont pour devise « l’amour pour épée, l’humour comme bouclier », le caractère philosophique se détache du fantastique. Cette prise de distance nous permet d’apercevoir différemment le monde auquel nous appartenons. Le peuple des hommes dauphins de Michael Pinson est forcé de vivre en marge de la société, persécuté par le « Purificateur », un personnage en tout point semblable à Hitler. Une guerre mondiale qui se répète, des camps de concentration qui apparaissent, et l’impossibilité de changer l’Histoire malgré la persévérance de notre héros nous font réfléchir à notre société.

A travers ce dernier tome, Bernard Werber met l’accent sur son projet en cours : créer un jeu vidéo dans lequel nous incarnerons des Dieux. Le temps où nous reconstruirons l’Histoire de l’humanité est proche. Serez-vous assez ambitieux et créatifs pour surpasser Michael Pinson ?

Le Mystère des Dieux, de Bernard Werber, éditions Albin Michel, 22,90€


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7 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 31 octobre 2007 13:05

    Vous écrivez

    « Qu’y a-t-il au-dessus de Dieu ? C’est à cette fascinante question que va tenter de répondre Bernard Werber dans son dernier roman : Le mystère des Dieux. »

    Oui mais DIEU n’existe pas et donc la question ne se pose pas

    Pas la peine d’en faire un publi-reportage pour un mystique à la limite de la scientologie


    • Marc Viot idoine 31 octobre 2007 13:30

      Il n’y a qu’une chose dont on soit certain : sa propre existence - donc ... en extrapolant ta réflection je pourrais penser que tu n’existes pas non plus !

       smiley


    • Marc Viot idoine 31 octobre 2007 13:18

      Autant j’ai apprécié le petit recueil de « l’encyclopédie du savoir relatif et absolu » ou les romans sur les fourmis, autant le style et le manque de profondeur du cycle des dieux m’ont déçus ...

      Ainsi, la conclusion du cycle me parait très pauvre quand on sait que les galaxies dans l’univers se comptent par milliards et le développement plus que faible tant il effleure à peine la réflection sur le fonctionnement de la conscience.


      • Forest Ent Forest Ent 31 octobre 2007 18:22

        Le premier tome m’est tombé des mains, et je n’ai jamais eu envie de le rouvrir. Article bien écrit, mais cette série est vraiment trop inintéressante.


        • Louis 1er novembre 2007 09:48

          Ces livres donnent une vision amusante de ce à quoi pourrait ressembler le monde des dieux et des anges. J’ai lu les livres il ya un moment mais l’impression que j’en garde est vraiment d’avoir passé un bon moment et m’être beaucoup amusé.

          On peut peut-être reprocher à la série des dieux de traîner en longueur et d’être moins imaginative, je regrette également que les personnages les plus interessants comme Edmond Wells ou Raoul Razorback s’effacent peu à peu.

          Toutefois c’est livres sont agréables à lire, permettent de passer un bon moment.L’humour et l’imagination sont ce que je préferre. On peut par exemple imaginer Zola en avocat accusant les archanges d’avoir baclés le procès etla pesée de l’âme de son client.

          Je vais attendre la sortie du Mystère des dieux en poche mais d’après ce que j’ai lu dans l’article il promet encore beaucoup d’humour, il me tarde de connaître la fin et mettre fin au suspens. Pour ce qui est du jeu vidéo, je suis plutôt mitigé l’idée peut être inetressante mais me paraît difficile à réaliser.


          • Halman Halman 4 novembre 2007 19:50

            J’ai lu la série des Fourmis et le Père de nos Pères.

            Franchement des fourmis qui pensent et qui parlent aux humains, des singes qui s’accouplent avec des cochons pour donner les ancètres des humains, ça ne passe pas.

            Trop d’impossibilités scientifiques qui rendent ses livres sans interet.


            • Delphine 4 novembre 2007 20:23

              Vous savez, je pense que parfois il faut tout simplement savoir se détacher du réel et ne pas chercher de la logique dans tout ce que nous lisons. De nombreux livres sont irréalistes, et alors ?? C’est justement un de leur interets majeur , on peut s’évader de la réalité, rêver, rire, s’attacher à des personnages le temps d’un roman... Bien sur c’est formidable d’apprendre quelque chose à leur lecture mais, selon moi, ca l’est tout autant de rêver et de d’être capable d’entrer dans un autre univers . smiley

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