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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Libérons le livre !

Libérons le livre !

Tous ceux et toutes celles qui aiment les livres et qui se prononcent clairement pour l'accès de tous à la culture, attendent que le nouveau gouvernement libère le livre.

La première mesure serait de réduire le taux de la TVA à 5,5% ....D'autres devraient venir afin d'aider à la diffusion des oeuvres.

Libérons le livre de la tutelle des grandes maisons d'éditions et des média qui font la pluie et le beau temps.
L'élection présidentielle passée, des dizaines de milliers d'exemplaires de ces articles rallongés écrits par des ministres, des ministrables sont aujourd'hui au pilon. Ils ont fait leur temps.
Souvent écrits sur commande par des journalistes ou des « écrivains fantômes » et signés par une personne célèbre, ils étaient sur le devant de la scène....
Lecteur boulimique, j'ai lu plusieurs de ces ouvrages en me promettant de ne plus en toucher un seul.
Pendant ce temps là, des écrivains, des vrais, ignorés, méconnus essayent désespérément de percer...
C'est dur et très dur dans cet univers où le fric est roi et où la diffusion de masse des ouvrages est contrôlée par une petite minorité.
Si Jack Lang a réussi sous Mitterrand à sauver nombre de petites librairies en limitant à 5% les réductions pouvant être pratiquées, il reste encore beaucoup à faire pour libérer le livre...
Est-il normal qu'une œuvre de qualité, composée de peu de paginations soit vendue 16, 95 € comme ce livre : « Magré tout » ?
L'auteur, peu connu a t-il le choix s'il passe par une « petite » maison d'édition ?
Qui osera lire un tel ouvrage pour un prix si élevé ?
Voici là un auteur cadenassé et un lecteur qui aura peu de chance de voir ce livre pourtant de valeur dans une librairie.
Il faut dans le domaine de l'édition, que le livre soit libéré et que l'auteur puisse être aidé et que le produit de son travail puisse être accessible....
Les salons littéraires comme celui de Vaux le Pénil qui se tient le 14 octobre permettent d'ouvrir un espace aux écrivains et aux petites maisons d'édition...Que ces salons se multiplient sur tout le territoire national !
Agoravox, média citoyen indépendant fait connaître de nouveaux talents présentés par des rédacteurs....
C'est ainsi qu'aujourd'hui je tiens à vous faire part de cette recension ( mot que je connais depuis peu, d'ailleurs !)

 

« Malgré tout »

roman de Claude Colson

éditions Kirographaires

95 pages

janvier 2012

16,95 €

 

un roman court et un petit bijou

C'est un livre étonnant...A lire la quatrième couverture, le lecteur s'attend à une histoire d'amour un peu banale, écrite à la va vite. Mais très vite, dès les toutes premières pages, le lecteur se reprend : la rencontre entre cette femme et cet homme est une découverte pour l'un comme pour l'autre.

L'auteur possède une plume fine et alerte et maîtrise totalement le français, ce qui ne gâche pas l'ouvrage, bien évidemment.

Sexagénaire et veuf, Michel ne cherche ni conquête, ni aventure jusqu'au jour où il rencontre Charline, de dix ans sa cadette..

L'attirance réciproque est immédiate mais rien n'est facile ni pour l'un, ni surtout pour l'autre qui vit en couple.

Chacun est le produit de sa propre histoire, de sa filiation, de ses rencontres et aussi de ses déconvenues et la renaissance amoureuse n'est pas un long fleuve tranquille.

Sans rien dévoiler du destin original de Charline et de cet amour fort naissant, « on » peut dire que ce livre aborde des questions d'actualité et s'éloigne des sentiers battus du paraître et du conformisme. ;

Il n'est pas toujours facile d'être accepté (e), même dans cette France post soixante huitarde.

Certaines personnes jugeaient comme des perversions, les relations hors mariage et comme l'écrit avec justesse l'auteur : «  Les gens critiquaient du bout des lèvres la vie sexuelle d'autrui, et ce d'autant plus qu'ils vivaient eux-mêmes dans le plus total refoulement  »...Le trait est dur mais malheureusement réaliste !

Ah ! j'oubliais : ne pensez pas lire ce roman par petits bouts, il n'y a pas de suspense proprement dit mais un fil invisible vous empêche de le refermer avant que l'histoire soit terminée.

Goûtez ce petit bijou.
 

Jean-François Chalot
 


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25 réactions à cet article    


  • eric 21 mai 2012 10:25

    Problématique dépassée. Personnellement, je préfèrerai toujours l’exemplaire papier, mais aujourd’hui, le rapport qualité prix est tel, sans parler du cout écologique, de l’empreinte carbone et de l’exploitation des libraires ( une petite librairie, cela dégage difficilement un smic), que l’édition électronique s’imposera de pus en plus, même si il faut payer un peu. C’est par ela que divent commencer les petits et inconnsu.


    • Claude Colson 21 mai 2012 11:05

      Je remercie CHALOT pour sa recension et pour sa défense de la petite édition. Dans le cas d’espèce, j’ai tenté par deux fois de faire baisser le prix avant publication, en vain. Néanmoins il s’agit peut-être de contraintes propres à cette maison débutante ou d’un « incident », car il y a au catalogue des ouvrages avec plus de trois fois cette pagination, vendus un euro de plus. J’ai réitiré ce grief après la sortie du livre ; c’est sûr que cela ne facilite pas la diffusion.


      • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 21 mai 2012 11:39

        Indépendamment des petites maisons d’édition, les auteurs maitrisant le traitement de texte et connectés à Internet peuvent s’autoéditer en ayant recours à des prestataires de service publiant « à la demande ». Certains, comme le français « The book edition » se contentent de diffuser le livre sur leur site (sans exclusivité) ; d’autres, comme l’américain « Lulu » ou l’allemand « Books on demand », proposent plusieurs formules dont une, peu couteuse, permettant par l’obtention d’un n° d’ISBN d’être commercialisé sur les librairies en ligne ou chez les libraires de ville.

        Le problème, c’est de se faire connaitre. Les manifestations comme celle de Vaux le Pénil peuvent en être l’occasion. Il est dommage que les grands médias n’aient pas des lecteurs spécialisés qui iraient à la pêche chez les inconnus et feraient régulièrement un peu de pub à quelques uns qui auraient suscité leur intérêt (comme le fait JF Chalot).
        Quant à l’édition numérique, elle ne permet pas plus d’être lu que l’édition papier. Elle est un peu moins chère à l’achat, mais à peine. Et pourquoi charger un titre plutôt qu’un autre dans la masse des titres disponibles ? 


        • fredleborgne fredleborgne 21 mai 2012 17:48

          Cher Monsieur
          il est dommage que vous ne sembliez pas connaitre IN LIBRO VERITAS ou ATRAMENTA, deux sites qui proposent , non seulement une édition à pas cher, avec ISBN, à prix réduit pour l’un, a prix un peu plus élevé pour l’autre, mais avec des exemplaires gratuits...
          De plus, les auteurs peuvent, à côté du service édition, proposer leurs textes en ligne. Ces textes sont lisibles avec des interfaces agréables, peuvent souvent (c’est l’auteur qui choisi) être téléchargés sous différents formats, et en plus peuvent être commentés. N’importe quel inscrit (c’est gratuit) peut même envoyer un message personnel à l’auteur., ou participer au forum au côté d’auteurs avec des plumes parfois très vivantes...
          www.inlibroveritas.net
          www.atramenta.net


        • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 22 mai 2012 09:37

          Je les connais sans les avoir éprouvés. Je ne pouvais pas tout citer. Vous avez complété. Merci.


        • Claude Colson 21 mai 2012 12:29

          Rectificatif à mon message de 11h05 : c’est plus de 2,5 fois le nb. de pages, ça je l’ai constaté (j’avoue ne pas avoir fait d’enquête exhaustive).


          • voxagora voxagora 21 mai 2012 12:31

            .

            Vaste sujet, pas du tout dépassé, mais complètement d’actualité,
            puisqu’il s’agit de l’accès au savoir et à la connaissance,
            qu’il se fasse via des essais, des études, de la fiction etc..
            C’est pourquoi plutôt que de libération du « livre »
            je préfère parler de libération des « supports de lecture ».
            .
             

            • njama njama 21 mai 2012 12:57

              Sauf erreur la TVA était à 5,5 % (passée à 7 % en avril 2012)

              « La hausse du taux réduit de TVA de 5,5% à 7%, supprimée par le Sénat la semaine dernière (le 14 décembre 2011), a été rétablie lundi dans le budget rectificatif 2011 par la commission des Finances de l’Assemblée mais avec des délais notamment pour la vente de livres et pour certains travaux dans les logements. »
              http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=7822

              sauf exceptions :
              Le taux normal de 19,6 % reste cependant applicable aux publications (livres, journaux, revues) qui, en raison de leur caractère pornographique ou violent, sont interdites de vente aux mineurs, d’exposition à la vue du public ou de publicité.

              et dérogations au prix unique :
              rabais limité à 9 % du prix de vente, les ouvrages vendus :
              - à l’État et aux collectivités locales,
              - aux bibliothèques,
              - aux établissements d’enseignement, de formation professionnelle ou de recherche,
              - aux syndicats représentatifs et comités d’entreprise.
              http://vosdroits.service-public.fr/pme/F22713.xhtml#titreN1004E

              (normal, avec une carte bibliothécaire, on a 20 % de remise)


              • jymb 21 mai 2012 13:17

                Et si l’auteur nous mettait quelques lignes de son texte pour nous faire saliver ?

                Sinon 100 % d’accord pour défendre livres et lecture. la liberté s’acquiert en lisant, sans limites, sans à priori, sans frontières géographiques ou idéologiques. A chacun ensuite de bâtir ses questions ou ses certitudes.


                • njama njama 21 mai 2012 15:04

                  16,95 € ou plus parfois, c’est pas bon marché ... pour le lecteur boulimique.
                  Que dire d’une famille de lecteurs boulimiques (j’en sais quelque chose avec une épouse, + 3 enfants lecteurs).
                  il m’est arrivé plus d’une fois de différer un achat simplement pour des questions de budget.
                  Cependant, quelques fois, la dépense m’a paru, une fois l’ouvrage lu, bien mince, et on ressort de la lecture avec cette impression d’en avoir eu bien plus que son argent.

                  Le livre, cher ? pas cher ? je n’ai pas la réponse. C’est très subjectif. L’essentiel me paraît de faire des bons choix de lecture, toujours ceux qui nous correspondent, qui nous nourrissent, qui nous font avancer ...

                  Choix d’Éditions aussi ! Un peu comme au supermarché, dans les bacs de soldes. Les collections Poche sont très accessibles au niveau prix, et foisonnent de textes très remarquables. Il faut chiner dans leurs catalogues ... il y a plein de perles ...


                  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 22 mai 2012 09:39

                    Contre les livres chers, il y a les bibliothèques publiques...


                  • njama njama 22 mai 2012 10:48

                    d’accord, mise à part la bibliothèque nationale qui reçoit en dépôt chaque livre édité dès 300 exemplaires tirés, dans les bibliothèques publiques le tri est assez sélectif et se fait à l’aune de ceux qui la gère. Souvent les choix s’orientent sur les plus grosses demandes des lecteurs, aussi on n’y trouvera pas ou rarement des oeuvres marginales, ou celles de petits auteurs auteurs, sauf auteurs régionaux.
                    mais on ne peut pas leur demander l’impossible ...


                  • njama njama 21 mai 2012 15:13

                    A signaler la Fête de LO ce prochain week-end. Il y a toujours de super stands « Librairie », et plein d’autres choses intéressantes (conférences, films, musique ...) le tout dans une ambiance très conviviale, familiale, festive.


                    • FERAUD 21 mai 2012 16:37

                      Njama ! oui j’irai à la fête de LO et chaque an je leur donne mes livres lus, c’est une fête populaire


                      • fredleborgne fredleborgne 21 mai 2012 16:52

                        TUONS le livre.
                        Pour toute personne un peu intéressée par le milieu littéraire, il est aujourd’hui évident, que le livre, comme le cinéma ou mla musique, est entre les mains de puissantes majors au service de l’oligarchie.
                        Avons-nous aujourd’hui, Monsieur CHALOT, qui me semblait de gauche, beaucoup d’éditeurs qui éditent des Zolas modernes, des journalistes un peu courageux, de vrais militants.
                        Que dalle, ou presque. Le petit auteur se retrouve, comme toujours, seul. Pire, comme aujourd’hui, il a la possibilité de s’auto-editer à moindre frais, on lui refuse l’inscription chez Amazon s’il n’est pas sous copyright.
                        Une vraie littérature existe sur internet, représentative de la pourriture du monde dans lequel nous vivons, avec une force nouvelle pour survivre à l’écrasement, mais malheureusement elle ne trouvera jamais le chemin des libraires. Car ceux-ci sont menacés par ceux-là même qui devraient les défendre. Mais internet est là, les grands éditeurs l’ont compris, et ils maitrisent les catalogues en ligne tandis que les petits auteurs, dont au moins un que vous avez apprécié, Monsieur Chalot, qui voit son livre proposé à la vente à un prix disproportionné, sont disqualifiés d’office devant le grand public.
                        Alors, vive l’auto-edition à pas cher, vive les licences libres, et vive les ebook gratuits... et que la mafia du livre s’effondre


                        • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 22 mai 2012 09:46

                          @ Fred le borgne

                          « on lui refuse l’inscription chez Amazon s’il n’est pas sous copyright. »

                          Pour être inscrit chez Amazon, il faut un accord avec l’éditeur. Cela n’a rien à voir avec le copyright qui est acquis à tous les auteurs. S’ils veulent le protéger, c’est une autre histoire.
                          Par contre, pour être commercialisé en librairie, il faut un numéro d’ISBN (International Standart Book Number -le n°d’identification du bouquin) et un référencement chez un distributeur.

                        • Loatse Loatse 21 mai 2012 17:17

                          bonjour

                          lectrice « boulimique », j’ai résolu partiellement le problème :)

                          un abonnement à la bibliothèque me permet de lire 3 ouvrages/semaines approximativement soit une centaine par an...pour un cout modique annuel de 7 euros !

                          l’économie ainsi réalisée est considérable.. Toutefois, je ne peux pas parfois me procurer toutes les dernières nouveautés, sans compter les livres coup de coeur que je rend avec difficulté, me promettant de les acquérir dés que l’occasion s’y prête...

                          le cout d’un livre est d’une vingtaine d’euros... aussi je privilégie le « poche »... et cela vaut mieux surtout après une recente passion pour les auteurs nordiques tels que paasilinna et jonasson..

                          Deux titres pour découvrir l’humour nordique :

                          http://www.tulisquoi.net/le-cantique-de-lapocalypse-joyeuse-arto-paasilinna

                          http://www.amazon.fr/vieux-qui-voulait-f%C3%AAter-anniversaire/dp/2266218522


                          • CHALOT CHALOT 21 mai 2012 22:52

                            J’ai du mal à suivre les tout derniers échanges.
                            Pour moi l’écriture c’est une envie, des idées, du talent et du travail.
                            Tout le monde ne peut pas écrire un livre mais tout ceux qui ont des capacités devraient avoir leur chance.


                            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 mai 2012 23:30

                              Bonsoir Chalot ,et pour essayer de répondre aussi à Sabine : J’éssaie de parler non de faire un livre qui ,comme vous le dites, demande envie,idéees,talent et travail mais faire une oeuvre qui exige beaucoup plus,quitte à mettre sa vie en jeu,en risquant de ne pas atteindre ce que l’on s’est fixé .Hugo disait jeune qu’il serait Chateaubriand ou rien ,et s’il n’avait réussi,je ne crois pas qu’il aurait édité tout ce qu’il a écrit .


                            • CHALOT CHALOT 21 mai 2012 23:40

                              Aita Pea Pea

                              Oui effectivement mais là il s’agit d’une autre échelle.
                              Il faut où avoir un talent énorme ou travailler beaucoup
                              et à mon avis avoir la qualité et la capacité de travail


                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 mai 2012 23:59

                                Oui c’est ça, J’avoue avoir visé haut mais comme j’etais en meme temps sur le fil d’Amaury ou on se donnait des auteurs américains de haute volée .....


                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 mai 2012 00:40

                                La nécessité d’un très haut niveau .Lis Phillippe Muray,il a de bonnes pages là dessus (exorcismes spirituels) . Pour l’instant la nécéssité m’indique d’aller au pieu ,et ce n’est pas un hasard. A plus Sabine .


                                • Claude Colson 22 mai 2012 11:28

                                  Je fais suite à la demande de jymb : voici le début du roman (je ne sait pas si ce sera alléchant :) )

                                  1

                                   Le ballon roula aux pieds de Michel qui était en train de s’essuyer dans sa grandeserviette de plage. Rapide, il le saisit et laissa venir vers lui les deux petits garçons.

                                  ― On peut l’récupérer, M’sieur, dit le plus rond des deux, qui avait aussi l’air le plus déluré. L’autre, impressionné, restait à trois pas.

                                  ― Si je vous disais non, que feriez-vous ? Il avait pris un air sévère.

                                  ― Z’avez pas l’droit, M’sieur, c’est notre ballon. Maman, maman, le monsieur

                                  nous a pris notre ballon ! La dame en question, une jolie brunette sourit à Michel.

                                  Elle observait la scène depuis quelques instants et avait bien vu qu’il ne faisait que

                                  les taquiner.

                                  ― Est-ce que vous le lui avez demandé poliment au moins ? Vous êtes-vous

                                  excusés de l’avoir dérangé ? Non, je suppose, alors faites-le et vite.

                                  ― Bonsoir, Madame, je crois que ce ne sera pas nécessaire. Je pense qu’ils ont

                                  compris. Et il leur rendit leur jouet préféré.

                                  ― Merci M’sieur, excusez-nous.

                                  ― Vous voyez, ça sert toujours d’être poli, dit la dame avec un dernier sourire à

                                  Michel, tout en récupérant ses deux gamins. Allez, on y va, papa doit nous

                                  attendre à présent. Après un « au revoir, Monsieur » que ses enfants reprirent en

                                  écho, elle entreprit de quitter la plage. Il était déjà dix-huit heures passées et il

                                  commençait à faire plus frais. Un petit vent se levait et le sable soulevé venait

                                  fouetter les mollets des estivants, de moins en moins nombreux sur les lieux.

                                  Resté seul, Michel finit de se sécher et rassembla ses affaires avant de prendre le

                                  chemin de l’hôtel. Il pensa : « Qu’est-ce qui me prend ? Je suis en manque ? Cette

                                  grosse ficelle pour aborder cette inconnue ! Bon, ok, elle m’a plu mais il faut que

                                  je me surveille. Allez, Michel, c’est pas grave ! », se dit-il dans un sourire.




                                  2  

                                   Élisabeth ne travaillait pas en cette période. Elle attendait le retour de son amie.

                                  Leur appartement était plutôt coquet et doux à vivre ; Charline y apportait beaucoup

                                  de soins, soucieuse de toujours orner le salon de quelques fleurs, allumant

                                  régulièrement une lampe brûle-parfums, quand elle n’enflammait pas un ou deux

                                  bâtons d’encens, veillant à la douceur de l’éclairage… La porte d’entrée s’ouvrit...


                                  • Claude Colson 22 mai 2012 17:44

                                    Autre extrait que cite une lectrice dans sa critique sur le site des Agents littéraires :

                                     

                                    > Extrait : « La table était un peu bancale et le serveur qui l’avait immédiatement remarqué lorsque Charline s’y était appuyée en prenant place, vint la stabiliser.

                                    C’était, avec celle que Michel venait d’occuper, la seule qui pût accueillir un couple ou à la rigueur une personne seule.

                                    - Je vous remercie, je crois que ça ira.

                                    Charline sourit à l’employé qui, avec un « Si ça ne suffisait pas, n’hésitez pas à me faire signe, Madame Levautre », tourna les talons et disparut à l’office.

                                    Proche de la cinquantaine, Charline Levautre venait d’arriver de Sète où elle avait brièvement rencontré sa mère. (…) Occupée avec le serveur, elle ne prêta pas attention à l’arrivée de Michel. Lui eut, avant de passer commande, tout le loisir de la détailler, un peu par désœuvrement et aussi parce qu’elle était de ces beautés discrètes qui attiraient le regard des hommes.

                                    Elle lui parut de taille moyenne et bien élégante dans son tailleur vert pâle que rehaussait le brun de sa chevelure. Elle portait des bijoux délicats, collier et bague, et il se dit : encore une bourgeoise chic, mais bien mignonne ma foi.

                                    Il n’avait rien contre cette catégorie sociale, mais originaire lui-même d’un milieu plus modeste, il devait sans cesse lutter contre un réflexe de méfiance.

                                    Ce fut alors qu’elle leva sur lui ses yeux gris vert. Elle remarqua à peine ce monsieur à lunettes, mince, assez grand, dont la vêture baba cool n’était pas de nature à capter longtemps son attention. Elle enregistra l’image, sans plus, et se concentra sur l’arrivée d’une joyeuse troupe, vociférante, qui prenait place et mobilisa bien vite le personnel. »


                                    • Claude Colson 5 juin 2012 20:01

                                      Petite info : le premier tirage étant quasi épuisé, le livre sera bientôt réimprimé avec une mise en page plus normée. On arrivera à 119 p. (contre 95), toujours pour 16,95 : c’est mieux...

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