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My Heart Belongs to Cecilia Winter

My Heart Belongs to Cecilia Winter, un trio berno-zurichois promis à un très bel avenir. Comparé d’ores et déjà à Arcade Fire, Sigur Ros ou Death Cab for Cutie, leur pop-folk-rock aérienne enchante les oreilles de nos contrées et celles d’au-delà. Le premier album est là, joliment intitulé Our Love Will Cut Through Everything.

Un nom poétique. Pas concis certes, mais poétique. Et leur premier opus l’est de même. Tout en romantisme. C’est ce que l’on en retient, malgré des riffs de guitare tranchants sur certains titres. Dream-pop par moments, très rock à d’autres, la musique de My Heart Belongs to Cecilia Winter est un bouillon d’influences cohérent. Et qu’est-ce que ça fait du bien à la scène suisse. Ils surfent très nettement sur ce qui marche actuellement, c’est-à-dire la pop-rock innocente. Sans prétentions et atteignant néanmoins des sommets. Ainsi qu’un buzz amplement mérité.

Troublant

OUR LOVE WILL CUT THROUGH EVERYTHING s’ouvre sur "Eighteen". Innocence disions-nous donc… Semblable à un doux rêve éveillé, porté par une voix captivante. Celle de Thom Luz. La jeunesse transpire de ce titre dream-pop. On enchaîne ensuite sans interruptions sur "My Heart My Heart" où l’on fait enfin connaissance avec cette énigmatique Cecilia Winter. Les chœurs de Betty Fisher en prime. "Skeleton Bride" change ensuite de registre. Bizarrement, cela ferait presque penser à du Kings of Leon (dans ses beaux jours). La guitare devient plus incisive encore sur "Never Ever Mountain" et ses chants se font frénétiques. Un fossé apparaît entre cette approche et le début de l’album. Pas déplaisant néanmoins. Surtout que l’on retourne rapidement au calme et à nos monts enneigés sur "Kingdom Oh Kingdom", jolie ballade épurée. Et c’est à ce cadence que défile l’album. Troublant. Ne savant plus très bien où donner de la tête mais impossible de décrocher. Sur "Lights Out", Arcade Fire se rapproche toujours plus. "I’m In Love With A Mountain", quant à lui, transpercerait des cœurs tant la nostalgie emplit l’espace et la voix se fait lancinante.

Suit "When The Devil Speaks My Name" et laisse place au chant glacé de Betty Fisher, la chargeant de faire monter l’angoisse jusqu’aux limites du possible. Moment où Thom Luz reprend le micro, méconnaissable. Les guitares et la batterie cavalent à un rythme effréné, à coups d’incantations entêtantes. Faut-il souligner que le tout s’emboîte parfaitement ? Et qu’il s’agit d’une de leurs grandes réussites. L’album s’achève sur "I Made You A Tape" et au retour à l’adolescence, dans les lyrics tout au moins. L’épopée se clôt sur de l’acoustique. La pochette est belle, la musique d’autant plus. My Heart Belongs To Cecilia Winter permet un renouveau longtemps espéré dans le monde musical suisse. 


Moyenne des avis sur cet article :  3.67/5   (3 votes)




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1 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 4 mai 2010 18:14

    C’est agréable à écouter mais évoque trop le folklore gaélique, un peu pompé sur « Celtic Women » entre autres...+ le titre emprunté à Marylin... à quand « Diamonds are the best Cecilia Winter’s friends » ?

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