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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Les romans courts

Les romans courts

Est-ce un genre "nouveau", un choix, un premier jet avant la sortie d'un livre plus volumineux ?

On peut tomber sur des romans vite faits, peu intéressants, sur des chef d'oeuvre et sur des livres intéressants de réflexion comme celui écrit par Claude Colson.

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« La fin, les moyens

un avatar du féminisme »

roman de Claude Colson

éditions du ban d'Arguin

juillet 2013

16 €

106 pages

 

Le désespoir politique

Nous sommes dans la deuxième moitié des années 70, les questions d'égalités des droits et du féminisme sont en panne. C'est la réaction sur toute la ligne y compris sur le terrain sociétal.

La loi Veil sur la légalisation de l'avortement n'a été qu'une embellie.

En France, l'espoir et les mobilisations de 68 ont laissé la place à la fin des illusions, à une forme de déception chez beaucoup et à la dérive.

Il n'y eut pas en France, au contraire de l'Italie et surtout de l'Allemagne des événements nombreux dramatiques avec des prises d'otage ou des attentats, le désespoir politique et le manque se perspectives ne sont pas allés sauf marginalement jusque là.

Le mouvement ouvrier est atone sur ces questions, voire même pour sa direction, très en retrait, même quelque peu rétrograde : « le 1er mai 1975, les syndicalistes CGT en tête, se heurtent aux manifestants : question d'hégémonie dans les luttes. » Il n'est pas bon d'être « gauchiste » ou féministe.

L'auteur de ce roman nous raconte l'histoire de ces trois femmes déterminées, lasses d'attendre des demains qui chantent qui passent à l'action....

Il s'agit de rompre avec la monotonie et de permettre que la cause des femmes et l'égalité des droits, oubliées et enterrées puissent enfin être prises en compte.....

Le combat isolé et les méthodes utilisées par ces femmes a une issue plus qu'incertaine.

Le roman est court, d'ailleurs l'auteur rencontré au salon littéraire de Vaux le Pénil m'a bien expliqué que c'était son choix : il préfère aller droit au but plutôt que de délayer.

La lecture est aisée, l'histoire est intéressante et l'auteur nous fait comprendre que si l'acte décrit est condamnable, la responsabilité est largement partagée.

 

Jean-François Chalot

 


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3 réactions à cet article    


  • fredleborgne fredleborgne 21 octobre 2013 10:31

    C’est avec plaisir que je vois sur Agoravox un article promotionnant une oeuvre de Claude Colson. Cet auteur méconnu, modeste et travailleur, s’applique à créer de petits bijoux en mode artisanal.
    Roman court ou longue nouvelle, je ne sais. Mais dans une société habituée aux feuilletons plutôt qu’aux longues fiction, il est normal qu’en littérature on s’adapte. Ainsi, cette oeuvre peut se lire en une heure, tout en ayant ensuite une persistance dans le temps et dans l’esprit du lecteur.
    Beaucoup de romans d’aujourd’hui donnent cette impression de délayage. Là, il s’agit plus de retenir un lecteur plus longtemps sans lui faire mal à la tête, mais cela ne l’enrichira pas plus, pas même en vocabulaire. Le choix de Claude Colson est donc logique.
    Néanmoins, il peut exister des romans longs assez denses. Mais ils ne partent pas qu’avec une seule idée en tête...
    Maintenant, une révolution est toujours a priori illégale et qui veut la fin...


    • La mouche du coche La mouche du coche 21 octobre 2013 19:14

      oui enfin. Toutes ses idées sont les mêmes que celles de TF1. On se passera de le lire sans inconvénient. smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 21 octobre 2013 19:32

      Les romans courts, je les consomme sur place, dans la grande surface.

      Je survole en première phase, en m’arrêtant sur des chapitres qui peuvent m’apporter quelque chose personnellement.
      Je n’achète que les briques de plus de 800 pages pour lesquels il me faut plus de temps et dans laquelle il y a une histoire, un schéma bien construit.
      Je suis un lecteur de flashes qui ne sait pas ce qu’il va lire au départ.
      Je ne connais pas Claude Colson...
      Peut-être un jour, qui sait.. smiley

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