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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Once » : démonstration de puissance de la musique

« Once » : démonstration de puissance de la musique

Voilà un « petit » film, et je parle bien entendu en termes de budget, qui fait l’unanimité ou presque auprès de diverses catégories de spectateurs : véritablement encensé par les critiques de tous bords, il a de plus récolté le prix du public aux festivals de Sundance et de Dublin. Même le grand Spielberg y est allé de son compliment...

Alors qu’en est-il vraiment de ce nouveau long métrage du réalisateur irlandais John Carney ? J’avoue qu’en voyant la bande annonce, j’angoissais à l’idée de me retrouver face à un énième mélo lacrymal relatant l’histoire horripilante d’un amour impossible (l’acteur principal n’a-t-il d’ailleurs pas des faux airs de Hugh Grant barbu ?) Fort heureusement, ces craintes n’étaient en rien fondées : s’il est effectivement question d’une relation improbable, un autre amour, illimité illumine chaque plan de Once : celui de la musique.

« Nous communiquons plus à travers la musique qu’en parlant ». C’est cette théorie personnelle que Carney applique dans ce film musical d’un nouveau genre, en choisissant l’arme de la musique au détriment des dialogues. Les deux personnages principaux, dont nous ne connaissons même pas le nom, se livrent en chanson, un langage qu’ils partagent et maîtrisent parfaitement. Grâce à cet amour commun, ils vont réussir à surmonter leurs frustrations nées de leur passé : peine de cœur et peur de tenter sa chance pour lui ; cessation forcée de la pratique musicale pour elle. A la fin du film, lorsqu’il embarque pour Londres et qu’elle se fait livrer un piano, la joie qui irradie leurs visages ne laisse pas de place au doute quant à leur bonheur...

Once est une œuvre musicale, réalisée et interprétée par d’authentiques musiciens. Rien à voir ici avec certaines émissions de télé-réalité, où il suffit d’avoir une belle guitare sur les genoux ou de brailler du Chimène Badi, pour donner l’illusion d’un chanteur... Lors de la promotion du film, Glen Hansard, leader du groupe The Frames, et la Tchèque âgée d’à peine 19 ans Marketa Iglova, qui jouent les deux personnages principaux, ont d’ailleurs livré une interview tout en chanson, totalement dans l’esprit de l’œuvre à laquelle ils ont collaboré ! A signaler aussi que le couple a enregistré un album ensemble l’année passée.

Tourné caméra à l’épaule et en quinze jours seulement, Once est un subtil mélange de tristesse et d’enthousiasme, par lequel je me suis laissé désarmé, flottant sur d’incessantes mélodies, au milieu d’images sans aucun rajout de lumière artificielle. Au final, de retour chez moi, je me suis empressé d’attraper ma vieille guitare trop souvent délaissée... Et je me suis senti frustré à mon tour, en réalisant que je n’arriverai pas à écrire cet article en chanson !

Maxime Freyberger - Rédacteur sur www.melting-actu.com


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1 réactions à cet article    


  • maxime freyberger 7 décembre 2007 14:03

    Je veux juste corriger une petite faute qui s’est glissée dans les dernières lignes de l’article : par lequel je me suis laissé désarmé...désarmer, c’est mieux !

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