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MASA 2014 : la femme de théâtre au centre du débat culturel

 Au cœur des arts primitifs africains, la femme, symbole de la maternité et de la fertilité, a souvent fait l’objet de représentations oniriques. Des chorégraphies marquées par la sensualité et la puissance cosmologique aux héroïnes dramatiques issues de mythes lyriques et ancestraux, la femme est au centre de la production artistique et culturelle africaine. Pourtant, si elle inspire les maîtres de l’art, la femme créatrice éprouve des difficultés à s’imposer dans le paysage théâtrale africain encore régenté par la gente masculine. Le marché des arts et spectacles africains (MASA) à l’initiative de l’organisation internationale de la francophonie (OIF) a vocation à équilibrer cette iniquité en promouvant les comédiennes, metteuses en scènes ou dramaturges dans le colloque « Théâtres d’Afrique et des diasporas au féminin » les 6 et 7 mars prochain.

Le grand retour du MASA

 Le MASA, après sept ans d’absence fait son grand retour dans le calendrier des manifestations africaines de grandes envergures. Officiellement créé lors de la deuxième Conférence des Ministres de la Culture et de la Francophonie qui s’est tenue à Liège en 1990, le programme de développement culturel des arts du spectacle africain a pour objectif la promotion des arts de la scène africaine sur le marché international. L’édition 2014 qui a lieu du 1er au 8 mars à Abidjan se présente d’ores et déjà fastueuse en offrant une orgie de couleurs artistiques issue des sous-régions africaines. Musique, danse, théâtre et stand-up seront à l’honneur de cette nouvelle édition.

 Il faut admettre que l’édition 2014 du MASA se démarque par son originalité. La grande nouveauté, c’est la lecture de contes qui sont dans la continuité de la tradition orale chère à l’Afrique. L’histoire de « Tonton adoraconte » de Ado Saleh touchera aussi bien les enfants que les adultes. Et c’est là que se trouve la force du MASA, le pouvoir de s’adresser aux plus petits comme aux plus grands, ce, en promouvant la diversité culturelle des pays comme le Bénin, le Cameroun, le Niger ou le Burkina Faso pour en citer quelques uns. L’idée, c’est de lutter contre l’uniformité culturelle en réunissant différentes nations africaines autour du domaine artistique. Un vrai message de paix en somme.

 Outre les nombreux spectacles mis en place pour enchanter amateurs et visiteurs plus aguerris, le MASA animera le colloque « Théâtres d’Afrique et des diasporas au féminins », un programme de réflexion en deux parties qui s’interrogera sur la posture de la femme dans le théâtre africain.

 

Le combat des femmes de théâtre

 Dixit les palabres, le MASA veut favoriser les échanges, les débats et les projections. La première partie abordera les héroïnes africaines des théâtres contemporains. Et puisque la femme dans la dramaturgie africaine, c’est l’incarnation de la grâce et de la force révolutionnaire dans une société aux valeurs altérées, les héroïnes « Sia Yatabéré » ou encore « Abraha Pokou » (figures subversives et combatives parmi beaucoup d’autres) feront l’objet de discussions. Une belle occasion pour l’OIF de promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique.

 Dans la seconde partie du programme ce sont les femmes créatrices du théâtre africain qui seront sur le devant de la scène. Comédiennes, metteuses en scène ou encore dramaturges seront interrogées pour comprendre les enjeux socio-historiques et les mises en perspective contemporaine de la place de la femme dans le paysage artistique du spectacle vivant. Curieusement, le combat mené par les héroïnes dramatiques se superpose sublimement au combat des femmes de théâtre qui luttent pour une reconnaissance de la scène artistique, c’est ce qui sera mis en lumière par le MASA.

 Les rencontres professionnelles qui auront lieux dans les locaux de l’Institut français réservent d’autres surprises comme les réflexions sur « la bourse des projets » ou « les arts du spectacle face au défi numérique ». Internet étant une technologie cruciale pour la promotion des artistes sur le marché international, le MASA se devait d’aborder le sujet. Ouverte à la pluralité artistique, la manifestation offre un dialogue entre les Cultures à ne manquer sous aucun prétexte.


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1 réactions à cet article    


  • Impala Impala 4 mars 2014 12:49

    Juste une rectification, « les arts primitifs africains » n’existent pas, c’est une dénomination au moins erronée sinon péjoratif. 

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Jade


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