• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Maria Callas » Le mythe d’une Diva à L’Autre au (...)

« Maria Callas » Le mythe d’une Diva à L’Autre au Déjazet

« Vous chantiez ? Eh bien dansez maintenant ! »

C’est bien ce que La Dame blanche semble acquiescer, façon chorégraphique, à chaque intermède entre deux tableaux chronologiques où les deux Callas, La Maria mal dégrossie, et l’autre, la Diva gravure de mode, rivalisent à armes féminines acérées, manières schizophrènes.

En effet, sur la scène du Théâtre Déjazet, deux comédiennes, Lola Dewaere & Sophie Carrier, se mesurent au mythe de Callas, en une relation duelle où l’influence maternelle latente se télescope avec l’ambition de La Cantatrice en plein épanouissement.

JPEG - 62.2 ko
Maria Callas
photo © Theothea.com

Ainsi, en lutte profonde avec elle-même, Maria Callas va affronter à la fois sa carrière et sa vie amoureuse, à l’instar de deux entités vulnérables à la merci du moindre revers.

Entre la boulimie protectrice de l’adolescence et la séduction exacerbée de la maturité, son sens du perfectionnisme la pousse résolument à écarter sans ménagement ceux qui pourraient faire obstacle à l’accomplissement d’une destinée hors du commun.

A commencer par sa mère (Andréa Ferréol) qui aurait chercher à forcer son talent par des méthodes désuètes, ensuite c’est son imprésario, mentor et mari (Raymond Acquaviva) qui fera les frais subjectifs d’un procès en incompétences.

A peine, débarrassée des « boulets » qui, ainsi, auraient pu l’entraîner vers le bas, sa rencontre au sommet avec Aristote Onassis (Pierre Santini) sera, à son tour, menacée par l’apparition d’une rivale de taille internationale, Jackie kennedy (Cécile Pallas).

Si proche de l’Amour extatique et de l’idéal artistique, c’est malgré tout le manque de confiance en soi qui ressurgira aux moments clefs de son existence et finira par avoir raison de tant de luttes internes.

Et pourtant son charisme et l’admiration inconditionnelle de son public feront bloc, en se perpétuant jusqu’à nos jours, autour d’un talent vocal à nul autre pareil.

En osant la transgression et la démystification d’une pseudo Tragédie antique au profit d’un cynisme et d’un humour de Comédie, la violence des dialogues mis en scène par Jean-Yves Rogale pourrait s’apparenter à des règlements de compte récurrents avec le cordon ombilical ayant, sans cesse, tenté de nouer la Voix de la Diva.

photo © Theothea.com

MARIA CALLAS La véritable Histoire - ***. Theothea.com - de Jean-Yves Rogale - mise en scène Raymond Acquaviva - avec Andréa Ferréol, Pierre Santini, Sophie Carrier, Lola Dewaere, Raymond Acquaviva & Cécile Pallas - Théâtre Déjazet

 


Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (4 votes)




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès