• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Louise Bourgeois au Centre Georges Pompidou

Louise Bourgeois au Centre Georges Pompidou

« Je m’appelle Louise Joséphine Bourgeois. Je suis née le 25 décembre 1911 à Paris. Tout mon travail des cinquante dernières années, tous mes sujets trouvent leur source dans mon enfance. »

Mais non, vous vous trompez Madame, c’est dans MON enfance que vous puisez, dans celle de mon voisin, fasciné par cette chambre faite de portes qui ne s’ouvrent jamais, remplie de bobines de fil.

D’où vous vient l’idée de faire de votre mère une araignée monstrueuse, écrasante et inoffensive parce que figée, sinon de ma mère, de celles des deux dames âgées qui discutent à côté de moi - "oh mais il y a des lambeaux de tapisserie partout !" -, de toutes les mères ?

Et que dire de cette "fillette", ce sexe masculin que vous tenez fièrement comme une baguette sortie du four sur cette photo de Mapplethorpe ? N’est-ce pas, là où on l’attendait le moins - cet appendice vulnérable, sans muscles et sans os tel que longtemps les artistes ont vu les femmes - que se trouve la part de féminité que tous les hommes possèdent ?

Chairs pendouillantes, coulantes, drapées, tendues, les sculptures de Louise Bourgeois taquinent l’obscénité d’une manière enfantine.

Petits mondes aux règles bien précises et énigmatiques, ses installations se servent de nos souvenirs, du sens que nous attachons aux objets, pour nous toucher au coeur, et nous insuffler cette force vitale qui ne jaillit que quand on a trouvé un compromis avec la mort.

Louise Bourgeois semble avoir trouvé ce compromis en ayant toujours une idée en gestation - ses dernières oeuvres donnent dans le textile.

Une artiste à suivre donc...

Rétrospective Louise Bourgeois au Centre Georges Pompidou, jusqu’au 2 juin.


Moyenne des avis sur cet article :  3.86/5   (7 votes)




Réagissez à l'article

8 réactions à cet article    


  • pallas 20 mars 2008 13:45

    Encore de la daube au frais du contribuable, ce n’est pas de l’art, c’est de la perversion que le citoyen est encore obliger de financer par les impots. Il n’y a eu aucunes etudes des riverains de decider s’il fallait installer cette chose ainsi que les autres daubes qui ne ressemblent a rien dans nos rues. Il est ou le temps de Michel Ange et de De Vinci ?.


    • Pie 3,14 20 mars 2008 14:13

      A pallas

      Pourquoi perdre votre temps à écrire à propos de quelqu’un que vous ne connaissez pas et nous faire perdre le notre à lire votre pénible prose de beauf illétré ?

      Louise Bourgeois est une superbe artiste bientôt centenaire qui mérite cette rétrospective.


    • WOMBAT 20 mars 2008 14:54

      Je me souviens d’il y a une quinzaine d’années, le musée d’art moderne du palais de Chaillot présentait pour la première fois une exposition consacrée à Louise Bourgeois. J’avoue que j’avais trouvé la dame, que je découvrais, comme tout le monde, carrément consternante, ses dessins indigents, ses "oeuvrettes" paupérissimes, ses thématiques pathétiques, puériles et anecdotiques, à tel point que sur le livre d’or du vernissage j’avais noté " Avec tous les mauvais artistes que nous possédons, faut-il vraiment aller en chercher à l’étranger ?" S’ensuivit un succès que je qualifiai comme fruit du snobisme habituel. J’eus nombre d’engueulades homériques avec les critiques et autres amis du métier. Des années plus tard, au Centre Pompidou, je me dis que, peut-être, tout n’était pas à mettre à la poubelle. Aujourd’hui je commence à croire qu’elle a l’étoffe d’une bonne artiste. Allez, Louise, encore un effort !


      • Jean-Paul Doguet 30 avril 2008 19:43

        Je suis assez d’accord avec vous Wombat. Je dirais que c’est une bonne artiste, à condition de ne pas confondre bonne artiste avec grande artiste. En tout cas l’expo de Beaubourg est trop limitée en quantité pour qu’on puisse lui décerner ce titre car c’est un peu maigre malgré tout. D’accord pour estimer que les dessins de luoise Bourgeois sont très médiocres, mais je pense qu’elle le reconnaîtrait. Ce ne sont en fait que des sortes d’études. Par contre les scuptures sont vraiment passionnantes. Et j’apprécie aussi les "cellules". Il me semble même que c’est un type d’oeuvre qu’elle a réellement inventé.


      • pallas 20 mars 2008 16:36

        Si vous aimez la daube c’est votre probleme mais parcontre imposer c’est autre chose. En plus de sa, ce n’est pas ^parce que vous aimez et que vous etes des soient disant specialiste que tout le monde doit etre d’accord avec vous. Vous imposez une daube que le public n’aime pas et que vous faite payer par l’impot, c’est anti democratique.


        • WOMBAT 20 mars 2008 18:03

          Hé, Pallas, nous aussi on raque pour que les bac -15 comme toi puissiez vous abreuver de "Plus belle la vie", de foot, de Mireille Dumas et autres Dechavanne, toute cette confiture de purin qui vous infecte les yeux et le machin grisâtre qui vous sert de cerveau. Non seulement on raque, mais infiniment plus que ce que peut te coûter une expo d’art contemporain. On la ferme, au nom de la tolérance et de la démocratie, alors on voudrait bien que les blaireaux de ton accabit fassent moins de bruit dans leur terrier. Merci


        • Pie 3,14 20 mars 2008 18:05

          Personne ne vous impose d’aller au centre Pompidou.

          En quoi est-ce "de la daube" ?

          Les expositions sont payantes ,rassurez-vous , Louise Bourgeois ne va pas creuser le déficit de l’Etat...


        • Martin Lucas Martin Lucas 20 mars 2008 19:09

          Pallas,

          Si vous aviez vécu à l’époque de Da Vinci et de Michelangelo, vous auriez maudit ces artistes, leur préférant infiniment l’art Roman ou Gothique. Ces artistes, a l’instar de Madame Bourgeois, étaient soutenus par des mécènes "éclairés", dans un contexte de corruption et de concurrence permanente qui est le lot de notre monde. Comme quoi l’art nait souvent dans la fange.

          Vous n’aimez pas, soit. Mais de grâce ne versez pas dans la nostalgie creuse, qui est l’apanage de ceux qui vénèrent la tradition au détriment de l’histoire. M’est avis, néanmoins, que vous loupez là un classique de demain.

          Si vous voulez voir du grand art d’aujourd’hui, allez voir l’oeuvre d’Annette Messager, une autre grande dame, qui "travaille" sur des thèmes assez proches : sexe, enfance, rapport au corps.

          J’ai écrit cet article, non pour reconduire une forme d’art officiel, mais parce que j’ai été touché (c’est assez rarement le cas), et que je pense que beaucoup peuvent l’être aussi. J’ai fait court, parce que cet art se passe de béquilles textuelles.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article

Art


Palmarès



Partenaires