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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Milk shake ou le choc d’une énergie vitale

Milk shake ou le choc d’une énergie vitale

Harvey Milk, un film que l’on peut regarder au passé ou comme une invitation à se lever…

Au moment où un souffle de pessimisme se répand un peu partout - et singulièrement en France -, il est bon de recevoir un peu d’air frais dans la figure.

C’est ce que j’ai ressenti en regardant Harvey Milk, le dernier film de Gus Van Sant.

Certes le film se termine par la mort du héros, ce politicien gay dont on suit le parcours depuis une rencontre fortuite dans le métro new-yorkais jusqu’à la quasi-prise de pouvoir dans la mairie de San Francisco.

Mais, même alors, c’est un nouveau souffle qui se lève, cristallisé dans une parade lumineuse au travers de San Francisco.

Et avant, quel énergie positive, quelle joie de vivre, quel sens de l’humain !

Nous voilà aux côtés pendant 180 mn d’hommes et de femmes – surtout des hommes ! –, qui ne s’avouent jamais vaincus, refusent la violence sans avoir peur du rapport de force, s’interdisent toute compromission.

C’est aussi un message de compassion, d’acceptation de l’autre et de ses différences, et de défense de toutes les minorités.

C’est enfin un film qui présente avec délicatesse, sensibilité et charme la vie d’un homosexuel, sans exhibition et sans masque.

Dire que Sean Penn est convaincant, émouvant et juste, est en-dessous de sa composition : il est Harvey Milk.

On peut sortir de ce film en ayant simplement passé un bon moment.

On peut aussi se sentir secoué par ce film : Milk shake en quelque sorte !

On peut aussi l’entendre comme une invitation, dans les temps troublés que nous vivons, à la mobilisation et à l’engagement. Bon nombre des attitudes et des propos tenus dans « Harvey Milk » pourrait utilement inspirer des discours contemporains.

J’ai entendu dernièrement Vincent Lindon dire à propos du film Welcome que, depuis, il n’envisageait plus sa vie pareille et qu’il se sentait tenu de poursuivre d’une façon ou d’une autre un engagement aux côtés de ces migrants. Cet excellent film est en effet un témoignage poignant des drames quotidiens vécus à Calais.

Et bien après des films comme Harvey Milk ou Welcome, c’est un peu la même chose : n’est-il pas temps que nous nous levions pour faire quelque chose ?


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12 réactions à cet article    


  • jako jako 13 mars 2009 13:09

    Toujours cette plume si fluide, merci à vous et effectivement "n’est-il pas temps que nous nous levions pour faire quelque chose ?" Si et mille fois SI


    • Romain Desbois 13 mars 2009 18:21

      je ne sais pas vous mais moi c’est tous les jours que j’ai l’impression de faire la révolution ou du moins de la résistance.
      Par mes choix consuméristes, par mes choix alimentaires (végétarisme), par le choix de ma banque (LaNEF), etc..

      J’ai un prinicpe simple : J’ai besoin d’un truc ! Je compare et choisit en fonction de mes critères éthiques et moraux. Si je trouve mieux , je change ! Idem en politique (même s’il m’est arrivé de jouer stratègiquement)


    • Romain Desbois 13 mars 2009 18:23

      je ne sais pas vous mais moi c’est tous les jours que j’ai l’impression de faire la révolution ou du moins de la résistance.
      Par mes choix consuméristes, par mes choix alimentaires (végétarisme), par le choix de ma banque (LaNEF), etc..

      J’ai un principe simple : J’ai besoin d’un truc ! Je compare et choisit en fonction de mes critères éthiques et moraux. Si je trouve mieux , je change ! Idem en politique (même s’il m’est arrivé de jouer stratègiquement)


    • Robert Branche Robert Branche 13 mars 2009 19:04

      Certes... mais je pense que pour faire face à la situation actuelle, nous avons besoin de réinventer l’action collective...


    • Frabri 13 mars 2009 13:26

      "n’est -il pas temps que nous nous levions pour faire quelque chose ?"
      Comme par exemple créer une nouvelle société, une nouvelle civilisation, un nouveau monde, sauver la nature et l’humanité...etc ; Il y a de quoi faire, de quoi s’activer, de quoi créer. La droâââte et la gôôôche diraient "il y a du travail".


      • Robert Branche Robert Branche 13 mars 2009 15:39

        C’est quand il y a du travail qu’il faut se lever...


      • LE CHAT LE CHAT 13 mars 2009 13:53

        C’est un calaisien d’origine qui te donne une bonne image très gay pour rester dans le milk ,
        http://farm4.static.flickr.com/3273/2828845205_a4752ee374.jpg?v=0

        ( village people , milkshake ) smiley


        • Robert Branche Robert Branche 13 mars 2009 15:37

          Merci ! Quand j’ai choisi le titre de mon article, je ne connaissais pas cette chanson du Village People (je sais... j’ai honte...) .
          et voilà le lien vers la video


        • Marsupilami Marsupilami 13 mars 2009 15:45

           @ Robert

          Bon billet, mais vu que je vais peu au cinoche et qu’en ce moment passe Gran Torino de l’immense Clint Eastwood, je ne verrai pas Milk. No Milk today, donc, mais assurément plus tard en DVD.


          • Robert Branche Robert Branche 13 mars 2009 16:13

            effectivement priorité d’abord à Gran Torino (voir mon article : "Quand Clint Eastwood rencontre le tao !")


          • Yvance77 13 mars 2009 18:35

            Salut,

            Moi aussi pas de possibilité d’aller au cinéma, donc je fait plaisir à Christine Albanel, je télécharge comme un goret, et lui permets ainsi de ne pas se retrouver chomiste.

            Bref retour au film. Et là y rien à dire, interprétation de haut vol. Etre habité à ce point par un rôle, peu d’acteurs y arrive. Sean Penn l’a réussi.

            Il y a la même intensité que le rôle tenu par Jack Nicholson dans "Vol au dessus d’un nid de coucou" (aucun rapport entre les deux films seulement dans le jeu d’acteur), c’est le sentiment que j’ai eu à la fin de Milk.

            A peluche


            • Lucrezia 14 mars 2009 07:53

              C’est une Histoire ou plutôt une Tragédie que nous nous devons de garder en mémoire. En revanche, si le Film est bon sur le fond, le style "documentaire" et militant est plutôt décevant. Il manque de "mise en scène", ce qui est plutôt génant pour une réalisation filmée ....

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