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« Obaldia sur scène » par René de Obaldia au Théâtre du Petit Hébertot

 Passé le cap des quatre-vingt dix ans, René de Obaldia a été invité par Xavier Jaillard, le directeur artistique du Petit Hébertot, afin de se raconter à travers un florilège de son oeuvre littéraire et poétique ("Les Innocentines", "Les richesses naturelles", "Exobiographie", "Le centenaire", "Fantasmes de demoiselles"etc...), ainsi que théâtrale.

Chaque soir sur scène et désormais en prolongation, prenant place derrière un petit bureau, encombré de multiples livres et documents, l’Académicien s’ingénie avec charme, davantage à une leçon de spectacle vivant qu’à une scanographie exhaustive de sa mémoire.

Peu comédien lui-même pour autant, c’est avec un plaisir non dissimulé que le poète dramaturge rend visite à tous ces acteurs (Michel Simon, Jean Rochefort, Ludmilla Mikaël, Claude Piéplu, Michel Bouquet, Maria Pacôme et Micheline Presle, Rosy Varte, Sami Frey, François Chaumette, Françoise Seigner etc.... ) qui ont fait vivre ses personnages nés d’un imaginaire en ébullition fantasque et facétieuse.

Grâce à des photos du patrimoine théâtral suspendues des cintres et des extraits vidéo de ses pièces projetées sur écran (« Du vent dans les branches de sassafras », « Monsieur Klebs et Rozalie », « Genousie », « Le défunt », « Les bons bourgeois », « Le Général Inconnu », « Le Grand Vizir », « Poivre de Cayenne », « La Baby-sitter », « Edouard et Agrippine », « Pour ses beaux yeux » etc...), l’auteur peut ainsi livrer en « bonus live », ses commentaires ciselés trahissant, sans vergogne, un humour fort juvénile.

S’essayant même avec un bonheur joyeux à imiter les contorsions verbales de Michel Simon, ne retrouvant pas le nom « Obaldia » lors d’une présentation en public, les rires accompagnent, volontiers, cette plongée spectaculaire au coeur du siècle précédent.

Sur scène, un cheval de bois d’antan et un tricycle de la belle époque illustrent ce goût d’une culture foisonnante où la fraîcheur d’esprit donnait un sens iconoclaste à une langue maniant le raffinement surréaliste.

Ce soir-là de mai, le conteur regardait, droit dans les yeux, l’objectif de la caméra médiatique placée au premier rang des fauteuils, afin que soient captés, pour le meilleur, ces instants d’éternité.

A l’annonce d’une parution prochaine d’« Impromptus », chez Grasset, gageons que, lors des saison à venir, le label « Obaldia » soit de nouveau estampillé jusqu’à apparaître au plus haut de l’affiche des Théâtres. 
 Photo © Lot

 

OBALDIA SUR SCENE - ** Theothea.com - de & par René de Obaldia - Petit Hébertot -


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