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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > NON, Lindbergh n’a pas réussi le premier vol transatlantique

NON, Lindbergh n’a pas réussi le premier vol transatlantique

Avec une remarquable constance et, au choix, un mépris assumé de la vérité historique ou une rare incompétence, les journalistes, toutes stations confondues, continuent d’affirmer que Lindbergh a réussi la première traversée de l’Atlantique en avion, ce qui est rigoureusement faux. Dernier en date, un chroniqueur d’Europe 1 dimanche matin...

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Au matin de la finale des Internationaux de Paris opposant Rafael Nadal à David Ferrer, un « professionnel » d’Europe 1 est venu préciser à l’antenne qui était ce Roland Garros dont le nom a été donné au célèbre complexe de tennis de la Porte d’Auteuil et dont bien peu de nos compatriotes connaissent l’histoire. Une louable initiative à la mémoire de ce grand pilote qui a marqué l’histoire de l’aviation en devenant le premier à réussir la traversée de la Méditerranée le 23 septembre 1913 avant de périr en combat aérien le 5 octobre 1918, moins de six semaines avant la signature de l’Armistice.

Tout naturellement, le journaliste d’Europe 1 a ensuite rappelé ces autres grandes dates de l’aviation qu’ont été la première traversée de la Manche par Louis Blériot le 25 juillet 1909 et la première traversée de l’Atlantique par Charles Lindbergh les 20 et 21 mai 1927. À ce détail près que l’Américain n’a pas été le premier à réussir la traversée entre les deux continents : cet exploit avait déjà été accompli par deux pilotes britanniques, John William Alcock et Arthur Whitten Brown, six ans avant Lindbergh ! Et cela dans un contexte nettement plus périlleux.

Cet exploit, réalisé à bord d’un bombardier biplan Vickers Vimy les 14 et 15 juin 1919 dans des conditions dantesques, je l’ai relaté en juin 2010 dans un article intitulé Justice pour Alcock et Brown ! Pour mémoire, rappelons que les deux hommes ont décollé de Terre Neuve sur un terrain bosselé préparé pour l’occasion, avec pour objectif la ville de Galway dans l’ouest irlandais. Au terme d’un vol marqué par le brouillard, le givrage des commandes et, à plusieurs reprises, des pertes brutales d’altitude jusqu’à frôler les flots de l’Atlantique, Alcock et Brown, en limite de carburant, ont dû atterrir en urgence à quelques dizaines de miles de Galway : un atterrissage pour le moins chaotique dans une tourbière du Connemara proche de Clifden, le nez du Vickers se fichant dans le sol spongieux sous le regard ébahi d’un paysan.

Impossible de ne pas éprouver d’émotion en contemplant la stèle commémorative érigée à quelques centaines de mètres de la tourbière historique de Derrygimlagh dans le décor sauvage du Connemara. Impossible également de ne pas éprouver d’irritation à l’encontre de ces journalistes qui persistent à occulter leur prodigieux exploit. Charles Lindbergh aurait même été devancé par Charles Nungesser et François Coli aux commandes de L’oiseau blanc si les deux pilotes n’avaient disparu en mer tout près de Saint-Pierre-et-Miquelon le 8 mai 1927. La découverte d’un document des garde-côtes attestant de ce fait a, durant quelques jours en novembre 2010, fait la Une de tous les médias écrits et audiovisuels sur un thème unique : « À quelques jours près, Lindbergh aurait été devancé par les pilotes français ». Cocorico ! Le 12 novembre, je dénonçais cette hystérie mensongère dans un article intitulé Aviation : l’imposture ! Pauvres Alcock et Brown, à juste titre respectés et régulièrement fêtés en Irlande et au Royaume-Uni, mais condamnés à l’oubli dans notre pays.

Charles Lindbergh a certes accompli, dans des conditions difficiles, un exploit remarquable les 20 et 21 mai 1927 aux commandes de son Spirit of Saint Louis en reliant New York à Paris. Et de fait, il a été le premier homme à réussir la traversée de l’Atlantique nord en solitaire. Qui plus est, la distance qu’il a parcourue est nettement supérieure à celle du vol d’Alcock et Brown huit ans plus tôt : 5808 km contre 3630 km. Lindbergh n’en a pas moins été devancé dans la liaison entre les deux continents. Cerise sur le gâteau pour les deux britanniques, leur vol a constitué la première traversée transatlantique aéropostale : Alcock et Brown étaient en effet porteurs de 197 lettres qui ont toutes été distribuées à leurs destinataires après avoir été acheminées à Londres et avoir reçu une oblitération spéciale.

En 2010, j’écrivais ceci : « Pourquoi la mémoire populaire n’a-t-elle retenu de l’aventure transatlantique sans escale que l’exploit de Lindbergh ? À cela différentes raisons, parmi lesquelles : 1) la liaison directe, et symboliquement très forte, entre New York et Paris ; 2) un patronyme de pilote qui résonne aux oreilles comme un accord musical parfait ; 3) un superbe nom de baptême pour un avion très vite devenu mythique ; 4) un triomphe planétaire consacré par une colossale parade dans les rues de Manhattan. Sans oublier le tragique enlèvement, cinq ans après la traversée, du fils aîné des Lindbergh, retrouvé mort deux mois et demi plus tard malgré le paiement de la rançon. Un évènement dont le retentissement mondial remit en lumière Lindbergh en achevant d’occulter les exploits de ceux qui l’avaient devancé. »

Trois ans se sont écoulés mais, avec la complicité des journalistes, rien n’a changé : Lindbergh reste, à juste titre, au pinacle tandis que le duo Alcock-Brown demeure enfoui dans les malles poussiéreuses du grenier de nos mémoires.

 


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67 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 10 juin 2013 20:16

    Bonsoir, Démosthène.

    A propos de souvenir, n’oublions pas les Français Costes et Bellonte qui, en mai 1930, ont réussi le premier vol transatlantique Paris-New York, dans le sens contraire des vents dominants.

    Compte tenu des appareils sur lesquels ils volaient, tous ces types devaient avoir des sacrées tripes pour affronter l’océan. C’est notamment vrai pour Alcock et Brown dont le biplan Vickers était un clone de ceux qui avaient combattu durant la Grande Guerre.

    A noter, concernant ces derniers, que si leur notoriété est resté circonscrite en France au milieu des passionnés d’aviation, ils ont connu un succès considérable dans les pays anglo-saxons.


  • soi même 10 juin 2013 19:20

    Sur le fond cela change quoi ? es que, c’est fondamental pour notre avenir ?
    MOMO tu en pense quoi de cette salade ?


    • Fergus Fergus 10 juin 2013 20:20

      Bonsoir, Soi même.

      Cela ne change rien à l’ordre (ou plutôt au désordre) du monde. Mais, de la même manière que j’aime l’idée que des personnes pensent encore aux membres disparus de ma famille, j’aime aussi l’idée que l’on puisse, fût-ce de façon brève et occasionnelle, se remémorer les héros de notre histoire. Les vrais héros, pas les idoles fabriquées.


    • Fergus Fergus 10 juin 2013 20:26

      Bonsoir, Morvandiau.

      « L’histoire retient plus souvent les usurpateurs avisés que les véritables pionniers ». C’est hélas trop vrai. Une différence que je viens d’ailleurs de faire ci-dessus en évoquant les véritables héros relativement aux idoles fabriquées.

      Au moins Lindbergh n’a-t-il pas été un usurpateur.

      Contrairement à Zuckerberg ? C’est en effet ce qui semble avéré, le concept ayant été inventé par des camarades d’université.

       


    • Fergus Fergus 10 juin 2013 23:15

      @ Morvandiau.

      Si mes souvenirs sont bons, c’est effectivement dans Vol de nuit à bord d’un avion de l’Aéropostale. Superbe livre écrit par un homme talentueux qui savait de quoi il parlait.

      Bonne nuit.


    • Alex Alex 11 juin 2013 09:29

      @ morvandiau

      Pour éviter au spécialiste aéronautique local de perdre du temps en vous corrigeant, une précision : un cumulo-stratus n’existe pas. Des strato-cumulus, oui ; mais il n’y a pas d’orage dedans : ils se rencontrent dans les cumulonimbus.
      Le stratus se trouve en air « stable » (au sens technique du terme) : on le traverse sans s’en rendre compte ; cumulus et « cunimbs » sont en air instable, d’où les turbulences.
      « Strato-cumulus » désigne une « couche » (strate) de cumulus.

      Dans un autre registre, comment expliquer la présence de Saint-Ex dans les zones à fort trafic de drogue que sont le Sahara et l’Amérique du Sud ? N’est-ce pas curieux ?


    • BOBW BOBW 11 juin 2013 15:57

       En aviation légère (planeur) ,quand on a été « absorbé » par les courants ascendants d’un « cunimbs » à  + 10-12 mètres/seconde puis cisaillé par des descendants à -10 m/s on garde ce souvenir de « tabassage » avec de forts craquements dans les ailes , très impressionnant. OUF ! smiley .
      Par la suite on les évite de loin....


    • Fergus Fergus 11 juin 2013 16:33

      Bonjour, Bobw.

      Ce doit être effectivement très impressionnant. Et d’autant plus angoissant si cela se produit au dessus de l’océan !


    • BOBW BOBW 11 juin 2013 17:04

      Je l’ai vécu au dessus du camp du Canjuers (Bargemon) à 1500 m , quand tu vois ,sans moteur, l’altimètre virevolter rapidement et le sol se rapprocher à vue d’oeil ,c’est stressant ,heureusement que je me trouvais en local du terrain d’atterrissage de Fayence ,tout proche,j’ai poussé le manche pour prendre un peu de vitesse et quand après la finale , j’ai fait mon arrondi et que j’ai eu le contact-sol , j’ai ressenti un immense soulagement au creux de l’estomac !


    • Richard Schneider Richard Schneider 10 juin 2013 20:53

      Bonsoir Fergus,

      Je viens de prendre connaissance de votre article. Je l’ai lu avec intérêt. Il m’a remis en mémoire ce que j’avais complètement oublié : Lindberg n’a pas été le premier à rallier les États-Unis et l’Europe ; mais je ne me souvenais plus de ceux qui l’avaient devancé et quand. Oubli réparé !
      Bonne soirée,
      RS



      • Fergus Fergus 10 juin 2013 22:57

        Content d’avoir contribué à raviver ce souvenir, Richard.

        Je connaissais moi-même cette histoire depuis longtemps parce qu’elle m’avait été racontée par un parent passionné d’aviation, mais je l’avais oubliée. Jusqu’au jour où, il y a une quinzaine d’années, je l’ai redécouverte en séjournant à Clifden où le souvenir des deux pilotes est encore très présent, comme celui de Marconi qui avait installé là un émetteur pour la transmission intercontinentale.

        Bonne soirée.

         


      • Dukkha 10 juin 2013 21:28

        Bonsoir Fergus, je suis en désaccord avec vous sur la question de la légitimité de Lindbergh.


        A ce compte là, en 1913, Roland Garros aurait pu revendiquer une traversée de la Méditerranée en partant de la Corse et non de Fréjus. Lindbergh reste pour moi bel et bien le premier à avoir relié les deux continents. J’ai pu voir grâce à Google Earth que l’on peut faire une traversée complète (intercontinentale au sens strict) de l’Atlantique avec à peu près le même kilométrage qu’Alcock et Brown. S’ils avaient eu un terrain d’aviation, il aurait été plus court pour eux de partir tout à l’est de la péninsule du Labrador. Pour une traversée véritablement de continent à continent, on reste dans les mêmes distances qu’en 1919 (dans les 3600 km) pour des trajets qui vont de l’ouest de la Bretagne à la Nouvelle Ecosse ou encore de la côte norvégienne du sud à celle du labrador (une « route viking » de la Scandinavie originelle au Markland en quelque sorte). De Brest à Halifax, il y a environ 4500 km, les deux villes de l’époque les plus proches pour un tel trajet. Dans de tels cas, on aurait pu parler sans la moindre réserve de vols intercontinentaux, pour Alcock et Brown, j’ai tendance à dire que ce n’est pas tout à fait le cas. Le fait que Lindbergh ait voulu relier Paris à New York, ce qui impliquait notamment un millier de kilomètres au dessus de la côte est de l’Amérique n’est pour moi pas la question, s’il avait du se poser en catastrophe en Bretagne, il serait resté le premier.

        Néanmoins, vos deux aviateurs ont fait une traversée remarquable, qui est encore d’une autre ampleur que celle de Roland Garros (dans les 700 km), lui-même auteur d’un bond de géant par rapport à Blériot (30 km). En dix ans, une traversée cent fois plus longue. 

        • Fergus Fergus 10 juin 2013 23:09

          Bonsoir Dukkha.

          Je ne conteste évidemment pas la légitimité de Lindbergh qui a accompli un vol remarquable dans des conditions difficiles. Mais il ne faut pas oublier à quelle époque et sur quelle machine a été réalisé le vol d’Alcock et Brown. Traverser l’Atlantique en avion, fût-ce en partant de Terre-Neuve pour rallier l’Irlande, relevait de la mission impossible, et Lord Northcliffe, le patron du Daily Mail, ne pensait pas avoir à verser de sitôt les 10 000 ₤ promises au premier équipage qui réussirait un tel vol sans escale entre les deux continents. Cela dit, vous avez raison de souligner que Lindbergh a bien été le premier à effectuer un vol entre les véritables terres continentales et non d’île américaine à île européenne.


        • focalix focalix 10 juin 2013 21:38

          Vous dites tous des menteries.
          La première traversée aérienne de l’Atlantique est celle de Christophe Colomb en Caravelle.


          • Dukkha 10 juin 2013 22:07

            Dans ce cas là c’est celle de saint Brandan en coracle. 


          • Fergus Fergus 10 juin 2013 23:11

            Bonsoir, Focalix.

            Exact !


          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 11 juin 2013 00:06

            Salut Fergus.

            Nungesser et Coli, que les crétins du « Temps » ont annoncé triomphateurs (Lien, célèbre, ici) alors qu’ils étaient morts, vraisemblablement crashés à proximité de Saint-Pierre-et-Miquelon. A ce propos la Marine Nationale les recherche toujours dans une mission actuellement en cours qui, j’espère, mouchera une bonne fois pour toute ce nazi de Lindbergh. (Lien)

            Ceci dit, malgré la belle histoire, j’ai tout de même quelques sérieux doutes sur la réelle performance d’Alcock et Brown. Techniquement... un biplan... fait de bois et de papier... en 1919... à travers l’Atlantique... c’était surtout une belle histoire promotionnelle, très sujette à caution, pour le constructeur, la douteuse Vickers Company. Un Nieuport Français 1917 avec son moteur de 130 chevaux aurait certainement eu plus de chances d’y parvenir.

            En même temps, je ne demande qu’à être convaincu.

             smiley


            • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 11 juin 2013 00:07

              « La Presse » et pas « Le Temps » : http://www.herodote.net/Images/Nungesser.jpg


            • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 11 juin 2013 00:41

              Et puis zut, l’échec d’un court trajet Terre Neuve-Irlande, ce n’est pas comme un crash Le Bourget-Saint Pierre et Miquelon !

              Fait chier ce Lindbergh...

               smiley


            • Fergus Fergus 11 juin 2013 09:40

              Salut, Peachy.

              Merci pour ces liens. La bavure médiatique du journal Le Temps est en effet restée célèbre. Née de la volonté d’être les premiers à titrer sur un évènement, elle n’a malheureusement pas été la seule illustration (tous domaines confondus) des conneries liées à la recherche du scoop.

              Qu’un Nieuport français ait eu de meilleures chances de traverser l’Atlantique en 1919, c’est possible, je ne suis pas qualifié pour en juger. Le choix d’un Vickers Vimy allait pourtant de soi pour Alcock car il connaissait par cœur cet appareil pour l’avoir piloté en combat. Qui plus est, il est probable que les armatures de l’avion monté sur place à St John ont dû être renforcées. Côté motorisation, l’appareil était en outre équipé d’un double moteur Rolls Royce dont la fiabilité était éprouvée. Quant aux motivations des patrons de Vickers, il ne fait aucun doute qu’elles étaient probablement plus guidées par les intérêts commerciaux que par la volonté d’écrire une page de l’histoire de l’aviation. Cela dit, les Britanniques voulaient être les premiers. Or, ils savaient pertinemment que Français et Américains avaient cet objectif en tête.

              Reste la véracité de ce vol, et sur ce plan-là, aucun doute n’est possible : la présence d’Alcock et Brown a bien été avérée à Terre-Neuve, non seulement le samedi 14 juin et même le vendredi 13, jour initialement prévu pour le décollage, mais également les jours précédents pour superviser le montage de l’avion et l’aménagement de la piste d’envol. De même, les deux pilotes étaient bien à Clifden le lendemain 15 juin. Dès leur atterrissage mouvementé, ils ont été conduits à Clifden d’où Marconi a aussitôt envoyé un message aux Etats-Unis grâce à son télégraphe transatlantique, ce qui, aux USA, a déclenché un énorme enthousiasme. Sans perdre de temps, ils sont ensuite partis pour Londres où ils ont été invités par la famille royale et ont reçu le prix offert par le Daily Mail. Entre nous, on ne voit pas pourquoi un vol bidon dans le Connemara aurait nécessité un crash dans une tourbière qui aurait pu faire des victimes, un atterrissage normal à Galway d’un avion venu en secret d’une base britannique aurait fait l’affaire, non ?

              Quant à la personnalité de Lindbergh, elle n’enlève rien à son exploit.

              Bonne journée.


            • Alex Alex 11 juin 2013 13:00

              « Techniquement... un biplan... fait de bois et de papier... en 1919... à travers l’Atlantique... »

              Super, un autre « spécialiste » aéronautique !
              J’adore cette argumentation à base de points de suspension : c’est vachement convaincant...


            • alinea Alinea 11 juin 2013 00:25

              I l y a plein d’histoires comme ça ; dommage je ne me souviens plus du nom de ce black d’Afrique du sud qui a le premier fait une greffe cardiaque ! En fin de carrière, notre pomme française a avoué !!
              Perso... je m’en fous que ce fût l’un ou l’autre, mais il y a des gens qui ont le profil du héros médiatique ; d’autres non !!


              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 11 juin 2013 00:31

                Oui, mais ce qui est gênant c’est que le profil du héros médiatique en question (Lindbergh) se confondait avec celui d’un certain Adolf Hitler. Un type très suivi par la presse de l’époque...


              • Fergus Fergus 11 juin 2013 09:46

                Bonjour, Alinea.

                En réalité, il faut distinguer deux types de personnes discutables : celles qui se font passer pour ce qu’elles ne sont pas, et celles qui ont réellement réussi un exploit mais dont la personnalité revêt des aspects détestables. Lindbergh fait partie de cette deuxième catégorie et Peachy a raison de pointer du doigt ses amitiés douteuses. Mais il faut reconnaître qu’il n’était alors pas le seul aux Etats-Unis à admirer Hitler et le parti nazi. Comble de l’ironie macabre, des hommes d’affaires juifs, soucieux de leurs intérêts, ont longtemps été complaisants avec le petit moustachu.


              • Dzan 11 juin 2013 09:58

                @linéa
                Dr Barnard


              • Dzan 11 juin 2013 10:04

                @Fergus
                Si l’on peut dire Lindberg se « rattrapa » sur le théatre du Pacifique, en démontrant aux pilotes de P38 Lightning, comment pousser à l’extrème l’autonomie de leur avion, ce qui permit par la suite au Lt Lampnier de descendre l’avion où se trouvait Yamamoto , le grand stratège Japonais.


              • Fergus Fergus 11 juin 2013 10:28

                Bonjour, Dzan.

                Merci pour ce point d’histoire que j’ignorais.


              • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 11 juin 2013 18:31

                Dzan, le Maître Capello d’Agoravox...


              • alinea Alinea 11 juin 2013 18:41

                Oui Dzan, et son « aide » ? merci de votre aide !!


              • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 10:38

                Fergus,

                La chronologie certes. Mais l’exploit demeure.
                De plus Lindberg était seul, ce qui en certains cas est un facteur aggravant.
                La fatigue, pas de soutien, complémentarité exclue.
                Mais la rigueur journalistique de Fergus fait la différence.

                Merci pour cette information


                • Fergus Fergus 11 juin 2013 11:14

                  Merci à vous, Jack.

                  L’exploit de Lindbergh demeure en effet l’un des plus remarquables de l’histoire de l’aviation, notamment du fait des risques d’endormissement encourus par un homme seul ; l’Américain n’a d’ailleurs pas échappé à des périodes de somnolence qui ont failli lui coûter cher. Qui plus est, pour pouvoir embarquer plus de carburant dans le Spirit of Saint Louis, il a accompli son vol sans pare-brise, son seul contact visuel avec l’avant de l’appareil se faisant au moyen d’un périscope !

                   

                  Bonne journée.

                   


                • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 11:27

                  Fergus

                  Au mieux, pour faire littéraire, dantesque.
                  Pour faire plus simple, complètement fou.
                  Mais les héros ne sont jamais fatigués.
                  Je soupçonne même qu’il flirtent tous un peu avec le pathologique.
                  De toute façon nous en sommes tous là.
                  Pour certain c’est spectaculaire, pour le plus grand nombre c’est banal.


                • Fergus Fergus 11 juin 2013 11:44

                  @ Jack.

                  « Je soupçonne même qu’il flirtent tous un peu avec le pathologique. »

                  Je partage cet avis. Certains individus sont en recherche de sensations limites qu’ils ne trouvent que dans l’accomplissement d’actes interdits au commun des mortels. Cela peut passer par la prise de drogues dures pour les artistes, par les exploits mécaniques sur des engins improbables ou par la confrontation aux éléments pour les navigateurs ou les alpinistes de l’extrême.

                  Tout cela contribue à leur légende et à alimenter les fantasmes du plus grand nombre.

                  Bonne journée.


                • BOBW BOBW 11 juin 2013 16:10

                  Heureusement pour son succès, que Lindberg ne « sniffait » pas de la coke comme son « camarade du même bord » , Mermoz ,qui a eu la force ensuite de se désintoxiquer et de cesser la drogue .


                • mortelune mortelune 11 juin 2013 14:58

                  John William Alcock et Arthur Whitten Brown ?

                  Ces noms là ne sonnent pas très bien alors que Charles Lindbergh là ça sonne très bien. C’est un peu comme le litige entre Henri Poincaré et A Einstein, tout est affaire de terminaison (si je peux dire cela comme ça). 
                  Si les p’tites gens comme nous on s’en fiche un peu, j’imagine que ce genre de détail ne passe pas inaperçu pour tout le monde. Il y a une religion qui se bat de tous les côtés pour se faire connaitre et les sionistes en sont une expression. Le mensonge est l’une de leurs armes préférées, les médias se chargent du reste... 
                  Je voudrais savoir comment s’appellera le premier homme à avoir marché sur la lune. Neil Armstrong ? Non ! Pas lui ! Ce n’est pas lui et ce ne sera jamais lui puisque son nom de va pas du tout. Du reste à en croire certains (?) il n’aurait jamais mis les pieds sur la lune, c’est pour dire. 
                  Bref ! Si vous remarquez bien, les ’grands’ noms de nos manuels d’histoires, ressemblent à ceux de la science, de la médecine, de la musique et bien d’autres domaines. Ils sont tous d’origine juive au point que nous pensons qu’ils ont quelques choses de plus que nous en matière d’intelligence. Il n’y a qu’en sport ou ils brillent moins, il faut dire qu’en sport il n’y a que le dopage pour mentir et ça limite le champs d’action.
                  NB. en lisant mon post vous devez remarquer que je n’aime pas les menteurs, donc je n’aime pas les sionistes et leurs manipulations de l’histoire ainsi que tout leur marketing qui les fait passer pour d’éternelles victimes en même temps que pour des gens ’supérieurs’. Heureusement qu’il y a BHL et DSK pour casser un peu la baraque mais bon ils s’en tirent pas mal eux aussi puisqu’il jouent du mensonge comme des virtuoses. DSK a fait pleurer la moitié de la France, pas mal quand même, hein ? 

                  • Citoyen85 11 juin 2013 15:50

                    Message antisémite stupide, Lindbergh n’était même pas juif, il était même un peu antisémite comme beaucoup à l’époque.


                  • Fergus Fergus 11 juin 2013 16:25

                    Bonjour, Citoyen85.

                    Je fais mien votre commentaire.

                    Mortelune voit l’influence des Juifs partout, au point d’affirmer que "les grands noms de nos manuels d’histoire (...) sont tous d’origine juive" ce qui est évidemment faux.

                    Difficile de le convaincre du contraire tant il est victime de son obsession. Il se trouve qu’en musique - pour évoquer un domaine que je connais assez bien - aucun des compositeurs majeurs, hormis Mendelssohn, n’était juif, de Vivaldi à Stravinsky, en passant par Bach, Haendel, Haydn, Stamitz, Mozart, Beethoven, Rossini et Verdi.


                  • Fergus Fergus 11 juin 2013 16:27

                    Bonjour, Mortelune.

                    Je suis sincèrement désolé pour vous de voir à quel point vous recentrez tous les sujets sur votre obsession.


                  • alinea Alinea 11 juin 2013 18:45

                    Fergus, il n’y a pas de compositeurs juifs ; mais des grands interprètes, là, oui !


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 juin 2013 19:08

                    Leonard Bernstein ,Kurt Weill , Gershwin ....c’est pas des bras cassés ...
                    Allez .....Su...mer....tiiiiiiiime...... ,poum......boum.......

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