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Le rap anti-psy !

La première rappeuse que j’ai entendue parler des psys, c’est Diam’s. Dans sa chanson "Si c’était le dernier", elle balançait sans concession :

Car je l’avoue ouais c’est vrai j’ai fais un tour chez les dingues
La où le bonheur se trouve dans des cachetons ou des seringues
La où t’es rien qu’un malade, rien qu’une putain d’ordonnance
Au vesinay à Saint-Anne t’a p’téte croisé mon ambulance
J’ai vu des psy se prendre pour Dieu prétendant lire dans mon cœur
Là-bas, là où les yeux se révulsent après 21 heures
Seule dans ta chambre quand faut se battre tu déchantes
Ces putains de médocs sont venus me couper les jambes
Au fil du temps, sont venus me griller les neurones
Ces charlatans de psy on bien vu briller mes euros
Tous des menteurs, tous des trafiquants d’espoir
C’est juste que j’avais un trop grand cœur pour un avenir trop illusoire
Prenez ce titre comme un pavé dans la gueule ou dans la marre
Vous n’arrêterez pas mes coups de cœur avec du loxapac
Anti psychotique, antidépresseur, anti anti
Normal que vous soyez folle, vous êtes trop gentille gentille
En vrai, je suis comme tout le monde,
mi sagesse mi colère
Eux m’ont dit vous êtes malade à vie
vous êtes bipolaire
Moi j’y ai cru comme une conne alors j’ai gobé
Vu de quoi calmer mon cœur au fond d’un gobelet
Le visage marqué par mes démons
ouais j’ai pété les plombs
C’est fou comme y’a du monde qui t’aime quand tu vas taper le fond
Ils sont heureux quand tu t’écroules car tout un coup ils se sentent forts
Mais quand je faisais jumper les foules
eux ils étaient morts


Aujourd’hui c’est le rappeur Californien Chill E. B. qui fait le buzz aux US. Son dernier clip ravageur contre l’exploitation d’une maladie inventée par les psys pour les labos, le THADA (troubles de l’hyperactivité avec déficit de l’attention), est une déclaration de guerre à ceux qui veulent psychiatriser nos enfants parce qu’ils se balancent sur leurs chaises et refusent d’apprendre leur leçon.

Le clip commence en pleine réunion "d’éminents" psychiatres. Le réputé docteur David Kupfer demande au non moins réputé psychiatre Mark Vonnegut de définir le THADA. La scène est véridique, tournée "on the spot" :

Mark Vonnegut : "Il… Il y a… euh… Je pense que le comité été franc au sujet de… les difficultés sont immenses en matière de… hum… hum. Ces … euh… ah !… C’est difficile… de répondre à la question. Il y a… hum ! même lorsque hum !… ils sont comme poussés par un mobile… il existe de bonnes descriptions cliniques…Je pense, vous savez, nous… euh, je, je, je fais, je pense…euh… La profession change constamment son diagnostic…"

Devant tant d’assurance, Kupfer reprendra la parole (fin du clip) : "Nous n’avons pas de test pour diagnostiquer le THADA. Par conséquent la validité de ces troubles continue de nous poser des difficultés."

Ce à quoi le rappeur répondra : Soyons francs cousin ! à quoi ça rime ? écoute-toi parler ! Nous allons déjouer vos plans Les rappeurs te disent "va te faire…"

Chill E. B. c’est de la grosse pointure. Premier rappeur a avoir été accompagné par un orchestre philharmonique aux US (celui de Californie, voir ici), il a reçu le prix de la Paix de Californie pour ses actions humanitaires. Il a été aussi finaliste pour le prix Martin Luther King. Pour ce clip, il s’est associé à la CCHR (commission des citoyens pour les droits de l’homme, CCDH en France). Co-fondée en 1969 par le psychiatre émérite Thomas Szasz et l’Eglise de Scientologie, cette association internationale est la plus importante force d’opposition aux violations des droits de l’Homme en milieu psychiatrique, et la première force d’opposition face aux collusions entre laboratoires pharmaceutiques et psychiatrie, collusions qui ont fait de la France le premier pays consommateur de drogues psychiatriques au monde (en termes de pourcentage de la population). Une manne pour les labos.

Voici le texte de sa chanson "Y’all busted !" (Vous êtes tous grillés !) :

Voici l’histoire d’une dénommée Faye.
Elle a une thèse à rendre dans quelques jours.
Etudiante en psychologie, on l’envoie dans une école pour observer des enfants.
Elle note leurs moindres faits et gestes
L’un mordille son stylo, elle l’écrit
L’autre lui parle, elle l’ignore
Joey se bascule sur sa chaise, pour elle c’est un problème.
Elle dresse la liste et leur colle une étiquette pour qu’on s’occupe d’eux.
La liste va aux profs, ils doivent dire aux parents que leur enfant est malade.
On va apprendre au petit Jonny à se tenir
Quand il se bascule il prend ses pilules.

Ces problèmes c’est du bidon.
Donc pour tout arrêter, on vous a grillés. Vous êtes tous grillés, tous grillés.

Vous revenez à la maison après une journée de taf
Le prof vous appelle, il parle mal de votre môme
Il faut qu’il voit un psy et vous allez casquer
Maman dit "ah bon, vraiment ?"
C’est fou, manipulée par les psys, elle ne se défend pas
Si c’était un quartier chaud, on pourrait pas faire ça,
Autant être au ghetto
Maman fais pas ça, yo. Elle va te faire du mal, cousin.
Tu ferais mieux de lui expliquer le THADA

Donc pour tout arrêter, on vous a grillés. Vous êtes tous grillés, tous grillés.

Rejette cette mauvaise éducation et cette mauvaise interprétation.
Yo. Dose après dose ils veulent nous contrôler.
Toi et moi, ils nous rendront comateux, asservissent la culture
Chocs à l’insuline : 10 000 décès
Lobotomie : 11 000 décès
C’est qui le dealer de l’humanité ?
Des boites, des boites, encore des boites.
Des drogues, des pubs non-stop, forcer la consommation à coup d’étiquettes
Certains vont protester qu’on expose ces loups
On va les défoncer
La légalité pour cacher la réalité
Plus de santé d’esprit, Em, m’en veux pas,
On est du même coté, on le voit à la télé.
Ensemble on va leur révéler la vérité sur le THADA !

Donc pour tout arrêter, on vous a grillés. Vous êtes tous grillés, tous grillés.


 
 
par Eric Roux (son site) mercredi 1er septembre 2010 - 19 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Marie (xxx.xxx.xxx.56) 1er septembre 2010 12:24

    Tous ceux qui sont lucides sur les pratiques criminelles d’une certaine psychiatrie ne peuvent qû’être soulagés de voir que le grand public prend peu à peu conscience de cela. La bataille n’est pas finie, mais la première étape est nécessairement l’information du public. L’histoire de la psychiatrie montre qu’à chaque fois qu’une méthode dégradante a été dévoilée, celle-ci a mis fin à la pratique, mais seulement pour établir une autre dite "thérapie" aux effets similaires, sinon pires, qui garantissait les profits générés à une industrie et à des professionnels corrompus. Soyons vigilants ! Avec l’argent actuellement accordé à la santé mentale, il serait possible d’aider beaucoup de patients en détresse mentale avec des méthodes saines et sans effets délétères et fatals à la personne, à ses aptitudes ou même à sa vie.

  • Par Marie (xxx.xxx.xxx.56) 1er septembre 2010 12:41

    Pour moi, j’ai vu les patients de l’hôpital de Privas dans l’Ardêche déambuler dans la rue. Ceux-là étaient probablement parmi les malades en meilleure forme. Ils avaient le corps déformé, mou et alourdi, ils marchaient péniblement, ils étaient édentés et avaient de gros problèmes d’élocution. Certains en pleuraient d’avoir perdu à jamais leurs moyens physiques et leur intégrité mentale. Ils étaient conscients de leur décrépitude. A Paris, un collègue de travail sous traitement psy n’a jamais été guéri de quoi que ce soit, et le traitement n’a donc jamais pris fin, sinon par sa mort brutale après une crise cardiaque due aux médicaments. Il y a des gens sous traitement psy depuis 18 ans, et plus, qui ne vont toujours pas mieux. Un jeune-homme me racontait qu’il était aller voir un psy avant un examen, juste pour être aidé dans cette période un peu stressante. Sous médicamentation, il a commencé à entendre des voix, et dix ans après, il était devenu incapable de travailler et avait un statut d’handicapé dépendant de la COTOREP. Il en pleurait ! Mais que dire du cas, malheureusement pas unique, du jeune-homme légèrement dépressif qui rentre, debout, de sa propre initiative, dans un hôpital psy, et qui, trois jours plus tard, est mort ?

  • Par frugeky (xxx.xxx.xxx.106) 1er septembre 2010 17:12

    Hyperactivité : ce sont des labos qui l’ont inventé.
    Que des psychiatres s’en fassent l’écho, c’est criminel.
    Pour en revenir aux médicaments, c’est vrai que les effets secondaires sont redoutables mais ils restent souvent le seul moyen d’aborder des patients en rupture totale.
    Le seul moyen je ne pense pas. 
    Il faut des thérapeutes formés en plus grand nombre mais leur activité n’est pas clairement chiffrée comme peut l’être une prothèse de hanche pour un chirurgien.
    La psychiatrie, quoi qu’en disent ses détracteurs, est le parent pauvre de la médecine.
    Si c’était le contraire, on verrait beaucoup plus de cliniques privées pour s’occuper des psychotiques or, dans leur grande majorité, les cliniques privées prennent plutôt en charge les depressions. Ce n’est pas du tout la même difficulté. 

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