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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Les grands concertos pour violon

Les grands concertos pour violon

Jusqu’à l’avènement du pianoforte, au 18e siècle, puis de sa forme achevée, le piano, quelques décennies plus tard, le violon était incontestablement l’instrument roi. Peu à peu détrôné durant la période classique (1770-1820) par le clavier dans l’écriture musicale (en nombre des partitions), le violon n’en est pas moins resté l’instrument noble par excellence. Un instrument difficile au service duquel les compositeurs ont, au fil du temps, exigé des exécutants toujours plus d’expression et de virtuosité pour atteindre des sommets au cours du 19e siècle...

(Cliquer sur les liens des œuvres pour en entendre un extrait)

Il est toujours présomptueux de faire un choix dans le répertoire d’un instrument « majeur » comme le violon tant est grand le nombre des œuvres qui lui sont dédiées, en l’occurrence des milliers de concertos dont beaucoup dorment encore dans l’atmosphère feutrée des bibliothèques. Un choix d’autant plus difficile que les goûts différent considérablement d’une personne à l’autre ; d’autant plus difficile que les critères de qualité d’une œuvre sont par nature très subjectifs et varient selon la culture de chacun. Mais l’exercice, en dépit de ses limites et avec toute l’humilité qu’il requiert, n’en est que plus intéressant.

L’âge d’or du violon, en volume de production (que l’on me pardonne cette formulation mercantile !) a incontestablement été la période allant du baroque au préclassique (1680-1770). En quelques décennies, des centaines de compositeurs, principalement italiens, allemands et bohémiens, ont écrit pour cet instrument en alimentant, dès l’aube du 18e siècle, le répertoire naissant du concerto de soliste tandis que le concerto grosso était progressivement abandonné car moins spectaculaire. Une évolution incontestablement liée aux progrès dans le jeu des interprètes et surtout au nombre important de musiciens-compositeurs désireux de mettre publiquement en valeur à la fois leur maîtrise de l’instrument et leurs qualités d’écriture, ici pour négocier la publication de leurs œuvres, là pour tenter d’obtenir un poste de Konzertmeister (premier violon), voire de Kapellmeister (Maître de chapelle) dans une cour en vue, avec à la clé une rente annuelle et l’assurance de pouvoir vivre de son art.

Violonistes, les Italiens Arcangelo Corelli, Tomaso Albinoni, Antonio Vivaldi et Giuseppe Tartini l’étaient, de même que le Français Jean-Marie Leclair et les frères bohémiens František Benda et Jiří Antonín Benda ou leurs compatriotes Carl Stamitz et Josef Mysliveček, ce dernier connu pour sa grande virtuosité. Tous ceux-là, et de nombreux autres moins renommés, ont écrit pour leur instrument, souvent avec une très grande créativité comme en témoignent les différents recueils de concertos du Prete rosso (le prêtre roux) dont Il cimento dell’armonia e dell’invenzione, universellement connu pour 4 de ses 12 concertos : Les quatre saisons. Des concertos abusivement programmés sur la planète entière mais dont on prend toujours un immense plaisir à entendre les accents si brillamment descriptifs (printemps, été, automne, hiver).

Bien que principalement claveciniste et organiste, le grand Jean Sébastien Bach jouait également avec talent du violon, un instrument qu’il a su mettre en valeur dans de très nombreuses partitions, tant religieuses que profanes. Mais c’est évidemment dans ses concertos pour violon seul (la mineur, mi majeur*) et son concerto pour deux violons (ré mineur) qu’il a donné la pleine mesure de sa créativité, à tel point que ces œuvres, bien qu’encore empreintes de l’écriture du concerto grosso, sont toujours régulièrement interprétées en concert, pour le grand bonheur des amateurs de musique baroque.

Beethoven mal récompensé

Une chose est sûre : l’immense notoriété du grand Joseph Haydn ne repose pas sur ses quatre concertos pour violon, la faute en revenant peut-être au cousinage de ces œuvres, de facture très classique, avec les deux géniaux concertos pour violoncelle du compositeur allemand. Peu joués et peu enregistrés, les concertos pour violon écrits par le Kapellmeister Haydn pour le Konzertmeister Luigi Tomasini à la cour du prince Esterkázy, sont pourtant très séduisants. Il suffit, pour s’en convaincre, d’entendre le concerto pour violon en sol majeur.

Malgré l’indéniable qualité de ses concertos et symphonies concertantes, passons sur le cas du « Mozart noir », cet éclectique et ô combien étonnant Chevalier de Saint-Georges, à la fois violoniste, compositeur, cavalier, escrimeur et officier de la Garde Nationale, pour en venir au véritable Wolfgang Amadeus Mozart. Génial dans la plupart des domaines de composition qu’il a abordés, Mozart l’a également été dans l’écriture de ses 5 concertos pour violon, tous composés en 1775, probablement pour être interprétés par lui-même. Le 3e concerto et plus encore le 5e concerto sont incontestablement de purs chefs d’œuvre. Impossible de ne pas citer également la magnifique symphonie concertante pour violon et alto, antérieure aux concertos, et la... sérénade Haffner au sein de laquelle se cache, procédé très étonnant, un concerto pour violon (2e, 3e et 4e mouvements) qui ne dit pas son nom mais en possède les caractéristiques.

Tout le monde connait la prédilection de Ludwig van Beethoven pour le piano, instrument pour lequel il a écrit quelques-unes de ses plus belles partitions, à l’image du prodigieux concerto « l’Empereur ». Mais Beethoven tenait également à écrire un concerto pour violon. Après avoir composé 2 belles romances pour violon et orchestre en 1803 et 1805, il reprend en 1806 l’idée de ce concerto qu’il écrit en quelques jours seulement après en avoir mûri le contenu. Curieusement, cet incontournable chef d’œuvre n’est pas accueilli comme tel lors de sa création, un statut qu’il devra, quelques décennies plus tard, au grand violoniste Joseph Joachim. Depuis, le concerto pour violon de Beethoven figure, et c’est justice, parmi les œuvres préférées, tant des grands interprètes que des amateurs de musique classique. 

Compositeur, violoniste, chef d’orchestre et pédagogue, Louis (Ludwig) Spohr a été tout cela à la fois. On peut même ajouter inventeur car c’est lui, dit-on, qui a facilité la vie de générations de violonistes en créant la mentonnière, cet accessoire qui permet de caler l’instrument sur le menton. Créateur de talent, Spohr a gagné sa place parmi les grands serviteurs de son instrument de prédilection en composant en 1816 son 8e concerto pour violon in modo di cantate di scena. Peu connue du grand public, cette œuvre, écrite dans la filiation du style scénique de Mozart, possède de très grandes qualités qui lui ont, en revanche, assuré l’estime indéfectible des interprètes.

Pas de concerto pour violon chez Franz Schubert, mais on ne peut passer sous silence ses trois œuvres concertantes, modestes par la taille, mais grandes par le talent et le pouvoir de séduction : le Konzertstück, le Rondo et la Polonaise, souvent réunis sur les mêmes enregistrements, que ce soit sur vinyle ou sur CD.

Des deux concertos pour violon écrits par Félix Mendelssohn, c’est évidemment le second qui retient l’attention, sans que le premier, fort bien écrit, soit négligeable pour autant. Mais le célèbre opus 64 est une pure merveille dont le caractère exceptionnel n’a jamais été contesté par quiconque. Créé en 1844 par le violoniste et dédicataire de l’œuvre Ferdinand David, le concerto pour violon en mi mineur, dont Joachim fait l’un de ses favoris, présente deux particularités : d’une part, ses trois mouvements s’enchaînent de manière très naturelle ; d’autre part, ce n’est pas l’orchestre qui prend en charge l’introduction**, celle-ci étant confiée par Mendelssohn, dès la 2e mesure, au violon soliste ; débute alors une extraordinaire cantilène qui, à elle seule, justifie la renommée de ce concerto.

Niccolò Paganini fait partie de ces violonistes compositeurs qui ont écrit pour eux-mêmes, et on le comprend d’autant mieux que l’Italien reste l’un des plus grands virtuoses qu’ait connu la musique classique, avec un jeu qualifié par certains de « diabolique », par d’autres de « céleste », Schubert présentant même Paganini comme un « ange ». L’écriture de ses concertos, critiquée par certains esthètes particulièrement exigeants, n’en respecte pas moins les canons traditionnels du genre, même s’il est vrai qu’en quelques occasions l’orchestre est réduit à un rôle de faire-valoir. Mais les nombreuses interventions techniques et les spectaculaires ornementations du violon soliste n’altèrent en rien le très grand talent mélodique du compositeur. Le concerto pour violon n°2 « La Campanella » en est un parfait exemple.

Un concerto « contre » le violon !

Souvent invité parmi les grands dans les florilèges de ce genre, le compositeur allemand Max Bruch, ne peut pourtant prétendre rivaliser avec Beethoven, Mendelssohn ou Brahms en matière de musique concertante pour le violon. Plus encore que sa Fantaisie écossaise, son 1er concerto pour violon, largement remanié par le violoniste virtuose Joseph Joachim, est pourtant une œuvre pleine de charme et de qualités stylistiques, au point d’être encore régulièrement jouée de nos jours. Au delà de ses qualités propres, ce concerto est paré d’un autre mérite, et non des moindres : avoir inspiré à Johannes Brahms son propre concerto, l’une des partitions les plus brillantes jamais écrites pour le violon.

Sans l’amitié et les conseils de Joachim (encore lui), le Hongrois Johannes Brahms n’aurait peut-être jamais écrit son concerto, et le monde de la musique eût été amputé sans le savoir de l’une des œuvres majeures de son histoire. Écrit en 1878 dans la tonalité de ré majeur en hommage au concerto de Beethoven, le concerto pour violon de Brahms est tout à la fois un sommet du lyrisme romantique et une œuvre d’une extrême difficulté, à tel point qu’il fut qualifié par le chef d’orchestre Hans von Bülow de « concerto contre le violon » ! Cela ne l’empêcha pas de prendre rapidement sa place dans le « top ten », comme on dirait aujourd’hui, des concertos les plus joués. Normal : qui n’a jamais été subjugué par son final, un hommage appuyé de toute beauté à la musique tzigane ?

Contemporain du concerto de Brahms – il a également été créé en 1878 -, le concerto pour violon de Piotr Ilitch Tchaïkovski est également caractérisé par de longs chants lyriques et une très grande virtuosité qui lui valut d’être refusé dans un premier temps par le violoniste Leopold Auer. Créé en 1881 par Adolf Brodsky, ce concerto, après avoir connu des débuts difficiles, est devenu aujourd’hui l’un des plus populaires dans le monde de la musique. Nul doute que son omniprésence particulièrement émouvante dans le film Le Concert  de Radu Mihaileanu a contribué, et contribuera encore, à le faire connaître d’un nombre croissant d’amateurs. Ce concerto le mérite amplement tant sont superbes ses trois mouvements (allegro moderato, canzonetta : andante, finale : allegro vivacissimo).

Contemporain des deux précédents – une période décidément très riche ! –, le concerto pour violon d’Antonín Dvořák, créé en 1879, est lui aussi dédié au violoniste Joachim. Curieusement, cette œuvre majeure, digne des plus grands concertos du 19e siècle n’est pas aussi souvent interprétée que les concertos de Beethoven, Brahms ou Tchaïkovski. Un ostracisme étonnant tant cette œuvre, ô combien romantique malgré sa virtuosité, parle à l’âme et séduit aussi bien les mélomanes que les béotiens. Peut-être faut-il voir dans cette relative désaffection la concurrence du très réputé concerto pour violoncelle du même compositeur ? Une injustice, comme le démontre l’écoute de ce sommet de l’art du violon (allegro ma non troppo  ; adagio ma non troppo ; finale : allegro ma non troppo).

Seul Français à figurer dans ce panthéon de la musique concertante pour le violon, le compositeur Édouard Lalo doit sa notoriété à sa rencontre, en 1873, avec le violoniste virtuose Pablo de Sarasate qui le convainc d’écrire pour lui. Quelques mois après cette rencontre, le musicien espagnol crée sur la scène du Châtelet un concerto pour violon qui rencontre un très grand succès. Ce n’est toutefois pas à cette œuvre que Lalo doit sa renommée, mais à une sorte de symphonie concertante écrite dans les mois qui suivent : la Symphonie espagnole. Créée par Sarasate en 1875, cette composition hybride en 5 mouvements est, de l’allegro initial jusqu’au rondo final, un pur chef d’œuvre auquel l’intermezzo central, une superbe habanera, a donné son caractère espagnol. La Symphonie espagnole est l’une des partitions françaises les plus jouées dans le monde avec l’opéra Carmen de Georges Bizet.

Pablo de Sarasate ne s’est pas contenté d’inciter Lalo et quelques autres compositeurs à écrire pour lui. Habile compositeur lui-même, il a également écrit pour son propre compte dans l’air du temps, avec la volonté manifeste de mettre en valeur sa prodigieuse virtuosité. Pas de concerto pour violon dans son œuvre, mais deux partitions célèbres : la Fantaisie sur des thèmes de Carmen, et le très spectaculaire Zigeunerweisen (Airs bohémiens), l’une des œuvres pour le violon les plus appréciées, tant des connaisseurs que des profanes.

D’autres concertos pour violon, remarquables à des titres divers, ont été composés au cours des 19e et 20e siècles, que ce soit par Viotti, Bériot, Vieuxtemps, Britten, Sibelius, Prokofiev, Glazounov ou Berg. Mais, pour employer une métaphore sportive, malgré leurs indéniables qualités, ces concertos jouent en... 2e division. Encore qu’il s’agisse là d’un avis strictement personnel. Et comme il se doit en matière d’art et de goût, nul n’est obligé de le croire...

 

* Ici interprété dans une réduction pour violon et piano par Nazrin Rashidova, âgée de 8 ans !

** Mendelssohn avait été devancé par au moins deux compositeurs : Mozart dans son superbe concerto pour piano n°9 « Jeunehomme », et Beethoven dans son non moins admirable concerto pour piano n°4.

 

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58 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 26 septembre 2011 10:04

    Pour illustrer cet article : la grande violoniste allemande Anne Sophie Mutter.


    • pepin2pomme 26 septembre 2011 10:34

      Merci Fergus pour cette boufée d’oxygène dans une actualité un peu lourde.
      Pour ceux qui aiment le violon, signalons la sortie récente d’une intégrale des disques du grand violoniste Jasha Heifetz. Ce coffret m’a permis de découvrir de nombreuses perles du répertoire violonistique.


      • Fergus Fergus 26 septembre 2011 10:51

        Bonjour, Pepin2pomme.

        Merci à vous pour ce commentaire. Nul doute en effet que ce coffret contienne des perles tant Heifetz a été l’un des plus grands violonistes du 20e siècle. Bizarrement et injustement critiqué parfois pour un goût excessif pour la virtuosité, Heifetz savait également mettre du sentiment et de l’expression romantique dans son jeu lorsqu’il le fallait. A écouter sans modération !


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 septembre 2011 10:55

        Un concerto « contre » le violon !

        «  le concerto pour violon de Brahms est tout à la fois un sommet du lyrisme romantique et une œuvre d’une extrême difficulté, à tel point qu’il fut qualifié par le chef d’orchestre Hans von Bülow de « concerto contre le violon » !  »

        Le concerto pour violon de Tchaïkovski a également été très mal accueilli par certain critique.

        Hésitant, pour la dédicace, entre Kotek et l’illustre virtuose Léopold Auer, Tchaïkovski opta finalement pour ce dernier. Mais Auer, après avoir commencé par manifester de l’intérêt, décréta que le concerto était injouable et le délaissa.

        Le véritable créateur du concerto fut le jeune Adolf Brodski qui le joua le 4 décembre 1881 à Vienne. Le remarquable succès auprès du public fut contredit par une critique, restée fameuse, de Hanslick.

        Reprenant l’image d’un critique d’art qui disait d’un tableau qu’on pouvait le « voir sentir mauvais », Hanslick écrivit : « En écoutant le concerto de Monsieur Tchaïkovski, on se prend, pour la première fois, à penser qu’il existe aussi des musiques que l’on peur »entendre sentir mauvais"...


        • Fergus Fergus 26 septembre 2011 11:08

          Bonjour, Jean-Pierre.

          Merci pour ce commentaire sur le concerto de Tchaikovsky. Effectivement, celui-ci a également connu quelques déboires à ses débuts, mais aujourd’hui les réserves d’Auer ou les critiques d’Anslick sont bien oubliées. A noter que ce dernier, non content d’évoquer l’odeur de la musique, avait également parlé d’un violon « beaten black and blue », autrement dit « roué de coups ». Difficile de faire plus aimable !

          Cordialement. 


        • Antoine 27 septembre 2011 00:21

           Ne prononcez pas le nom de Hanslick qui me donne des boutons : ce salaud a failli tuer Bruckner ! Cela dit Brahms (mais lui au moins a laissé des oeuvres magnifiques) a fait pire : il a assassiné Hans Rott, et m... !


        • JL JL 26 septembre 2011 11:02

          Bravo et merci Fergus, pour cet article, un ’collector’ : à déguster longtemps.


          • Fergus Fergus 26 septembre 2011 11:11

            Bonjour, JL.

            Merci pour ce commentaire élogieux, il m’encourage à continuer prochainement dans cette voie, entre deux incursions dans le monde, infiniment moins séduisant, de la politique.

            Cordialement.


          • Fergus Fergus 26 septembre 2011 11:32

            Bonjour, Endlösung.

            Le concerto de Max Bruch est effectivement présent dans ce florilège. Souvent proposé dans la discographie avec d’autres concertos pour violon (Brahms, Dvorak ou Glazounov, par exemple), ce concerto relativement peu connu mérite d’être découvert par un plus grand nombre d’amateurs.


          • ZEN ZEN 26 septembre 2011 11:26

            Merci, Fergus pour ce cadeau musical
            De quoi passer agréablement les longues soirées d’hiver qui vient...et de calmer nos colères légitimes en ces temps de hautes incertitudes


            • Fergus Fergus 26 septembre 2011 11:47

              Bonjour, Zen, et merci à toi.

              Ces concertos, dans leur diversité et leurs indéniables qualités qui confinent parfois au génie, permettent effectivement d’échapper momentanément aux incertitudes du temps et aux contingences de la vie. Personnellement, je ne pourrais pas me passer de musique.

              Cordialement.


            • brieli67 26 septembre 2011 12:30

              Császár............................. OUI !!


              le Chaud Hannes ... pur produit Scorpions......... Basse Saxe ....


              c’est grave Docteur ? 
               notre Fergus et ses fata morgana  
              Y voit ET ENTEND du Magyar partout !!!


              NB / TSCHARKO en français se traduit : par  jus de fumier !!

              • Fergus Fergus 26 septembre 2011 12:49

                Bonjour, Brieli.

                En matière de musique, c’est plutôt du tchèque que du hongrois que je vois et que j’entends partout tant l’école bohémienne a joué un rôle déterminant depuis les Benda et les Stamitz.

                Cela dit, il n’y a pas eu que Brahms pour marquer l’histoire de la musique hongroise puisque l’on trouve même un Sarkozy chez les compositeurs contemporains. Mais rien à voir avec le nôtre, encore qu’il soit lui aussi musicien, mais uniquement spécialisé dans le pipeau.

                Pour finir, tu as raison cocnernant la traduction de ce nom tellement poétique !

                Cordialement.


              • Ariane Walter Ariane Walter 26 septembre 2011 14:29

                Fergus,

                je vous décris la scène. Je fais couler un bain. Je mets mon ordi sur un panier en osier. Et je clique sur les morceau qui m’intéressent pendant que je flotte dans une double béatitude !

                Merci encore de ces superbes propositions.
                hé la saison de l’opéra « met en direct » commence en octobre avec Nebretko dans « anne Boleyn ». J’ai déjà réservé !


                • zadig 26 septembre 2011 14:51

                  Bonjour Ariane,

                  Votre bidouille est excellente pour les comptes des caisses de retraite.

                  Naturellement votre ordi est branché !
                  Un faux mouvement et le pc tombe dans le bain.
                  Avec un peu de « chance » sera agonie sera musicale.

                  Salutations

                  S


                • zadig 26 septembre 2011 14:59

                  remplacer « sera agonie sera » par « votre agonie sera » 

                  C’est l’émotion ! snif snif


                • Fergus Fergus 26 septembre 2011 15:57

                  Bonjour, Ariane.

                  Anna au service d’Anna, que rêver de mieux ? La soprano est en tous les cas l’interprète parfaite de l’héroïne de Donizetti. Un excellent spectacle en perspective !

                  Cordialement.


                • Ariane Walter Ariane Walter 26 septembre 2011 18:14

                  zadig,

                  Don’t worry !
                  Non, le PC n’est pas branché et il est en dessous du niveau de la baignoire.
                  Pas envie de finir comme Claude François ! Déjà que je chante faux !

                  Mais merci de ces conseils de survie !


                • zadig 26 septembre 2011 15:06

                  Bonjour Fergus,

                  Merci pour cet article.
                  J’aime beaucoup le violon et pourtant je suis généralement
                  incapable de donner le nom des morceaux que j’écoute.

                  (a part la musique tsigane)

                  Cordialement


                  • Fergus Fergus 26 septembre 2011 16:04

                    Bonjour, Zadig.

                    Le plus impressionnant est qu’il existe des centaines d’autres concertos, symphonies concertantes et oeuvres diverses pour violon et orchestre qui restent très méconnus malgré leurs immenses qualités, d’Albinoni à Wieniawski, en passant par Pleyel ou Hertel.

                    Ne pas pouvoir donner le nom d’une oeuvre pourtant familière nous menace tous. Mais ce n’est pas le plus important dès lors que l’on apprécie ce que l’on écoute.

                    Cordiales salutations.


                  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 26 septembre 2011 15:24

                    Salut Fergus et félicitation pour cet article. J’ajoute que le violon par Anne Sophie Mutter, ça nous change du pipeau de Sarko.


                    • Fergus Fergus 26 septembre 2011 16:07

                      Salut, Peachy.

                      Merci pour ton commentaire. D’accord avec toi pour le pipeau de Sarkozy. Mais je me suis laissé dire qu’il pourrait donner son dernier concert en mai 2012.

                      Anne Sophie est une grande et, cerise sur le gateau, elle était très jolie dans sa jeunesse lorqu’elle était la protégée de Karajan.

                      Bonne journée.


                    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 septembre 2011 17:46

                      Anne-Sophie était jolie naguère. Aujourd’hui, elle est BELLE ! ! ! ...


                    • agent orange agent orange 26 septembre 2011 15:32

                      Pour compléter ce superbe article qui sort de l’ordinaire sur AVOX, j’en profite pour rendre hommage au grand violoniste Yehudi Menuhin qui n’avait pas peur de casser les co(r)des en repoussant les frontières musicales en jouant avec des musiciens tels que Ravi Shankar ou Stéphane Grapelli. Je me souviens même d’un documentaire, où en Afrique il « ensorcelait » des locaux qui n’avaient jamais vu ou entendu le violon. On lui doit aussi Nigel Kennedy qui était un de ses protégés.
                      Yehudi (le juif) Menuhin qui n’avait pas eu peur non plus de critiquer violemment l’occupation d’Israël de la Cisjordanie lors de la remise d’un prix à la Knesset en 1991.
                      Aujourd’hui cela n’est plus possible. Toute critique d’Israël par une personnalité juive est ostracisée.


                      • Fergus Fergus 26 septembre 2011 16:22

                        Bonjour, Agent orange., et merci pour ce commentaire.

                        Menuhin a effectivement été un très grand violoniste et un interprète apprécié des autres musiciens, au point d’avoir souvent joué et enregistré en compagnie des plus grands (Oistrakh, Stern, Rostropovitch, etc.) doubles ou triplse concertos (Bach, Beethoven, Brahms, etc.) . Doté d’un grand charisme, rien d’étonnant à ce qu’il ait pu séduire des Africains tant il savait donnner à son violon puissance, sensibilité ou couleur.

                        Quant à son protégé, le fantasque mais ô combien talentueux Nigel Kennedy, cv’est également un plaisir de l’entendre mais aussi de le voir avec ses étonnantes vestes ou sa coiffure limite gothique. 

                        Pour ce qui est d’Israël, il est vrai que les artistes ont, de nos jours, plus de difffcultés à exprimer une opinion décalée, et a fortiori en rupture avec la position officielle du pays. On ne peut que le regretter.

                        Cordialement.


                      • norbert gabriel norbert gabriel 26 septembre 2011 15:46

                        Passionnant en effet, et à garder dans sa « bibliothèque » de collectors.


                        • Fergus Fergus 26 septembre 2011 16:24

                          Bonjour, Gabriel.

                          Merci pour cette approbation de mon modeste travail de compilation. De nouvceaux volets suivront concernant d’autres instruments.


                        • pjf971 26 septembre 2011 15:48

                          Rien sur le XXe siècle ?!


                          • Fergus Fergus 26 septembre 2011 16:32

                            Bonjour, Pjf971.

                            Peu de partitions importantes pour violon et orchestre ont été écrites au 20e siècle, mis à part les concertos d’Alexander Glazounov, Sergueï Prokofiev, Benjamin Britten ou Alban Berg (concerto dit « à la mémoire d’un ange »). Personnellement, je ne les apprécie pas au même niveau que les oeuvres citées dans l’article, mais il ne s’agit évidemment que d’un avis subjectif qui n’engage que moi.


                          • Fergus Fergus 26 septembre 2011 17:05

                            Bonjour, Selena, et merci à vous.

                            Toutes les opinions ont leur place sur AgoraVox, aussi loin soient elles parfois de notre culture ou de notre manière de penser. Mais il est vrai qu’il est nécessaire de ne pas se polariser sur les seules questions politiques ou socioéconomiques. D’où l’intérêt d’écrire, de temps à autre, sur des sujets variés et éloignés des habituelles polémiques. Merci au site d’accueillir ce type d’articles. 


                          • Fergus Fergus 26 septembre 2011 17:26

                            @ Selena.

                            Entièrement d’accord, les commentaires sont souvent très agressifs, encore que ce soit pire sur d’autres sites. Je souhaiterais moi aussi que les débats puissent se dérouler dans une atmosphère plus sereine, ce qui est toujours possible, y compris sur des sujets de nature polémique. La conviction doit reposer sur des arguments, pas sur des invectives, voire des insultes !

                            Bonne journée.


                          • Alison 26 septembre 2011 17:56

                            Un très grand merci Fergus pour cette article.

                            Un peu de culture ne nuit pas surtout en notre temps

                            Nigel Kennedy (Youtube, Dailymotion), Respect pour ce qu`il transmet, Eleve de Yehudi Menuhin.

                            A voir et a entendre.


                            • Fergus Fergus 26 septembre 2011 18:59

                              Merci à vous pour ce commentaire, Alison.

                              Nigel Kennedy auquel Agent orange a fait allusion dans ce fil est effectivement un très talentueux violoniste qui, comme son maître en musique Yehudi Menuhin, n’hésite pas à sortir des sentiers battus en se frottant à d’autres formes musicales ou à des publics plus variés. Mais toujours dans le respect de la musique qu’il interprète.

                              Bonne fin de journée.


                            • Fergus Fergus 26 septembre 2011 19:50

                              @ Selena.

                              Personnellement, j’écoute au moins une heure de musique par jour, et souvent bien plus. Et cela fait un bien fou, particulièrement lorsqu’on est en prise à des difficultés ou révolté(e) par les dérives de notre société. Encore faut-il trouver un juste équilibre afin de ne pas être démobilisé(e) dans les luttes pour une société plus juste...

                              Bonne écoute et bonne soirée.


                            • Fergus Fergus 26 septembre 2011 22:33

                              Bonjour, Andromède.

                              Merci pour ces liens. Si j’apprécie les concertos pour violons de Bach, je ne les place pas pour autant au dessus de toutes les oeuvres instrumentales du compositeur, et les Brandebourgeois, le triple concerto ou les suites pour orchestre sont tout aussi incontournables. Mais il était question ici de violon et par conséquent impossible de passer sous silence les BWV1041, 1042 et 1043.

                              Je note avec intérêt le conseil concernant « Master and Commander », un film que je n’ai pas vu mais que je trouverai sans doute en médiathèque.

                              Mettre en valeur d’autre part le concerto de Brahms par Oistrakh me semble être judicieux eu égard à l’immense talent de ce violoniste. Son duo avec Rostropovitch dans le double concerto est également fabuleux.

                              A part cela, où avez-vous vu que je suis un adversaire de Sarkzoy ? Je plaisante évidemment, et je peux vous assurer que j’ai moi aussi passé une excellente soirée de dimanche.

                              Cordiales salutations.


                            • Taverne Taverne 26 septembre 2011 21:58

                              Salut Fergus, j’espère que ton article sera dans la sélection du week end pour qu’on prenne le temps d’écouter tout çà tranquillement.


                              • Fergus Fergus 26 septembre 2011 22:39

                                Salut, Paul.

                                Cela ne dépend pas de moi : « qui vivra verra », comme disait naguère Aragon dans son poème chanté par Ferrat.

                                Bonne nuit.


                              • Antoine 27 septembre 2011 00:06

                                 Bonsoir Fergus et bravo pour cet article. Permettez-moi tout de même de ne pas partager votre hiérarchie des concertos (ti) pour violon : vous faîtes l’éloge de petits maîtres comme de Sarasate voire Paganini et surtout Spohr qui ne merite pas tout ce développement tandis que vous placez en deuxième division des oeuvres de premier ordre (Sibelius, Prokofiev ou Berg et même Britten) et passez sous silence d’autres concertos exceptionnels (Bartok, Busoni, Chostakovich, Elgar, Bloch, Martinu, Nielsen, Szymanowski, Hindemith, etc...) et plus rares mais tout aussi sublimes comme ceux de Stephan ou Janacek (celui là, dans l’interprétation de l’hélas disparu Joseph Suk, pourrait envoyer Ariane au fond de sa baignoire, faudrait la prévenir !). 


                                • Fergus Fergus 27 septembre 2011 08:14

                                  Bonjour, Antoine.

                                  Vous avez parfaitement raison de citer ces oeuvres estimables et parfois remarquables. Mais comme je l’ai indiqué dans l’article, mon choix est par nature subjectif et par conséquent sujet à des opinions divergentes. Manifestement, mes goûts diffèrent quelque peu des vôtres. Rien d’anormal à cela, c’est même ce qui fait l’intérêt du débat.

                                  Cordialement.


                                • Antoine 27 septembre 2011 22:23

                                   Bonsoir Fergus.

                                   Aimer les concerti de Spohr n’est pas honteux car ces oeuvres ne sont pas indignes et pourraient même passer pour du dernier raffinement sur TF1. Mais si on les rapporte à l’ensemble des concerti produits, ce sont bien des oeuvres mineures faute de profondeur et d’inventivité. Alors pourquoi avoir fait des objections ? D’abord parce que vous avez intitulé votre article « les grands concertos pour violon » au lieu de « Mes concertos préférés ». Ensuite parce que vous avez des prétentions pédagogiques et un « enseignant » ne peut fourvoyer ses élèves à ce point. Continuez néanmoins, on peut espèrer que vos lecteurs vierges musicalement lisent aussi les réactions susceptibles de les mettre sur les bons canaux !

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