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Nemrud, référence du rock progressif turc

Le groupe turc de rock progessif Nemrud s’est formé à Istanbul en 2008. Il tire son nom du mont Nemrod situé en Anatolie et culminant à plus de deux milles mètres. Ce site est classé au patrimoine de l’Unesco parce qu’il abrite le mausolée d’Antiochus I, monarque qui gouverna le petit royaume de Commagène, vassal de l’Arménie puis conquis par Rome ; et qui fit construire en 62 av J.C. un mausolée dédié à la religion syncrétique qu’il instaura, associant le culte de sa propre personnalité à diverses divinités des panthéons grec, arménien et perse. On reconnaît ici la marque de fabrique du rock progressif qui souvent utilise des références culturelles et historiques avec des prétentions esthétiques et intellectuelles sereinement affirmées. Mais l’essentiel reste la musique. Après deux CD signés chez Musea, Nemrud vient de sortir cette année 2016 son troisième CD (éponyme) sur le label turc « Rainbow record ». Cette formation est répertoriée dans le genre spacerock mais l’écoute des quatre morceaux totalisant 50 minutes de musique livre une impression de rock progressif énergique aux influences germaniques.

Le premier morceau débute avec une alternance entre un thème psyché seventies et un riff plus heavy. Mais l’ensemble reste dans une veine progressive évidente, alternant passages heavy, thèmes mélodiques, ou parfois planants, le tout ornementé par des séquences de guitare exécutées dans un style résolument seventies et des nappes d’orgue et de synthé. La rythmique suit parfaitement et n’a aucune hésitation lorsqu’il faut accélérer le tempo. L’ensemble est heavy, mélodique, avec quelques réminiscences floydiennes. La musique de Nemrod se rapproche de celle jouée par la légendaire formation germanique que fut Eloy dans sa période « Inside » datée de la première partie des seventies. Le second morceau révèle la subtilité des compositions ainsi que style atmosphérique et feutré de ce groupe qui ne fait pas du tout dans la démonstration technique et nous propose une musique avec des émotions et des teintes multicolores. L’emploi des orgues Yamaha et du légendaire synthétiseur ARP Odyssey n’y est pas étranger.

Nemrud est une formation résolument tournée vers le rock progressif européen des seventies. A l’écoute on ne soupçonne pas l’origine stambouliote des musiciens. Tout est occidental, exceptées les cymbales anatoliennes fabriquées artisanalement. Cette musique est parfaitement équilibrée. Chaque morceau est différent et on notera le style presque zheul de la dernière composition suivi de motif planants, comme si l’on passait de Weidorje à Christian Boule. Nemrod n’hésite pas à parcourir un répertoire couvrant le début et la fin des seventies et c’est ce qui fait le charme de cette musique qui ravira les mélomanes et qui se laisse écouter sans heurt tant elle coule de source. Le CD propose en guise de bonus tracks des versions écourtées des morceaux 1 et 4 destinées à être diffusées sur les radios locales.

Line-up

- Mert Göçay / guitars, vocals 

-  Mert Topel / keyboards 

-  Levent Candaş / bass 

-  Mert Alkaya / drums

Nemrud en écoute


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9 réactions à cet article    


  • alkoussekousse alkoussekousse 2 novembre 2016 11:26

    Dans le livre de la Genèse Nemrod fut le premier mondialiste, le grand bâtisseur de la tour de Babel, en akkadien la porte (bab) du dieu (illu). Les dieux de la montagne seraient ces hommes qui croient atteindre la divinité par eux-mêmes, contre Dieu.

    La pochette est intéressante et rappelle à la fois Hécate, cette divinité antique avec trois corps, célébrée dans les religions à mystère, et les mythes des trijumeaux étudiés par Lozach’meur dans sa quête des origines du cycle arthurien. Ou peut-être s’agit-il de la variante avec deux jumeaux, le troisième personnage étant le dieu père « naturel » de l’un des jumeaux et adoptif de l’autre. Ou peut-être encore s’agit-il de l’être primordial androgyne en voie de réunification ? On aperçoit comme une ébauche de pyramide derrière « Hécate ».

    Il ne fait aucun doute que l’anglais est destiné à devenir la langue de l’humanité réunifiée et le satanisme véhiculé par le rock (entre autre) sa religion unique. Le rock c’est comme mister Smith dans Matrix : il transforme en double de lui-même tout ce qu’il touche, soumet et contamine. Le rock est une machine de guerre contre la diversité, une machine à fabriquer du même à partir de la diversité culturelle. C’est l’un des outils utilisés par les Initiés pour répandre leurs idéologies religieuses et préparer l’avènement du gouvernement mondial.


    • Ratatouille Ratatouille 2 novembre 2016 11:49

      excellente information
       merci pour le partage


      • astus astus 2 novembre 2016 16:19

        J’aime beaucoup le deuxième morceau avec son introduction orientalisante mais je ne vois pas du tout en quoi cette musique développerait un satanisme contaminant le monde pour préparer l’avènement du gouvernement mondial. Je ne dois pas être assez instruit.


        • velosolex velosolex 2 novembre 2016 18:25

          @astus

          Erdogan fait dans le vieux revival otttoman
          En emporte le vent ?. 
          Le satanisme contaminant le monde, a un chef de fil tout trouvé. 
          Il fait lever les foules tout à sa führer, 
          A quand le prix nobel de rock and roll ?
          En tout cas il mérite le grand prix Hallowen. 

        • alkoussekousse alkoussekousse 2 novembre 2016 21:06

          @astus

          Il n’est pire aveugle...

          https://www.youtube.com/watch?v=ZaGZ99gS1zQ

          Et presque 9 dizaines de milliers de liens sur le sujet dans Google.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 novembre 2016 10:15

          @astus

          Bonjour Christian, moi aussi je ne suis pas assez instruit pour croire au satanisme et au complot mondial illumino maçonnique. Bon WE, on peut encore écouter their satanic majesty, sympathy for the devil et Alice Cooper


        • egos 3 novembre 2016 18:28

          @Bernard Dugué


          To Their Satanic Majesties Request

          clin d’œil irrévérencieux adressé à la couronne

          « Her Britannic Majesty Requests and Requires ... »

          mention portée sur les passeports britannique.



        • pemile pemile 2 novembre 2016 17:08

          Comme rock turc progressif, ne pas oublier Replikas

          https://www.youtube.com/watch?v=pCNamdA6pWA

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