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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Luc Besson enterre le cinéma

Luc Besson enterre le cinéma

Certains prétendent que, ces derniers temps, le cinéma sent les pieds devant. Noiret, Brialy, Serrault, Bergman. A ces enterrements survivent quand même une multitude, pas tous bons, donc Luc Besson, au hasard. Le papa du « Grand Bleu » peaufine une énième production turbo, « Go Fast » qui s’annonce... mal.

Il était une fois une grande mer et quelques plongeurs, quelques dauphins, et des concours stupides, du style « lequel descendra le plus profond sans respirer ». Il était une fois un film bleu, plein de musique synthétique et de sentiments salés, d’images cinémascopées et de dialogues mutiques. Il était une fois Besson, Serra, Barr, Reno et un avenir trouble pour le cinéma français qui n’allait pas tarder à ressembler à un paquet de pop corn. Sucré, collant, gras, écoeurant. Certains, un peu pauvres d’esprit, ou remontés trop vite d’une de ces plongées vers d’obscurs absurdes, firent du Grand Bleu un objet de culte quand il fallait au mieux en rire, au pire exiger le remboursement de la séance. Mais le mythe Besson était né, lui qui avait déjà pondu Subway, Lambert peroxydé, et quelque oubliable long métrage de pseudo science-fiction qui préfigurait ce qu’allait être l’énorme boursouflure vantarde du Cinquième Elément, quelques septennats socialistes plus tard. Mais Besson, réalisateur ventru, producteur épais, n’a pas fait que dans le gros budget clinquant, il a aussi fait dans l’énorme budget historique, style Jeanne d’Arc, son moins mauvais navet, peut-être. Quoique.

En tant que producteur, en revanche, aucune excuse, pas plus de circonstances atténuantes que son « frère » Nacéri, en tôle pour quelque tapage. La série des Taxi, c’est Besson. Cette brochette de films lourdauds, ivres de beaufitudes provençales et de vulgarité show-biz, qui révélèrent à la planète entière d’immenses acteurs comme Frédéric Diefenthal, au hasard, eh bien cette série de pantalonnades profondément débiles réussirent malgré tout à traîner dans les salles quelques serrés contingents de courts du cheveu, tous ravis de voir des grosses cylindrées griller quelques feux rouges sur le Vieux-Port, tous éclatés devant ces BM plus trafiquées que leur 205, tous comblés de voir la police prise de vitesse, à tout bout de champ. Contre champ. En tant que producteur, l’inénarrable barbu, bien pensant conservateur, plus donneur de leçon que Serge Moati et Gérard Miller réunis, a aussi commis quelques sommets acrobatiques style Wasabi, petite perle, à moins que ce ne fut un pet. L’histoire de jeunes qui sautent d’immeuble en immeuble, comme ça, pour passer le temps à s’ennuyer, et ennuyer les autres, du coup. J’en passe, bien sûr, y en a du long comme le bras (d’honneur ?), et quelques notes de bon goût inopiné comme ce récent Quand j’étais chanteur dans lequel le bonhomme eut le bon goût de mettre quelques sous. On lui pardonnera cet écart de qualité. On ne peut pas toujours réussir à se tromper.

Aujourd’hui, après des années au service de cet art qu’on dit septième, ce casimir nickelé produit un nouveau chef-d’œuvre, un sommet, une montagne, une péninsule n’en doutons pas, puisque cela devrait s’intituler Go Fast. Et participent au tournage, nous souligne Françoise Laborde, présentatrice désolée du 20 heures de l’été sur France 2, participent au tournage donc « les hommes du Raid », ni plus ni moins. Les vrais soldats préférés de Nicolas Sarkozy, cadors de la gâchette, princes des interventions en milieu délicat, hostile à très hostile, capables de vous maîtriser un forcené à cent mètres ou un tueur de ministre à 20 centimètres. Des aigles, qui n’attaquent qu’en ultime recours. L’élite des mainteneurs de l’ordre. Le Raid, donc, qui a envoyé quelques-uns de ses encagoulés faire les pitres sur quelque bretelle d’autoroute et donner quelque conseil de port d’arme à l’excellent Roschdy Zem, qu’on nous précise « acteur principal » (c’est-à-dire le mieux payé) du film. Go Fast, qui raconte comment la police lutte contre « ces trafiquants de drogue » qui n’hésitent pas (là culmine la vision Bessonienne) à « rouler à 220 km/h » pour échapper à la prison. Une histoire de poursuites, donc, de vitres qui éclatent, de rafales en tout genre, de pneus qui sifflent et de caoutchouc brûlé. Le grand retour de Besson, papa des Minimoy, mais aussi du four Angel A inutile et imbitable « film » prétexte à donner au comique Djamel un soi-disant « rôle à la hauteur de son talent ». La hauteur n’atteignit pas les sommets, pour le coup.

Point commun avec Lelouch, autre grand créateur de navets devant l’éternel, Besson ne se prive pas de poser sa caméra pour mieux connaître ses actrices. Disons, plus en profondeur. Un défaut de réalisateur, ça, un signe particulier qui tendrait à prouver que ce cher Luc est bel et bien de la famille du cinéma, cette grande famille chère à Jeanne Moreau, dernière dinosaure encore mouvante de ce grandissant cimetière. Et comme Ingmar Bergman, parti il y a peu ennuyer les fraises, Luc Besson ennuie plus qu’il ne ravit. Le « maître suédois » ennuyait par sa lenteur, ses plans lourds et ses sujets pesants, Besson lui énerve par sa vitesse, ses images insistantes qui ne signifient rien et ses acteurs au jeu outré.

Mais il n’en a cure : le cinéma l’a fait riche, très riche, et ceux qui le détestent, parmi les critiques, sont les pires bobos des Inrocks, les vieux cathos de Télérama ou les intellos barbants des Cahiers du cinéma. On ne peut que ne pas aimer ses ennemis. Ce qui ne signifie pas pour autant l’apprécier, quand même, à moins de passer son week-end à lustrer sa bagnole pour le prochain salon du tuning.


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80 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 14 août 2007 11:33

    Pourquoi détruire tout ce qui vous dérange.

    Besson est un réalisateur de cinéma qui fait des films pour permettre aux spectateurs de passer un bon moment et d’ailleur,c’est un peu cela le cinéma : faire rêver !

    Quand nous voyons les superproductions américaines depuis le début de l’année faire des cartons au box office en France,nous aurions tort de ne pas faire des films qui correspondent à la demande des spectateurs.

    Il est tant aussi de reformater le cinéma français qui ne fait que des films nuls pseudo-intellectuels et pédants

    Pourquoi continuer à subventioner des films de merde ?

    Besson n’a pas besoin d’argent public !


    • La mouche du coche La mouche du coche 14 août 2007 14:19

      D’accord avec Lerma. J’adore le cinéma intello comme Bergmann, mais j’ai aussi aimé des films de besson, alors laissons-les vivre.


    • Christoff_M Christoff_M 15 août 2007 06:44

      Besson un monsieur gonflé de suffisance, qui fait rêver certains ! pas moi avec des héros qui ressemblent à des voyous du bruit de la violence, des voitures suréquipées, rêves de beaufs moyens !! je préfère quelque chose de plus substantiel, mais vu l’invasion des « productions » pour grand public, générés par les marketeurs de grandes surfaces qui ont envahi le domaine, cela devient difficile de trouver un bon film, un cinéma digne de ce nom, et pas une production pour faire du fric et des entrées !!


    • Christoff_M Christoff_M 15 août 2007 07:03

      pour moi il n’y a rien de français dans son cinéma, il fabrique une sauce commerciale à l’américaine et preuve de son manque de personnalité, on vous enlèverait le nom du réalisateur sur un film, on ne reconnaitrait pas un Besson mais on reconnaitrait tout de suite un Chabrol...

      Pour moi Besson est le Sullitzer du cinéma, beaucoup d’argent et pas beaucoup de contenu, mais visiblement il a son public ! Vu la dispersion de ses films, le manque de cohérence, j’en viens à me demander si c’est lui qui fait vraiment ses films... Mocky dit qu’il y a des types à la mode qui peuvent ramasser des millions pour faire un navet, reconnaissons lui au moins ce mérite, comme celui d’utiliser des acteurs non pas pour leur talents mais parce qu’ils sont tendance et peuvent lui rapporter gros, et enfin sa capacité à copier les grosses productions américaines...


    • nephilim 14 août 2007 11:41

      lerma toujour aussi petit^^ decidement vous n’y connaissez absolument rien et les films pseudo intellectuels vous deplaisent car vous n’etes malheureusement pas en capacité de les comprendre !! c’est vrai que transformers ca c’est du cinema pour vous^^, pas besoin de reflechir,aucun message, juste du bruit et des images. L’Amerique a besoin de gogo comme vous n’hesitez pas partez la bas et demandez l’asile politique.........


      • nephilim 14 août 2007 11:43

        ceci dit Besson est loin d’etre le réalisateur ideal d’ailleur c’est l’un de ceux qui tente de copier au plus pret le style americain pour plaire a des gens comme lerma :p


      • La Taverne des Poètes 14 août 2007 11:54

        Mauvais article parce que trop radical alors qu’il aurait pu faire un bon article en nuançant un peu. Oubli d’Antonioni d’entrée ! Besson et Reno ont comblé le vide de la belmondomania. Il a produit des films intéressants : Le 5ème élément, Léon. Dire dans la foulée que Lelouch est nul, c’est aussi trop radical. J’ai regardé « Partir, revenir » récemment. C’est un bon film de Lelouch. De même que « Intinéraire d’un enfant gâté », etc.

        Tout ce qui est excessif est insignifiant. Votre article est excessif...


        • Julien Julien 14 août 2007 11:55

          Tout un article pour dire que vous détestez Besson c’est pas un peu beaucoup ?

          Vous n’aimez pas Besson, n’allez pas voir ses films et puis c’est tout.


          • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 14 août 2007 11:57

            Qu’est-ce qu’un bon film ?
            - Un film encensé par la critique.
            - Un film qui fait des entrées.

            Le public est peut-être con, mais il ne va pas voir en masse de mauvais film (pléonasme).

            J’ai pas aimé le gros bleu, j’aime pas le gros barbu, mais il faut lui reconnaitre qu’il connait bien son métier et qu’il donne au public se qu’il attend.


            • Plo 14 août 2007 18:05

              « Le public est peut-être con, mais il ne va pas voir en masse de mauvais films »

              Malheureusement cette phrase devrait être prouvée. Pour démontrer qu’elle est fausse, inutile d’aller bien loin, nous avons tous des contre exemples. Je n’en citerai qu’un : « Les bronzés 3 ».

              Le tapage médiatique autour d’un film, peut largement remplir les salles avec un navet.

              J’ai pour ma part, bien qu’averti, plusieurs fois fini par craquer et aller voir un film survendu. Le pire c’est que lorsque toutes les émissions de télé, de radio et la majorité de la presse écrite a « vendu » un film, rares sont les spectateurs qui osent affirmer ne l’avoir pas aimé, surtout si ce film n’est pas désagréable mais juste mauvais.


            • Lapinator Lapinator 14 août 2007 12:17

              Si vous n’aimez pas les Besson, ne les regardez pas, personnes ne vous l’oblige. Mais ne critiquez pas gratuitement un artiste par le simple fait que vous ne vous y reconnaissez dans ses oeuvres.

              NB : j’aimais les 1er besson : nikita, leon, subway ... Parce qu’il étais complètement en déconnexion avec ce qu’il se faisais à l’époque, maintenant je suis plus critique.


              • Mango Mango 14 août 2007 12:19

                Trop partisan pour être dans « culture et loisir ».

                Billet d’humeur, à la rigueur, histoire de rigoler en descendant quelqu’un qu’on aime pas , tout en évitant d’être assimilé à ses « meilleurs ennemis » (intellos, bobos, cathos...- j’admire les précautions de l’auteur !).

                Ou alors il aurait fallu parler de son projet de cité du cinéma à St. Denis, du fait qu’il réinvestit les gains énormes générés par ses films « grand public » (dont il est le premier à reconnaître qu’ils ne sont pas des chefs d’œuvres) dans des petits films, du soutien qu’il apporte aux jeunes réalisateurs, de ce qu’il a apporté de nouveau (si, si, il y a des choses...).

                Pas besoin d’être fan de Besson pour lui reconnaître quelques qualités et la critique aurait pu être plus constructive, par exemple en s’avisant de l’étrange similitude entre le récent « Minimoy » et l’univers de cet authentique chef d’œuvre de Henson et Oz sorti en 82 : « Dark Crystal ». Venant de quelqu’un qui s’est justement offusqué de la récupération de son « cinquième élément » par SFR (qui s’est récemment attaqué aux Monthy Python, avez-vous remarqué ?), c’est particulièrement savoureux.

                Bref, un peu léger pour ce sujet « de poids ».

                Dommage.


                • LE CHAT LE CHAT 14 août 2007 12:33

                  Besson a fait beaucoup de film qui m’ont bien distrait dans la grande salle obscure , je n’en demande pas plus , juste un peu de rêve , de depaysement , c’est mille fois mieux que de faire des films ultra chiants encensés par la critique et couverts de prix mais que personne va voir . Le cinéma est un art populaire et pas un truc réservé aux prétendues élites ....


                  • La Taverne des Poètes 14 août 2007 12:35

                    Le Chat : l’auteur préfère sans doute « Cris et chuchotements » d’Ingmar Bergmann.


                  • Mango Mango 14 août 2007 14:14

                    Pardon, mais je ne comprends pas cette opposition entre « art populaire et élitiste », que ça soit pour le cinéma ou autre.

                    Le fait que ça soit « populaire » ou « élitiste » n’a rien à voir avec la qualité, du moins, c’est mon avis.

                    De nos jours et dans notre pays, nous avons la chance d’avoir accès à une gamme cinématographique extrêmement riche : grands distributeurs, arts et essais, DVD, etc...

                    Je ne vois pas pourquoi le spectateur ne pourrait pas s’esclaffer un soir devant une bonne grosse comédie (Jo ?), frissonner le lendemain devant un thriller (Copy Cat ?),se régaler d’un bon classique (Les Diaboliques ?), retrouver son âme d’enfant (Sorcières ?), s’indigner devant un documentaire (Supersize me ?), rêvasser devant une comédie musicale (Huit femmes ?)et brailler comme un veau devant un drame (Dancer in the dark ?)...

                    On n’est pas obligé d’être tous les jours dans le même état d’esprit, non ?

                    En matière d’art, comme en cuisine, il me semble que le plaisir naît de la variété, de la diversité, mais attention ! Avec de bons produits !


                  • Ulysse 14 août 2007 12:49

                    Wasabi, c’est pas les jeunes qui sautent partout, ça c’est yamakasi...

                    Wasabi de mémoire c’est un truc étrange avec Michel Muller. Quand on descend autant, on essaye au moins de ne pas mélanger les titres de films, ça fait un peu désordre...

                    Pas un mot sur Leon ou Nikita, pourquoi ? Moi j’ai bien aimé, ainsi que subway le grand bleu ou même le 5éme élément. Angel-A par contre est un film comique qui s’ignore c’est assez pitoyable mais bon on ne m’a pas forcé à le voir non plus hein.

                    On a un français qui fait des films hollywoodiens (depuis Leon pour moi) est-ce un drame ? Non je ne pense pas. Est-ce une raison pour le descendre et ne pas descendre tous les autres réalisateurs hollywoodiens ? Je ne le crois pas.

                    Europa Corp (sa boite de prod) est un label qui personnellement me fait fuir systématiquement (sauf quand je n’étais pas au courant avant et heureusement sinon je n’aurai pas vu « ne le dis a personne » de Canet) mais de là à traiter tous ses films de navet je ne suis pas d’accord.

                    Je préfère de loin Kusturica mais je comprend que Besson ai du succés et mine de rien je m’en réjouis.


                    • claude claude 14 août 2007 13:00

                      une seule question : pourquoi tant de haine ??? smiley

                      besson fait du cinéma « bande dessinée » qui ne prend pas la tête : on sait où sont les bons et où sont les méchants. et comme dirait ce vieux serge, tout le reste n’est que : " (...) des WIP ! Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et des ZIP ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

                      J’distribue les swings et les uppercuts Ça fait VLAM ! ça fait SPLATCH ! et ça fait CHTUCK ! Ou bien BOMP ! ou HUMPF ! parfois même PFFF !

                      SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !«  »" smiley smiley


                      • Romain Bossut 14 août 2007 13:03

                        Article puant de haine et partial à 200%.


                        • Iceman75 Iceman75 14 août 2007 13:42

                          Cet article (? ??) sonne comme un réglement de compte. déçu des derniers euros dépensés dans un DVD ou une scéance d’une de ses productions ? En fait Besson n’est pas une seule et même personne. Il y a le Besson supermarché du cinéma, qui nous vend du produit tete de gondole, bien racoleur, du Yamakasi, du Taxi 3, 4... Et puis il y a le Besson auteur, qui prend des risques avec Atlantis, avec Jeanne D’arc, pour des résultats pas toujours réussis mais souvent intéressants. Car autant je n’ai pas aimé le Jeanne D’arc, autant j’ai apprécié cette fable futuriste volontairement BD qu’est le cinquième élément. Et le Besson producteur peut aussi permettre à des films plus personnels de voir le jour. Après tout, reproche-ton à Dreamworks, la boite de Spielberg et ses amis de produire quelques séries B de qualité douteuses en même temps que quelques chef d’oeuvres ? Non le cinéma a hélas besoin de ces profits rapides et faciles surfant sur les modes. Il a besoin de ce que vous qualifiez de « vulgaire » et beauf car nous le sommes tous parfois un peu.

                          Et si Diefenthal et Naceri ne sont certainement pas les acteurs du siècle, il a eu le nez de voir en eux des personnages représentatifs d’une génération. Je me souviens de Diefenthal dans une sombre petite série télé où il avait un petit plus par rapport aux autres. Lui l’a vu et a su en tirer ce qu’il voulait. Et puis sans Besson, on devrait peut être supporter un cinéma français nombriliste et snob qui se regarde parler. Et un cinéma français de petites comédies sans ambitions. Au moins a t il permis de rendre à nouveau possible d’autres films que ceux là, des films de genre. D’ailleurs si j’attaquais Besson, ce serait plus pour dire que l’on a attaqué Jeunet sur sa production américaine alors qu’il tourne en France, tandis que Besson tourne ailleurs qu’en France.

                          Mais Besson a aussi en projet un grand studio français, un cinecita à la française...Projet mort né ?


                          • nico 14 août 2007 14:20

                            Moi j’ai bien rit... même si je ne suis pas d’accord avec tout. C’est bien écrit.

                            A+ Nico


                            • Fab Dz 14 août 2007 14:22

                              Le pire c’est que c’est à la limite de la diffamation.

                              "Point commun avec Lelouch, autre grand créateur de navets devant l’éternel, Besson ne se prive pas de poser sa caméra pour mieux connaître ses actrices. Disons, plus en profondeur. Un défaut de réalisateur, ça, un signe particulier qui tendrait à prouver que ce cher Luc est bel et bien de la famille du cinéma...

                              Navrant, mais comme l’Orangina rouge, pourquoi être aussi méchant ?


                              • Iceman75 Iceman75 14 août 2007 14:24

                                Plus que de la difamation c’est de l’ignorance du processus créatif . Combien d’histoires d’amour y a t il eu entre une actrice égérie ou jouet d’un réalisateur. Hitchcock n’avait il pas un fantasme sur les blondes sans jamais l’assouvir ?


                              • Icks PEY Icks PEY 14 août 2007 15:04

                                Et bien, quel lynchage de l’auteur ! Tout cela parce qu’il ne pense pas comme vous ?

                                Moi aussi, j’ai aimé Nikita, Léon et le Grand Bleu. Moi aussi, j’ai aimé des films de Lelouch.

                                Et alors ?

                                Lilan a ses idées, ce sont les siennes. Moi je trouve plaisante sa façon de les exposer.

                                Bien cordialement,

                                Icks PEY


                                • CAMBRONNE CAMBRONNE 15 août 2007 11:30

                                  SALUT X P

                                  Content de vous revoir et de lire des propos censés .

                                  Massoulier est un pamphlétaire de talent ce qui n’est pas le cas de tout le monde sur ce site . En tant que pamphlétaire il charge et alors ? C’est agréable à lire .

                                  De toute façon moi aussi j’aime certains films de Besson mais lui c’est une tête à claques et cela ne peut que lui faire du bien de se prendre un coup de pied au culte .

                                  Salut et fraternité .


                                • jko 14 août 2007 15:53

                                  Luc Besson ambassadeur du cinéma français aux Etats Unis, pays qui inondent nos cinémas avec des surproductions nettement moins abouti que la plupart des films réalisés et produits par Besson. Besson, Un des plus gros producteurs « indépendants » de film en France qui donne la chance aux gens qui ne peuvent accéder que très difficilement au cinéma. Homme imaginatif, créatif qui a inspiré grand nombre de films. Je vous rapelle aussi que c’est Monsieur Besson qui a mis en avant Jean Reno propulsé ainsi au rang de star international et d’acteur français comme il manque beaucoup (capable de jouer tous les rôles). Maintenant libre à chacun de pense ce qu’il veut cependant je ne dirais qu’un mot RESPECT à Mr Luc Besson.


                                  • snoopy86 14 août 2007 16:04

                                    Eric Besson ?????


                                  • snoopy86 14 août 2007 16:06

                                    @ Léon

                                    Ne soyez pas confus

                                    J’aime aussi Jeanne d’Arc


                                  • snoopy86 14 août 2007 16:48

                                    Heureusement que je vous lis attentivement...


                                  • snoopy86 14 août 2007 16:50

                                    J’avoue avoir bien aimé ses premiers films, sauf le Grand Bleu. Et je considère son Jeanne d’Arc comme excellent..


                                  • ripouette ripouette 14 août 2007 16:06

                                    C’est un signe de bonne santé que d’avoir nos propres nanards ! Et puis Besson il sera culte dix ans après sa mort, il faut juste le laisser mourir.... !


                                    • Rank Frank Rank Frank 14 août 2007 16:13

                                      La réussite de Besson est à l’image de l’évolution des 20 dernières années : le concept de « culture » sonne désormais comme une grossièreté et est remplacé par celui de « divertissement populaire » (Besson se réclamant à corps et à cris du « populaire » sans trop savoir ce que c’est... simplement par opposition aux critiques poussiéreux des Cahiers, de Libé, de Positif...), les cycles de consommation ont remplacé les séances de cinéma, ces cycles continuent de s’accélerer... Ce n’est ni un bien ni un mal : quand comme moi on aime Robert Bresson (plutôt que Luc Besson ;), Alain Resnais, Emir Kusturica, Billy Wilder et tant d’autres, on se fournit comme on peut et on fréquente les petites salles du quartier latin (à condition d’être parisien, certes). Il est clair que, pour ma part, je ne vais plus que rarement perdre mon temps et mon argent au cinéma. Le cinéma, soit disant populaire, est devenu un article de consommation presque aussi pauvre que la télé. Avec ou sans Besson.


                                      • jamesdu75 jamesdu75 14 août 2007 16:14

                                        @ l’auteur.

                                        Que reprochez vous exactement a Besson car je peut faire exactement le meme article a l’invers. :

                                        Je peut dire que Besson a réalisé le seul grand film de SF français, car oui le 5eme elements restera plus qu’une critique de la bourgoisie de province de Chabrol ou une masturbation intélectuelle a la Godard (reagardé Helas Pour moi).

                                        Comment pouvez vous croire qu’un réalisateur realise un film uniquement pour soit même ou ses potes ? Le principe du cinéma c’est de se faire plaisir en donnant du plaisir aux autres (Chaplin)

                                        Je suis d’accord que Besson producteur fait des film assez moyen (surtout en scénariste) mais avoué qu’il a rapporter plus d’argent et de plaisir que toute la nouvelle vague reunit.

                                        C’est a cause des gens comme vous que le ciné US envahit les salles. C’est a cause des gens comme vous que Christophe Gans, Yann Kounen, Jeunet, Kassovitz, Dahan sont obligé de galérer comme des malade pour faire des films ambitieux, ou alors ils sont bridés par des producteurs US qui ont le final Cut. Du bon ciné c’est pas des films qui se limite a des pseudos amourette entre Parisiens (comprendre habitant de Neuilly et du 16eme) a la Techiné.

                                        Pour resumé Besson producteur fait de la bouffe en boite, mais vend plus qu’un cuisto. (Combien de réalisateur ont put faire joué Penelope Cruz, Selma Hayek, John Malkovich, ect....). Mais Besson réalisateur est géniale, a part Angel A qui est moyen, mais je doute que Claude Lelouche ait la carrure pour réaliser Jeanne d’Arc ou que des tacherons puisse faire le 5eme elements - Je met de coté Arthur et les minimoys qui en depit d’avoir d’excellent effets speciaux est un conte pour les enfants.


                                        • nephilim 14 août 2007 16:39

                                          les realisateurs et heureusement sont des artistes qu’on aime ou que l’on deteste, moi je n’aime pas le grand bleu film pour ados prepubere ou menagere de plus de 50 ans :p subway hormis les acteurs le film est a chier et ne survivra pas au temps il deja tellement demodé^^ nikita ha voila un film interressant peut etre le seul ha si il y a leon grands spectacle des boum boum par ci des panpans par là « phenomenale » :) il reste le 5 éléments correct si on aime le genre SF et enfin jeanne d’Arc superproduction grands effets pas si mal le reste en tant que producteur de la m.....de ^^ conclusion ce Formidable réalisateur a vraiment un film valable « nikita » pour le reste il a encore beaucoups de lessons a recevoir et se situe tres loin, tres tres loins des geants du cinema francais. par contre pour le people generation consommons a tout va c’est un bon ; je lui souhaite donc de perseverer viendra peut etre le jour ou il sera reconnu par des chefs d’oeuvres et non des hors d’oeuvres.......


                                          • La Taverne des Poètes 14 août 2007 21:47

                                            West, on suppose que c’est vous le « génie »...  smiley  smiley  smiley


                                          • La Taverne des Poètes 14 août 2007 21:59

                                            Vous êtes l’eunuque de l’art.


                                          • La Taverne des Poètes 14 août 2007 22:02

                                            De toute façon, vous confondez tout et vous l’admettez, mais on l’avait déjà remarqué : en politique, un jour royaliste, puis centriste puis sarkozyste et à présent copinant avec un frontiste. C’est vraiment de la confusion mentale.


                                          • Dragoncat Dragoncat 14 août 2007 18:13

                                            @ l’auteur

                                            Au risque de m’attirer les foudres des amoureux de Besson, nombreux sur ce fil, je ne trouve pas votre article à côté de la plaque. Qu’il soit un chouia virulent, c’est un fait.

                                            Pour nuancer, il me semble que parti d’un véritable postulat original et créatif (« Le Dernier Combat », avec peu de moyens, était intéressant), Besson est parti vers le commercial.

                                            Je suis occasionnellement amateur de films commerciaux « pop-corn » et ne fait donc pas de snobisme sur la question.

                                            Ce qui est beaucoup plus gênant dans « l’oeuvre » Bessonesque de ces dernières années, c’est le parti pris démago de viser le public dit « de banlieue » en tapant systématiquement sur les flics. Les pauvres condés sont tous débiles dans ses films, au point de se demander comment ils peuvent mettre leurs chaussures tout seul.

                                            Cette démagogie là ne s’adresse pas vraiment à l’intelligence du spectateur et tend rapidement à créer l’écoeurement. Elle lui a par ailleurs permit de réaliser de spectaculaires succès commerciaux : tant mieux pour son portefeuille et tant pis pour l’image du cinéma français.

                                            Grâce à Besson, nous sommes passés des films ineptes, prétentieux et barbants au niveau le plus lamentable des films grand public. Il y avait surement un juste milieu à trouver...

                                            Dragoncat


                                            • Iceman75 Iceman75 15 août 2007 05:33

                                              Le spectateur (et donc le flic aussi), est il intelligent ? Hum, pas tant que ça si l’on en croit les chiffres d’entrée puisqu’il y en a toujours pour aller voir ses films « grands public »  smiley

                                              zut, je suis spectateur moi aussi..


                                            • socrate socrate 14 août 2007 19:12

                                              le lynchage de Luc Besson devient celui de Lilian M !!! mais il l’a bien mérité !!

                                              il a voulu être drôle et il fut drôlement stupide à vouloir forcer le trait et est devenu aussi pédant que ces films qu’il prétend être pédants parlant des bobos parisiens, encensés par la critique bobo, mais que personnellement j’aime parfois beaucoup comme j’aime rester plusieurs heures devant des spectacles à la Besson qui ne veulent raconter que des histoires et faire passer un bon moment même s’ils ne parlent pas à notre intellect comme Bergman (que je ne connais pas encore bien d’ailleurs) et Lelouch a fait d’excellents films dans son genre.

                                              Lui il a au moins inventé un genre :

                                              qu’avez-vous inventé comme genre M. Lilian ? la tribune beauf ? smiley


                                              • pixel pixel 14 août 2007 19:39

                                                Besson a réveillé le cinéma français.

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