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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Littérature et gens du voyage

Littérature et gens du voyage

J'ai bien aimé le film LIBERTE de Tony GATLIF et je recherche des livres qui parlent des gens du voyage, ces familles que l'on connaît peu.

Connaissez vous des livres permettant de découvrir ce milieu humain et social ?

Je refuse tout rejet et toute idéalisation...Ceux que j'ai pu côtoyer notamment quand j'étais instituteurs étaient chaleureux et intéressants.

Le roman policier de Jacky Blandeau nous montre une face des relations qui existent entre ces familles de gens du voyage et des villageois.

"Les gens du voyage"

roman de Jacky Blandeau

éditions du Petit Pavé

mai 2012

228 pages

20 €

 

Un secret honteux !

C'est en flânant dans un salon du livre que j'ai découvert ce livre.

Le titre m'a attiré et d'ailleurs la première question que j'ai posée à l'auteur est directe :" le regard porté sur les gens du voyage est-il positif ou négatif". Rassuré, j'ai commencé ma lecture pour la poursuivre jusqu'au dénouement de ce thriller.

L'originalité de l'oeuvre m'a étonné. Dès le début, le lecteur connaît-ou du moins pense connaître- l'identité de l'assassin...

Cet assassin attire d'ailleurs notre sympathie : c'est certainement cette gitane ... 

Une fillette de 11 ans violée, un enfant élevé par le coupable, le silence coupable de tout un village puis le drame avec la mort de l'enfant et du père dans l'incendie du manoir de l'infect personnage...Voici les premiers ingrédients d'un roman policier aux nombreux rebondissements.

Un assassin rôde, frappe et tue des vieillards de ce village pyrénéen.

Quelle est son identité ? Quel est le rôle que joue cette gitane qui aujourd'hui à 38 ans ?

Le commissaire Peltier et un ancien détenu, lié au drame vont essayer de découvrir et comprendre les secrets de ce village.

Quels sont les liens qui relient des villageois aux gens du voyage qui se sont installés avant de partir ?

La recherche de la vérité entraîne nos deux héros à traverser la France pour rencontrer en Bretagne l'aînée de la famille des gitans qui habite près de l'océan :

"En ce moment, au bas de la falaise, la mer tente de manger les rochers. Ces derniers résistent et seules quelques pierres tombent à l'eau. Alors, ça met en appétit l'océan qui en redemande encore et encore".Que deviendra la patriarche quand la maison tombera dans le vide ?

Elle disparaîtra et sera remplacée, c'est cela la vie et la destinée.

"C'est une belle chose que d'aller nourrir l'océan"

C'est une philosophie particulière qui mérite le respect !

L'auteur ne fait pas l'impasse sur la présentation des personnages et les descriptions des paysages, sans s'appesantir, le résultat est une réussite.

Comme dans tout bon roman policier, le lecteur n'a la clé de l'énigme qu'à la fin du dernier chapitre..

Bonne lecture à tous et à toutes.

Jean-François Chalot


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11 réactions à cet article    


  • Furax Furax 10 août 2012 10:44

    Sans hésiter celui là, qui te fera un bien fou smiley
    « L’Ange qui boite » de Jean-Marie Kerwich
    http://www.editionsquartmonde.org/rqm/document.php?id=72


    • easy easy 10 août 2012 16:12

      Quelle horreur pour nous qui n’avons jamais fait ça !

      Les Français, quand ils colonisaient, ils ne chiaient pas dans les champs des indigènes, mais toujours proprement, sur leur tête.



      Plus concrètement. Sans ouvrir ici l’énorme dossier des ultimes ethnies de l’Europe, observons ce qui se passe dans ce genre de situation.
      Et laissons même de côté les aspects numériques ainsi que d’identification puisque des cacas sauvages, il y en a partout sauf qu’on ne sait jamais d’où ils viennent, même en haute montagne où les Gitans ne vont jamais.


      Ce qui se passe donc, de manière très concrète, c’est qu’on a une bande de Gitans qui occupent pendant quelques jours un pré, que les proprios savent que ça va durer, qu’ils ont les boules et qu’ils font alors tout pour les emmerder en leur bloquant tous les accès possibles à bloquer.

      Le résultat c’est que les proprios se retrouvent emmerdés jusqu’au cou.


      Alors que si, une fois bien niqué par cette invasion qui dénie la propriété, les proprios avaient fait le deuil de leur autorité de proprios pour considérer qu’il serait plus intelligent d’offrir aux envahisseurs provisoires un accès à leurs chiottes, ils auraient certainement eu du ménage à faire mais sur seulement 4 m² et tout serait resté sous leur contrôle qualitatif.

      Un paysan se retrouve à devoir gérer énormément de problématiques météo. Mais il ne gère que très peu les problématiques commerciales, les foules. Résultat, ils font les têtus et se retrouvent humiliés.




      J’ai eu des CHR en stations et je considérais que j’étais largement gagnant à offrir l’accès libre à nos chiottes et d’une manière générale à tout ce qui pouvait aider les touristes à rester propres. Même concernant les chiens, je plaçais d’office à boire en devanture. Les proprios appréciaient et évitaient que leur chien me souillent le trottoir. C’est donc mes voisins qui n’en faisaient pas autant qui se retrouvaient dans la merde.

      Quand j’acceptais d’organiser des mariages dans mes CHR, je pouvais tomber sur des Gitans sans m’en douter. Le jour J, je réalisais le problème et je courais alors dans tous les sens pour adapter ma logistique. Entre autres détails, je décorais vite fait les toilettes d’un max de fleurs des champs. Je me retrouvais, à 4 h du mat à nettoyer mes pièces, j’étais parfois aidé par les derniers fêtards et une heure après, tout était redevenu nickel. C’est le pragmatisme adaptatif.


      Ce problème avait été celui de Woodstock et seuls ceux qui ont pris le parti de ne plus s’y opposer s’en sont sortis gagnants.


    • CHALOT CHALOT 10 août 2012 11:35

      Merci pour ces conseils de lecture


      • Loatse Loatse 10 août 2012 12:12

        Romans, films, musiques pour adultes, enfants et adolescents... :

        http://www.ville-noyalsurvilaine.fr/v3/sites/default/files/Tsiganes_0.pdf


        • Radix Radix 10 août 2012 15:12

          Bonjour

          Il est toujours intéressant de comparer la littérature à la réalité...

          Dans le cas présent la réalité marque un point !

          Radix


          • Pascale Madeleine 11 août 2012 12:57

            Bonjour !

            Je suis fan de Tony Gatlif, plus exactement de ses films. 
            Je me suis intéressée à la culture Tzigane et ai écrit un roman « Verdines » qui narre le voyage d’une jeune femme Livia en Transylvanie pour retrouver ses racines. Un périple fait de rencontres étonnantes, des familles de Roms à Victor un guitariste déjanté... 
            Ce n’est pas un conseil de lecture puisque j’en suis l’auteure ! (sourire)
            Mais s’il vous intéresse vous pouvez me contacter !
            Bien à vous, 
            Pascale Madeleine


            • norbert gabriel norbert gabriel 11 août 2012 21:03

              Il y a la revue « Etudes tziganes » qui est très documentée,et l’un de ses animateurs Alain Antonietto qui est en plus l’expert le plus documenté sur la musique manouche, et la famille Reinhardt.

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