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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Les grands concertos pour piano

Les grands concertos pour piano

C’est aux alentours de 1710 que l’Italien Cristofori a mis au point son « gravicembalo col piano e forte  ». Développé par l’Allemand Silbermann, l’instrument a commencé à se répandre entre 1730 et 1750 sous le nom de pianoforte. Après quoi, perfectionné par l’Anglais Broadwood puis par le Français Érard, il a pris le nom de piano à l’aube du 19e siècle. Grâce à la créativité de ces artisans de génie d’une Europe avant l’heure était né l’instrument qui allait révolutionner la création musicale, rivalisant dès la fin du 18e siècle avec le roi incontesté de la musique classique : le violon. Avant de le détrôner au cours du 19e siècle...

Élaborer un florilège des plus grands concertos pour piano et orchestre semble une gageure tant est considérable le nombre des œuvres qui ont été dédiées au clavier depuis le milieu du 18e siècle : probablement des milliers de concertos dont beaucoup sont encore inédits dans l’édition musicale contemporaine. Mais les défis sont faits pour être relevés, sans perdre de vue que les goûts peuvent différer fortement d’un amateur à l’autre. C’est donc en toute humilité que ce choix personnel, forcément subjectif, vous est proposé.

Compositeur de l’époque baroque, le grand Jean Sébastien Bach n’a jamais écrit de concerto pour piano (cet instrument n’existait encore que sous la forme d’un imparfait pianoforte), mais pour clavecin. Cela n’empêche pas que ses œuvres soient désormais régulièrement interprétées par les pianistes les plus renommés. Bach a écrit 14 concertos pour 1, 2, 3 et même 4 claviers (ce dernier d’après un concerto pour quatre violons de Vivaldi). Tous sont des transcriptions ou des arrangements de concertos préexistants pour instruments mélodiques, principalement violon et hautbois, à l’exception d’un seul : le concerto pour deux clavecins en ut majeur BWV 1061 (mouvement sans indication de tempo, adagio ovvero largo, fuga), premier concerto directement écrit pour le clavier dans l’histoire de la musique. Cela en fait une œuvre incontournable, même si l’on prend plus de plaisir encore à écouter le concerto pour clavecin en ré majeur BWV 1054 (allegro, adagio e piano sempre, allegro), transcription du concerto pour violon en mi majeur, ou le concerto pour deux clavecins en ut mineur BWV 1060 (allegro, adagio, allegro), arrangement d’un concerto pour violon et hautbois, dont le merveilleux mouvement central a été utilisé par Stanley Kubrick dans le film Barry Lyndon. Au prix d’un saut dans le temps, impossible de passer sous silence le superbe arrangement du concerto pour clavecin en ré mineur BWV 1052 effectué à la fin du 19e siècle par le pianiste et compositeur italien Ferruccio Busoni. Enrichi de quelques notes ici et amputé là de quelques mesures, ce concerto dit de Bach/Busoni, caractérisé par un jeu très fougueux directement inspiré à Busoni par celui de Liszt, est une incontestable réussite, au point d’avoir longtemps été substitué dans le répertoire à l’œuvre originale de Bach : allegro non troppo ed energico, adagio, allegro

Disons-le tout net, ce n’est pas avec ses concertos pour piano que l’immense Joseph Haydn a bâti sa réputation. Non que ses œuvres soient dénuées d’intérêt, bien au contraire, mais contrairement aux symphonies, elles ne dominent pas de leur éclat les productions de l’époque. Toute règle possédant une exception, Haydn nous a pourtant légué en 1783 une superbe partition avec son concerto pour piano n°11 en ré majeur (vivace, un poco adagio, rondo all’ Ungarese). 

Une merveilleuse sérénité

Avant tout compositeur d’opéras – on lui en doit 41 ! – Antonio Salieri a écrit peu de musique instrumentale. Dans son répertoire, ne figurent que deux concertos pour clavier écrits en 1773, le n° 1 en ut majeur (allegro maestoso, larghetto, andantino) et le n° 2 en si bémol majeur (allegro moderato, adagio, tempo di minuetto : piu mosso). Tous les deux illustrent parfaitement l’écriture classique.

Si le répertoire pianistique doit peu à Joseph Haydn, il doit en revanche énormément à Wolfgang Amadeus Mozart. Des 27 concertos pour clavier (clavecin ou pianoforte) écrits par le génial Autrichien, près de la moitié sont de véritables chefs d’œuvre : les nos 9, 12, 16, 17, 19, 20, 21, 23, 25, 26 et 27, sans oublier le superbe concerto pour deux pianos en mi bémol majeur. Quatre d’entre eux se détachent pourtant, à des titres divers : Le concerto n° 9 en mi bémol majeur « Jeunehomme » KV271 (allegro, andantino, rondo : presto) ; écrit en 1777, Mozart a y donné le meilleur de lui-même pour une pianiste, Melle Jeunehomme, dont il pressentait qu’elle saurait en tirer le meilleur parti artistique ; premier de l’histoire à donner d’emblée la parole au piano, préfigurant le 4e concerto de Beethoven, ce concerto a été qualifié d’« Héroïque » par le grand critique Alfred Einstein. 1785 : pour la première fois, Mozart abordait le mode mineur, dans la tonalité qu’il allait ensuite reprendre pour l’opéra Don Giovanni et le Requiem ; le résultat en a été le sublime concerto n° 20 en ré mineur KV 466 (allegro, romance, rondo : allegro assai) dont les accents tragiques, mais aussi l’extraordinaire mouvement central, tantôt apaisé, tantôt grave, ouvriront la voie aux chefs d’œuvre de Beethoven. Changement de décor avec le concerto n° 21 en ut majeur KV467 « Elvira Madigan »* (allegro maestoso, andante, allegro vivace assai) ; composé quelques semaines seulement après le ré mineur, il nous baigne dans un univers enjoué mais aussi, dans son mouvement central, d’une merveilleuse sérénité. Comparé à ces deux géants, le concerto n° 27 en si bémol majeur KV 595 (allegro, larghetto, rondo : allegro) pourrait faire figure de parent pauvre s’il n’était aussi caractéristique du charme mozartien. Il a été le dernier concerto écrit par Mozart, moins d’un an avant sa mort.

Avec 80 opéras à son actif, Giovanni Paisiello a été avant tout un auteur de théâtre prolifique. Il n’en pas moins abordé le concerto avec bonheur comme en témoignent ses huit compositions pour clavecin ou pianoforte. Manifestement apparentées au classicisme mozartien et à l’écriture destinée à la scène, ces œuvres, sans atteindre le niveau du modèle, sont toutefois de très belle facture et particulièrement intéressantes à écouter, à l’image du pétillant concerto en ut majeur n° 1 (allegro, larghetto, rondo : allegro) ou du plus sombre concerto en sol mineur n° 4 (allegro, largo, rondo : allegretto).

Compositeur éminent en son temps le Bohémien Leopold Koželuh a composé, la plupart du temps dans un pur style classique, 22 concertos pour clavecin, pianoforte ou piano. Caractérisées par un sens développé de la mélodie, ces œuvres plaisaient au public, et ce n’est pas un hasard si, après Haydn et avant Beethoven, on a confié à Koželuh l’honneur de composer la musique du bal de la Redoute à Vienne en 1793. Fluide et séduisante, son écriture est parfaitement illustrée par son très enlevé concerto pour pianoforte à quatre mains en si bémol majeur (allegro, adagio, allegretto).

Beethoven endosse le costume de Titan

Ludwig van Beethoven a incontestablement marqué avec Mozart le sommet de la création en termes de concertos pour piano. Des cinq concertos qu’il a composés, quatre sont des chefs d’œuvre, le très sage n° 2 de 1784 (en réalité le premier, mais publié plus tard) étant l’œuvre de jeunesse d’un Beethoven âgé de 14 ans. Le compositeur a ensuite attendu l’année 1798 pour aborder à nouveau le genre avec le concerto pour piano n° 1 en ut majeur (allegro con brio [1, 2], largo [1, 2], rondo : allegro scherzando) ; encore sous l’influence de Haydn et Mozart, celui-ci laisse néanmoins déjà apparaître des traits purement beethovéniens, et cela dès les toutes premières mesures. Composé en 1800, le concerto n° 3 en ut mineur (allegro con brio [1, 2], largo [1, 2], rondo [1, 2]), est le seul des cinq dans une tonalité mineure ; rompant résolument avec l’inspiration classique, il est caractérisé par un souffle rebelle, et par instants véhément, qui l’emporte vers les sommets de l’art musical. Des sommets où l’ont rejoint en 1806 le magnifique concerto n° 4 en sol majeur (allegro moderato [1, 2], andante con moto, rondo : vivace), superbement lyrique et introspectif, puis en 1809 le grandiose concerto en mi bémol majeur « L’Empereur » (allegro [1, 2], adagio un poco mosso, rondo : allegro). Avec ce dernier, « Beethoven endosse le costume de Titan, sculptant son ouvrage dans un moule héroïque » a écrit le musicologue Neville Cohn, et cela suffit à définir le caractère de cette œuvre. Sans les progrès de sa surdité, nul doute que Beethoven eût composé d’autres concertos pour son instrument de prédilection tant étaient immenses ses qualités d’interprète avant l’apparition de cette terrible informité. Á l’écoute des œuvres symphoniques ultérieures, on mesure l’ampleur de la perte pour le répertoire pianistique.

Sans atteindre à la notoriété de Haydn ou Mozart, Johann Nepomuk Hummel n’en a pas moins été l’un des grands compositeurs de son époque, et ce n’est pas un hasard s’il a succédé à Haydn au poste de Kapellmeister (Maître de chapelle) du prince Esterházy. Curieusement, ce n’est pas à ses huit concertos pour piano que Hummel doit la grande notoriété dont il jouit encore de nos jours, mais à son célébrissime concerto pour... trompette. Pianiste virtuose – les spectateurs enthousiastes montaient debout sur leurs fauteuils ! – Hummel a laissé de très belles compositions pour son instrument, à l’image du concerto n° 5 en la bémol majeur (allegro moderato, romanze : larghetto con moto, rondo alla spagniola) daté de 1830. Autre pièce intéressante : son concertino pour piano en sol majeur (allegro moderato, andante grazioso, rondo). Publié en 1816, il est fort différent de l’écriture pianistique habituelle de Hummel. Et pour cause : il s’agit là d’une transcription d’un concerto pour mandoline écrit en 1799, ce qui suffit à expliquer pourquoi il possède encore tout le charme d’une œuvre... mozartienne.

Tout le monde sait que Frédéric Chopin a surtout écrit pour lui-même, autrement dit pour le piano seul, et l’on a tous en tête une valse, un nocturne, une polka ou une polonaise du romantique musicien. On doit pourtant à Chopin deux concertos pour piano et orchestre, composés après la Grande fantaisie sur des thèmes polonais et le rondeau de concert Krakowiak. Disons-le tout net, ces deux opus, malgré leurs qualités, ne peuvent rivaliser avec les chefs d’œuvre concertants, eu égard au rôle limité de l’orchestre, traité un peu à la manière de ce que faisaient dans leurs propres compositions les virtuoses Paganini pour le violon ou Mercadante pour la flûte. Hector Berlioz alla même jusqu’à parler, à propos des parties orchestrales de Chopin, d’« accompagnement presqu’inutile » ! C’est pourtant avec un grand plaisir que l’on écoute le concerto n° 2 en fa mineur. Composé entre 1829 et 1830 à Varsovie dans le style « brillant » cher à Chopin, cette œuvre a été accueillie triomphalement le 17 mars 1830 lors de sa première exécution publique. Et pour cause : on y trouve tout ce qui séduisait alors les inconditionnels du Polonais, comme le montre le finale aux accents de mazurka.

Le tourmenté Robert Schumann avait écrit en 1841 pour son épouse Clara une fantaisie pour piano et orchestre. Complétée en 1845 par un intermezzo et un finale enchaînés sans interruption, cette œuvre, délaissant délibérément l’écriture virtuose alors très prisée, est devenue l’un des fleurons de la musique romantique : le célèbre concerto pour piano en la mineur, à la fois méditatif et énergique (allegro affetuoso, intermezzo, finale). 

Un concerto injouable

Pianiste virtuose, Franz Liszt a énormément écrit pour son instrument. Mais, comme Chopin, on ne lui doit que deux concertos pour piano, tous deux bâtis sans interruption entre les mouvements. Si le concerto en la majeur n°2 de 1861, qualifié de « symphonique » par Liszt lui-même, est intéressant par son contenu méditatif, voire élégiaque, il n’égale pas la fougue et la séduction presque triviale du concerto en mi bémol majeur n° 1 (allegro maestoso, quasi adagio, allegretto vivace, allegro marziale animato). Créée en 1855 par le compositeur sous la direction d’Hector Berlioz, cette œuvre, vivement décriée par la critique lors de sa création, est aujourd’hui l’une des plus jouées du répertoire.

Des deux concertos pour piano composés par Johannes Brahms, l’un en 1858 et le second en 1881, c’est incontestablement vers le premier que vont les faveurs du public, mais aussi des interprètes. Construit très classiquement en trois mouvements, le concerto pour piano en ré mineur n° 1 s’ouvre sur une très longue introduction orchestrale avant de donner la parole au piano qui, dès lors, se mêle à l’orchestre plus qu’il ne dialogue avec lui. Après ce mouvement aux dimensions monumentales, suivent un adagio introspectif en forme d’hommage à la pianiste Clara Schumann, puis un rondo aux accents populaires dont le principal motif est universellement connu. Superbe !

Le compositeur norvégien Edvard Grieg, génial auteur de l’opéra Peer Gynt, n’a achevé, en 1868, qu’un seul concerto pour piano dont il n’a d’ailleurs jamais été satisfait, le remaniant à différentes reprises. Un avis non partagé par les grands solistes qui, très nombreux, ont inscrit ce concerto en la mineur à leur répertoire, pour le plus grand plaisir des mélomanes, charmés d’emblée par la célébrissime introduction du premier mouvement : allegro molto moderato, adagio, allegro moderato molto e marcato.

Retour vers les sommets avec Piotr Ilitch Tchaïkovski et son formidable concerto pour piano en si bémol majeur (allegro non troppo... [1, 2], andantino semplice..., allegro con fuoco), indiscutablement le meilleur de ses trois concertos pour le clavier. Comme souvent chez Tchaïkovski, on retrouve dans cette œuvre impétueuse et grandiose composée en 1874, des thèmes russes, ou plus précisément ukrainiens, sous la forme de chants populaires exaltant l’âme et les danses cosaques. Le pianiste Nicolas Rubinstein ayant trouvé le concerto « sans valeur » et même « injouable », c’est le chef d’orchestre Hans von Bülow qui est devenu le dédicataire de l’œuvre. Et c’est lui qui, de manière prémonitoire, en a le mieux parlé dans sa lettre de remerciement au compositeur : « Ce concerto un véritable joyau, et vous méritez la reconnaissance de tous les pianistes  », écrivait-il en 1875. Un avis unanimement partagé aujourd’hui. 

Des quatre concertos pour piano de Sergueï Rachmaninov, le public retient surtout, et à juste titre, les deux œuvres médianes. Dédié en 1901 au Dr Dahl qui l’avait sorti d’une dépression de trois années et lui avait conseillé d’écrire cette œuvre, le superbe concerto en ut mineur n° 2 (moderato [1, 2], adagio sostenuto [1, 2], allegro scherzando [1, 2]) met, dit-on, en scène les différentes étapes de la reconstruction psychique du compositeur. Le résultat n’en est que plus émouvant ! Composé en 1909 pour le public américain, le concerto en ré mineur n° 3 (allegro non tanto, intermezzo, alla breve) est sans doute l’œuvre de Rachmaninov la plus célèbre. Magistrale dans sa forme et redoutable sur le plan technique, cette œuvre monumentale mêle la libre inspiration de Rachmaninov aux éléments puisés dans les cultures slave et américaine. Malgré sa très grande difficulté, il est au répertoire de tous les grands pianistes.

De très nombreux autres compositeurs ont apporté leur pierre à l’édifice en dotant le répertoire pianistique d’œuvres de grande qualité. Parmi eux : CPE Bach, JL Dusík (Dussek), Simone Mayr, Carolus Fodor, JB Cramer, Ignaz Moscheles, Henry Litolff, Serge Prokofiev, Benjamin Britten. Sans compter les trésors encore cachés dans les bibliothèques...

Le sous-titre a été ultérieurement donné à ce concerto, en hommage à une funambule suédoise, Elvira Madigan, dont il était l’œuvre préférée. Le destin tragique de cette jeune femme a donné lieu à un film éponyme où ce concerto est omniprésent. 

 

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59 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 9 novembre 2011 12:03

    J’ignore s’il faut classer la « Fantaisie pour piano, choeur et orchestre », de Beethoven, et son « Concerto pour piano N°6 » (transcription pour piano de son concerto pour violon) dans la catégorie des concertos pour piano, mais je ne peux qu’en recommander l’écoute.


    • Fergus Fergus 9 novembre 2011 12:59

      Bonjour, Jean-Pierre.

      La transcription du concerto pour violon a été réalisée par Beethoven lui-même à la demande de l’éditeur, pianiste et compositeur Muzio Clementi* ; il s’agit bel et bien d’un concerto. Beethoven en était peu satisfait dans la mesure om il estimait que les thèmes qu’il avait composés pour le violon se trouvaient quelque peu desservis par le piano, l’esprit des deux instruments étant très différent. Pour autant, comme vous, je trouve cette oeuvre plaisante bien qu’elle n’atteigne pas les sommets des concertos 1, 3, 4 et 5.

      Quant à la Fantaisie, elle est plus proche du genre de la symphonie concertante. Cette oeuvre superbe est importante car elle a, au moins partiellement, servi de base à la 9e symphonie ; on y trouve d’ailleurs déjà le thème de l’Ode à la joie.

      Cordialement.

      * Aux amateurs de « God Save The Queen » : parmi les oeuvres de Clementi figure sa 3e symphonie dite « Great National Symphony » ; écrite à Londres en hommage à la patrie d’adoption de l’Italien, on y entend à différentes reprises le thème de l’hymne britannique. Superbe !


    • Surya Surya 9 novembre 2011 12:56

      (re) bonjour Fergus,

      Je crois que ce qui m’a decouragée ado de me plonger vraiment dans la musique classique, alors qu’on en écoutait aussi dans ma famille, ce sont les noms donnés aux compositions. Quand on a treize ou quatorze ans et que l’on voit des appellations comme « concerto n° 9 en mi bémol majeur KV271 », c’est plutôt intimidant ! En plus c’est difficile de ne pas tout confondre.

      C’est pourquoi de nos jours je n’y connais toujours strictement rien, et je crois qu’à mon âge c’est irrécupérable smiley, mais la musique est un monde merveilleux et j’ai donc beaucoup de plaisir à écouter les concertos, symphonies... et à lire vos articles smiley

      Merci a vous smiley


      • Fergus Fergus 9 novembre 2011 13:11

        Bonjour, Surya.

        Je conçois qu’un enfant puisse être rebuté par des titres aussi abscons, mais ils sont justifiés pour différencier les oeuvres lorsqu’elles sont trop nombreuses. Pour le concerto n°9, ce n’est pas forcément nécessaire car il suffit de parler du concerto « Jeunehomme » et l’on sait à quoi s’en tenir. Pour d’autres en revanche qui ne possèdent pas de titre du même genre, on peut faire la différence par la tonalité du 1er mouvement (souvent tonalité dominante), exemple mi bémol majeur, ou par le numéro de catalogue, en l’occurrence KV 271 (ou K. 271), 271 étant le numéro d’opus dans le catalogue établi par un certain Köchel (V pour Verein = catalogue).

        Peut-être serait-il intéressant, dans un souci didactique de simplification auprès des enfants ou des béotiens, de baptiser les oeuvres, un peu à la manière de ce qui a été fait pour de nombreuses symphonies de Haydn : l’Ours, la Poule, les Adieux, Militaire, Laudon, Marie-Thérèse, Funèbre, etc...

        Quoi qu’il en soit, merci pour votre fidélité.

        Cordialement.


      • Fergus Fergus 9 novembre 2011 13:43

        Mille excuses : ne pas lire Verein, mais Verzeichnis.


      • Verdi Verdi 9 novembre 2011 13:31

        Re-bonjour Fergus,

        Votre éclectisme ne laisse pas de m’étonner et fait mon admiration ! Avez-vous composé votre partition à deux ou à quatre mains ? 

        Quoi qu’il en soit, au risque de me répéter, car je crois vous l’avoir déjà dit, cela fait beaucoup de bien pour l’amateur que je suis (sauf peut-être pour l’opéra et Verdi en particulier...), de pouvoir, grâce à vous, aujourd’hui avec le piano, s’évader des contraintes d’un quotidien assombri chaque jour davantage par la présence d’un fou dangereux à l’Elysée. 

        La musique adoucit les moeurs, elle transcende...

        Cordialement


        • Fergus Fergus 9 novembre 2011 13:41

          Re-bonjour, Verdi, et merci pour votre commentaire.

          Je n’ai pas de mérite : la musique me passionne depuis que je l’ai découverte vers 22 ou 23 ans et écumé les médiathèques de la Ville de Paris. Et l’un de mes plaisirs consiste à faire partager ce que j’apprécie, d’où mes articles sur la musique.

          Oui, la musique adouçit les moeurs, indiscutablement. Il suffit, pour s’en convaincre, de se laisser aller, en période de tension ou de difficultés, à l’écoute d’un concerto de Mozart, d’une cantate de Bach ou d’un opéra de Verdi (personnellement, ce serait plutôt Purcell), et l’on recouvre sa sérénité presqu’à coup sûr.

          Cordialement.


        • brieli67 9 novembre 2011 13:39

          Fergus

          je te pââââsse le Bonjour Souabe

          deux canons

           Köchelverzeichnis-Nummer 231

           KV 233 

          ça s’entonne encore dans les faubourgs de Vienne  sous les tonnelles 

          des Heurigen

          enfin du boulot sérieux 

          pour La Dir de Comm de Toul en doulce Lorraine _ Bergamotte et Mirabelle


          • Fergus Fergus 9 novembre 2011 13:55

            Merci pour le bonjour souabe.

            En retour, reçois le bonjour breton : « Demat, aotrou Brieli ! »

            Merci également pour ces liens. J’avoue très humblement que je ne connaissais pas ces canons de Mozart (je viens d’aller écouter cela sur Youtube).

            Amusant de passer des « canons » aux Heuringen, ces winstube auitrichiennes. Cela augmente mon envie d’aller à Vienne où mon épouse et moi avons comme projet d’aller assister à un concert au Musikverein.

            Cordialement.


          • EricB 9 novembre 2011 14:33

            Interessant article qui donne envie de (re)découvrir certains classiques et autres raretés du répertoire.

            Pour ceux qui désireraient s’y mettre, on ne saurait que conseiller la splendide collection consacrée par la firme anglaise Hyperion, au répertoire des concertos pour piano :

            http://www.hyperion-records.co.uk/s.asp?s=S_1&vw=dc

            qui comprend quelques superbes intégrales de concertos célebres (Mendelssohn, Saint-Saëns, Tchaikovski, Rachmaninoff....) mais aussi des raretés à redécouvrir d’urgence (Hahn, Marx et Busoni, Strauss, Korngold, Scharwenka, Bowen, Pierné...)

            Une des dernieres parutions (qui n’est toutefois pas incluse dans la collection) concerne les concertos de Liszt et Grieg, 2 piliers du répertoire :

            http://www.hyperion-records.co.uk/dc.asp?dc=D_CDA67824&vw=dc
            Bonnes découvertes !


            • EricB 9 novembre 2011 15:12

              Et quelques autres liens de mes concertos préférés su Youtube :

              — Un émouvant document présentant une retransmission télévisée du Concerto pour 2 pianos de Poulenc, avec l’auteur à l’un des pianos :
              1er mouvement
              2me mouvement
              3me mouvement

              — La Rapsodie sur un Theme de Paganini, de Rachmaninoff
              1re partie
              2me partie
              3me partie

              — Le rare concerto de Reynaldo Hahn, d’une finesse et d’un charme tout français :
              1er mouvement : 1re partie / 2me partie
              2me mouvement :
              3me mouvement : 1re partie / 2me partie

              — La rare Burleske de Richard Strauss, par la grande Martha Argerich accompagné du génial Abbado à la tête de la Philharmonie de Berlin.

              — Le rare concerto de Joseph Marx :
              1er mouvement : 1re partie / 2me partie
              2me mouvement :
              3me mouvement : 1er partie / 2me partie

              Bonnes découvertes !


            • Fergus Fergus 9 novembre 2011 15:54

              Bonjour, Eric B.

              Un grand merci pour ces liens qui vont permettre aux lecteurs d’AgoraVox, mais également à moi-même, de découvrir ou redécouvrir des oeuvres intéressantes, notamment écrites par des artistes contemporains insuffisamment joués, à l’image de Poulenc.

              Cordialement.


            • georges94 9 novembre 2011 16:01

              Bonjour Fergus
              Toujours un plaisir de vous lire.
              Un petit rectificatif : Mozart était allemand. Hitler était autrichien
              Article intéressant quant’au fond
              Bonne journée


              • Fergus Fergus 9 novembre 2011 16:53

                Bonjour, Georges.

                Merci pour votre commentaire.

                Sur la nationalité de Mozart, en réalité les deux peuvent être considérées comme justes : Salzbourg, sa ville de naissance, est en Autriche et faisait partie de l’empire Austro-Hongrois. Mais il est vrai qu’au moment de la naissance de Mozart Salzbourg avait un statut de Principauté, intégrée au Saint-Empire Romain Germanique.

                C’est pourquoi Mozart est revendiqué tout autant par les Allemands que par les Autrichiens. Et il en va de même pour... Albert Schweizer, né allemand et mort français pour avoir vu le jour dans le superbe village de Kaysersberg.

                Cordialement.


              • dhbasse dhbasse 9 novembre 2011 17:15

                Merci Fergus pour cette superbe liste, il y a vraiment quelques perles, et même si l’exhaustivité n’était pas le but de l’article, je ne peux m’empêcher de rajouter mon morceau fétiche, le n°2 de Saint-Saëns, vous voudrez bien me pardonner  :
                http://www.youtube.com/watch?v=QlB6plYea7U


                • Fergus Fergus 9 novembre 2011 17:39

                  Bonjour, Dhbasse, et merci également à vous.

                  Je vous dois des excuses, ainsi qu’aux autres amateurs de Saint-Saëns, pour avoir oublié de citer ce concerto. Personnellement, c’est le troisième mouvement que je préfère, et si l’on écoute attentivement on y reconnaît quelques petites touches de la future Danse macabre.


                • chantecler chantecler 9 novembre 2011 17:24

                  Bonsoir !
                  Pour le 20 ème siècle c’est un peu court ...
                  B.Bartok, S. Prokoviev ,D. Shostakovitch et bien d’autres...

                  Dont M. Ravel ses deux concertos dont un pour la main gauche (comme le 4 éme de S. Prokoviev )
                  http://www.youtube.com/watch?v=e20vW-WDQMg&feature=related
                  Cr.


                  • Fergus Fergus 9 novembre 2011 17:47

                    Bonjour, Chantecler.

                    C’est vrai, mais c’est un choix. J’ai cependant cité Prokofiev en fin d’article. Mais il est vrai que Bartok, Shostakovitch ou... Katchaturian en sont absents. Question de goût.

                    Quant à Ravel, là je dois vous avouer que je coince totalement. J’ai pourtant essayé de me soigner à différentes reprises, mais sans succès. A noter que le 4e concerto de Prokofiev pour la main gauche a été, comme celui de Ravel, écrit pour un pianiste amputé d’un bras à la suite d’une blessure de guerre. Ce n’est, à mon avis, pas le meilleur de Prokofiev, bien supérieur en termes d’inspiration avec son 3e concerto.

                    J’espère en pas vous avoir trop déçu quand même...

                    Cordialement.


                  • chantecler chantecler 9 novembre 2011 19:53

                    Non Fergus , pas du tout déçu ...

                    Et il est difficile de parler de tout dans un article .

                    Par contre ton blocage ravelien m’étonne : je ne me lasse pas de le découvrir et de le redécouvrir et sa musique pour piano est très subtile ...

                    http://www.youtube.com/watch?v=Guck4BI98bc&feature=related

                    Bonsoir .

                    Cr.


                  • Fergus Fergus 9 novembre 2011 20:18

                    @ Chantecler.

                    Merci pour ce nouveau lien. Mais entre nous, c’est précisément sur ce genre de musique élégiaque que je coince, particulièrement au piano solo (je fais le même blocage avec Debussy !).

                    Bonne soirée.


                  • dhbasse dhbasse 10 novembre 2011 11:22

                    et quelques petites gymnopédies ou une gnossienne de Satie... non plus ?

                    http://www.youtube.com/watch?v=yMbDGlhowTc

                    http://www.youtube.com/watch?v=y3nnAGMj7yY


                  • Fergus Fergus 10 novembre 2011 11:57

                    @ Dhbasse.

                    Il en est de plaisantes, mais non, ce n’est décidément pas trop mon « truc ». Même dans le répertoire de Chopin, je n’apprécie que peu d’oeuvres pour piano seul.

                    Bonne journée.


                  • Fergus Fergus 9 novembre 2011 17:58

                    Une personne vient de moinsser mon article et tous mes commentaires. Sans doute avec de bonnes raisons, mais pourquoi ne pas me faire profiter de ces raisons afin que je puisse m’amender dans l’avenir ? Dommage...


                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 9 novembre 2011 18:11

                      Bonjour Fergus , 


                      Le moinsseur ne doit rien connaitre à la musique il a improvisé un concert de moinssage pour index droit à l’ instar du concert pour la main gauche de Ravel .



                      • Fergus Fergus 9 novembre 2011 18:46

                        Bonsoir, Capitaine.

                        Vous devez avoir raison, il s’agit sans doute d’une impro !


                      • Richard Schneider Richard Schneider 9 novembre 2011 19:32

                        Bonsoir Fergus,

                        Très belle page consacrée au piano. Et surtout un grand merci pour les liens. Car, j’avoue que, si j’écoute et connais la musique, je ne me souviens jamais des titres de mes morceaux préférés (dans tous ces K, je reconnais que c’est du Mozart, mais leurs titres ? ....).
                        Bonne continuation musicale.
                        RS


                        • Fergus Fergus 9 novembre 2011 19:48

                          Merci pour votre commentaire, Richard.

                          Sauf à côtoyer très fréquemment le répertoire, il faut effectivement reconnaître que l’on se perd facilement dans les catalogues. C’est particulièrement vrai pour les périodes baroque et classique où l’on dispose parfois de plusieurs centaines de numéros d’opus pour certains compositeurs.

                          Bonne soirée.


                        • Fergus Fergus 9 novembre 2011 20:12

                          Bonsoir, Alain.

                          Vous avez raison, il manque sans doute quelques concertos de grande valeur dans cet article, et notamment celui de Saint-Saëns pour lequel j’ai déjà fait mon mea culpa un peu plus tôt en réponse à un autre commentaire.

                          Pour Bruch, je ne partage pas votre avis, et si je l’ai cité dans un précédent article pour son concerto pour violon, il ne m’a pas semblé avoir sa place ici. Mais comme je l’ai indiqué en préambule, il s’agit d’un choix personnel. C’est pourquoi votre contribution peut se révéler très intéressante pour tous ceux qui lisent cet article aujourd’hui.

                          Mon objectif n’est évidemment pas d’être exhaustif, ni même d’être aussi complet que possible car alors il aurait fallu rédiger un article deux fois plus long, mais d’intéresser des lecteurs peu familiers en essayant, par le biais des liens, de leur donner l’envie d’en savoir plus et d’aller dans les médiathèques à la découverte des oeuvres du répertoire.

                          A cet égard, vous parlez des « oeuvres qu’il est impardonnable d’ignorer » avant d’ajouter « il s’agit des concertos que l’on doit connaîotre à 12 ans ». Bigre !!!

                          Sans doute avez-vous eu la chance de faire des études et, peut-être, d’appartenir à une famille musicienne ou, à défaut, mélomane. Tant mieux pour vous. Mais c’est loin d’être le cas de tout le monde. De très nombreux spectateurs des concerts classiques donnés par les orchestres nationaux connaissent eux-mêmes assez mal le répertoire, comme j’ai eu l’occasion de le constater moi-même lors de discussions. Quant à moi, je n’avais quasiment jamais entendu de classique avant l’âge de 22 ou 23 ans, époque où je me suis mis à explorer méthodiquement l’existant dans les médiathèques de Paris...

                          J’avoue ne pas être très intéressé par le répertoire post-romantique. Peut-être pourriez-vous nous en dire plus dans un article (ou une série d’articles) sur ce qu’il convient de connaître à tout « honnête homme » (au sens du 18e siècle).

                          Cordiales salutations.


                        • EricB 10 novembre 2011 00:03

                          « La liste des concertos pour pianos présentée concerne ceux qu’il est impardonnable d’ignorer...
                          Je dirais qu’il s’agit des concertos que l’on doit connaître à 12 ans... »

                          Euh, pour ma part, je n’ai pas DU TOUT perçu cet article comme une « liste de concertos qu’il est impardonnable d’ignorer » (auquel cas, il y aurait effectivement de sérieuses lacunes !), et ce n’est pas non plus une « Grande Histoire du Concerto pour Piano » destinée à la prochaine édition du New Grove’s !

                          Non, c’est juste une « petite histoire du concerto pour piano » à l’usage des amateurs et mélomanes dans lequel l’auteur donne quelques pistes, aussi en fonction de ce qui le fait vibrer, lui. Et c’est trés bien ainsi. La période classique n’est pas particulierement ma tasse de thé, notamment en matiere de concerto pour piano, mais dans cet article, j’ai pu découvrir un tas d’oeuvres que je ne connaissais pas (et pourtant, ce répertoire-là, je le connais...).

                          Aprés, libre à vous de compléter cette liste avec VOS choix et VOS oeuvres préférées, comme je l’ai fait, moi.


                        • Fergus Fergus 10 novembre 2011 09:02

                          Bonjour, Eric B.

                          Merci pour votre soutien. C’est évidemment dans un but de partage que j’écris ce type d’articles, et votre commentaire me conforte dan cette voie.

                          Chacun, dans son métier ou dans sa vie privée, a des domaines de prédilection dans lesquels il a pu développer des connaissances ou des compétences particulières. Mais nul n’a de talent ou de savoir universel, à commencer par moi-même. Ce constat vaut notamment pour la musique classique, très largement sous-enseignée dans l’univers scolaire et très peu abordée dans les familles car souvent sujette à une méfiance liée à une (injuste) connotation élitiste.

                          « La folle journée » de Nantes qui, en réalité, s’étale désormais sur 5 jours en proposant, sur un thème donné, des centaines de concerts au public, relève d’une volonté de « démocratisation » de la musique classique qui mérite d’être soulignée. Pari réussi : on y trouve non seulement des habitués des concerts classiques, mais également des béotiens qui tentent l’aventure de cette immersion en « live », parfois avec une grande timidité. Et cela fonctionne d’autant mieux que les musiciens jouent le jeu, certains étant même des inconditionnels de cette manifestation.

                          Cordiales salutations. 


                        • brieli67 9 novembre 2011 22:11

                          pour Debussy et Co 

                          ezzplikationne par là 

                          http://www.sylvainblassel.com/page.php?id=39 après les trois Pleyel

                          C’est la HARPE qui devait devenir l’instrument concertant majeur !

                          chez ces facteurs d’instruments Silbermann, Erart, Pleyel,..... alsaciens ou de passage. 

                           instrument maker of German origin ??? 

                          Naaaaaaaaaaaaaaaaaaan ! von Strooooooooooosbourry 

                          La paternité de l’air national continue 

                          d’Ignaz un PDF récent

                          Et Christine merci de m’avoir introduit dans ton monde.......... suisse ! 


                          • Fergus Fergus 9 novembre 2011 23:00

                            Bonsoir, Brieli.

                            De nouveaux et très intéressants liens.

                            Personnellement, j’ai toujours eu un faible pour Pleyel. Non seulement pour sa musique, de très bonne qualité, mais également pour sa vie d’entrepreneur, de l’édition musicale à la facture d’instruments.

                            Pour la paternité de la Marseillaise, si Pleyel y a apporté sa touche à une époque, rien ne prouve, à ma connaissance, qu’il est l’auteur de la mélodie originelle. L’enquête continue...


                          • brieli67 9 novembre 2011 23:59

                            on ne prête qu’aux riches.......hummmmmmmmmm !!


                            encore un menuisier tonnelier facteur.. d’orgues sur une vieille branche 
                            ratiboisé par les Saxons Silbermann

                          • Fergus Fergus 10 novembre 2011 09:10

                            Bonjour, Brieli.

                            Merci pour ce lien. Passer de tonnelier à facteur d’orgues, belle évolution.

                            Je ne connaissais pas ce Merckel. En revanche, j’en connais un autre, le compositeur et pédagogue allemand Gustav Adolf Merkel. Homme du 19e siècle, ce Merkel-là n’a pourtant pas croisé la route du compositeur hongrois contemporain Sarközy dont on ne connnaît guère qu’une symphonie concertante pour clarinette et orchestre.


                          • brieli67 10 novembre 2011 14:05

                            ha ! ha ! 

                            ce « tonnelier » en herbe est fils de pasteur et de ses frères sont wundarzt _ des chirurgiens-barbiers.
                            un investissement râpé.


                            Dans ces filiations « pastorales », un schéma classique 
                            grand-père dans le commerce des vins et autres contrebandes
                            fils pasteur ou chirurgien-barbier
                            petit fils dans les « affaires » :
                            un exemple les STRASS avec Georges le Roy des joaillers et le joaillers des Rois

                            ou Karl Schoulmeister 

                            ou les Maillot _ Kolb de la famille CdG 

                            nb : Albert Schweitzer pasteur de Saint Nicolas à Strasbourg attendait un poste de Professor universitaire, puis s’est complété médicalement à Liège - c’est un docteur belge donc : la Wilhelmine de Strasbourg ayant refusé cette spécialisation ( obtenue en 4 ans sa thèse sur la « Pychiatrie » de Jésus incluse) 
                            Cet AS aussi organiste ( un Bach imbu) écumait les paroisses protestantes par moults concerts pour subventionner son Lambaréné. Son associé & élève a reconnu 78 déstruction_ modernisation_électrification d’orgues à la Silbermann avec récupération de métaux et de bois
                            D’ailleurs , les collectes étaient moins « fournies » quand ON a su : Königsfeld son « ermitage » à 3o km de Strasbourg dans le Schwarzwald.

                            psssssssssssssssst : Kaysersberg n’est pas un village !
                            c’est une des villes impériales LIBRES de la Décapole , une forteresse construite par le petit-fils de Barberousse.

                          • Fergus Fergus 10 novembre 2011 16:34

                            Merci, Brieli, pour ces nouvelles informations sur des personnages qui me sont évidemment inconnus, excepté bien sûr Schulmeister.

                            Sincèrement désolé d’avoir qualifié Kaysersberg de « village » (au fait, que devient Roger Hassenforder ?). Quoi qu’il en soit, la « ville », puisqu’il faut parler de ville, est superbe, et très agréables les sentiers à travers le vignoble vers Riquewihr et Ribeauvillé.

                            Bonne fin d’après-midi.


                          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 9 novembre 2011 22:52

                            Bonsoir Fergus.

                            Merci, aussi, pour cette profusion de liens. Sacré boulot.


                            • Fergus Fergus 9 novembre 2011 22:53

                              Bonsoir, Peachy.

                              Cela représente certes du travail, mais c’est aussi, et surtout, un réel plaisir que j’espère partager.

                              Cordialement.


                            • EricB 10 novembre 2011 00:07

                              Oui, c’est toujours un grand plaisir de partager ce qu’on aime, et surtout de voir d’autres y prendre du plaisir également ! Avec la musique, on n’est jamais à court de bonheurs potentiels, car le répertoire est tellement vaste et infini...


                            • Fergus Fergus 10 novembre 2011 13:45

                              @ Alain Colignon.

                              Merci pour vos conseils d’écoute, je ne vais pas manquer d’en tirer profit, étant par nature très curieux de découvrir de nouvelles oeuvres ou de les aborder différemment.

                              Que l’enseignement de la musique soit déplorable, c’est une évidence, et malheureusement les personnages politiques en place chez nous s’en contrefichent. Peut-être cela pourra-t-il évoluer si la gauche revient au pouvoir, car elle est traditionnellement plus ouverte à la culture.

                              De là à ce que les gamins puissent avoir une culture classique même sommaire, il y a quand même un océan qui n’est pas près d’être comblé. En définitive, c’est par la... publicité qu’ils ont le plus souvent accès au répertoire, et c’est d’autant plus regrettable qu’ils n’ont, en général, pas des parents capables de faire le lien et de leur proposer l’écoute des oeuvres brièvement entendues dans les spots publicitaires.

                              La Belgique, c’est aussi le superbe Gossec, un compositeur dont je parlerai sans doute dans un futur article consacré aux musiques révolutionnaires.

                              Bonne journée.

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