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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Nelson » Chantal Ladesou &(Ban)co Porte Saint-Martin

« Nelson » Chantal Ladesou &(Ban)co Porte Saint-Martin

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NELSON
photo © Pascal Victor

De « Divina » à « Nelson », il n’y a qu’un pas que Jean-Robert Charrier a allègrement franchi d’une année sur l’autre en appliquant son savoir-faire de dramaturge, acquis sous l’inspiration d’Amanda Lear, à l’autre grande déesse ayant foulé récemment le même théâtre des Variétés, à savoir Chantal Ladesou.

De « Divina » sise aux Variétés jusqu’à « Nelson » à La Porte Saint-Martin, le jeune auteur et néanmoins codirecteur de trois théâtres parisiens a eu l’intuition qu’en confectionnant sur mesure des comédies dévolues à des personnalités populaires charismatiques, le public serait automatiquement happé par le magnétisme qui se dégage d’elles.

Ainsi fut fait avec « Divina » qui essuya les plâtres de son talent d’essayiste selon un succès commercial relatif lui permettant d’en perfectionner les rouages en vue de sa seconde production.

Et là donc, pour « Nelson », dans l’un de ces théâtres qu’il codirige, il faut dire que l’auteur a mis tous les atouts dans son jeu : Casting réunissant notamment Armelle et Eric Laugérias, mise en scène, costumes, décor, lumières ont été réunis dans l’excellence boulevardière du « vaudeville » mis à la mode contemporaine en s’appuyant sur le principe de la tornade permanente … mais sans portes qui claquent !

Armée d’une thématique porteuse, celle des végétaliens à ne surtout pas confondre d’avec celle des végétariens, à conjuguer autour de deux familles que tout oppose, si ce n’est l’amour que se portent mutuellement le jeune homme (Simon Larvaron) de l’une et la jeune fille (Clémence Ansault fille de Chantal Ladesou) de l’autre, la folie douce qui embarque tout ce beau monde dans un délire incontrôlable pourra ainsi prospérer et se démultiplier… au cas où, par inadvertance, le naturel reviendrait au galop !

Ainsi, dans un premier temps, tous ces « bobos » se mettront à l’unisson du vert écolo, que ce soit par conviction ou par stratégie, jusqu’à ce que les failles des uns s’ouvrent sur les abîmes des autres… tout en préservant néanmoins l’idée que l’amour tiers-mondiste devrait pouvoir frayer avec l’amour conjugal… tout cela sous les yeux de Nelson, le fameux lapin nain bien qu’aveugle devenu la mascotte de cette farce éponyme !

Bref, étant parvenu désormais aux degrés proches de la folie furieuse, le contrat de Jean-Robert Charrier d’avec son public remplissant la jauge de la Porte Saint-Martin par un bouche à oreille grand public atteignant les sommets du genre, pourrait se targuer d’avoir réussi à ériger certaines rafales de rire en système auto-reproductif à souhait.

Dire, dans ce contexte, que Jean-Claude Camus pourrait être satisfait de son « codirecteur » et néanmoins « auteur » qu’il a engagé pour la saison 14-15 à La Porte Saint-Martin, devrait nécessairement influencer, à raison ou à tort, les perspectives de création au sein du spectacle vivant, toujours en quête de mutation pragmatique !

photo 1 © Pascal Victor

photo 2 © Theothea.com

NELSON - **.. Theothea.com - de Jean Robert-Charrier - mise en scène Jean-Pierre Dravel & Olivier Macé - avec Chantal Ladesou, Armelle, Eric Laugérias, Thierry Samitier, Clémence Ansault, Simon Jeannin & Simon Larvaron - Théâtre de la Porte Saint Martin

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NELSON
photo © Theothea.comT

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