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Natalie Prass, un premier album remarquable

Née il y a 28 ans (à Richmond en Virginie, ou Cleveland dans l’Ohio, selon les sources), Natalie Prass vit aujourd’hui à Nashville.

Toute petite, elle écoutait son père, guitariste amateur, dans le salon familial. “J’étais totalement fasciné, se souvient-elle. Mon père a créé l’étincelle. J’avais 6-7 ans quand j’ai composé mes premières chansons. »

Natalie Prass nous délivre un album de chagrin, mais l’atmosphère est loin de se résumer à une simple complainte désabusée. Ce disque n’est pas triste, il est tendre, doux, délicat, lumineux.

On est admiratif face à un tel travail de production, on est impressionné de voir tous ces instruments s’enchaîner, se confondre, pour notre plus grand plaisir.

Le disque est produit par Matthew E. White. Son album « Big Inner », sorti en 2012, avait lui aussi séduit par l’élégance de ses arrangements.

On se sent transporter entre Dusty Springfield et Karen Carpenter . On ne peut s’empêcher de penser au son si particulier de Burt Bacharach.

D’ailleurs, lorsqu’elle dit adorer Dionne Warwick, qui est pour elle une véritable source d’inspiration, on est aucunement surpris. Elle nous dit qu’elle pourrait écouter la chanson “Anyone Who Had a Heart” (composée par Bacharach), tous les jours jusqu’à la fin de sa vie.

Voici la version de Dusty Springfield (ma préférée).

Natalie Prass propose des chansons évoquant la pop sophistiquée des années 1960 et 1970, mais le côté passéiste est ici magnifiquement modernisé.

Des violons, des cuivres, des flûtes qui viennent se poser de temps à autre comme le font les oiseaux un matin de printemps sur le rebord de votre fenêtre. Du déjà vu vont dire les éternels boudeurs, c’est ringard. Non c’est juste ce charme suranné qui vous rend l’existence plus belle, qui enjolive vos journées, qui permet de faire pousser les plus jolies fleurs sur un sol aride.

Et puis va-t-on reprocher à une artiste d’être nostalgique d’une période où la musique était la somme de talents de musiciens plutôt qu’un exercice solitaire pratiqué devant un ordinateur ?

Parlons aussi de la voix de Natalie Prass, qui n’est jamais dans la recherche de la performance, elle connait trop bien ses limites pour ça : « Je ne pense pas que je suis la musicienne le plus talentueuse ou la meilleure chanteuse, mais je travaille vraiment, vraiment dur ».

De ce qui aurait pu être un handicap, elle a su en faire une force. Elle a su trouver un équilibre parfait, on est sous le charme de cette voix douce et délicate. Sur certains morceaux elle réussit l’exploit de vous laisser croire qu’elle est là, tout proche, qu’elle murmure au creux de votre oreille, qu’elle ne chante que pour vous.

Le premier album éponyme de Natalie Prass est le fruit d’un long travail pour un résultat fort convainquant. Cette oeuvre intemporelle et majestueuse nous laisse penser qu’il faudra suivre la carrière de cette jeune américaine dans les années qui vont suivre.

 

 

 

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2 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 2 juin 2015 10:12

    Je ne connaissais pas, mais j’ai aimé...

    Merci à l’auteur de me l’avoir fait connaitre.

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