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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Manifeste pour le téléchargement gratuit

Manifeste pour le téléchargement gratuit

Denis Olivennes est le patron de la Fnac qui est le premier distributeur de musique et de vidéos en France. Denis vient d’être chargé par le gouvernement d’une mission sur la lutte contre le téléchargement illicite et le développement des offres légales d’œuvres musicales, audiovisuelles et cinématographiques. La ministre de la Culture qui a confié cette délicate mission à Denis ne s’est sans doute pas rendu compte qu’il y avait là un conflit d’intérêt voire une collusion.

Tout en écoutant gratuitement de la musique en streaming sur Musicovery, voilà ce que j’aimerais dire à Denis concernant ce sujet :

Les internautes produisent gratuitement des œuvres intellectuelles

Les internautes contribuent très largement à la richesse du web en créant du contenu sur leur blog, sur les sites de journalisme citoyen, sur les wiki, sur tous les sites web 2.0. Tout ce contenu qui se chiffre en milliards de pages web sont des œuvres intellectuelles offertes gratuitement par les internautes à la communauté des internautes qui, rappelons-le se compose de gens comme moi, de distributeurs comme vous Denis et même d’artistes, de compositeurs, d’interprètes, de musiciens, etc. Quant on parle du culte du gratuit, c’est de cela qu’il faut parler. L’internaute produit des œuvres intellectuelles gratuitement et consomme des œuvres intellectuelles gratuitement. Ce n’est pas un mythe, ça existe et ça fonctionne parfaitement. Evidemment pour les énarques et autres polytechniciens élevés dans le culte de l’élite qui sait, il est difficile de concevoir que n’importe qui peut produire des œuvres intellectuelles et encore plus difficile d’imaginer que ces œuvres puissent intéresser qui que ce soit.

Il ne viendrait à l’idée de personne de crier au piratage parce que quelqu’un a lu son blog. Je suis certain que vous, Denis, lisez gratuitement des blogs, consultez gratuitement des articles d’Agoravox, allez gratuitement sur Wikipédia pour voir si l’article qui vous est consacré n’a pas été caviardé par de petits rigolos ou par des vilains pirates. Je suis certain que tous les artistes font de même. Rassurez-vous personne ne va vous demander ou leur demander de payer 0,99 euro pour chaque article lu.

Le matériel est payant, l’immatériel non

Les internautes sont prêts à payer pour quelque chose de concret comme un livre qui apporte un confort de lecture inégalé à ce jour, une revue pour les mêmes raisons ou un objet concret quelconque. Par contre, ils ne sont pas prêts à payer pour quelque chose d’immatériel et ne l’ont jamais été. Le problème est là.

Il y a encore quelques années, la musique et la vidéo ne circulaient que sur des supports physiques ; le cas de la radio étant mis à part. Les amateurs de musique ou de vidéos achetaient des supports physiques, disques ou cassettes, et ne se posaient pas de question sur ce type d’achat. Ils obtenaient un bien concret en échange de leur argent. Depuis quelques années le support physique ne sert plus à rien. Musique et vidéo circulent sur le net et passent de disques durs en baladeurs via des clés USB et autres cartes mémoire selon les besoins. Dans ces conditions, le support étant inutile, pourquoi payer pour obtenir quelque chose qui ne sert à rien ?

Le droit d’auteur a bon dos

Les éditeurs, les distributeurs, les acteurs économiques, les gouvernements ont donné le mauvais exemple depuis plus d’un demi-siècle. En effet, les acteurs économiques et les institutions ont tout fait pour conforter et renforcer la société de consommation. Notre société est basée là-dessus. Pour être heureux, achetez des biens matériels, consommez-les rapidement et achetez-en d’autres mieux car nouveaux.

Par exemple, achetez très cher un livre broché qui vient juste d’être édité. Les plus pauvres pourront attendre quelques temps et l’acheter un peu moins cher en collection de poche. Les plus démunis pourront l’emprunter dans une bibliothèque et le lire gratuitement. Le droit d’auteur s’applique à tous ces livres alors que leur prix varie entre cher et gratuit. Dans ces conditions le consommateur comprend qu’il achète un support physique et non pas une œuvre intellectuelle.

Par exemple, les chansons diffusées à la radio ou les films diffusés à la télé sont gratuits sauf chaînes avec abonnement. L’auditeur écoute de la musique ou visionne des films sans rien payer et cela est considéré comme normal car musique et films diffusés sont immatériels.

On peut prendre aussi comme exemple le prix des chansons récentes beaucoup plus élevé que le prix des compilations amorties depuis longtemps ou le prix des films récents plus élevés que celui des classiques. Cela prouve que le droit d’auteur n’est pas si important que ça mais que seuls la marge du distributeur et le coût du support priment. Malheureusement pour vous Denis, dans le cas de la musique et de la vidéo le support ne sert à rien. Heureusement pour vous le support livre continue à servir à quelque chose ; mais pour combien de temps ?

Le téléchargement payant est voué à l’échec

Pour conclure tout en écoutant légalement de la musique à la demande sur Deezer, je suis convaincu que le téléchargement payant est voué à l’échec et que seul le téléchargement gratuit permettra à l’avenir la diffusion à grande échelle d’œuvres intellectuelles.

Attention ! cela ne signifie pas que l’internaute ne respecte pas le droit d’auteur. Quand certains parlent de piratage, il s’agit d’un abus de langage. Aucun internaute qui a téléchargé illégalement de la musique ou des films ne souhaite plagier ou endosser la paternité des œuvres qu’il a téléchargées.

Avec le téléchargement gratuit, les artistes ne mourront pas de faim pour autant. Ils pourront se consacrer à leur métier premier qui consiste à se produire en public, en concert, à la radio ou à la télé et même, pourquoi pas, en direct sur internet. Les films continueront à être diffusés de manière payante au cinéma et permettront aux acteurs et à toutes les personnes qui travaillent sur un film de gagner honnêtement leur vie. Evidemment, il faudra que les artistes les plus connus renoncent à gagner des sommes ahurissantes qu’un honnête travailleur n’arrivera pas à gagner pendant toute sa carrière professionnelle. Signalons que ces artistes sont une petite minorité même s’ils sont les plus connus.

Et les distributeurs comme vous, Denis, que vont-il devenir ? A mon avis, le rôle de distributeur de supports physiques comme la Fnac va disparaître purement et simplement. Par contre, les distributeurs immatériels comme les fournisseurs d’accès à internet, les radios et télévisions, les opérateurs de téléphonie mobile ont de beaux jours devant eux. Ce sont eux qui vous ont pris votre gagne-pain Denis et les internautes n’y sont pour rien. Ils payent leurs abonnements et s’en servent au mieux de ce que permet la technique.

Au fait, pourquoi la Fnac n’est pas fournisseur d’accès à internet et/ou opérateur de téléphonie mobile ?


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41 réactions à cet article    


  • wilco 10 septembre 2007 10:44

    Et bien, quel sectarisme, qui plus est vulgaire, non constructif et non argumenté.

    On sent la haine sous chacun des termes.


  • thirqual 10 septembre 2007 12:23

    Vous devez être nouveau. Qualifier la haine de demian west, notre comique-chroniqueur artistique-mascotte, envers le p2p de démesurée, c’est se priver de ce mot pour parler de son ego.


  • Halman Halman 11 septembre 2007 10:12

    Le téléchargement payant des oeuvres signifie aussi qu’ils ne mettront en vente en ligne que les oeuvres assez vendues pour être rentables.

    Hors il n’y a plus que sur Internet que l’on trouve des films et musiques que les distributeurs ont abandonnés, introuvables en cd, dvd et même vhs.

    Certaines de ces oeuvres sont pourtant des grands classiques de certains genres, des indispensables, comme la géniale version Moroder de Metropolis ou bien Planète Interdite une des références en sf, parmi des dizaines d’exemples.

    Vous pouvez vérifier, hors le téléchargement gratuit, tout bonnement disparus de la circulation.

    Le téléchargement gratuit a donc ici une fonction de mémoire, d’archivage.

    Je suis passé par le téléchargement payant Fnac.com d’albums de musique. Grâce à la technique du nombre de copies très limité que la licence permet, votre ordinateur tombe en panne, vous avez fait des sauvegardes sur d’autres disques durs, et bing, impossible de les copier sur votre nouvel ordinateur, il faut les racheter.

    C’est ça qui tue le téléchargement payant.

    On le fait une fois, mais pas deux.


  • Elodi 13 septembre 2007 17:13

    Tout à fait d’accord avec Halman. Les personnes d’un certain âge, voire âgées, nostalgiques de la musique et des chanteurs de leur époque, sont tentées par l’échange de fichiers sur internet, donc le téléchargement gratuit. Toutes les chansons des années 1930 à 1950-60 ne se trouvant plus dans le commerce ou très difficilement.


  • papy43 10 septembre 2007 10:52

    Mais de quel droit ce Demian West se permet-il de juger tout un chacun avec une autorité qu’il n’a pas au lieu de modestement apporter (comme la plupart) sa pierre à l’édifice Est-ce Dieu ? Maintenant quand je verrai sa signature, je passerai à l’article suivant Il est IMBLAIRABLE (rien à voir avec Tony) comme on dit chez moi !


    • Ploum 10 septembre 2007 11:48

      Un durcissement à outrance est ce qu’il pourrait arriver de mieux, en accentuant la repression sur les internautes, ils les pousseront à utiliser les réseaux cryptés, les rigolos des majors vont encore s’acharner dans la volonté de tout fliquer, mais là big problem, car les moyens à mettre en oeuvre pour fliquer ce genre de réseau ils n’éxistent pas, n’éxisteront pas avant longtemps, engendrant ainsi des coüts qui pousseront à une évolution pour survivre.


    • Ploum 10 septembre 2007 13:54

      Votre problème monsieur West est que vous ne connaissez strictement rien à l’informatique et pensez qu’il y a une solution à tout, or ce n’est pas le cas et ce n’est ni une question d’intelligence ou de naïveté, juste une question de réalisme et d’expérience.

      Les seules solutions technologiques évoquées jusqu’ici afin d’automatiser les flicage du téléchargement consistent en répertorier une dizaine de milliers d’oeuvres dans une base de données et les traquer par échantillonnage sur un nombre de réseaux non cryptés les plus utilisés, et déjà rien que ça c’est 1. loin d’être rentable en terme de retour sur investissement car les moyens que cela réclame vont être énormes, 2. loin d’être juste car à un instant t seule une infime proportion des téléchargeurs seront controlés, et 3. loin d’être suffisant car les réseaux contrôlés sont les moins sécurisés.

      Actuellement seuls les petits téléchargeurs utilisent les réseaux les moins sécurisés car plus simples d’accès, les vrais pirates utilisent déjà les réseaux cryptés et se cognent totalement, mais alors totalement de la loi DADVSI et des déblatérations des majors, et pire encore, ils les perfectionnent pour faciliter leur usage, car plus ils seront utilisés, plus ils seront efficaces, ils sont construits spécifiquement pour ça.

      L’informatique ce n’est pas le monde d’Harry Potter, il ne suffit pas d’une baguette magique et d’une formule pour avoir ce que l’on veut, la méthode coué ne marche pas non plus et les « Yaka » ne durent pas longtemps. Les réseaux cryptés et anonymes eux ils existent déjà, alors qu’on n’a déjà même pas de solution pour casser les réseaux non cryptés, et les cryptés n’en parlons pas (et fort heureusement d’ailleurs, car sans cryptage efficace on serait dans une beau merdier, ne serait-ce que pour payer sur le net).

      Le seul moyen de contrer le piratage c’est via l’offre, car la demande elle est là et elle est massive, les internautes sont demandeurs et très exigeants, mais y’a pas marqué pigeon sur leur front et ils entendent qu’on cesse de les prendre pour des imbéciles et pour des vaches à lait. La gratuité n’est d’évidence pas une solution, mais quand je vois que les majors tentent par tous les moyens d’orienter les internautes vers le paiement des oeuvres à l’écoute ou à la vision, j’en vient à me dire qu’avec la montée du piratage ils ne font que récolter ce qu’ils ont semé.


    • xavier 10 septembre 2007 11:09

      A l’auteur.

      Bonjour, vous dites dans votre article que les gens ne sont pas prêts à payer de l’immatériel. Mais sur quels arguments vous basez vous pour dire cela ? Avez vous entendu parler des mondes virtuels. Je ne citerai que le plus connu d’entre eux : Second Life. Sur SL, vous pouvez acheter des objets virtuels. Or, qu’est ce qu’un objet virtuel ? C’est quelque chose que votre avatar (votre réprésentation dans ce monde virtuel) pourra posséder... Il peut s’agir d’une maison, d’une voiture, d’un téléphone, etc. Ces objets virtuels ne sont pas gratuits. Loin de là. Et pourtant, cela s’achète et se vend... Et ça se vend bien même ! La preuve, chaque année 1,5 milliard de dollars (! !) sont dépensés pour acheter ces objets de convoitises, qui se résument pourtant à quelques 0 et 1, stockés dans le fond d’un disque dur quelque part dans le monde, que ce soit à côté de chez vous, où à l’autre bout du monde. (Je vous reporte à ceci pour d’autres informations : http://fr.techcrunch.com/2007/06/22/les-objets-virtuels-le-prochain-grand-modele-economique-du-web-sondage/ )

      Avez vous entendu parler également de World of Warcraft ? Un jeu en ligne célèbre, très célèbre même, puisqu’il a dépassé la barre des 9 millions d’abonnés, qui payent chacun chaque mois près de 11€ pour pouvoir continuer leur quête dans ce monde virtuel persistant.

      Vous évoquez également le fait que bon nombre de choses immatérielles soit gratuit, les informations sur un blog, les chaînes nationales, ... Or, ces informations ne sont pas gratuites, ces « objets » (j’ose les appeler ainsi, même s’ils ne sont que virtuels), ne sont pas gratuits, simplement un financement au paiement direct par le lecteur/visionneur a été trouvé, celui du paiement par la publicité (là dessus Google s’est fait la part belle). Lorsque vous regardez la télé, votre film s’interrompt au beau milieu d’une fusillade, pour vous faire la promotion de la dernière voiture (écolo, si possible, alors qu’en réalité...), lorsque vous regardez la Star Ac’, l’émission s’arrête pour vous présenter le dernier CD de l’artiste à la mode. Cependant, quand vous écoutez un album en ligne sur un site qui ne rémunère pas les auteurs, vous n’entendez pas de publicité (vous en voyez cependant souvent... preuve donc que ce n’est pas gratuit, mais les auteurs de ces sites, cherchent d’abord à payer leurs factures et se servir, plutôt que de rémunérer les artistes, qui font qu’ils gagnent leur vie.)

      Vous parlez également de conflit d’intérêt entre la nomination de M.Olivennes dans sa mission de lutte contre le piratage. Or, la chose qui est demandée à M.Olivennes est très simple « battir une alternative légale au piratage massif de la musique, où le consommateur s’y retrouverait ». Or, qui a le plus d’intérêts que lui pour arriver à trouver un système légal ? C’est bien lui, c’est donc la personne qui sera la plus motivée, donc politique d’efficacité mise en oeuvre, car si l’on vous demandait à vous votre avis, je pense que les résultats seraient différents (quoi que certainement intéressants à lire).

      Et pour répondre à votre question, pourquoi la fnac n’est pas fournisseur d’accès et/ou opérateur de téléphonie mobile ? Tout simplement parce qu’ils sont opérateurs de téléphonie mobile (Nom commercial : Fnac Mobile By Orange : http://www.fnac.com/fnacmobile/ ), c’est donc ce qu’on appelle un Opérateur Virtuel, pas de réseau propre (ils utilisent celui d’Orange), mais une prestation de service. Quant au fait qu’ils ne soient pas FAI, le marché est déjà surchargé et les compromis à faire pour atteindre une masse critique sont trop importants, quoi que là aussi ce soit la mode d’avoir des fournisseurs virtuels (darty, etc.).

      Bref, je trouve cet article sans fondement, sans source, quoi qu’intéressant, pour s’apercevoir du mode de pensée générale. Je terminerai sur une question simple... Seriez vous prêt à critiquer Agoravox pour le fait qu’il y ait de la publicité sur chaque page (chaque fois que j’ouvre un article, je vois immédiatement 2 publicités : le bandeau en haut et le format carré à droite), rendant ainsi l’information payante ? Non ? Car c’est que vous considérez que vous êtes sur un site sérieux, qui mérite d’être rentabilisé.

      Cordialement. Xavier


      • thirqual 10 septembre 2007 12:31

        Excellent commentaire. Certains artistes vendent leur musique sur leurs sites, sans passer par les majors. Ben ça marche. Sans passer par les majors. Il était tout à fait concevable de bâtir des plate-formes de téléchargement payant. L’implémentation des DRMs et le prix ont refroidi les envies. C’est maintenant en partie corrigé, mais le mal est fait.

        Pour la publicité, cela dit, rien ne vous empêche de passer par AdBlock pour effacer ces cadres disgracieux (et parfois gourmands en bp). Et là où je ne vous suis pas du tout, c’est sur votre dernière phrase. Le fait que le site ait besoin de revenus ne veut en aucun cas dire qu’il est sérieux. Et vice-versa.


      • leneant 10 septembre 2007 11:23

        Ce qui le sidère toujours avec DADVSI, c’est la méconnaissance de ce que sont les droits d’auteurs.

        Les droits d’auteurs couvrent deux domaines (source wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_d%27auteur#Les_l.C3.A9gislations_sur_les_droits_d.27auteur ) :

        1. Le droit moral qui couvre la protection de la personnalité de l’auteur au travers de son oeuvre ainsi que le respect de l’oeuvre elle-même ; 2. Le droit patrimonial qui couvre l’exploitation de l’oeuvre ainsi que le rémunération des auteurs.

        Le premier domaine s’apparente à l’éthique d’utilisation de l’oeuvre (bonne utilisation et respect de l’oeuvre, conformément à la volonté de l’auteur). Il est question de respect de la pensée et de l’oeuvre.

        Le second domaine s’apparente à la protection économique de l’oeuvre (rémunération et protection de l’exploitation).

        Où DADVSI couvre t’elle le droit moral des auteurs ?

        Donc, parlons exploitation économique (patrimoniale) des oeuvres mais pas droits d’auteurs car tout un pan de ce que sont les droits d’auteurs est absent de cette loi.


        • Vincent 10 septembre 2007 12:14

          DADVSI modifie et étend le code de la propriété intellectuelle. Je suppose (je n’ai pas été vérifier) que le droit moral des auteurs est protégé par les anciens articles de la loi. Mais il est quand même intérressant de noter que DADVSI ne modifie pas ces articles, et ne touche qu’à l’aspect économique du droit d’auteur, ça confirme ce que (presque) tout le monde pense : DADVSI n’est qu’une loi rétrograde, faite pour protéger les privilèges des maisons de disques, les auteurs sont les dindons de la farce, l’appat pour tirer la larme à l’oeil du pékin moyen, pour qu’il se sente coupable et continue à engraisser les majors sans comprendre qu’il se fait avoir.


        • Vincent 10 septembre 2007 12:38

          Bon article. Les deux premières parties sont particulièrement intérressantes. Peut être que vous allez simplement un peu trop loin ; toutes les oeuvres intégralement gratuites, c’est de la science fiction. Mais on pourrait plaider pour une remise à plat du système, une distribution un peu plus égalitaire. Constats :

          - Les majors s’en mettent plein les poches sans rien faire, ça représente beacoup d’argent, non mérité. Nous sommes d’accord sur ce point. Vous ne parlez pas ici de la taxe pour copie privée, ni de la sacem (ce n’est pas un reproche, vosu vous êtes concentré sur d’autres aspects et on ne peut pas tout évoquer dans un même article tant le problème est complexe), mais ces taxes représentent aussi beaucoup d’argent, très inégalement réparti.

          - Les artistes qui signent avec ces majors se font avoir, ils ne touchent que quelques % du prix de vente des albums.

          - Il existe des millions d’auteurs qui mettent leurs créations à disposition gratuitement sur internet

          Un système un peu plus juste, serait de ré-affecter les bénéfices illégitimes des majors et de la sacem, en baissant les prix de vente, et en redistribuant à tous les auteurs, petits ou gros. Les gros artistes toucheraient plus que dans le système actuel, les petits artistes aussi, le consommateur paierait moins cher tout en êtant certain de ne pas engraisser un parasite au passage. Tout le monde serait content, et les millions d’auteurs qui ne touchent rien aujourd’hui auraient enfin une rémunération pour leur travail, aussi faible soit-elle. Et puis, ce seraient enfin les concommateurs qui définiraient la demande (je parle ici surtout pour la musique), au lieu du système actuel où les majors choisissent à notre place les artistes que nous devons apprécier (c’est quand même un comble !).

          Mais ne nous en faisons pas trop, les majors sont en train de perdre la bataille, les abonnés de 9tel peuvent accéder à l’ensemble du catalogue de universal pour 4,99€ par mois. D’accord, il y a des DRM, les morceaux ne sont plus écoutables quand on ne paie plus l’abonnement. Mais quand même, il y a un an on nous disait qu’un tel système était inconcevable, que ce serait la ruine la fin de la culture etc... Et nul doute que les majors seront bientôt forcées d’aller encore plus loin


        • Vincent 10 septembre 2007 12:54

          Vous n’y êtes pas du tout, mon cher Demian. J’aime les artistes, à tel point que je veux les protéger contre leurs exploiteurs. Je suis bien d’accord pour rémunérer la création, pas pour engraisser les patrons des majors qui :

          - ne font rien de leur journée et parasitent les artistes, s’engraissent sur leur dos et sur celui du « consommateur » (quel vilain mot pour parler d’art...)

          - gâchent des talents en leur imposant un moule, en les emmenant dans une voie dont ils ne peuvent sortir. Je parle ici de la fabrique à stars, qui n’aboutit qu’à créer de la mauvaise musique, ou pire des artistes qui sont excellents au départ, et qui finissent par produire de la soupe après être passés au service marketing/image des majors, et des exemples comme ça, il y en a des tonnes.

          Dans mon premier commentaire, je ne voulais que dénoncer le fait que pour faire passer la loi dadvsi, l’etat et les majors ont utilisé les artistes et le droit d’auteur pour culpabiliser les «  »pirates«  » et faire passer leur loi, alors que quand on regarde plus précisément ce texte, on s’aperçoit qu’il ne fait que protéger le business des majors, mais qu’il ne protège pas plus les auteurs qu’avant.

          Pour moi, un bon début de loi sur les droits d’auteurs, ce serait un article qui interdit expressément la cession exclusive des droits d’une oeuvre à une major, sinon c’est du pipeau. Avec un tel article, on verrait tout de suite si les grands artistes ont toujours autant envie de défendre leurs exploiteurs...


        • minijack minijack 10 septembre 2007 14:56

          @ vincent

          Vous avez tout à fait raison. Et ne vous laissez pas impressionner par ce trublion de DW qui ne voit le problème que par le petit bout de son pinceau. Je constate d’ailleurs qu’il lit certains articles de manière transversale et se hérisse parfois contre des conclusions qui ne sont pas celles de l’auteur.

          Dans mon article voisin sur la mission gouvernementale confiée au patron de la Fnac, il part bille en tête sur l’idée que je défendrais la gratuité. Mais ce n’est pas le cas. Je défends le Droit d’Auteur —et seulement « d’Auteur »— qui, compte tenu de sa modestie dans le prix d’un CD, devrait permettre d’accéder à la musique pour une somme forfaitaire minime, s’il n’y avait les marges des industriels devenues inutiles et donc nuisibles dans le cas de la diffusion par le Net.

          Je suis tout à fait d’accord avec votre idée d’interdire la cession des Droits à une Major ou à qui que ce soit. Par contre il n’est pas interdit d’imaginer que l’artiste disposant de tous ses droits (et de ce fait de droits plus élevés que le ridicule pourcentage généralement accordé par les éditeurs), puisse commissionner ses intervenants techniques. Mais ça resterait de son propre ressort, ce serait l’artiste qui signerait un contrat ponctuel à un éditeur et non l’inverse. Comme un propriétaire d’appartement donne mandat de vendre contre commission à une agence immobilière. Ca n’a jamais donné à l’agence le droit de disposer du bien ni d’aliéner le propriétaire.

          @ L’auteur

          Vous avez mal choisi votre titre car ce dernier trahit une mauvaise conception du rapport des consommateurs à l’Art. Il ne saurait être question de téléchargement « gratuit » qui de fait tuerait la culture, mais d’une rémunération des oeuvres de création à leur juste prix, ce qui est très différent.

          La grosse majorité des français est prête à rémunérer la création, mais pas les marges d’intermédiaires qui n’ont plus leur place dans les circuits de diffusion/distribution puisque le numérique les élimine.

          Ce ne sont pas les internautes -soi-disant pirates- qui les éliminent, ce sont les évolutions technologiques qui le font parce que les majors n’ont pas su s’y adapter à temps et prévoir le déplacement du marché. Il faut en tirer les conséquences inéluctables : le monde des « maîtres de la culture » est mort.


        • Vincent 10 septembre 2007 15:08

          J’avais oublié de protéger les artistes contre l’un de leurs pires fléaux : les infects élitistes qui se croient au-dessus de la masse, qui croient et font croire que pour être un artiste il faut signer chez universal ou posséder un diplôme, un peu comme dans l’apocalypse où on ne peut commercer que si on a le nombre de la bête tatouée sur le front ou la main.

          Tu ne me connais même pas, je suis moi-même, comme des millions de personnes, et contre l’avis des susnommés élitistes dont tu fais partie, artiste à mes heures. J’expose ici ma vision de la chose, si tu n’es pas d’accord expose tes arguments, et surtout démontre moi que le système actuel est juste, je sais qu’on n’a pas du tout les même points de vue sur le sujet, je me demande pourquoi tu t’obstines à défendre un système qui spolie les artistes et leurs fans, mais arrête le style condescendant envers moi si t’as rien d’autre comme argument que « moi je suis artiste et pas toi alors je sais tout mieux donc tais toi », et surtout arrête de te faire passer pour le représentant de tous les artistes.

          point final.


        • Vincent 10 septembre 2007 16:19

          Tu vois, tu confirmes ce que je disais : tu crois que les artistes sont une élite, alors que tout le monde est artiste, et tu continues à te croire leur porte-parole. Encore pire, tu veux t’octroyer le droit de désigner qui est un artiste et qui n’en est pas un, tu te prends carrément pour le dieu des artistes !

          Je n’ai jamais dit que je me prenais pour un peintre, je suis plutôt dans la musique, aux deux extrèmes : percussions traditionnelles d’Afrique de l’Ouest, et musique assistée par ordinateur. Avec mes amis on écrit des instrus pour d’autres amis qui chantent, on fait de la musique, oui on fait de l’art, et O sacrilège on n’a pas le diplôme qui va avec, et encore pire, on fait pas payer, c’est complètement free, des fois on fait des petites soirées (gratuites encore, j’en connais qui vont avoir des crises cardiaques) dans la forêt, et si t’étais pas si stupide je t’inviterais mais je t’entends déjà me renvoyer à mon boulot en me disant de laisser régler les questions de l’art aux «  »vrais«  » artistes...

          C’est pitoyable, j’ai une impression de déjà-vu, je sais comment ça va se finir, tu vas continuer à lancer de mauvaises piques, mais au final avec toi sur ce sujet, on ne voit jamais la queue d’un argument, parce que t’en as pas d’arguments, parce que tes oeillère t’empêchent de voir qu’on peut être contre les majors et contre la sacem, sans être contre l’art et les artistes, parce que tu comprends pas que les artistes ont besoin d’un public, mais pas de majors, et que ce sont les majors qui ont besoin d’artistes pour se faire du fric. Pour un soi-disant artiste, je te trouve ’achement rétrograde et conservateur smiley

          Bon j’ai assez perdu de temps avec toi, je te laisse dénigrer la qualité de notre musique (même si t’en as pas entendu la première note), ou faire tout autre commentaire désagréable qui te confortera dans ton impression d’être au-dessus de la masse (si ça peut te réconforter...)


        • Vincent 10 septembre 2007 17:36

          qu’est ce que je disais des petites piques sans fondements (tu me connais même pas, t’as jamais entendu ma zik et tu causes dessus) et toujours ce côté « je suis au dessu de la masse bande de vermisseaux » je cite : « un type inconnu qui joue à la zik » et encore pire, on sait que t’es juste un commerçant : « Marché de l’art »

          Allez tu peux toujours contacter lotus, ils t’rachèteront tes croûtes en gros pour en faire du PQ smiley


        • Halman Halman 11 septembre 2007 10:34

          J’ai peur de comprendre quelque chose.

          Vous êtes artiste.

          Donc normalement dans l’esprit critique et hors pensée unique des foules et des autorités lobotomisantes non ?

          Mais que pronez vous ?

          Un respect d’une loi qui justement détruit la notion de contre pouvoir artistique, de gare aux limites lénifiantes formatés par des lois énarquiennes incultes, etc. Comment vous expliquer, sinon en faisant des ronds de fumée avec mon c**, que le téléchargement gratuit est la sauvegarde de la culture, de l’art.

          Qui sont ils ces enarques incultes pour décider si telle oeuvre doit être mise sur le commerce en ligne ou pas et à quel prix ?

          Souvenez vous que ceux qui font la lois dadvsi sont les mêmes qui ne voient aucun problème à supprimer le fromage au lait cru.

          Cela vous dirait vous, que vos oeuvres soient rendues invendables à cause d’une loi, parce que des technocrates lobotomisés décident pour x raison qu’on ne les commercialise pas, parce que pas rentables ou pas dans la mouvance du moment ?

          C’est pourtant très exactement ce que le gouvernement s’imagine pouvoir faire. Un Big Brother de la pensée unique artistique.

          En son temps, Van Gogh, à cause de cette même pensée unique, ne vendait pas ses oeuvres. Il a été reconnu après sa mort et c’est seulement à ce moment là que ses peintures se sont vendues de plus en plus chères.

          Trop tard.


        • chimichel 10 septembre 2007 11:36

          Quand j’écoute de la musique à la radio, certes c’est gratuit pour moi mais : 1- je me farcis la pub ; 2- je ne conserve pas cette musique chez moi gratuitement (enfin, je peux toujours l’enregistrer, mais j’enregistre la pub avec). La musique à la radio (exemple) n’est pas gratuite. Un annonceur a payé pour moi.

          Le téléchargement gratuit n’a strictement rien à voir avec la diffusion radio, tv, ‘streaming’.


          • Lucrezia 10 septembre 2007 11:55

            L’argent n’est-il pas Virtuel ? Alors si je poursuis une certaine logique sous-jacente à cet article, ne devrions-nous pas rendre la monnaie « gratuite », disponible par quiconque et duplicable à souhait !?

            Comme quoi toute logique même paraissant structurée et unitairement vraie,n’aboutit pas systématiquement à des conclusions réelles ...


            • lefranc-tireur lefranc-tireur 10 septembre 2007 13:40

              - L’argent est bien matériel.
              - Sa valeur conventionnelle.
              - Son support se dématérialise

              - La suffisance et la cronneie de certains, sont, elles, malheureusement bien réelles et de plus en plus palpables sur le plan matériel et immatériel .


            • Halman Halman 11 septembre 2007 10:48

              Allez Demian, va signer chez Universal et Dreamworks, va toucher tes bifetons, si c’est ça ta vision de l’art.

              Si beaucoup d’artistes français trouvent normal que leurs oeuvres soient gratuites c’est qu’il doit y avoir une raison. Ils le disent eux mêmes, c’est pour ne pas s’enfermer dans un certain monde fermé lucratif et que lucratif, et ça leur ouvre des perspectives passionnantes en touchant des gens qui n’ont pas forcrement les moyens de mettre 15 euros dans un album. Les pauvres ont aussi droit à la culture !

              Cette attitude, ils le reconnaissent eux même leur fait bien plus de pub (donc de ventes si vous voulez bien comprendre) que des affiches et des spots télés qui coutent des millions, leur faisant ainsi vendre plus cher pour rembourser les frais de pub et leurs clips commerciaux de merde sur M6.


            • Forest Ent Forest Ent 10 septembre 2007 12:30

              Oui, le support ne sert plus à rien. Non, la FNAC n’en vendra plus. Non, la RIAA ne sert plus à rien.

              Mais, non, la création ne sera pas gratuite. Ca coûte des sous de faire un bon film ou une belle musique. Donc il faudra bien payer. La licence globale, quoique imparfaite, est la seule solution possible.

              En attendant, la commission Olivennes pondra un rapport sur « comment fliquer un peu plus internet ».


              • Ploum 10 septembre 2007 15:16

                Depuis le temps je pense que nous avons tous compris que vous n’ètes pas le genre d’artiste à faire dans le caritatif, plus paillette et frime que restos et coeur si je puis dire, mais je doute néanmoins que vous puissiez vous targuer de représenter ainsi la majorité des artistes. Pourvu que ça dure.


              • Ploum 10 septembre 2007 15:59

                Vous avez aussi oublié de préciser que les téléchargeurs mangent les enfants.

                Mon constat reste néanmoins valable, votre conception purement mercantile de l’art ne fait pas de vous le représentant de la majorité des artistes. Surtout que si je ne m’abuse vous ètes peintre, et que le téléchargement ne vous concerne pas ou peu, outre l’aspect provocation et un éventuel tapage pouvant faire connaitre votre nom.


              • Ploum 10 septembre 2007 16:53

                Je suis plutôt partisan d’un manifeste pour les tartes à la crème gratuites, mais le créneau est déjà occupé par un sympathique belge, qui j’en suis certain brulerai de vous connaitre smiley.


              • Halman Halman 11 septembre 2007 10:50

                Attitude débile qui vous fait perdre des clients et vous met dans le panier des élitistes chers et achetables uniquement par une certaine élite friquée, drole d’artiste !


              • kingofshifumi 10 septembre 2007 13:11

                La plupart des arguments de cet article sont fallacieux. Pour moi, la seule raison de télécharger gratuitement est de châtier l’industrie du disque. Je m’explique : quand les gens en auront marre d’acheter des tubes de l’été pourris oubliés au bout de deux mois, ils arrêteront d’acheter ce genre de musique pour la télécharger, ce qui conduira à terme à la disparition de la musique médiocre. Ainsi, si le téléchargement nuit aux cinq grands labels de distribution musicale, c’est tant mieux. Car qu’on se le dise, la raison pour laquelle les gens téléchargent, c’est le manque de qualité. Faites de la qualité, vous serez protégés du téléchargement illicite...enfin j’espère ne pas être trop optimiste en avançant cela !


                • La mouche du coche La mouche du coche 10 septembre 2007 16:22

                  kingofshifumi a bien parlé.


                • TSS 10 septembre 2007 16:42

                  mon cher DW ,les artistes,les vrais,ceux qui sont sur des labels independants se« foutent » totalement d’être telechargés « gratos » !!ce qui prouve bien que ce sont les majors qui sont à la base de ce foutoir et non pas les artistes eux mêmes à part certains vieux cachalots(johnny,eddy....etc)


                  • merlin7511 10 septembre 2007 17:34

                    Vous savez que c’est un grand moment de rigolade de lire les commentaires de cet article. Surtout ceux de l’inénarrable Demian, car de post en post, on sent monter sa colère et sa suffisance (« nous les artistes » !!!!)ainsi que ses insultes.Dans ses commentaires sur un autre article sur la licence gobale, il a même pulverisé le point Godwin avec une promptitude rarement vue sur Avox. Vas-y, Demain, t’es le meilleur. Je ne sais pas ce que tu vaux comme peintre, mais comme comique, tu es au top !


                    • pixel pixel 10 septembre 2007 19:34

                      La gratuité est une utopie liée à la dématérialisation des supports. La numérisation rend abstraite le produit mais le travail pour le faire ne l’est pas et ne pas vouloir payer ce travail c’est accepter le principe de l’esclavage.


                      • Halman Halman 11 septembre 2007 10:55

                        Pixel, c’est une erreur.

                        Car la plupart des gens qui téléchargent gratuitement un cd ou un dvd, si ils leurs plaisent, vont ensuite les acheter à la Fnac ou sur Amazon.

                        Les patrons de la Fnac l’ont eux même reconnu dans un reportage sur Arte il y a peu.


                      • TSS 11 septembre 2007 09:34

                        ça c’est une erreur !

                        il y a 40ans à l’epoque des vyniles et des cassettes audio les copies se faisaient à la vitesse de l’eclair et jamais personne ,ni les majors ni les artistes n’ont trouvé à redire,seul les meilleurs survivaient en faisant des concerts !

                        Al’heure actuelle le problème c’est que la musique proposée c’est de la M...., aussitôt ingérée,aussitôt evacuée, mais les majors voudraient nous faire croire que se sont des oeuvres imperissables et nous faire payer le max et nous asservir exactement comme ils asservissent leurs artistes !!

                        Combien de concerts sont annulés par manque de spectateurs notamment les « vedettes » de la star ac mais surtout pas un mot dans les médias !bientôt les majors demanderont une taxe sur les CD pour pallier à cet inconvenient.


                        • TSS 11 septembre 2007 09:35

                          pardon ! des vinyles !!!!


                        • un autre 11 septembre 2007 19:34

                          le jours où les « artistes » comme DW comprendront qu’un chanteur gagne beaucoup moins sur la vente d’un CD que sa major alors que, s’il est bon, il fera salle comble à tous ses concerts et sera bien content que sa musique soit partagée sur internet. Cela permet d’écouter -de découvrir- de vrais artistes et donne envie d’aller les voir. Pour ce qui est des films, les salles de cinémas sont peut-être moins remplies qu’avant mais les producteurs se font toujours autant des co..les en or. pour finir, je ne comprend toujours pas pourquoi ce cher DW, qui est peintre si j’ai bien compris, nous rabâche autant d’aneries sur des sujets qui ne le concernent pas et dont il n’a pas l’air tout à fait au courant. Peut-être le piratage de peinture sur le net est-il le nouveau fléau du 21ème siècle...lol


                          • un autre 11 septembre 2007 21:00

                            je ne prétend pas qu’il faut supprimer les droits d’auteurs, bien au contraire. Par contre, lorsque je paye une redevance sur chaque support (cd-dvd vierges, disque dur, carte mémoire ...), il me semble incohérent que des majors qui ne représentent que leurs propres intérêts et non ceux des artistes se permettent de gagner autant de frics tout en pleurnichant sur leur sort. mais il est certainement vrai que l’accès à la culture ne doit exister que pour ceux qui ont les moyens de la payer...

                            essayez de « consommer » de la musique (cd, téléchargement légal), des films (séance de cinéma à 8€, dvd) lorsque vous gagnez 2 smics ou même soyons généreux 2 fois 1500€ pour une famille de 4 personnes (ceci représente beaucoup... beaucoup de foyers). Une fois qu’on a enlevé le loyer, la bouffe du mois, le prix des transports (bref l’indispensable), il ne reste quasiment plus rien et il faut encore penser aux impôts et aux vacances qu’il va falloir payer au moins à ses enfants.

                            désolé mais tout le monde ne peut pas se le permettre, loin de là. vivement que les gens comprennent que la licence globale (dont les modalités exactes seraient à définir) est vraiment la meilleur solution, aussi bien pour le commun des mortels que pour les artistes eux mêmes.


                          • Mysticman Mysticman 11 septembre 2007 20:56

                            C’est un article plein de bon sens et de réalisme qui rejoint l’excellente vision de Jacques Attali qui par ailleurs a fait un débat avec Denis Olivennes (j’ai mis cet entretien en lien).

                            Lorsque l’on achète des cd et dvd vierges il faut rappeler que l’on finance une taxe pour le spectacle de rue.

                            Les FAI devraient aussi négocier avec la SACEM et lui reverser une petite part. Comme il existe une part reversée à la SACEM de la redevance TV qui est rapporte beaucoup.

                            La licence globale me parait démagogique et incitera encore plus au téléchargements illégaux.

                            Biensûr que les CD, les DVD et maintenant les HD-DVD et autres Blue-Ray Disc vont encore exister pendant quelques années.

                            Mais l’immatériel va l’emporter grâce à l’amplitude des baladeurs MP3 et maintenant divx aussi qui seront doté de plus en plus de connexion wifi (pratique pour l’Iptv ou pour les webradio à partir des hot-spot), les consoles comme la PSP ou l’Ipod Touch disposant eux aussi du wifi ou encore les téléphones portables 3G ou encore gsm/wifi.

                            Le prix parfois très cher de ces appareils devraient remettre en question des gens comme Denis Olivennes ou encore Pascal Nègre. Ils devraient pourtant se rendre compte que beaucoup d’internautes participent en effet à l’information et à la citoyenneté via les blogs, à la culture et l’éducation via Wikipedia, jouent de la musique gratuitement sur Youtube et Dailymotion.

                            Y a une contribution importante de la part de l’internaute pour toutes ces choses.

                            La culture, c’est comme l’éducation c’est un droit.

                            Je condamne tout à fait ce qui vivent du piratage sinon. C’est sont eux les VRAIS coupables qui tuent la culture.

                            Malgré les lois LEN et DADVSI, nombreux sont les internautes qui continuent d’aller sur les réseaux peer-to-peer. L’intérêt ce n’est pas forcément remplir son pc en juke-box ou cinémathèque mais plutôt de découvrir des oeuvres et de les effacer en suivant. Je n’incite personne à aller sur les réseaux peer-to-peer je le déconseille.

                            La musique gratuite et légale ça existe comme l’auteur de l’article nous le prouve si bien en donnant quelques exemples.

                            Renaud a mis quelques un de ses anciens albums en ligne à télécharger gratis sur www.sharedsite.com/hlm-de-renaud/discotheque/index.htm.

                            Les artistes gagneront autant leur vie et même peut-être plus quand on continuera à les voir dans leur concerts ou dans leurs spectacles. C’est surtout là qu’ils gagneront autant et peut-être plus.

                            Le téléchargement des albums et des films pourront se faire via la pub gratuitement ou sous abonnement supplémentaire à un service de musique et de cinéma illimité en ligne.

                            Les salles de ciné continueront à se remplir malgré des technologies récentes qui permettent de regarder chez soi un film tout juste sorti. C’est disponible aux Etats-Unis pour le moment.

                            Sinon bientôt ça sera au tour du livre lorsque l’Ebook atteindra la même popularité que les baladeurs MP3. Les livres et journaux en papiers ont encore de la vie devant eux avant d’être complètement remplacés car l’Ebook sera plus pratique, simple et agréable d’utilisation.


                            • Elodi 14 septembre 2007 10:57

                              Bravo. Bon article. La culture c’est un droit pour tous et pour tous les âges.


                            • monscre 13 septembre 2007 12:09

                              @DW

                              Comme le dit merlin7511, vas-y DW, « comme comique t’es au top » !

                              Juste une question, tes crayonnages affichés sur ton blog représentent des artistes connus (et même les plus connus) de différentes disciplines cinéma, littérature, musique...

                              Ne penses-tu pas qu’il s’agit d’une sorte de piratage, puisque une majeure partie de l’intérêt de tes « oeuvres » réside dans les sujets qu’elles représentent ?

                              Il est quand même plus facile d’éveiller l’intérêt avec un dessin de Charlot ou Lénine, qu’avec des nénuphars comme Monet, non ?

                              Et puis fait attention, des internautes malintentionnés pourraient les télécharger....mais bon, pour toi cela n’est pas bien grave, tu as tellement d’avenir dans le comique. Show must go one...

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