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Nuggets’ satisfaction, from british to US sixties

A l’occasion de la mise en vente récente de deux coffrets (Nuggets I et II) témoignant de l’épopée du rock pendant les sixties, une mise au point sur cette époque riche en invention musicale s’impose. En trois ans, de 1964 à 1966, une révolution s’est produite.

Des sixties, le grand public connaît les Stones, les Beatles, un peu moins les Who, les Kinks, les Beach Boys. Que dire alors des centaines, voire des milliers de groupes ayant éclos entre 1964 et 1966 en Grande-Bretagne puis aux States. Un pan entier de l’histoire du rock reste méconnu, tout spécialement en France où les sixties ont été d’une incroyable médiocrité. Seul la vieille garde de la chanson française a sauvé les meubles, Gainsbarre, Mouloudji, Reggiani, Ferré… alors qu’Eddy et ses Chaussettes noires nous gratifiaient d’un rockabilly pâle copie à retardement des prouesses d’Elvis. Dick Rivers, rien que l’évocation de ce nom suscite l’hilarité. Dutronc en dandy détaché dilettante. France Gall a révolutionné la chanson, montrant qu’on pouvait avoir du succès et faire carrière sans avoir de voix, rivalisant avec Françoise Hardy qui aurait mieux fait de s’installer pour tirer les tarots et lire dans les astres plutôt que le désastre de la chanson française. Sheila, c’est génial, elle a montré qu’on peut faire carrière dans la chanson sans disposer d’une cervelle et Johnny de lui emboîter le pas sans cerveau. Comme d’ailleurs ces rockers à la banane passant leur temps à boire des bières et casser des chaises. Et sans cervelle, on peut aussi comme BB faire carrière dans le cinéma. Et la génération yéyé qui salue les copains avec tous les garçons et les filles du même âge de se trémousser au rythme de ces chansonnettes fades sans aucune originalité. Twist à Saint-Tropez, la France s’est trompée.

Mais du côté de nos « amis » britanniques et américains, une éclosion de talents s’est produite, oeuvrant dans un genre nouveau qui allait être défini comme rock, terme signifiant les origines de cette musique avec un roll accolé, signifiant s’enrouler et tourner, comme c’est le cas dans cette fameuse danse à deux que peu savent exécuter correctement. Elvis a libéré les corps, Dylan a libéré les cerveaux, a pu dire Bruce Springsteen. La formule est juste. Le rock mature constitué dans la seconde moitié des sixties a joué sur des inventions esthétiques tracées sur une rythmique parfois lancinante, avec souvent des textes à visées revendicatrices, sur le plan social, culturel et politique. Le rock est contemporain de l’émancipation de la jeunesse étudiante et d’ailleurs, bien des groupes à cette époque sont issus des universités. Notamment aux States.

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Les Britishs ont tiré les premiers

Les origines du rock sixties sont plurielles, rock’n’roll des fifties, blues, folk ont créé l’armature esthétique à partir de laquelle le genre est né en Angleterre. C’est curieusement les Britanniques qui ont été les premiers à tirer les accords, les mélodies et les rythmiques du rock avec en premier les Beatles, inventeurs du courant disons plus soft, raffiné, pop et mélodieux. Alors que les Stones ont suivi en empruntant au blues des noirs américains qu’ils ont anglicisé avec talent. Cette naissance s’est produite en 1962. Les Beatles furent les plus rapides, accumulant les enregistrements studio, enchaînant les concerts autant que les premières places dans les charts, déchaînant les foules, et très tôt récompensés de la plus petite distinction de l’Empire des sujets de sa Majesté. Il aura fallu attendre 1964 pour voir les deux premiers albums des Stones dans les bacs. Année où sort également le premier album des Kinks, formés en 1963 alors qu’émerge un autre groupe emblématique des british sixties, les Who, très vite connus pour leurs singles efficaces, les guitares massacrées sur scène, la batterie explosée par Keith Moon, le meilleur de sa génération et en 1965 Generation, premier album de ce groupe évoquant les tourments d’une jeunesse britannique avide d’existence en cette époque de révolution industrielle. 1965 c’est aussi l’année où sort le premier album d’un groupe copieusement oublié mais qui eut une influence notable à cette époque. Les Pretty Things ont signé des morceaux légendaires combinant le blues-rock et les ambiances psyché ; ils furent aussi entachés d’une réputation sulfureuse, autant sinon plus que les Stones dont ils ont récupéré un ancien bassiste viré par le colérique Brian Jones et avec lesquels ils ont partagé un goût certain pour des substance illicites.

Dans le sillage des Stones et des Beatles, des centaines de groupes ont essaimé en Grande-Bretagne, empruntant des tendances stylistiques assez marquées, donnant le sentiment d’une variation autour d’une chanson archétype et de morceaux copiés les uns sur les autres. En fait, trois styles se sont croisés, parfois mélangés. La pop-rock, avec parfois des parties vocales soignées avec un travail mélodique conséquent, influencée par les Beatles et les Kinks ; le garage-punk (ne pas confondre le punk des sixties avec celui des seventies) lancé par les Stones, les Who, les Pretty Things ; et enfin le psyché, style caractéristique des innovations, tant au niveau des mélodies que des ambiances spacy, plutôt sombres, avec des guitares souvent saturées, des sons bricolés et parfois l’usage de l’orgue électrique. Par contre, le style garage, blues oblige, fait bon usage de l’harmonica. Pour découvrir le rock british de cette époque, le volume II de la compilation Nuggets est disponible. Quatre CD plus une notice de présentation assortie de photos de plus de 100 groupes ayant enregistré au moins un single.

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L’empire des States contre-attaque

Les Américains se sont retrouvés bien étonnés par l’audace de ces Britanniques en cette époque d’après-guerre et de forte croissance. Si bien qu’on a dit qu’en 1965, toute la jeunesse américaine écoutait la musique anglaise. Et j’ajoute, les vieux se délectaient de Sinatra et les nôtres de Tino Rossi. Les Américains ont en effet prisé les Beatles, les Stones, les Who, et pas seulement prisé puisqu’ils se sont mis à composer, à jouer et ce n’est pas usurpé que de dire que les Américains, à partir de 1966, ont fait mieux que les Britanniques. Cette époque du rock est complètement ignorée en France. Il faut dire que notre pays de fromages a fait preuve d’arriération, de timidité, de conformisme, de conservatisme. Ajoutons le contrôle des ondes, l’anti-américanisme régnant et l’affaire est entendue. La jeunesse française est passée à côté de cette révolution musicale qui, aux States, a commencé aussi vers 1962 avec un groupe culte qui, avec ses tubes, eut ses heures de gloire sur les ondes pour les copains. Conduits par le génial compositeur Brian Wilson, les Beach Boys ont enchaîné singles et albums dans un genre qui devait disparaître, la surf music. Autrement dit, la musique pour jeunes blancs blonds bronzés faisant du surf et qui draguent les filles. Un genre assez infantile, paroles peu subtiles, mélodies faciles. Et puis, le virage de 1966 avec l’album Pet Sounds, somptueux, enfin de la musique, largement inspiré, selon la confession de Wilson, par les Beatles.

1966, c’est l’année du rock aux States. L’influence des British est évidente. De 66 à 68, des milliers de groupes, provenant de toutes les villes, ont signé au moins un single. Et des centaines sont crédités d’au moins un album. C’est dire le foisonnement incroyablement riche dans un pays où jouer d’un instrument est comme une seconde nature et le dynamisme des maisons de disques (je n’ose pas comparer avec la France, ça pourrait me déprimer). Si bien qu’au final et globalement, les groupes américains ont pratiquement surpassé ceux qui les ont influencés, en originalité, en exécution, en technique. On retiendra quelques traits caractéristiques. D’abord la présence soutenue des trois genres. La compilation des Nuggets met l’accent sur le psyché et le punk-garage sans négliger quelques perles de pop-rock aux mélodies travaillées. Question habillement, la révolution eut également lieu. En regardant les tenues on observe plusieurs styles. D’abord ceux à la coupe classique de col bleu ou blanc, jouant en costume cravate, comme les Beatles aux débuts. Ensuite, le look mauvais garçon, avec la fameuse coupe au bol instituée par Brian Jones et ses acolytes, cheveux tombant jusqu’aux épaules. Pantalon slim, boots de cuir à bouts pointus. Puis, tout ce qu’on peut compter comme facéties, des capes de Dracula, des costumes de l’époque coloniale, des tuniques de satin, des chemises à fleur, des pantalons multicolores à carreaux ou rayures…

Il est impossible d’évoquer en quelques lignes tous ces enregistrements consignés dans le coffret des Nuggets. Une mention sur l’influence de Jagger dont le chant altier provocant et arrogant est utilisé par nombre de chanteurs figurant dans la catégorie garage. Le célèbre Paint It Black semble s’être incarné en métamorphoses dans des dizaines de morceaux. Les groupes américains des sixties ont montré que leurs guitaristes étaient ô combien plus doués et virtuoses que Keith Richard, mais quel sacré compositeur que Keith. La moitié des Stones. Allez, une mention au Chocolate Watch Band, dans le plus pur style stonien, excepté ce jeu de guitare aérien et presque pizzicato typique des gratteurs américains. Question psyché, les figures attendues sont présentes, des Electric Prunes à Thirteen Flood Elevator, groupe au destin emblématique, dont le leader fut pourchassé par la police texane pour des abus en tous genres.

En fait, cette année 1966 annonce déjà la fin du rêve hippie à Frisco. Le deuxième album de Love, paru en 1967, est nettement plus sombre. Les Electric Prunes ne donnent pas le sentiment d’un avenir paradisiaque. Comme Love, ils sont de L. A., cette ville aux tourments universels, métronome des tensions et marasmes mondiaux. Du reste, toute la production psyché américaine a traduit cette face sombre du réel, à l’ère de la guerre froide, des exactions de la police américaine pas plus tendre que les SS, des incorporés de force au Viêtnam, du choc du futur analysé par Toffler. Les limbes de l’âme découpés avec quelques notes de guitares distortionnées et de spots psychédéliques tracés dans les effluves d’orgues. La musique n’est jamais tant belle que quand elle sonne triste, voire macabre. Cette face sombre et psychédélique n’est pas assez représentée dans cette compilation des Nuggets mais d’autres CD et rééditions sont disponibles, par exemple les Psychedelics Unknows où on entend vraiment ce que fut ce foisonnement des années 1966-1967. Des enregistrements par milliers. Après, une autre charnière et d’autres styles sont apparus

(Au bout du compte, on se prend à rêver, à méditer, ces guitares fuzz, ces talents fous, si nombreux, ce bon côté de l’Amérique et sa jeunesse rebelle autant que douée, intelligente et on se dit, maintenant, quel sinistre, Calogero, Tryo, la Star Ac’, la Nouvelle Star, tant de fadeur, d’ennui, une invitation au suicide que cette génération de piètres chanteurs français dont on se demande de quel matériau est constitué le tympan de ces veaux de Français se gavant d’une telle insipide soupe musicale.)


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17 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 juin 2008 10:44

    Cher Monsieur, en effet, vieux, mais pas autant que votre clavier

    il est temps d’en changer


  • E-fred E-fred 13 juin 2008 10:48

    à Bernard Dugué

    Merci pour ce rappel !

    En 1964, "The house of the Rising Sun" des ANIMALS ! "Good golly miss Molly" des SWINGING BLUE JEANS ! "Goldfinger" de SHIRLEY BASSEY ! "I get Around" des BEACH BOYS !

    Le tournant vers le Psycadhélique, entamé en 1996 : les Yarbirds, The 13th Elevator, The Nice, Donovan...

    L’explosion hippie 1967-1968 dont les plus connus : les Doors, Hendrix, Captain Beefheart and his magic band (le meilleur morceau live du monde !!!!), Iron Butterfly et son "in-a-gadda-da-vida de 17’05 minutes ! les Moody Blues " Night in white satin" Joe Cocker reprends les Beatles avec son "With a little help..."

    Le début des festivals , 1969 Woodstock aux USA- 1970 Iles of Wright en Angletterre...Le film Easy Rider compile tout ce mouvement de contre-culture (avant qu’il ne soit récupéré et exploité), au-delà du simple film de "biker", parle de cette fracture entre l’amérique profonde et la fuite en avant de la génération de l’après deuxième guerre mondiale...la non acceptation de la guerre au Viet-Nam...l’anti-militarisme, les anciens combattants qui disent la vérité sur ce qui se passe, la fin du non-dit...

    T.REX signe les début du punk, John Kongos lance son "He’s gonna step on you again"...Le MC-5 "Kick out the Jam" et les Stooges, emmené par Iggy et les frères Asheton..."Is 1969 ok ?... while accros the USA...there’s another year for me and you ...another year with nothing to do..." La vague Punk va maintenant déferler...

    Effectivement, on se demande à quoi est raccroché le tympan de certains, à l’ingestion forcé de toute la soupe actuelle...alles, je vais me remettre Electricity !


    • Emile Red Emile Red 13 juin 2008 12:00

      Article passablement niais, désolé mais c’est ce que je ressens à première lecture.

      Je ne connais pas cette "compil" mais franchement si c’est au niveau GB = Beatles, Stones, Kinks, Who et US = Beach Boys, c’est dramatique de réduire le rock des sixtises à ces quelques groupes, et de réduire à ces deux seuls pays.

      Laisser penser que les bouffeurs de grenouilles n’étaient qu’indigents des cages à miel relève de la même niaiserie.

      Chez nous, les bacs de disquaires croulaient sous les nouveautés semaine après semaine venant des USA, les Buffalo Springfield, les Byrds, les MC5, le Velvet existaient, Lynyrd Skynyrd aussi sous le nom de The Noble Five, d’Angleterre, les Shadows faisaient déja office de grand-pères bien avant les Fab Four, les Animals songeaient déjà à la séparation, et que dire des Small Faces, Jethro Tull, les Moody Blues, Soft Machine, d’ Irlande, Them de Van Morrison et Taste de Rory Gallagher, d’Allemagne, le début du Krautrock avec Can, Tangerine Dream ou Amon Duul, en Hollande, The Motions, les Shocking Blue, Brainbox, Focus, de Grèce, les Aphrodite’s Child de Vangelis ou de Suisse, Les Sauterelles, et on en passe et des meilleurs dont un groupe Français méconnu : Zoo.

      Alors, OK question production les éditeurs Français n’étaient pas à la hauteur, mais faut-il pour cela penser que les musiciens et le publique étaient des crétins retardés ? Faut-il aussi penser que sans les 4/5 groupes référants le rock n’existerait pas ? Là est toute la triviale naöiveté de cet article.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 juin 2008 12:11

        Votre commentaire est navrant, vous n’avez rien pigé à l’article, d’ailleurs l’avez vous lu. Dans les deux compil Nuggets, pas un seul Stone ni Who, que des perles exécutées par des musiciens à la technique éprouvée. Le but de ce billet n’est pas de louer quelque groupe mais de faire connaître les centaines et milliers d’autres qui ont alimenté la scène à cette époque.

        Quant aux artistes qui croulaient dans les bacs, que vous cité avec une érudition ostentatoire, ils n’existaient pas en 65-67. Excepté Can et encore, les premiers enregistrements datent de 68. Lisez donc l’article pour voir de quoi il parle, de la naissance d’un genre et ne faite pas semblant de lui prêter une idée qui vous convient pour démolir le propos. Votre attitude est d’une .......


      • Emile Red Emile Red 13 juin 2008 13:59

        Alors pour parler du beau temps il est devenu attrayant de raconter la pluie ?

        "Un pan entier de l’histoire du rock reste méconnu, tout spécialement en France" Ais-je inventé ?

        Je note que vous ne parlez que des Beatles, des Stones, survolez les Pretty Things les Kinks, et anecdotisez sur les Who, que dans la section US mis à part les Garçons Plagistes, seuls reviennent quelques Anglais précités.

        Avouez qu’à part un joli vomi sur les chanteurs Français et leurs inqualités, vous n’apportez guère à la culture générale de ces Français qui ont loupé dix ans du patrimoine Rock et que les Pruneaux Electriques se soient masturbés l’occiput sur le Vietnam ou la température de la guerre froide a peu à voir avec une portée fardée de dièses et de croches.

        Mention spéciale pour le "jeu de guitare aérien et presque pizzicato typique des gratteurs américains", on s’en pamerait d’extase, si seulement cela signifiait quelque chose, aussi on dit "gratteux" pour guitariste, généralement le gratteur a cinq ans et souffre de varicelle. Sans relever que les "américains" sont différents de nous avec leurs tentacules digitales greffées au bois de rose Fender.

        Sacrés crétins que ces Français qui ne connurent pas les envolées lyriques d’un Jeff Beck ou d’un Jorma Kaukonen, le sieur Dugué d’Aquithènes, lui, à peine sorti de sa barboteuse, savait qu’un grand destin le mènerait à nous instruire.

        Et le summum, vous répondez, et quelle cascades d’aneries.

        D’abord :

        "Le but de ce billet n’est pas de louer quelque groupe mais de faire connaître les centaines et milliers d’autres"

        Où sont-ils, qui sont-ils ? Vous faites dans la culture vaporeuse, il manque que le cours, et on reste sur une faim Kouchnerienne, je lis et je relis, à part les Prunes, rien, serait-ce un message subliminale à l’appareil répressif routier ? Je ne saurais dire. En effet ils étaient si nombreux qu’un seul nom se dégage et pas des moindre, un seul vous dis-je, toute la culture sixtise est là, du psiché au punk, du garage au grunge, du hard au fusion, messieurs, mesdames, je vous présente les Electriques Prunes from Frisco la pentue. Et les autres ?

        Ensuite :

        "Quant aux artistes qui croulaient dans les bacs, que vous cité avec une érudition ostentatoire, ils n’existaient pas en 65-67. Excepté Can..."

        Là, on est dans le déni branquignolesque, Bourvil a fait des émules ferrugineux, il faut en sortir des "cités", le monde existait avant vous, dire que les Shadows n’existaient pas en 64, pauvre Cliff Richard s’il était six pieds sous terre il en pleurerait, N° 1 des ventes de single en 62, le single le plus vendu des sixtises en GB, plus que n’importe lequel des Beatles (dixit Wikipédia). Mais Monsieur Dugué juge que ça n’a pas existé.

        Que le Buffalo Springfield de Neil Young et Stephen Still et les Byrds de David Crosby qui ont uni dans leur devenir CSN&Y, vedette de Woodstock, furent inexistant ne gène pas non plus notre Chantre Philosophe es culturation, ah oui j’oubliai le vers du fruit (pas de la Prune...) ce troublion de Graham Nash anglais rebelle des Hollies qui n’ont pas existé non plus.

        Et Vangelis, irréel, son copain le gros Roussos a du faire appel à quelques marabouts hélénes pour envahir nos écrans dès 70.

        Vous vous fourvoyez dans un soliloque vide de toute substance et me reprochez ensuite la critique, relisez donc votre tambouille, et surtout ne vous privez pas de chercher qui sont et de quand datent les quelques groupes dont je parle avant de dire de grosses conneries, surtout en extrayant comme exception Can qui correspond le moins à l’image sixtise que vous croyez dépeindre. Votre article est hors sujet, non argumenté, vide d’exemple, pauvre, une vacuité totale. Pitoyable...

        Bon je vais vous laisser ici, croyez bien que je n’ai voulu détruire aucun propos, parceque propos il n’y a pas, juste une petite pub pour une sempiternelle Compil, que je suppose remastérisée, comme de bien entendu.

         

         


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 juin 2008 14:13

        Ecrivez donc un article Mimile, au lieu de jouer les grincheux. Mélanger Cliff Richard, Tangerine Dream, Animal et Jethro Tull, faut le faire. Cessez de dire ce que je n’ai pas écrit. Je n’ai pas parlé d’un pan de l’histoire du rock qui dure 10 ans, zetes bouché ou quoi. Je parle de la période 1964-1967 couverte par la compilation Nuggets et pour découvrir les groupes, il faut aller chez le marchand. Voilà, point barre. Quant à l’inculture musicale en France, par une étrange coïncidence, elle a été dénoncée ce matin sur France Inter par une des personnalités invitées à causer sur la démocratisation de la culture.


      • Emile Red Emile Red 13 juin 2008 15:48

        Vous mélangez bien les Who, les Beatles, les Stones et les Eclectiques Plumes, quel rapport entre un guitariste façon L.A et un Keith Richard, y aurait-il une échelle de valeur, de capacité, a-t-on inventé dans les 64-67 un bac "6 cordes" ?

        Parcequ’une boîte à fric sort une compil débile faut-il s’accrocher à son diktat imaginaire ?

        Parcequ’un crétin dit qu’il n’y a pas de culture musicale en France, faut-il gober ses paroles ?

        Vous êtes vous déjà posé la question du pourquoi tant de musiciens jazz US viennent jamer en France ?

        Où étiez vous en 64-67, en Azerbaïdjan ou peut-être avec Borat au Kazakhstan, le rock existait sur le vieux continent, quoi que vous pensiez, les groupes se multipliaient à vue d’oeil, mais quoi, sont-ce les musiciens les responsables de ce silence ou les éditeurs de musique, ces foireux trouillards ?

        Croyez vous vraiment que les Anges, les Magma, les Variations, les Frenchies sont apparus par magie ?

        Décidément vous êtes pétri de certitude, je vais vous confié un secret, en 67 a été fondé le groupe nullissime Gong, devinez dans quel pays ? Connaissez vous au moins Sylvain Mizrahi et dans quel groupe il débuta ?

        Vous ne savez pas grand chose du milieu musical, et c’est bien dommage, un musicien ne se fait pas en 2 mois en claquant des doigts, et du jour de sa naissance instrumentale à sa reconnaisance médiatique peuvent passer des lustres et pourtant il existe devant son publique. La reconnaissance médiatique n’est en rien une concrétisation du mérite, elle ne tient que du hasard ou du copinage. Ainsi votre manière de parler des musiciens Français, quelle que soit leurs qualités, et encore plus du publique reconnu comme un des plus exigeant au monde par l’ensemble des musiciens étrangers, est détestable. Le seul point positif de votre diatribe est cette critique, noyée dans le flot, de la star’ac ou autre merdouille télévisuelle.

        Quant à faire la promo d’un album sans en dire un mot puis finir par dire au mesquin qui critique : "allez chez le marchand", une question se pose, combien vous payent-ils pour ce travail baclé ? 


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 juin 2008 17:07

        Tu me fatigue, Debile Red, sorry de t’appeler ainsi mais tu as franchis les limites de la bêtise

        D’abord, la boîte en question, c’est Rhino, un indé créé en 1978 à l’initiative de passionnés de rock musique et dont l’objectif est de ressusciter des archives et faire découvrir des artistes méconnus. Tu préfères peut-être universal et ses merdes vaseuses

        La musique en France, ce n’est pas mon seul avis, elle est mal traité, j’en ai discuté avec un disquaire niçois à propos des concerts, comparaison avec l’Italie proche. Pareil à Bordeaux mais cette fois avec un disquaire d’occases en classique.

        Enfin, qui te dit que j’ai amalgamé tous ces groupes, j’ai essayé de pointer trois styles différents. Les guitares US, elles sont franchement typées et c’est un avis critique qui n’a pas à être moqué. Et cette compil, j’ai souligné le choix et un certain psyché sombre pas assez représenté en citant par ailleurs une autre compil.

        Alors au lieu de faire chier le monde et de dire que ce billet ça vaut rien en adoptant la posture du prof va donc nous pondre un billet, qu’on te voies à l’oeuvre. Quant à ma culture musicale, elle est assez étendue pour me permettre d’écrire une histoire du rock qui forcément, sera un peu orientée

        tchao vieux grincheux, ça va aller mieux, la pluie va cesser dans le Bordelais


      • Emile Red Emile Red 13 juin 2008 18:56

        Ouarffff !!!

        Vous êtes le comique du troupeau,

        "La musique en France, ce n’est pas mon seul avis, elle est mal traité, j’en ai discuté avec un disquaire niçois à propos des concerts, comparaison avec l’Italie proche. Pareil à Bordeaux mais cette fois avec un disquaire d’occases en classique."

        Sûr qu’avec de tels avis de comptoir on a la part belle, et qui parle de concert sinon vous, maintenant ?Certainement qu’en gardant son cul sur une chaise les concerts ne viendront pas à vous, bref vous n’avez pas assez de vos deux jambes pour faire un dixième des concerts ayant scène chaque soir en ne parlant que de province, bien sûr ça demande un peu de curiosité.

        "Enfin, qui te dit que j’ai amalgamé tous ces groupes, j’ai essayé de pointer trois styles différents."

        L’exemple typique de ce qu’aime un musicien qu’on le pointe, pourquoi donc ne pas le tirer ensuite ? Parlez de courants, d’école, de famille, mais de style, franchement oseriez vous parler du style du Berliner Philarmonique ou de l’ English Chamber Orchestra ?

        "Les guitares US, elles sont franchement typées et c’est un avis critique qui n’a pas à être moqué."

        Ouaip, Gibson, Fender, Martin, Guild.... etc, vous savez qu’il existe des grands fabriquants Français aussi tel Vigier, oupsss vous vouliez parler de style ? Les guitaros seraient content de savoir qu’on les compare, les jauge, les pèse, enfin qu’on en fasse des boîte de fromage, aussi, vous soupesez leurs muscles et auscultez leur dents ? Si vous vouliez parler de style, là vous pouvez, mais dire que les guitaristes sont typés, quelles rigolade, on parle de jeu a priori à chacun personnel, à quel niveau les voyez vous qu’ils s’imiteraient les uns les autres ?

        "un certain psyché sombre"

        Le contraire serait le psyché clair ? Ou peut-être éclairé, enfin celui que vous ne comprenez pas, peu étonnant que le votre soit "peu représenté", étrange cette posture qui ferait d’un groupe US méconnu une star et d’un groupe Français que vous ne connaissez pas un ringard.

        "Alors au lieu de faire chier le monde et de dire que ce billet ça vaut rien"

        Je n’ai aucune prétention à faire chier le monde, vous me suffisez et votre article est de la daube pur jus, quant à jouer le rôle du prof je m’en garde bien l’ayant été trop longtemps avec des intempérants de votre acabit.

        "Quant à ma culture musicale, elle est assez étendue pour me permettre d’écrire une histoire du rock"

        Quelle fatuité mon cher, je crois que votre culture est étendue, oui, en bas des marches. En attendant, le vieux grincheux vous dit : "file dans ta chambre, sale morveux".

        Vous êtes pathétique bien plus que la pluie que vous avez cru voir.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 juin 2008 19:07

        De la daube, déjà, attends un peu, j’en suis à l’apéro

        Tu m’emmerdes Emile et je crains de voir dans ton propos le signe d’une personnalité bordeline, genre pervers narcissique.

        C’est fou ce qu’on peut échanger comme aimabilité, bref, un jour triste mais pas tout à fait, le Non irlandais me réjouit

        Quant à toi, Emile, ne le prends pas mal, un pervers narcissique est doté d’une intelligence supérieure à la moyenne mais qu’il emploie à des fins déviées. C’est exactement ce que je ressens de toi en lisant nos échanges. Mon intuition ne se trompe rarement. Bon, c’est pas mon problème ni celui des femmes que tu as tant fait souffrir


      • Marsupilami Marsupilami 13 juin 2008 20:56

         @ Bernard

        Laisse tomber, Débile Raide est un sous-comprenant. Mais t’exagères quand même sur l’état du rock et plus généralement de la chanson en France. Mais bon, c’est dans ton tempérament. Le dernier Bashung est somptueux, point-barre.

         


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 juin 2008 21:41

        Cher Marsu, je n’exagère pas, tout dépend de quelle époque on parle. C’est étrange cette incapacité à se situer dans le Temps. C’est vrai, c’est pas évident, la gnose du Temps.

        En France, il y a maintenant des bons groupes. Tu parles de Bashung, moi je n’aime pas, mais si tu penses que ça vaut le détour, ton avis est respectable. Je te parlerais volontiers de Taal, prog poitevin, deux albums, chefs d’oeuvres ou de Sotos, dans le style Univers Zero et puis, une sorte de remise à niveau avec des tas de groupes en métal, en prog, métal prog, métal fusion mais quelque part, la France a raté la culture rock. 1965-1967, la messe était dite. La France est un pays qui réussit économiquement mais qui est arriéré culturellement. Je ne sais plus qui a dit que c’était une Union soviétique qui avait réussi. Aron je crois. Il avait raison.


      • Emile Red Emile Red 14 juin 2008 14:47

        Alors, ça, si la pauvreté intellectuelle de l’hydrocéphale marsupial vient à votre secours, je suis prêt à pardonner votre incurie musicale mon pauvre Dugué.

        On n’est jamais défendu que par celui mérité, et là on touche les abysses, pour cela je ne m’imposerai plus, ayant de très mauvaises sensations aquatiques à la pression, je vous laisse donc vous noyer avec l’ersatz cacochyme qu’est votre avocat du jour.

        Un seul petit mot supplémentaire, non sur vos étonnantes capacités caméléon à muter du philosophe au politologue, du psychothérapeute au musicologue, mais sur vos manières et votre impéritie à vous amender, si le fond est discutable, la forme de l’article, reconnaissez au moins cela, est maladroite et fort peu intelligible. Pointer au déshonneur quand on endosse ses fautes est une hérésie, l’esprit ne peut qu’y trouver gloire et prestige.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 juin 2008 17:08

        jourdui chui boxeur amateur


      • TSS 13 juin 2008 17:19

        @tess

        pourriez vous ecrire en français !! cé quen meme+bien


        • Yohan Yohan 13 juin 2008 20:17

          même époque en France. Il y avait de bons musicos aussi en France, mais ils étaient un peu condamnés à suivre

          http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37614

           


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 juin 2008 20:45

            Cher ami, non, ce n’est pas la même époque, tu évoques dans ton billet la charnière d’après 68, moi je parle de la période qui précède. Entre 1965 et 1967, il ne s’est pratiquement rien passé en France, excepté les Moving Gelatine, rare trace. Quant aux musicos après 1968, il suffit d’écouter Ame son, que d’amateurisme et d’approximation. Mais Ange et Magma, et même Martin Circus, Sandrose, et ? Iris ? Alice ? Ergo Sum ?, ça sauve la mise mais ne met pas les Français au niveau des Allemands et des Italiens

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