Vous aimez les histoires Pagnolesques et la randonnée ? Alors ce sujet va vous plaire. J’ai testé pour vous les randonnées théâtrales de Marcel Pagnol en suivant, dans les collines du Garlaban, « La Femme du Boulanger ».
Après le succès de la première saison jouée à guichets fermés, « Dans la Cours des Grands » vous emmène dans l’un des plus célèbres films de Marcel Pagnol, inspiré par « Jean le Bleu » de Jean Giono. Pendant une journée entière de spectacle, vous vivrez pas à pas l’œuvre de l’intérieur, durant un circuit pédestre d’environ 10 km, dans un environnement rare et préservé du domaine départemental de Pichauris, près d’Allauch. Ça c’est pour la communication.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire, voilà un petit synopsis :
Installé en Provence, Aimable est un boulanger dont le pain est apprécié par tous les habitants du village. Mais le paisible Aimable est plongé en plein drame conjugal : sa très jeune femme l’a délaissé pour un berger. Très affecté, le boulanger suspend son activité, arrête le four à pain pour sombrer peu à peu dans l’alcool. Il n’en faut pas plus pour que l’infidélité de son épouse ne devienne une affaire communale. Tous les habitants se mobilisent afin de retrouver la trace de la jeune fugueuse. Mais les haines qui divisent le village ressurgissent bientôt. Pour aider Aimable, et surtout pour relancer le four à pain, ils devront taire les vieilles rancunes.
Marcel Pagnol a été parmi les premiers réalisateurs à sortir des studios de cinéma pour tourner ses films, dès les années 30… Les fameuses Randonnées théâtrales, sur les lieux mêmes où l’auteur a donné vie à ses personnages, permettent de revenir à la source (de Manon ?), à l’humanité et l’universalité de l’œuvre. Bref l’expérience unique de vivre une œuvre de l’intérieur.
« La Femme du Boulanger » prend place sur le domaine départemental de Pichauris, site exceptionnel dans le tombant nord-est du Garlaban, à Allauch, qui permet de découvrir une Provence entièrement préservée. Mettre en scène une telle représentation a demandé plus d’un an de travail entre le tracé de l’itinéraire idéal, les autorisations, la mise en scène…
Cote pratique. Le rendez-vous est pris à 9h00 au lieu dit Pichauris, un peu galère à trouver sans GPS… C’est de là que part la randonnée. À peine stationné, on est plongé au temps de Pagnol. Tous les acteurs sont présents et en costume pour vous guider vers le départ de la randonnée. Il y a deux « fournées » de spectateurs, ce qui est bien légitime pour une histoire de boulanger. Le premier groupe part à 9h00, le second à 9h30. Chacun avec des acteurs / accompagnateurs à la rencontre du nouveau boulanger de Pichauris.
L’histoire se déroule tout au long de la journée. Entre chaque scène il faut marcher pour rejoindre la suivante. C’est ludique.
Vers 11h00 on goûte le pain du nouveau boulanger, et on boit un coup à sa santé. L’apéro est servi à chaque randonneur, pastis ou sirop Gambetta pour tout le monde. C’est vraiment sympa et convivial.
Les acteurs ne se déparent pas une seule seconde de leur personnage. Une journée entière à vivre les événements et à les ressentir en vivant les moments de joie et les instants de drame qui se déroulent tout au long d’une journée entièrement scénarisée.
Après la pause déjeuner d’une heure environ, la balade reprend et se transforme en battue géante à la recherche d’Aurélie, la femme du boulanger qui s’est enfuie avec son berger. Alors pour retrouver la « pécheresse », on cherche, on élabore des plans, on chante, mais surtout on s’amuse.
Lorsqu’en fin d’après midi on a retrouvé Aurélie et fini les 11 kilomètres de balade, un pot de l’amitié nous attend au parking. Ce qui tombe plutôt bien vu que l’on est moulu (comme le grain de blé).
Au final, on a passé une super journée à crapahuter dans les collines de Pichauris, on a beaucoup marché, mais surtout on a découvert ou redécouvert une œuvre de Pagnol drôle et sensible, interprétée par des acteurs talentueux et criants de vérité. Bref, on s’est régalé !

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16/06 21:12 - RétifComment parler de la « Femme du Boulanger » sans évoquer l’immense Raimu qui donna toute (...)
16/06 17:49 - ARMINIUSAh ! Si je ne m’abuse, vous auriez pu y croiser Lili de Bellons au milieu d’un vol (...)
16/06 12:47 - jlucMerci pour cette suggestion de randonnée bien synpathique.
16/06 11:43 - GastyOu est passée la Pomponette ? Vous ne l’avez pas perdue en route ?
16/06 11:03 - jef88
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