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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Noir Désir gagne son retour

Noir Désir gagne son retour

 

L’ombre de Noir Désir planait sur le rock français depuis plusieurs années sans que les pâles copies ne satisfassent les amateurs de génie colérique. Après l’histoire de Bertrand Cantat, la scène était restée vide, laissant le public plongé dans l’inanité des productions musicales des grandes majors du disque.

Les mots de Cantat prononcés contre le grand capitalisme s’étaient transformés en images d’archives, les crises et les élans de violence sur scène faisaient désormais figure d’époque révolue. Mort au libertaire, à l’anarchiste ! La chanson française était abandonnée à des saltimbanques désengagés qui se revendiquaient pourtant du grand groupe bordelais.

Or, le talent de celui qui refuse toutes compromissions n’est pas donné à tous, le génie de savoir plonger le public dans des états de violence extatiques est le propre de natures touchées par une force démiurgique. Oui, il y avait des démons au-dessus de ce groupe, des énergies telluriques et brutales qui s’entrechoquaient dans l’artiste et le poussaient irrémédiablement à dénoncer l’asservissement des foules et l’étendue de la stupidité de nos élites.

Mais il arrive parfois pour celui qui est le réceptacle de ces pulsions du « bien » et du « mal », que ces énergies se heurtent en lui au point de le conduire au meurtre d’un être cher. Dès cet instant, l’artiste redevient homme et porte en lui cette conscience torturante du crime commis par excès. Dans sa nuit, le chanteur se fait silencieux, il paie pour le mal qu’il a commis. Bertrand Cantat a répondu de ses actes devant cette instance qu’est la vie.

Doit-il pour autant demeurer dans l’isolement, conserver dans l’obscurité son désir de vérité ? L’homme portera toujours en lui cette vie perdue tandis que l’artiste continuera de ressentir cette vérité révélée. Alors cette dernière balade du « Gagnants perdants » est un double aveu d’impuissance d’un homme ignorant et d’un artiste qui espère recouvrer son public.

Laurent Monserrat

  • A l’heure, où nous écrivons cet article, le site de Noir Désir rencontre des problèmes de serveur étant donné le nombre des connexions de tous les fans de la formation bordelaise. Vous pouvez toujours écouter le morceau “Gagnants perdants”.
  • Site officiel de Noir Désir où vous pourrez télécharger gratuitement les deux morceaux offerts : “Gagnants perdants”, “Le temps des cerises”.

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24 réactions à cet article    


  • Internaute Internaute 15 novembre 2008 09:37

    Permis de tuer.

    B. Cantat tue sa femme et se trouve libre au bout de quatre ans de prisons.

    Dernièrement, un tribunal a tout simplement acquitté une arabe qui venait d’assassiner son enfant.

    Par contre si un père de famille tue le violeur récidiviste de sa fille, je vous dis pas la quantité d’années incompressibles qu’il prendra.
    Qui peut croire encore à la valeur des juges en France ?


    • Laurent Monserrat 15 novembre 2008 11:54

      Bonjour,

      Juste une précision : Bertrand Cantat a été jugé pour avoir porté un coup à Marie Trintignant. Marie Trintignant est morte en se cognant la tête suite au coup qui lui a été porté. 

      Cordialement,

      Laurent


    • Halman Halman 15 novembre 2008 18:35

      Tu vas faire gober ça à quel neuneu ?

      Le furieux qui double 3 camions en haut de côte, dans un virage, sous la pluie et qui tue la conductrice qui venait en face, tu vas dire que le pauvre il était pressé et qu’elle n’avait qu’à s’en douter et se garer quand même !!!!!


    • Halman Halman 15 novembre 2008 18:41

      Tout à fait Internaute, notre justice n’est pas si aveugle que ça, elle donne les peines les plus sévères aux petits mais est des plus "relax" avec les grands et les connus.

      Il faut être aveugle pour ne pas le voir.

      Il a donné des coups qui ont provoqué la mort, mais pour certains ce n’est pas la même chose que de tuer directement.

      Quelle mentalité de monstres aveugles.  smiley


    • Nathan Nathan 15 novembre 2008 13:14

       J’ai toujours beaucoup apprécié Noir désir, en disques, sans pour autant avoir la ferveur des fans absolus ... Ce qui s’est passé entre Cantat et Trintignant restera comme une page sombre dans l’histoire artistique française contemporaine ... Je pense que certains mais surtout certaines ne pardonneront jamais à Cantat, aussi je leur conseillerais de continuer le plus longtemps possible mais en faisant un peu profil bas ...

      J’aime bien les 2 titres en question. Ils sont vraiment forts, ils ne ratent jamais rien, tout ce qu’ils font est au minimum, bien ! smiley


      • Herrera 15 novembre 2008 14:48

        Je ne sache pas que les thèmes de Noir Désir aient jamais eu une teinte azuréenne : puisqu’ils n’ont jamais flatté le goût du public pour les refrains lénifiants et les vers de pacotille qui soutiennent la résignation des périodes funestes, le crime de Cantat ne change strictement rien à la façon dont je perçois leur talent. Cantat a écrit des textes sombres, il a attaqué le système de pensée dominant... que cette empathie pour les défavorisés ait porté en elle sa propre part d’angoisse et de violence, je ne saurais m’en réjouir, mais je peux le comprendre.

        Il est amusant de constater le fossé entre la rhétorique habituelle des études littéraires, qui exalte le règne des "voleurs de feu" et s’épanouit en analysant la célèbre lettre de Rimbaud ("un immense et raisonné dérèglement des sens", la nécessité de s’exclure socialement et même d’expérimenter sur soi-même les pires flétrissures morales pour produire une poèsie véritablement omnisciente) et l’effarement général quand on s’aperçoit qu’un poète (même mineur) a fini effectivement par s’égarer sur l’un des chemins préconisé par ce grand maître, qu’il est de bon goût de vénérer. Il faut être un peu conséquent avec soi-même, et admettre que le métier d’artiste n’est pas sans risque, et pour soi, et pour les autres : si cela n’implique pas une impunité pénale, cela ne devrait pas non plus impliquer le rejet pour une production artistique alors qu’elle a, justement, été si chère payée... Mais je ne suis pas sûr que les élites intellectuelles et plumitives sachent encore qui est Rimbaud...


        • maharadh maharadh 15 novembre 2008 16:31

          Absolument honteux et scandaleux, oui il à payé sa dette à la Sté mais pas aux victimes par ricochets les parents et les proches de Nadine qui n’ont pas besoin de cette épreuve supplémentaire entendre le meurtrier de leur fille dans les médias c’est ajouter de la souffrance à la souffrance qui peut croire dans les paroles de ce chanteur ? Ceux qui pensent qu’ils ne seront jamais toucher par le malheur ?

          Mais il est vrai que notre justice est en déliquescence avec le droit et commence à se putrifier en adoptant la philosophie du " coupable mais pas responsable" dans tous les prétoires de France depuis quelques années .

          Sa mise sous liberté conditionnelle aurait due être accompagnée de conditions de restrictions et notamment de discrétion.

          Pourquoi dès lors que la justice est si mal appliquée on s’étonne que l’on relâche tant de multirécidivistes sans aucun contrôle ?

          C’est toujours la même chose selon que vous serez puissant ou misérable........


          • Christophe Christophe 15 novembre 2008 18:22

            @Maharadh,

            Absolument honteux et scandaleux, oui il à payé sa dette à la Sté mais pas aux victimes par ricochets les parents et les proches de Nadine

            Dans une société civilisée, un condamné ne paie de dette qu’envers la société. Payer sa dette envers les victimes, même indirectes, était ce qui se pratiquait dans les sociétés archaïques. Votre pensée serait-elle à ce point archaïque, obscurantiste ? Faut-il livrer Cantat pied et poings liés à la famille Trintignant ; souhaitez-vous une lapidation, la torture ou autres agréments ?

            Pour votre information, sa mise en liberté conditionnelle est soumise à la restriction de ne pas aborder, même dans son métier, l’acte pour lequel il a été jugé coupable et condamné.

            Quant au reste de votre propos, s’il faut admettre qu’il y a parfois des récidives, les mises en liberté conditionnelles, les remises de peines, ... tous ces mécanismes donnent des résultats probant pour plus de 95% des cas ; évitez les amalgames douteux ; Cantat n’est pas un tueur en série ! smiley

            Si la justice est criticable, ce n’est pas principalement sur ces points là, même s’ils sont portés par les biens pensants du moment. D’ailleurs ce n’est pas que la justice mais tout le système qui est vérolé : procès verbaux falsifiés par exemple et expérience.


          • ficelle 15 novembre 2008 22:16

            Le droit, le droit ! Je rigole, qui pond le droit ? Le pouvoir , non ?


          • Sébastien Sébastien 15 novembre 2008 17:38

            Cantat a purge sa peine, il est sorti apres avoir purge la moitie de sa peine, comme n’importe quel autre detenu. Il a tue, meme indirectement, quelqu’un et c’est terrible. Mais, encore une fois, comme n’importe quel autre ex-detenu, il a le droit de reprendre une vie normale.

            Je ne vois pas pourquoi son crime serait plus affreux que celui de Mr. Dupont sous pretexte qu’il est connu. Et je ne vois pas en quoi la mort de Mme. Dupont serait moins terrible que celle d’une autre sous pretexte qu’elle n’est pas connue.

            Perso je n’aime pas ces 2 nouveaux titres. Mais bonne chance Noir Desir quand meme.


            • @politique @politique 15 novembre 2008 18:16

              Depuis que j’ai appris que le chanteur de noir desir, pouvait de nouveau chanter, j’attend avec impatience le prochain film ou marie trintignant aura de nouveau un rôle. 


              • Laurent Monserrat 15 novembre 2008 18:20

                Bonjour,

                Votre humour noir est très corrosif, mais malheureusement rien ni personne ne pourra la faire revenir.

                Laurent

                Le flambeau


              • Céphale Céphale 15 novembre 2008 20:51

                Je trouve la musique de Noir Désir totalement merdique et les paroles ringardes.

                Mais chacun ses goûts.


                • fantomas 15 novembre 2008 22:02

                  "B. Cantat au service des causes nobles".

                  Faut avoir un pet au casque pour écrire des choses pareilles.

                  Sinon je peux y aller moi aussi ? Vrai, je risque rien ? Bon je me lâche :

                  P...n, saloperies de victimes, on devrait les foutre toutes en taule ça éviterait le crime !


                  • docdory docdory 15 novembre 2008 22:20

                     @ Laurent Montserrat
                     Après avoir tué sa Dulcinée , Bertrand Cantat a donc décidé de poursuivre son parcours criminel en assassinant la musique !
                    On ne peut qu’être saisi de consternation auditive devant l’affligeante ritournelle qui sert d’illustration à votre article , accompagnée, sur des pauvres harmonies d’anatole dont n’auraient même pas voulu des yé-yés twiseurs au début des années 60 , par des musiciens tâcherons et mollassons qui ne font même pas semblant d’y croire ! Et en plus il chante faux . La totale ! La même soupe gnan-gnan servie par un adolescent boutonneux, guitariste de plage auprès d’un feu de camp, ferait sans nul doute louper à l’adolescent en question son éventuel plan drague auprès de la belle adolescente assise à côté du même feu !
                    C’est ce genre de rock français moisi qui donne si mauvaise presse à ce style musical . Les Rolling Stones , que j’ai vu récemment dans le film de Scorcese , ont un milliard de fois plus d’énergie et de génie musical, malgré leur âge, que ce marchand de soupe .
                    Quand Sid Vicious a assassiné ( probablement ) sa copine Nancy Spungen dans une chambre d’hôtel , au moins a t-il été au bout de sa logique et s’est-il fini peu de temps après a coup d’héroïne ! Une fin plus rock’n roll , ou plus punk , ce me semble ! ... 


                    • Anka 15 novembre 2008 23:45

                      @ Docdory ... Votre jeu de mots est d’assez mauvais goût non ?

                      @ Arlequin, Bien d’accord avec votre dernier commentaire (alors imaginez, vu que déjà Ferré me paraît très mauvais dans ce registre... )

                      @ l’auteur

                      "Les mots de Cantat prononcés contre le grand capitalisme s’étaient transformés en images d’archives, les crises et les élans de violence sur scène faisaient désormais figure d’époque révolue. Mort au libertaire, à l’anarchiste ! La chanson française était abandonnée à des saltimbanques désengagés qui se revendiquaient pourtant du grand groupe bordelais. Or, le talent de celui qui refuse toutes compromissions n’est pas donné à tous"

                      Personnellement, le texte politique autoproclamé "engagé" n’est certainement pas, et de très loin, la veine de ce qui me fait apprécier les productions de ce groupe depuis plus d’une dizaine d’années maintenant. Alors cette figure de "celui qui refuse toute compromission", armé de ses mots face au "grand capitalisme" me paraît plus que douteuse, ridicule. Je choisirais un terme moins fort que "dénonciation" - souvent employé pour caractériser cette musique, pour parler des chansons qui évoquaient la politique dans le répertoire du groupe jusqu’ici, simplement car elle se mêlait à bien d’autres éléments, qui me faisaient pardonner ce discours parfois simpliste (notamment de Cantat dans certaines interviews assez décevantes, et bon sang qu’il fut difficile d’être objective quand pourtant leur musique est et reste de très loin celle que je préfère...). J’y retrouvais ce mélange de colère qui cherche son objet et sent plus qu’il ne pourrait l’argumenter à quel point certains aspects de la vie publique vous dégoûtent de ne savoir par quel bout les analyser et lesquels combattre, en quel nom et comment... Je n’apprécie du titre que vous avez mis en ligne que la ritournelle, et le flot chantant assez bien posé sur les notes, comme toujours, avec ce plaisir de reconnaître "noir des’" que je ne peux bouder.

                      Et pourtant, je n’en apprécie sûrement pas l’essentiel car les paroles m’en paraissent simplistes, faciles. Cela ressemble au Ferré de la pire époque, et sincèrement c’est une déception. La reprise du "temps des cerises" est une merveille, c’est toujours ça de pris. Reste une déception certaine et l’espoir qu’il n’y aura dans le futur album, pas trop de brouet du même tonneau que cette chanson si « urgente » aux yeux du groupe. Je préfère de très très loin la chanson "désengagée" que vous pointez du doigt, ne voyant pas très bien ce qui en serait la tare.

                      Je me permets de vous renvoyer à un article dont je partage certaines vues, sur "Causeur", notamment à propos de la pseudo "urgence" qu’il y aurait à mettre en ligne la dite chanson :
                      www.causeur.fr/vive-la-crise,1319



                      "le poussaient irrémédiablement à dénoncer l’asservissement des foules et l’étendue de la stupidité de nos élites."
                      Ce que vous analysez reflète en partie ce que le groupe pouvait dire de lui-même (à travers la voix de Cantat) il y a quelques années, mais il me semble qu’il y a justement une contradiction à critiquer les errements de la foule tout en cherchant soi-même à l’amalgamer dans un « on » bien imprécis dans les paroles, et vous soulignez-vous même que la foule a meilleure figure quand elle serait déchaînée par les « forces démiurgiques » de tel ou tel. Pour moi il y a là un drôle de paradoxe...  

                      Cette contradiction que ne pointe pas votre article dans ce passage me semble justement être le creuset de ce qui pose problème quand un artiste se pique de critiquer la "foule", les "gens", ce grand tout bien facile à mépriser, alors même que c’est celui auquel on s’adresse.

                      J’ai en mémoire un concert très précis où Cantat cessa de chanter pour quitter la scène après avoir insulté une jeune personne au premier rang dans la fosse, laquelle avait "osé" comparer "septembre en attendant la suite" avec une ritournelle de Goldman... Il revint ensuite nous livrer une merveilleuse version de "Tostaky", et tout en appréciant que le concert prenne alors un autre ton je regrettai qu’une personne capable de tant de poésie dans ses textes, soit capable d’une réaction et d’une critique aussi stupides d’égocentrisme. Faut-il être à ce point dénué de poésie pour dénier à une chanson, fût-elle de Sardou (citons un triste sire dont je déteste les ritournelles...), la capacité à emporter quelqu’un, lui parler.
                      Un "engagement" ne saurait être louable à mes yeux s’il ne peut éviter l’écueil limpide du mépris. Ces petites gens (au rang desquels je me compte) auxquels Cantat prétend donner voix, sont de beaux fantasmes, et ce titre « gagnants perdants » ne fait que brosser certains de ces fantasmes : les « esclaves », les « cons », les « chiens » opposés à un « nous » bien facile à placer dans le bon camp, « toi qui vient de loin d’ici avec ta peau et tes os », « mon frère », cette image du sans papier misérable « fait joli », oui, notamment dans la « chanson engagée ». C’est manichéen, la plupart du temps, la « chanson engagée », et du coup pour l’engagement on repassera.

                      L’engagement réclamerait une pensée à la mesure des enjeux, une pensée précise pour une action précise, et pas de manichéisme de bon aloi, parce que nous, les petites gens, méritons bien, justement, l’intelligence qui serait une moindre politesse, et non des discours convenus et faciles.      

                      « Mais il arrive parfois pour celui qui est le réceptacle de ces pulsions du « bien » et du « mal », que ces énergies se heurtent en lui au point de le conduire au meurtre d’un être cher. »

                      Nous sommes tous réceptacles de telles pulsions, et cette analyse me semble encore bien manichéenne, elliptique et facile. Ca sonne comme un refrain magique...

                       « Dès cet instant, l’artiste redevient homme et porte en lui cette conscience torturante du crime commis par excès. Dans sa nuit, le chanteur se fait silencieux, il paie pour le mal qu’il a commis. »

                      Je passe sur le pathos que je trouve de mauvais goût, en soulignant toutefois qu’évidemment l’artiste est toujours un homme, sauf dans un imaginaire fantasmé et poétique, mais alors il s’agit uniquement d’œuvre. Séparer œuvre et vie eût été à mon sens plus sain, et plus compréhensible. Plutôt qu’essayer vainement d’excuser l’homme à travers le poète. Cette figure du chanteur repentant que vous créez est une vue de l’esprit... non parce que vous auriez nécessairement tort, mais parce que cela ne nous regarde en rien.   

                      J’espère arriver de nouveau un jour à entendre cette musique sans me poser cette question, et peut-être sera-t-il temps alors de retourner les voir en concert, en espérant n’être pas entourée alors d’imaginaires malsains venus comme à la curée au choix : voir à quoi ressemble celui qui a tué, lui faire comprendre qu’on ne lui en veut pas, etc. etc.

                       « Doit-il pour autant demeurer dans l’isolement, conserver dans l’obscurité son désir de vérité ? L’homme portera toujours en lui cette vie perdue tandis que l’artiste continuera de ressentir cette vérité révélée. »

                      Votre vision, de l’homme (qui, il me semble, est seul à savoir ce qu’il en ressent. Cela nous concerne-t-il, d’ailleurs ?) comme de l’artiste me semblent ici encore bien fantasmés. L’excès de lyrisme, sur un sujet si grave, est bien incongru.


                      A mon avis, votre article aurait gagné à ne se consacrer qu’à la musique, (même si la qualité que vous semblez accorder à la chanson "engagée" serait à questionner), sans se livrer à d’aussi étranges hypothèses. (mince, désolée pour la longueur du commentaire)


                      • docdory docdory 16 novembre 2008 00:55

                         @ Anka 
                        Effectivement , un peu de mauvais goût ne peut pas nuire , parfois !


                      • ddacoudre ddacoudre 16 novembre 2008 01:20

                        bonjour laurent

                        je ne suis pas un fan de rock plus proche de Ferré ou Rimbeau, j’ignore donc si le rock français a pati de l’absence du groupe Noir désir ?
                        Mais ce qui m’irrite un peut c’est l’animosité des biens pensant qui font du suivisme médiatique ils ont certes le doit de donner leur avis, comme moi de dire ce que j’en pense.

                        La mort n’est pas sélective et se moque de la notoriété des uns et des autres, mais pas les vivants, en cela cette affaire fut un scandale d’exploitation médiatique et un creusé supplémentaire de la réactivation du sentiment de vengeance relouker sous le couvert de justice au nom des victimes. Sauf que la victime n’est plus et ce sont des inconnus qui a tord ou raison se font les apôtres de la vengeance insatisfait.

                         

                        La vengeance conduit un individu à donner une réponse disproportionnée à un événement qui le blesse, car ce n’est jamais la raison qui intervient mais le circuit court du cerveau, celui reptilien qui est une réponse émotionnelle instantané et qui dure le temps de consommer l’énergie développé (dans les cas les plus courant c’est la colère). Comme les sociétés anciennes s’entretuaient pour le moindre incident la bible a introduit la notion de dent pour dent etc. de sorte que la famille d’une victime ou une victime ne puisse pas faire plus que ce qui lui a été fait. Plus tard dans nos sociétés cette règle a été abandonnée au bénéfice d’une justice qui suit un code pénal où les peines sont fixées par le législateur et une victime ou sa famille doit la saisir pour obtenir réparation.

                        Nous ne sommes plus dans la logique de la vengeance qui n’est qu’une réponse émotionnelle avec laquelle nous vivons tous. Faire l’effort de s’en tenir au droit qui tente de faire entrer une proportionnalité entre les faits et la punition et du domaine de la raison culturelle pour ne pas faire à autrui ce que l’on ne voudrait pas qu’il vous fasse.

                         

                        La justice ne venge pas la victime elle lui accorde une réparation et veille à l’exemplarité de la peine et protège les citoyens.

                         

                        Or de fait il faut bien convenir que les médias pour ne parler que d’eux choisissent certaines affaires qu’ils exploitent au mieux, même en ont fait une rubrique quotidienne de fait divers, attirant ainsi l’empathie et la mansuétude ou la colère et le désir de vengeance sur quelque cas, pendant que d’autres meurent dans l’indifférence. Certes nous ne pouvons pas au quotidien nous lamenter sur le sort de toutes les victimes de la vie. Le pourrions nous que nous tomberions dans la banalité tant il y a de mort qui méritent la compassion et n’aurions plus au bout aucun intérêt pour la mort de l’un ou de l’autre.

                         

                        Alors Cantat retourne à la vie, il chante comme d’autres travaillent, personne ne songe à priver un ancien détenu d’un travail, pourquoi donc Cantat devrait se priver du sien, à moins que ses détracteurs veuillent le rémunérer gracieusement.

                         un bon article
                        cordialement.


                        • Montfroid 16 novembre 2008 08:09

                           Quelques rappels simple pour les postureurs du vide :
                          Anarchie, libertaire = depuis quand l’erprit libertaire c’esrt "je fais ce que je veux, comme je veux, et j’excuse TOUT" ?

                          et surtout "je posture a tout va" ?

                          A la base l’esprit libertaire c’est justment une rigueur et une discipline individuele, une morale individuelle et partagée qui est sensé permettre une société moins doté de réglement scélérats = la plupart des règlement scélérat viennent, justment, du manque de droiture et discipline individuelle-partagée.
                          résultat = une illusuon de liberté démagigique, et une réelle perte des vraies libertés, et lfaire le jeux des fous fous de pouvoir.


                          - Les branleurs désouvrés du type de noir-désirs, sont tout sauf des poètes et des libertaires, ce ne sont que des postureurs qui, et là je vais en fâcher beaucoups, des pur produit du "sytèmes" que - sois-disant - ils denoncent.

                          ces type n’auraient pas de misère, pour misérochisser en grattant leur intrument, qu’il en achêterait = c’est leur fond de commerce !

                          B.Quanta, SI l’occasion et les circonstance se représente recommencera !

                          Pourquoi se gênerait-il ?

                          Il y une armée de couillons pour encore être "fan" et l’expier, donc le conforter.
                          Certes pas un tueur en série, mais un narcissique dangereux ! et il l’a prouvé.

                          Une "petite frappe" avec toute la panoplie = s’en prendre aux faibles et ailleurs "posturer de belle âmes", un beau profil de pervers !

                          qu’a til fait = il TOUJOURS chialer sur lui-m^me = SA douleurs, SES remords, SA missérochiasse !

                          JAMAIS la moindre empathie par la victime !

                          et il y des couillons pour encore se faire endormir par la sois-disant "révolte" et les ritournelles !

                          Noir Désir et B.Quanta ne sont que des vecteurs de VIOLENCE !

                          J’en convient pour ceux que mes propos doivent scandaliser, car c’est une forme de violence très sournoise, peut-être la pire car sous des habit "nobles".

                          Pour preuve = ce "retour" et tout ces fans qui reclament, ce n’est pas UNE VIOLENCE absolue pour la victime ?

                          TOUTES les victimes, toute ces femmes flouées, battue, etc ?

                          Après faut pas s’étonner que dans notre beau pays les "violences du silence" on été multipliée par 6 !

                          il y des millions de poètes , de chanteurs, et autre "artistes", dans le présent le passé, et dans l’avenir, sans compter ceux qui resteront dans le silence, souvent les plus "justes" (leur ego non sur-develloppés les porte a l’abnégation), alors "noir désir" et son "art" est si "précieux" et indispensable que l’on doivent faire fi de toute morale et droiture élémentaire ? de vrai sens des responsabilté ?

                          Les bisounours vont "hurler" = mé faut pas censurer, c’est vilain !

                          n’assitons nous pas, là, à la pire des censures qui existe ?

                          la pire car elle prends le forme de "défense des liberté".

                          comme le diable, qui sc’est bien connu à un visage d’ange !

                          Non, ce n’est pas "un cas particulier"

                          en portant noir désir et b.Quanta, nous entérinons une infamie => combien de femmes violée, battue, flouée, vont encore payer par ce laxisme induit, par cette "acceptation" de la violence par la seule force brute.


                          Combien de vraies victimes encore payer de leur vie, de leur vraie souffrance, à cause de telle "posture" ?

                          alors je le dis :

                          aux femmes qui encore se pames devant Quanta ou "excusent" = relevez vous ! non ! il n’y pas de fatalité !

                          débarrassez vous de cette "vergogne" = "nous ne mértions pas mieux !"

                          ouvrez les yeux ! après les regligions, et tout le reste qui ont toujours floué les femmes, maintenant "l’art" ?

                          vous en avez pas marre de cette brutalité ?

                          vraie "vergogne" = excuser quanta c’est mettre au panier tout les combats des femmes (et aussi d’hommes justes)) et Simone Veil en premier !

                          Pour les "mecs" = en vous "branlant" sur Quanta, vous faites avœux d’impuissant, de "petite frappe" potentiel !e.

                          avant, on pouvais vous excuser, comme écrit plus ahut, pour "voir" p-la pervisté de tout ça c’était pas évident, mais maintenat, depuis Vilnius, vous ne pouvez pas dire = "on ne savait pas, on n’avait pas vu" !

                          non, les "mecs" il n’y pas de honte à =

                          - reconnaitres ses "impuiissances" (c’est un acte de ouissance, ça !)

                          - reconnaitere que nous les "mecs" nous somme tous avec une "empriente mysogine" (qu’on le veuille ou non)

                          le faire, au contraire, c’est un premier pas de vrai " couillu" ! ceux qui ne sont pas victimes de leur glande et préjugés !


                          alors les "sans-couilles", petites frappe potentielles, qui encore "portez" l’infamie par votre FAN-atisme, je vous plaint pas...
                          vous plaindre serait - encore - cautionner l’infamie !


                          • Irate 16 novembre 2008 11:06

                            Quand je lis toutes les réactions et la place de l’affectif dans la pluspart d’entre elles, je me réjouis que les tribunaux populaires ne sont pas de mises.

                            Qu’on aime ou pas le groupe Noir Désir, pas de problème, que d’anciens fans regrettent les jours où le groupe proposait une musique plus incisive, ça peut se comprendre mais qu’on en revienne systématiquement à "ce groupe ne devrait pas exister car B.C. a commis un geste irréparable" devient insuportable voir véhicule des idées, à mon sens nauséabondes.

                            Que voulez-vous ? La loi du Talion ? Des exécutions sommaires ? Une deuxième peine après la première ? (dans ce cas, ne vous inquiétez pas notre cher gouvernement va dans ce sens.)

                            Quant au compagnon libertaire, oui "l’esprit libertaire ce n’est pas faire ce qu’on veut comme on veut, oui on vit en société", mais :
                            Qu’est ce qui permet à un individu de se substituer à la justice ? même très imparfaite, je te le concède.
                            Qu’est ce qui te permet d’écrire "B.Quanta, SI l’occasion et les circonstance se représente recommencera ! " Tout est écrit d’avance ? Devons nous repérer les déviances dès la naissance ? Refusons tout travail, tout logement à tout individu qui sort de taule ?
                            Allez, je ne te ferai pas l’affront de penser, que pour toi, c’est ça être libertaire. A vouloir défendre une cause, celle des femmes battues, assassinées, dans ce cas ne doit pas nous mener à réagir en "brève de comptoir". Ce n’est pas ma conception d’un esprit libertaire.

                            Pour terminer, vous me rappelez tout ce que j’ai pu entendre autour de L. Ferré : Bourgeais, tu te fais du fric, t’es pas un vrai anar, tu fais payer l’entrée de tes concerts (ça c’était pour Lavilliers pendant une fête anar mais il y a bien longtemps..) etc...

                            Ni loup, ni mouton


                            • SANDRO FERRETTI SANDRO 16 novembre 2008 11:39

                              Toujours un gachis que les commentaires de ces articles sur Noir Désir, ou plutot sur Bertrand : les mémes ritournelles qui partent dans tous les sens (et en plus si des gens à priori sérieux comme Docdory s’y mettent...), les indigations séléctives (on s’indigne pour la conditionelle de Cantat, pas celle de Rouillan, etc, etc).

                              Je veux bien concéder que ce morceau n’est pas le meilleur du groupe. Je sais que des textes assez brillants écrits juste dans les mois / semaines avant le drame ne verront (hélas) jamais le jour. Ils étaient du reste quasi-prémontoires (on en parlait à Vilnius avec Jean-Paul Roy et Teyssot-Gay).
                              Je suis sans doute, sur ce site, celui qui pourrait le plus parler du drame de Vilnius, ayant eu à en connaitre de très près, à pouvoir parler de l’incroyable sucession de dysfonctionements et de malchance ayant conduit au résultat que l’on sait, aux sérologies respectives de l’auteur et de la victime, aux ratés de l’enquète.
                              Méme si les faits sont définitivement jugés et que l’on peut en parler, je ne ferai jamais un article là dessus, qui serait pourtant très "citoyen" et très "révélations exclusives", comme ce site semble les aimer.

                              C’est l’histoire d’un gachis. Le gachis d’une vie humaine, le gachis d’un groupe...

                              Une dernière chose : si quelqu’un sait que sa faute est irréversible, c’est bien Cantat.
                              Cela fait 5 ans et demi qu’il y pense chaque jour, et ce n’est pas fini.
                              A présent que la justice est passée, tout cela ressort de la sphère du privé.


                              • docdory docdory 16 novembre 2008 21:16

                                 @ Sandro

                                " Des gens à priori sérieux comme docdory " , dites-vous ? Eh bien , ça m’arrive d’être sérieux , mais ça m’arrive de pratiquer un genre d’humour bête et méchant , ou bizarre ( cf mon dernier article sur agoravox ) , comme tout ancien lecteur de Hara Kiri qui se respecte ! Je ne peux pas toujours être sérieux, ça ne serait pas varié .


                              • Montfroid 16 novembre 2008 12:09

                                encore une fois, ceux "qui l’ouvrent" sont les excusateurs, les "analystes".

                                pas les victimes.

                                on parle de quoi ? on s’apitoye sur quoi ?

                                sur l’agresseur, encore et encore.

                                Justement si l’on éviter la loi du talion et ses extrêmes, il faut d’abord admettre que nous sommes tous responsable par nos attitudes, nos postures.

                                perso "l’affaire" les circonstances, je m’en tamponne, et le "privé" doit rester au privé.

                                ça commence d’abord par que les affaires ne soit pas prise en otage par l’opinion, etc

                                alors si je suis certain "raisonnement" = il suffit de "vendre" son futur meurtre "avant" par ses textes prénominitoires, puis après "encore vendre" sa faute ?

                                et ben, là, ça fait vraiment peur !


                                nous avons bien là les valeurs de liberté et de justice, vraiment "pervertie".







                                • Mescalina Mescalina 18 novembre 2008 12:12

                                  Retour petits bras et grande déception. La puissance lyrique et vicérale d’antan n’est plus. La "raison" du retour fumeuse. Je guetterai quand même une future oeuvre plus sérieuse que ces 2 hors d’oeuvre assez fades.

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