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Le ventre arraché

      « Le ventre arraché »

Livre d’Aurélie Monkam Noubissi

Editions bayard

188 pages

Avril 2014

 Le « vivre ensemble » serait-il une utopie ?

La réponse à cette problématique centrale est apportée bien avant la fin du livre.

Le lecteur sent dès le début que l’auteure n’est pas n’importe qui….C’est une femme digne, forte qui a, malgré sa profonde et incommensurable douleur une philosophie de vie peu commune.

L’histoire commence comme un drame-et c’est un drame-et se poursuit comme une leçon de vie.

Comment est-ce possible ?

Deux jeunes adultes d’une vingtaine d’années, dont le fils de l’auteure sont sauvagement frappés à Echirolles près de Grenoble par une bande de jeunes de la cité voisine.

Cela se passe le28 septembre 2012.

Ce n’est pas du cinéma, la violence est extrême et les coups donnés entraînent la mort de ces jeunes qui avaient la vie devant eux..

Comme le titre le montre , ce livre exprime avec force la violence du chagrin d’une mère qui ne comprend pas et pour cause le pourquoi d’une telle agression.

Camerounaise d’origine, pédiatre par choix, Aurélie Monkam Noubissi nous présente son enfance, les contraintes professionnelles qui l’ont conduite en France et son cheminement de pensée.

Ce livre émouvant et bouleversant est une œuvre philosophique :

« Comment peut-on définir un parcours d’intégration ? Si l’on veut simplifier, on peut dire qu’il s’agit de nous conformer aux règles du pays qui nous accueille, qui assure notre formation professionnelle, nous permet de nous émanciper. Nous y sommes devenus des adultes matures et responsables, nous avons éduqué nos enfants dans le respect des règles de la nation, nous nous sommes confrontés, sans esprit vindicatif, je veux dire sans recourir à la posture de certains qui pensent que le France est redevable à ses anciennes colonies…. »

Qu’ajouter de plus à ce plaidoyer de l’intégration républicaine !

L’auteure essaye de comprendre, sans colère ni soif de vengeance ce qui a pu conduire des jeunes à tuer d’autres jeunes, qu’ils ne connaissaient même pas.

Son chapitre « A propos d’éducation et de comportements violents » constitue une réflexion profonde construite sur une argumentation solide, prônant l’autorité opposée à l’autoritarisme et le dialogue en famille.

Elle garde l’espoir en l’avenir de l’humanité.

Les soutiens que ses proches lui ont apportés, sa personnalité et sa foi, simple et profonde- on est loin de la bigoterie-sont des tuteurs puissants pour continuer à vivre sans oublier avec l’espérance qui l’habite et qui doit nous habiter.

Jean-François Chalot


Moyenne des avis sur cet article :  4.03/5   (29 votes)




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5 réactions à cet article    


  • jako jako 23 avril 2014 11:42

    Les votes sur cette présentation font froid dans le dos...


    • jako jako 23 avril 2014 12:00

      et merci Chalot de ramener ce sujet au coeur du débat.


    • benedicte_gab 23 avril 2014 14:25

      j’ai moinssé t j’explique pourquoi :

      - je n’ai rien appris sur le contenu du livre de cette dame qui évoque un drame personnel
      - je n’aime pas le titre qui fait un amalgame que rien ne me permet de valider au vu du point précédent
      - les jeunes « hommes » qui se foutent sur la gueule c’est lié à une société profondément machiste et continuant à prôner la « beaufitude » : je je suis un homme si je suis un crétin décérébré qui fout sur la gueule à l’autre ce qui n’est pas nouveau et n’est pas le propre des cités et strictement rien à voir avec « l’intégration » :
        . il y a plus de 20 ans dans l’arrière-pays varois où habitait ma grand-mère et où il n’y avait quasi pas d’étrangers les maires avaient supprimé les fêtes votives après qu’il y ait eu 1 mort parce que les jeunes des villages n’y allaient que pour se foutre sur la gueule 
        . quand j’étais petite (j’ai 55 ans) à Nîmes on savait que dès qu’il y avait une occasion la ZUP Nord et les Chemins bas d’Avignon serait là pour se bastonner et à l’époque quasi aucun jeune issue de l’immigration maghrébine ou africaine
         . et exemple plus récent il y a quelques années j’ai habité dans une zone très rurale, et il y avait une frontière séparant en groupes les villages et baston assurée entre les jeunes s’ils la franchissaient 

      Alors oui j’ai moinssé parce que cet article est de mauvaise foi et ne reflète pas la situation réelle et qui est « culturelle » propre à notre pays (et pas seulement certes) et non aux français issus de l’immigration venue de l’autre côté de la méditerranée ... 

      • bonnot 23 avril 2014 18:22

        Je viens de terminer le livre.Benedicte vous dites des bêtises car l’article prend le titre du livre.


        • lucidus lucidus 24 avril 2014 05:23

          Je ne vois pas le rapport entre l’horrible fait divers initial et ce livre.

          Des jeunes tuent d’autres jeunes et l’on parle d’intégration républicaine ?
          Cette dame est bien sympathique, ses idées sont de bon sens, mais je crains que l’on ait exploité sa douleur pour vendre du papier à chaud. Le titre racoleur semble le confirmer.
          Un drame ne transforme pas quiconque en philosophe ou en écrivain. 

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