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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Mozart, un géant parmi les hommes

Mozart, un géant parmi les hommes

Nul homme n'a marqué son époque autant que Mozart, ses ennemis le raillaient, ses rivaux l'admiraient, ses amis le plaignaient. L'œuvre de sa vie nous prouve que la marque immortelle du génie s'obtient toujours à titre posthume.

Virtuose génial dans tous les domaines musicaux sur lesquels il jetait son dévolu, aussi brillant au piano qu'au violon, maître absolu de l'Opéra, il y a incontestablement eu un avant et un après Wolfgang Amadeus Mozart.

L'"époque Mozart" marque donc un tournant décisif dans l'histoire de la musique, cette époque a été temoin de la perfection atteinte par le grand homme tant au concerto qu'à la sonate ou encore la symphonie mais la clé de voute de son génie, où dans une explosion sensorielle il revelait au commun des mortel l'immensité de son talent est inconstestablement l'Opéra, seule représentation artisitique qui enveloppe totalement les cinq sens et transporte l'homme ordinaire au niveau des dieux et de l'absolu.

Dès l'âge de six ans, il écrivait ses premières partitions, à onze, il compose son premier opéra, pour un enfant qui a connu comme éducation uniquement celle de son père (un musicien commun mais passionné), c'est incontestablement la marque du génie dans son expression la plus pure, un don des dieux que sa famille exploitera durant la majeure partie de sa jeunesse en le faisant déambuler à travers tout l'Europe tel un ange descendu sur terre pour nous éclairer, d'ailleurs ne l'appelait-on pas "Amadeus" ? (aimé de dieu)

A l'adolescence Mozart rentre au service du Prince-archevêque de Salzbourg afin d'assurer un statut officiel au petit chef d'œuvre et de mettre sa famille à l'abri du besoin, fini les voyages, place à l'apprentissage des règles de l'art et à l'autorité dure et ferme de son nouvel employeur.

La force fulgurante qui habitait le fils prodigue ne resta pas longtemps docile au sévère archevêque et malgré une existence confortable la famille reprit les routes d'Europe lorsque Mozart avait vingt ans.

Peu après vint le temps de l'indépendance, ce fut à peu près la seule période durant laquelle Mozart fût libre, réellement libre, pas encore esclave du jeu ou de l'alcool, il menait cependant grand train et travaillait avec les plus grands de son temps jusqu'à l'empereur Joseph d'Autriche qui lui commanda un Opéra en 1782.

"Lorsque la volonté de puissance quitte un organisme arrive le déclin" (Nietzsche), c'est la triste fin de ce géant parmi les hommes qui après une courte existence insouciante et fastueuse perdit quasiment tout, son protecteur Joseph d'Autriche, son argent, sa réputation, même son talent semblait vaciller jusqu'à son dernier Opéra (la flûte enchantée) écrit en commun et présentée dans une salle privée de Vienne en 1791.

La maladie, les dépendances diverses, et pour finir la dépression morbide ont finalement eu raison de la volonté de cet être "aimé des dieux ", car les forces mobilisée pour faire naître un génie sont souvent les mêmes qui se retournent contre lui et le dévorent lorsque le monde est trop étroit pour créer à nouveau, ainsi les energies créatrices deviennent destructrices lorsque on les prive de matière.

Comme en temps de paix le belliqueux s'agresse lui-même le trait commun du génie est de ne pas tolérer la paresse et l'inaction.

Mozart meurt à trente-cinq ans, seul, pauvre, mais accède finalement ainsi à l'immortalité.


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81 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 janvier 14:26

    A-t-on le droit de trouver Beethoven plus génial que Mozart ?
    Cf. œuvres les plus célèbres de l’un et de l’autre.


    • Antoine 27 janvier 23:17

      @Jean-Pierre Llabrés
      Hit parade absurde.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 janvier 09:57

      @Antoine

      Vos commentaires ci-dessous participent plus de la pédanterie que de la démonstration de cette soi-disant absurdité.


    • Antoine 28 janvier 23:40

      @Jean-Pierre Llabrés

      on masque comme on peut son ignorance, au royaume des sourds...

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 janvier 06:45

      @Antoine

      La culture (musicale) est comme la confiture : moins on en a, plus on l’étale !
       smiley

    • Antoine 29 janvier 12:28

      @Jean-Pierre Llabrés
      Ma culture est ce qu’elle est, tant pis si elle ne vous convient pas et si vous écoutez la musique comme les vaches pour leur production de lait. Quoi qu’il en soit, je suppose qu’elle apporte des éléments au débat pour qui veut bien y méditer, tandis que vos banalités creuses...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 janvier 14:01

      @Antoine

      Ce qui ne me convient pas est votre pédanterie étayée par un néant culturel...

    • Antoine 29 janvier 16:38

      @Jean-Pierre Llabrés
      Ah, oui ? Des exemples ? Jusqu’à maintenant, vous ne faites qu’étaler des formules creuses, peut-être votre habitude de fréquenter le bistrot du coin !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 janvier 06:44

      @Antoine

      Vos commentaires ci-dessus et ci-dessous.


    • eugene eugene 27 janvier 14:55

      Bravo pour nous donner cette belle symphonie, avec cette fin somptueuse, à propos d’un artiste totalement inconnu. 


      • Fergus Fergus 27 janvier 15:53

        Bonjour, Thibault

        Lorsque vous écrivez « il y a incontestablement eu un avant et un après Wolfgang Amadeus Mozart », je crains que vous ne cédiez à une bien compréhensible fascination pour ce génial compositeur.

        Car Mozart s’est inscrit très exactement dans la filiation musicale de Joseph Haydn, et je défie les amateurs peu spécialisés de faire la différence entre la production de l’un et de l’autre compositeur pour nombre de symphonies, concertos ou sérénades.

        Sans connaître leurs auteurs, il est même difficile de différencier le style de Mozart de celui des meilleurs héritiers de l’Ecole de Mannheim, et notamment des compositeurs de Bohème qui, dans le sillage de Johan Stamitz, ont laissé nombre d’œuvres remarquables. 

        Et comme on ne prête qu’aux riches, on a longtemps cru Mozart être l’auteur d’une superbe cassation pour quatre vents en mi bémol dont on a découvert ensuite qu’elle avait été écrite par le bien moins célèbre ...Lickl !

        En réalité, Mozart a été assez peu innovant, mais il a su porter la musique à un tel niveau d’inspiration et de grâce que la renommée planétaire dont il bénéficie est totalement justifiée.

        Il n’empêche que la véritable innovation, et donc la rupture avec le clacissisme de Haydn et Mozart va venir après, et c’est évidemment le géant Beethoven qui en sera l’auteur et , dès 1805, ouvrira la voie au romantisme, comme j’ai tenté modestement d’en faire état dans « Eroica » ou la révolution symphonique

        A toutes fins utiles, voici un autre article écrit sur un thème particulier : « Mozart et la musique de divertissement »


        • Abou Antoun Abou Antoun 27 janvier 18:32

          @Fergus
          Votre érudition, Fergus, me surprendra toujours. Cette mise au point a été pour moi l’occasion de faire le tour de la question, ce qui ne pouvait me faire de mal car je n’ai pas de véritable culture musicale.
          PS : J’ai adoré le film « Amadeus » mais je n’ose pas trop m’en vanter auprès des gens qui connaissent la musique et son histoire.


        • Fergus Fergus 27 janvier 19:26

          Bonsoir, Abou Antoun

          A 25 ans, je ne connaissais rien du classique, si ce n’est la « Petite musique de nuit » et « Pierre et le loup », souvenirs de mon enfance. Mais j’ai profité d’habiter à Paris pour emprunter des 33 tours puis des CD dans la plupart des discothèques de la ville et partir ainsi à la découverte de ce monde inconnu.

          Une formidable plongée qui m’a permis, au fil des ans, de découvrir la plupart des œuvres enregistrées du répertoire allant du pré-baroque au contemporain. Entre ces écoutes, mes achats de disques (j’en ai même fait venir quelques-uns de New York car non distribués en France) et les concerts où je me suis rendu, j’ai certes emmagasiné des connaissances, mais je reste à peu près incapable d’aborder les aspects purement musicologiques qui nécessitent une formation que je n’ai pas.

          Cela ne m’empêche pas d’aimer écrire de temps à autre sur la musique classique afin de faire connaître les compositeurs et les œuvres que j’apprécie tout particulièrement.

          Pour ce qui d’Amadeus, aucun complexe à avoir, les morceaux choisis par Forman sont superbes et particulièrement bien adaptés au récit cinématographique. Même chose pour les formidables arrangements de la B.O. d’Orange Mécanique. Tout particulièrement le scherzo de la 9e symphonie de Beethoven, inquiétant à souhait, et la sarabande de Haendel dont l’une des reprises, très lente sur fond de timbales, prend l’aspect d’une redoutable marche funèbre. Sans oublier le superbe trio de Schubert.


        • Abou Antoun Abou Antoun 27 janvier 20:11

          @Fergus
          La sarabande de Haendel... C’est un de mes morceaux préférés. Pour ce qui est d’Orange Mécanique, quant au sabir d’Alex, le nadsat, ce n’est que plusieurs années plus tard en étudiant le russe que j’ai compris d’où il venait. Autre remarque, signe des temps, à l’époque de sa sortie le film passait pour être d’une violence extrême, il est aujourd’hui complètement banalisé sur ce plan.


        • bakerstreet bakerstreet 27 janvier 22:26

          @Fergus
          Désolé, mais le père Haydn, ce n’est pas Mozart. Il y a une sorte de lenteur, ou je dirais de« gravité heureuse », un peu contemplative, dans ce musicien qu’on ne trouve pas chez Mozart. Des symphonies comme « le philosophe », ou celle divine « le matin, le midi, le soir », sont tout à fait révélatrices de l’artiste. Après, on peut trouver des oeuvres de la maturité, comme le concerto pour piano numéro 27 de Mozart par exemple, où l’on trouve davantage des échos du maitre Haydn. Inutile de dire que Bach est le grand père de tout cela, mais faire une hiérarchisation est un peu stupide. Il n’y a que des goûts personnels. 

          Moi, c’est Bach que je met comme tant d’autres au dessus des autres, avant Haydn et Haendel, mais en disant cela j’ai l’impression d’être un escroc, de ne pas avoir le droit de dire des choses pareilles, tant les oratorio d’Handel me bouleversent, et que Water Music sonne toujours aussi neuf que la première fois que je l’ai écouté.
          Le film sur Mozart...Non, franchement, je le trouve grotesque. Et Salieri ne mérite pas ce mensonge, et Mozart ne mérite pas d’être transformé en rock star débilisante, inspiré par les dieux et les muses..Un truc grand public, c’est tout ; si ça le mérite d’inciter les gens à écouter de la musique classique, tant mieux. Car il est vrai que le genre a du mal à s’extraire de ses salons d’opérettes pour bourgeois infatués. Il faut prendre le large...Ma grande rencontre avec la musique classique s’est faite pour moi à 21 ans, alors que je gardais un refuge alpin, à 2200 mètres, avec un autre gars, alternativement. Mais souvent j’étais seul, avec les cassettes qu’il m’avait laissées. Il y avait deux concertos pour piano, qui semblaient dérouler leurs accords au dessus des pics. Le numéro 3 de Beethoven, et l’autre de Grieg. C’était devenu pour la quintessence de l’absolu. Je connaissais chacun des accords par coeur, et les anticipaient. Il suffit que je retourne en montagne pour qu’ils me reviennent en tête. Des neurones miroirs en concertos..

        • Antoine 27 janvier 22:55

          @Fergus
            Mon cher Fergus, je ne suis qu’à moitié étonné que vous ne puissiez différencier une oeuvre de Mozart, Stamitz ou Haydn, du moins s’agissant des oeuvres majeures, et pourtant...Autre erreur de l’article qui laisse entendre que Mozart a été le plus jeune auteur d’oeuvres exceptionnelles alors qu’en réalité Mendelssohn lui a damé le pion sur ce point. Cela dit, félicitation à l’auteur d’évoquer un compositeur sur un site où la médiocrité dans ce domaine est une dictature.


        • Fergus Fergus 27 janvier 23:22

          Bonsoir, bakerstreet

          Les symphonies 6, 7, 8 (Le matin, Le midi, Le soir) et 22 (Le philosophe) ne sont pas vraiment révélatrice : Haydn était encore jeune et très loin des chef d’œuvre qu’allait produire plus tard, notamment avec les avec les symphonies 73 (la chasse), 82 (L’ours), 83 (La poule), 87, 88, 89, 90, 92 (Oxford), 93, 94 (La surprise), 96, 97, 100 (Militaire), 101 (L’horloge), 102, 103 (Roulement de tambour) et 104.

          Je persiste à affirmer qu’il y a dans beaucoup de symphonies des deux compositeurs de grandes similitudes, même si des œuvres comme les deux symphonies en mineur de Mozart, la 25 et la 40 sont d’une facture assez nettement différentes.

          Il y a, me semble-t-il, moins de similitudes dans les concertos, où le génie de Mozart a fait la différence.

          Sur le film Amadeus, il ne faut pas s’attacher au « mensonge » : il n’est que la transcription d’une pièce de théâtre basée sur une théorie qui a fait long feu mais a beaucoup fait fantasmer. Personnellement, je ne trouve pas ce film « grotesque » : il suffit à cet égard d’avoir lu des lettres de Mozart pour voir à quel point il a pu être d’une folle insouciance par moments, et même assez volontiers scatologique ! Le film met en évidence, avec la licence du créateur, cette ambivalence de la frivolité et du génie.

          « il est vrai que le genre a du mal à s’extraire de ses salons d’opérettes pour bourgeois infatués. Il faut prendre le large... »

          C’est précisément le but de « La folle journée » de Nantes à laquelle je consacrerai un article en début de semaine prochaine (l’édition 2016 commence mercredi pour s’achever dimanche).

          Le concerto n°3 de Beethoven est l’un de mes préférés pour le piano. Je n’en dirais pas autant de celui de Grieg, non que je ne l’apprécie pas, mais il me parle nettement moins, bien qu’il fasse partie des grandes partitions du genre.


        • Fergus Fergus 27 janvier 23:27

          Bonsoir, Antoine

          Concernant la parenté difficilement discernable pour de nombreuses symphonies entre Haydn et Mozart, je ne parlais pas de moi, mais des « amateurs peu spécialisés ». J’ai même rencontré des personnes qui croyaient entendre du Haydn en écoutant les deux premières symphonies de Beethoven, alors que la parenté n’existe que dans la forme.


        • Antoine 27 janvier 23:30

          @bakerstreet
          Effectivement, il y a de nombreuses différences entre Haydn et Mozart, un peu longues à expliquer ici, sauf sur demande de l’un d’entre vous. Par ailleurs, le matin, le midi et le soir sont trois symphonies de jeunesse différentes, écrites dans le style « ancien » du concerto grosso.


        • Antoine 27 janvier 23:38

          @Fergus
          Me voilà rassuré même si cette observation pouvait valoir pour quelques bluettes de ces compositeurs. 


        • Antoine 27 janvier 23:57

          @Fergus
          Non, Fergus, leurs compositions sont très différentes. Pour éviter la gratuité d’une affirmation, quelques exemples exclusivement propres à Mozart : la conception de la musique subjective, l’utilisation des gammes modales dans la scène du commandeur et l’orchestre dégingandé du final du premier acte du Don Juan, les tournures mélancoliques dans les opéras gais, le fugato échevelé du final de la 41ème qui mêlent tous les motifs simultanément, l’art de suggérer des émotions avec des procédés subtils qui n’ont rien à voir avec un simple accompagnement de jolies mélodies, etc..., bref, de quoi écrire dix mille pages...


        • bakerstreet bakerstreet 27 janvier 23:58

          @Fergus
          Que ces symphonies soient de œuvres de jeunesse ne changent rien au fait que ce sont celles ci qui me vont le plus au cœur ; la complication n’étant parfois qu’une mauvais pli, qui devient une mauvaise habitude. Mais je parle plus de Haydn.... Ecoutez Bach, et l’aria tout simple et lumineux des variations Goldberg.... Je ne peux rien prouver, juste dire ! La logique l’a dedans et la preuve impossible, n’apportent rien à l’art, ou à l’oreille. Chacun arrive avec son disque « qu’il faut absolument écouter », comme lors des « boum » d’autrefois...Pour quelle raison étrange un accord déclenche une déferlante d’émotions ?...

          C’est le propos de Proust, à propos de « la petite musique de Vinteuil, » dans la recherche. Mais le son du carillon de la porte de la grand mère à Combourg,déclenche chez lui les mêmes extases. 
          Salieri était un grand musicien, et je doute qu’on aurait pu le traîner dans la boue, et mentir pareillement s’il avait été contemporain. Le temps permet beaucoup de libertés, et les auteurs pour arriver à intéresser le lecteur inventent des dramaturgies détestables. Quand à l’époque, beaucoup de mensonges et de falsifications dans ce film. Les fastes de l’enterrement nous sont contemporains, et il était tout à fait commun d’enterrer Mozart comme on l’a fait, sans qu’il signifie une disgrâce quelconque, comme le film le présente. Quand à Mozart, s’il aimait la fête, en fait il était simplement de son temps. Tout ce beau monde ne pensait qu’à s’amuser. Il n’y a qu’à lire les mémoires de Casanova, pour s’apercevoir que l’Europe des châteaux et des princes, et leur cour, leur dépendance, ressemblait souvent à un lupanar. En Angleterre l’ère Elisabethéenne, très légère de mœurs, sera suivi d’une chappe de conformisme qui déboucheront sur l’époque Victorienne, et ses corsets. Le continent ne sera pas épargné, et nous voyons souvent ces deux époques, la romantique, et celle des lumières, comme une seule période, greffant les sentiments de l’une sur l’autre !

        • bakerstreet bakerstreet 28 janvier 09:08

          @Antoine
          Merci de ses utiles précisions, de la part d’un spécialiste, qui a le bagage technique que je ne possède pas, ne possédant que ma passion, mes oreilles. Je m’y connais bien plus en peinture, car pratiquant cet art, et c’est sûr que la pratique d’une technique vous apporte indubitablement un plus, une connaissance en profondeur. Cependant beaucoup de parités, d’un art à l’autre, et je sais qu’en peinture, c’est la aussi au delà des faux semblants, l’émotion qui prime. Il existe des techniciens hors pairs, de n’importe quel siècle, qui sont d’un « chiant » total, sans émotions, justement oubliés d’ailleurs. Les néophytes peuvent parfois se faire abuser par la technique, qui peut n’être qu’une mauvaise habitude, un truc. Bon, tous le monde connait les peintres pompiers...Le Louvre a l’époque en a achetés des tonnes, à un prix fou, ignorant les impressionnistes par exemple. (on tente en ce moment de le remettre au gout du jour ces coquilles vides pour ces raisons économiques) Prenez un tout petit tableau, comme « le talisman », par exemple, bricolée sur le vif par Serrurier sur les conseils de Gauguin en l’espace de quelques heures, et vous avez là un tableau qui atteint la grâce, et qui est « la référence », une icone, pour beaucoup.... 

          Mais l’art brut et naïf possède lui aussi parfois cette magie.
           La musique touche ainsi aussi la peinture si vous voyez ce que je veux dire. Petite aparté pour revenir ainsi à Haydn, sur ces notions d’œuvres soi disant plus élaborées. Mozart c’est sûr est un génie, mais tout ordre de hiérarchisation me parait suspecte, et surement contraire à l’esprit d’ailleurs de ces artistes, qui se respectaient et savaient très bien ce qu’ils devaient l’un à l’autre.... Le coté « petit génie », est à prendre de façon relative, quand on sait qu’il a été élevé par son père comme un animal savant, avec tout ce que ça implique, trimbalé d’une cour à l’autre ; en tout cas la performance liée à l’age s’explique de cette façon. il n’y aurait pas eu de Mozart si ce gamin avait eu une enfance normale. Ne parlons pas de la chance que lui aurait laissé le fait de garder les vaches, mais celui d’avoir appris la musique simplement plus tard aurait changé les choses, à tous les niveaux.
           Mais alors aurait il pu vivre aussi vieux que Haydn. 

        • Fergus Fergus 28 janvier 09:41

          Bonjour, Bakerstreet

          Il va de soi que je partage votre admiration pour Bach. Quant aux Variations Goldberg, je les connais très bien, aussi bien dans leurs versions clavecin que piano. Je fais même allusion à ces Variations dans un article écrit en novembre 2014 sur la suspicion d’écriture de l’aria par l’épouse de Jean-Sébastien : Suites pour violoncelle : Bach n’en serait pas l’auteur !

          Pour ce qui est de Salieri, j’ai moi aussi un grand respect pour ce compositeur dont j’apprécie d’ailleurs plus l’œuvre orchestrale que l’œuvre lyrique. J’ai à plusieurs reprises fait allusion à Salieri, et notamment dans un article de 2010 intitulé Les folies d’Espagne : un thème intemporel, ce compositeur étant l’auteur de la plus longue et la plus spectaculaire œuvre de variations sur le thème de la Follia.

          Je conçois parfaitement que l’on puisse ne pas apprécier le film Amadeus, mais une chose est sûre : Salieri n’en souffre pas auprès des amateurs de musique classique. Mieux : Salieri, tel qu’il est présenté dans le film, est, au-delà de sa jalousie maladive, profondément humain dans ses réactions et sincèrement admiratif du génie de Mozart. Et de toute façon, ce film n’a jamais prétendu être une peinture de la réalité.


        • Fergus Fergus 28 janvier 11:24

          Erratum : en fin de mon commentaire d’hier à 19 : 36, j’ai malencontreusement mélangé des œuvres figurant suer les B.O. d’Orange Mécanique et Barry Lyndon. Toutes mes excuses pour cette erreur liée à un manque de relecture.


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 janvier 11:31

          @Fergus

          19h26 et non pas 19h36...

          Pour le reste, les vrais mélomanes et cinéphiles auront rectifié.
           smiley

        • bakerstreet bakerstreet 28 janvier 13:30

          @Fergus
          Pas grave tout ça...La musique adoucit les moeurs comme on dit, et j’appécis cette article pour justement le fait de discuter un peu léger en ces temps d’urgence supposées....Je dis pas que c’est un navet non plus ce film, il a des qualités, et une bande son super...mais de là à ne pas faire la critique de ce que je juge un peu léger...Un metteur en scène est sans doute obligé d’inventer un storrytelling....Énormément d’artistes se pompaient à l’époque, et on trouve des transcriptions qui sont signées parfois par bach alors que c’est du vivaldi, qui fut, qui s’en rappelle, totalement oublié pendant deux siècles....En tous cas ces types n’avaient pas la grosse tête, pensant juste vivre de leur art.


        • mmbbb 28 janvier 21:07

          @Fergus Mais Mozart a donne a la musique de merveilleux operas et a su rafraichir le style puisque l’europe et surtout l’allemagne ne connaissant que l’opera italien ou presque Il recourut a de nombreux librettiste dont le celebre Da Ponte et Schikaneder de la flute enchantee dont le passage de l’air de la nuit et une merveille. J’apprecie le final de Don Giovanni dont les voix du trio entre la statue du commandeur Le valet et Don Giovanni est d’une tres grande originalite Quant au Requiem ce champ des morts est un des chef d’oeuvre de la musique classique Mozart a embrasse tous les styles et s’est inspire tant de la musique populaire que savante Beethoven ecrivit des sonates qu il joua sur un piano forte ancetre du piano moderne entre son pince et martele Joge Bollet les joua sur ce type d’instrument mais je prefere les interpretation sur un piano moderne comme un Steinway La musique est plus vive plus percutante Dommage que Beethoven se contenta d’un seul opera Fidelio Mais son ouverture symphonique Coriolan bien que courte est une belle oeuvre orchestrale De temps a autre je revisionne le film de Milos Forman « AMADEUS » dont la musique est dirige par Neville Marriner Bien que Salieri soit un peu caricatural ce film nous offre ne tranche de vie de la vie de Mozart 


        • Antoine 28 janvier 23:45

          @bakerstreet
          Désolé, mais je suis aussi incompétent en peinture que Llabrès peut l’être en musique.


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 janvier 06:51

          @Antoine

          Que sait ce pédant d’antoine sur ma compétence en musique ? ? ?...
           smiley smiley smiley :->

        • Shawford Shawford 29 janvier 06:56

          Achtung l’utilisation de smileys peut être très contreproductive si mal employée.

          Pour avoir le bon feeling faut être branché en toutes circonstances sur RTL2 , sinon on aura forcément un big big problème de « compétences » musicales et lexicales

          J’dis ça j’dis rien


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 janvier 07:33

          @Shawford

          Pouvez-vous expliquer, expliciter, le rapport entre « smileys » et rtl2 ?

        • Shawford Shawford 29 janvier 07:38

          @Jean-Pierre Llabrés

          Ce serait comme vous expliquer la différence entre la vie et la mort.

          Et c’est donc d’abord avant tout une question de réceptivité à ce que je dis en long et large et en travers dans cette agora depuis 10 ans

          Vous voudriez un résumé en 1 post ?

          Sorry, help yourself


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 janvier 07:55

          @Shawford
          « help yourself »


          Hélas, dans votre unique article du 14 janvier 2014, je n’ai rien trouvé, pour m’aider, de ce que vous dites « en long et large et en travers dans cette agora depuis 10 ans »...


        • Shawford Shawford 29 janvier 08:03

          @LLAbres

          Et mes 5000 et quelques commentaires, c’est mon cul sur la commode ? smiley

          Ne vous échinez pas si vous êtes pas plus « aware », vous vous en sortiriez pas.

          Rrevenez à vos moutons, je ne suis rien (et puis surtout y’a tellement d’autres gentils bergers qui se devraient de vous guider sur le chemin, ne serait que pour la salubrité de leurs propres neurones miroirs, mais ils proféreront sans doute se lustrer l’ego, ceux et celles là) smiley

          Over


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 janvier 08:10

          @Shawford

          Vos 5.000 et quelques commentaires n’appartiendront jamais à la littérature savante ! ! !...

        • Antoine 29 janvier 12:30

          @Jean-Pierre Llabrés
          Nulle sauf preuve contraire !


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 janvier 13:56

          @Antoine

          En tout cas, vous, vous êtes hyper compétent en matière d’a priori...

        • Antoine 29 janvier 22:59

          @Jean-Pierre Llabrés
          Au lieu de balancer des généralités comme le ferait la mère Michu, démontrez votre compétence par des exemples concrets, à supposer que vous en soyez capable.


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 janvier 06:51

          @Antoine

          N’avez-vous pas remarqué que, depuis le début de ce fil, je me suis volontairement limité à exprimer initialement une seule opinion que vous avez qualifiée d’absurde.
          Quelle est la nécessité pour moi d’entrer dans un débat avec des gens de votre « qualité » ?

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