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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Padre Davide, rock star du 19e siècle

Padre Davide, rock star du 19e siècle

Rien ne prédisposait ce jeune prêtre lombard à devenir une star adulée dans une Italie où l’engouement pour la musique d’opéra culminait alors à un niveau jamais atteint dans aucun autre pays. Aujourd’hui largement oublié, Padre Davide da Bergamo attirait pourtant des foules considérables dans les églises où il se produisait à l’orgue, réinventant la musique liturgique pour le plus grand plaisir de ses compatriotes enthousiastes, de ses fans, dirions-nous aujourd’hui...

Felice Moretti naît le 21 janvier 1791 à Zanica, une petite bourgade de Lombardie proche de Bergame. Son père, Giacomo Moretti, et sa mère, Teresa Bordoni, sont des gens de condition modeste. L’ouvrage manquant à Zanica, la famille s’installe à Bergame dès 1801. Le jeune Felice, de constitution fragile, est confié à un obscur musicien du nom de Davide Bianchi qui lui donne sa formation initiale dans le domaine artistique.
 
Le garçon, doté d’un incontestable talent, est présenté en 1808 au compositeur d’origine allemande Simone Mayr, fondateur du Pio Istituto Musicale, une institution charitable destinée aux musiciens nécessiteux. Admis dans l’école, Felice y côtoie d’autres musiciens bergamasques en devenir comme les ténors Giovanni Battista Rubini et Domenico Donzelli, mais surtout l’un des futurs grands noms de l’opéra italien, Gaetano Donizetti. Principalement centrée sur cette musique de scène que ses compatriotes affectionnent tant, la formation du jeune homme aborde néanmoins d’autres formes musicales auxquelles Felice, désireux de sortir de sa modeste condition, s’adonne avec opiniâtreté dans ses exercices de composition lorsqu’il n’étudie pas le piano, l’orgue, les instruments à vent ou l’incontournable chant, ce bel canto si cher au cœur des Italiens.
 
De 1812 à 1815, le jeune Moretti tient l’orgue de son village natal de Zanica tandis qu’il complète sa formation sur cet instrument à l’école de Bergame sous la direction du maestro Antonio Gonzalès. Ses études musicales terminées, c’est un organiste de talent qui est nommé titulaire de l’orgue de Gandino. Felice reste trois ans dans cette localité proche de Bergame, mais son destin est ailleurs : saisi par la vocation religieuse, le jeune homme part le 25 juillet 1818 à Piacenza pour le monastère franciscain Santa Maria di Campagna où, ses vœux prononcés le 26 juillet 1819, il prend le nom de Padre Davide. Il passera à Santa Maria la majeure partie de son existence jusqu’à son décès en 1863, au terme d’une vie de piété exemplaire mais quelque peu ternie par une santé précaire et une infirmité du bras gauche.
 
Ce n’est toutefois pas l’édifiante vie religieuse de Padre Davide qui retient l’attention, mais sa double contribution, d’une part à la riche histoire de la composition musicale, d’autre part à l’évolution de son instrument de prédilection : l’orgue. Sur ce dernier point, Padre Davide se révèle en effet si fin connaisseur de la technique et si novateur en matière d’évolutions possibles qu’il devient rapidement un conseiller incontournable des facteurs d’orgue lombards, et notamment des importants créateurs qu’ont été Felice Bossi ou les Fratelli Serassi.
 
Malgré la pertinence de ses conseils et le travail de concepteur auquel il s’adonne, ce n’est pas dans le domaine technique de la facture d’orgues que grandit la réputation de Padre Davide dans le public : l’homme est également un compositeur de qualité doublé d’un interprète virtuose, et c’est avec un plaisir non dissimulé qu’il met ses talents créatifs au service de sa foi, en multipliant les pièces d’orgue à usage liturgique pour la plus grande satisfaction des fidèles de Santa Maria.
 
Mais nous sommes en Italie, au cœur d’un pays où l’opéra tient une place si importante que les plus modestes eux-mêmes ont à la bouche un air de bel canto ou aux oreilles les accents dynamiques d’une spectaculaire ouverture. On ne jure alors que par Rossini, Donizetti et Bellini. Emporté par cette vogue, Padre Davide se tourne naturellement vers une écriture musicale marquée par la musique de scène : ses offertoires, ses élévations, ses communions, ses vêpres, ses œuvres sacrées écrites pour Pâques ou Noël, prennent peu à peu une tournure plus théâtrale, tantôt dramatique, tantôt légère et guillerette. Très vite, cette étonnante musique d’opéra à usage liturgique connaît un énorme succès, et le public se presse, toujours plus nombreux, aux offices de Santa Maria pour écouter le prêtre* musicien.
 
Un public si nombreux et si demandeur que l’on invite Padre Davide dans des lieux de plus en plus prestigieux. L’organiste Arturo Sachetti rapporte qu’il fallut, à Parme, l’intervention de gardes pour limiter l’accès du public à une église San Vitale pleine à craquer. Ou bien encore que l’on dut installer 3000 sièges dans l’église San Marco de Milan pour accueillir, durant huit soirées, les spectateurs enthousiastes venus entendre le prêtre bergamasque.
 
Cet extraordinaire engouement ne va pas sans susciter quelques remous au sein de la très conservatrice Église. Et de fait, on est désormais bien loin, avec les compositions de Padre Davide, des canons rigoureux de la musique liturgique tels qu’ils prévalaient avant que l’opéra ne réussisse à s’ancrer si profondément dans le cœur des Italiens, et jusque dans celui des fidèles, convertis à ces surprenants accents au point de les plébisciter durant les offices et les fêtes religieuses. « Musique inappropriée » jugent doctement des prélats critiques ; « musique décadente », affirment les tenants d’une censure radicale. Des critiques insuffisantes pour tuer le courant : il faudra en effet attendre le tournant du siècle et la réforme cécilienne pour que l’Église parvienne à remettre de la rigueur – de l’austérité, penseront certains – dans la musique liturgique.
 
Padre Davide décède le 24 juillet 1863 au monastère Santa Maria des suites d’une crise aiguë d’asthme. Ses obsèques sont suivies par de nombreux artistes et une foule considérable, venue rendre un dernier hommage à celui qui l’a si souvent enchantée par la fraîcheur et l’innovation de sa musique. En l’absence de catalogue, nul ne sait avec précision combien Padre Davide a écrit d’œuvres, les chiffres variant selon les sources de 1800 à 2600, allant de la musique profane (quelques symphonies et concertos) à la musique religieuse pour laquelle il a principalement composé, n’hésitant pas à détruire ou à réécrire les partitions dont il n’était guère satisfait. Tout cela importe peu, car ce qui reste avant tout de ce prêtre musicien atypique, c’est un style en totale harmonie avec son époque.
 
Un style que l’on retrouve, non sans surprise, dans les œuvres de l’organiste français Louis Lefébure-Wély, adepte, comme son aîné italien, de cette musique d’orgue-orchestre** enjouée que les mauvaises langues qualifient de « musique de limonaire ». Une critique excessive, sans aucun doute. Quant aux limonaires, certains sont de pures merveilles, mais ceci est une toute autre histoire... 
 
* Felice Moretti a été ordonné prêtre à Pontremoli, en Toscane, le 24 octobre 1819.
** Au fil du temps, et grâce en particulier à Padre Davide, l’orgue s’est enrichi de nouvelles sonorités imitatives, notamment des bois et des cuivres.
 
Liens musicaux :
Padre Davide : sonatine pour offertoire et après-communion (son médiocre)
Lefébure-Wély : sortie (d’office, ndlr) en mi bémol
 

Documents joints à cet article

Padre Davide, rock star du 19e siècle

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43 réactions à cet article    


  • morice morice 30 octobre 2010 09:44

    désolé de vous contredire, Fergus, mais la véritable rock star de l’époque, grand rival de Chopin dont les dames arrachent les chemises quand il vient en Europe, le précurseur du reggae roi de la Nouvelle-Orleans et de Cuba s’appelle Louis-Moreau Gottschalk


    il fera des concerts à Cuba avec plus de 300 personnes sur scène, jouera en concert en pleine guerre de Sécession l’hymne nordiste à la main gauche et le sudiste à la main droite, bref une tout autre pointure !

    Qua nd il venait en Europe, Chopin en partait, tant il avait peu de son succès ! Gottschalk était imbattable !

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Moreau_Gottschalk

    Essayez de vous procurer sa biographie intitulée « Bamboula », savoureuse mais hélas non traduite, vous verrez. Il en existe une autre rédigée en français de sa nombreuse correspondance.

    • Fergus Fergus 30 octobre 2010 10:54

      Bonjour, Morice.

      Vous avez entièrement raison pour Gottschalk dont le succès était effectivement considérable et qui mériterait largement ce qualificatif de « rock star », eu égard à l’engouement qu’il suscitait.

      Cela n’enlève toutefois rien à Padre Davide dont l’énorme succès, il est vrai moins planétaire, a marqué l’histoire de la musique italienne, sous un angle certes anecdotique relativement aux grands compositeurs, mais tellement emblématique de son époque ! Redécouverte dans les années 70, la musique de Felice Moretti illustre à merveille un pan souvent méconnu de l’écriture pour orgue du 19e siècle, et l’on comprend mieux, en l’écoutant, comment elle a pu séduire les classes populaires.


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 octobre 2010 22:45

      @ fergus,
      Merci Fergus pour cette histoire que j’ignorais totalement.
      Que de myriades d’histoires incroyables perdues dans les puits du temps !

      En ce qui concerne l’intervention de M...hum...hum...que dire....Il s’y connaît mieux que vous ? C’est ça qu’il veut dire ?


    • Fergus Fergus 30 octobre 2010 23:06

      Bonsoir, Ariane.

      Les histoires intéressantes fourmillent dans la musique classique, comme d’ailleurs dans tous les domaines, et je me propose d’en raconter d’autres, fussent-elles anecdotiques et de nature à n’intéresser qu’une poignée de lecteurs.

      Je ne doute pas que Morice ait une grande connaissance de ce domaine particulier et je lui sais gré d’avoir mentionné l’étonnant Gottschalk.

      Cordiales salutations.


    • morice morice 31 octobre 2010 08:22

      Pas du tout enfin, vous n’allez pas vous aussi bêtement tomber dans le complotisme sur ma personne : Fergus le reconnaît : Gottschalk a davantage influencé la musique contemporaine que Davide ; qui a marqué son EPOQUE, mais sans plus. Ma syncope marquée des morceaux de Gottaschall héritée des rythmes de la Nouvelle Orleans est très nettement pré-reggae ! Le gars va faire des concerts gigantesques (on, parle d’une scène de 700 musiciens !), ses origines en elles-mêmes expliquent sa richesse musicale : c’est un métis de père cubain et de mère irlandaise, et sa musique est prémonitoire. Le grand Scott Joplinn jazzman, inventeur du piano jazz (ragtime), ne va faire qu’un seul opéra, qui ne se sera jamais joué de son vivant et pas avant le années 70 : Treemonisha. Dans cette œuvre marquante il y a beaucoup des apports de Gottschalk, dont le plus grand spécialiste en en France est.... Jean Christophe Averty, le fêlé de la télé des années 60. C’est lui qui me l’a fait connaître à la radio, sur France-Inter. Gottschalk est resté méconnu car il était américain et noir : or au XIXE, comme je l’ai dit, sa dextérité pianistique phénomènale faisait qu’il était plus que le rival de Chopin : ce dernier en avait une peur bleue :dès qu’« il se pointait en Europe, et en France, Chopin se faisait porter pâle et repartat à Varsovie de peur de l’affronter en concert à deux pianos comme c’était la mode à l’époque, et effectivement les concerts de Gottschalk provoquaient des émeutes et on lui arrachait ses chemises comme.... Claude Frfançois.


      Mon but ici était de REHABILITER Gottschalk, comme il conviendrait de rejouer Treemonisha qui n’a à nouveau été joué car le public et les musiciens classiques sont d’une frilosité innombable.

      Maintenant, intéressez vous à Gérard Hoffnung, un anglais qui a beaucoup œuvré pour briser ses barrières musicales. Je ne me targue pas de beaucoup de choses, mais je suis très fier d’avoir été salué en 1983 par sa veuve, pour avoir joué une de ses œuvres avec l’Orchestre Nationale de Lille de Casadessus au Touquet.

      Hoffnung, hilarant personnage et très british a écrit des œuvres comme »concerto pour mettre fin aux concertos« , ou »œuvre pour quatre aspirateurs" . Je ne sais pas jouer de piano, je vous laisse devinez de quoi j’ai bien pu jouer, en smoking (loué) et bottes texanes (saluées par Mme Hoffnung c e qui m’a beaucoup touché !) ce jour-là... Casadessus, qui a aussi joué avec mon groupe de rock s’était gentiment prêté au jeu : c’est un des plus ouverts en France, pour sûr.

      La musique classique peut être fort amusante, et Gottschalk et un chaînon manquant méconnu... hélas : c’est tout ce que je voulais signifier avec mon... aspirateur classique rigolo ! 

      Mon seul désir est d’informer et faire connaître : je n’ai pas plus de prétention qu’un aspirateur, dont je suis asez fier, à vrai dire.

    • Fergus Fergus 31 octobre 2010 09:24

      Merci pour ce long commentaire, Morice, et notamment pour les précisions apportées sur Gottschalk.

      Vous avez raison, me semble-t-il, en faisant un lien entre Gottschalk et Joplin tant la musique du premier a forcément marqué le jeu et l’inspiration du second. D’une certaine manière, on peut même dire qu’ils se sont passé le relais à deux décennies de distance. Dommage pour Joplin que sa condition de Noir ait bridé sa carrière tant cet homme avait un extraordinaire talent. A cet égard, il est éminemment regrettable que son opéra Treemonisha ait été si délaissé, victime également de ses héros noirs. Et le théâtre du Châtelet doit être remercié de l’avoir mis à l’affiche il y a quelques mois, un spectacle auquel je n’ai malheureusement pas pu assister.

      Pour ce qui est de Hoffnung, que vous semblez également très bien connaître, j’avais envisagé d’écrire un article sur lui, et pas seulement sur ses concerts humoristiques, les fameux « concerts Hoffnung » qui eurent, naguère, un très grand succès. Non content d’être un bon musicien, Hoffnung était également un excellent caricaturiste.

      Bonne journée.


    • morice morice 31 octobre 2010 10:16

      Foncez, Fergus, foncez et faites nous deux beaux articles, ou trois, sur Joplin, Gottschall et Hoffnung !


      et faites nous aussi un Duke Ellington, tiens qu’adorait Hoffnung. On va attendre de découvrir ça avec ravissement !

      Plus on apprend et mieux l’on vit, Fergus : pour moi celui qui n’apprend plus est un homme mort. Rocla est en encéphalogramme plat depuis trop longtemps maintenant.

    • morice morice 31 octobre 2010 10:26

      Pour Gottschalk, je peux même vous faire parvenir si ça vous chante les deux GROS ouvrages biographiques que je possède sur lui :


      « Bamboula », en anglais, de Frederick Starr, de 1995 acheté chez Brentano à Paris à sa sortie.

      « Les voyages extraordinaires de LMoreau Gottschalk, pianiste et aventurier », chez Favre, 1985, acheté à sa sortie. On me l’ a piqué deux fois, je l’ai racheté à chaque fois.

      deux incunables, aujourd’hui, comme on dit.

      Vous ne seriez pas le premier à qui je refile des bouquins, mais avec vous j’ai une chance de les voir revenir je pense. Le mec à qui j’ai refilé un jour mon cahier de L’Herne sur Lovecraft, si un jour je le retrouve c’est autre chose.

      Allez voir sur Cent Papiers, à mon nom, postez-y, vous trouverez bientôt un autre texte sur ce type de connaissance. faites attention, là bas aussi on a recommencé le même trollisme qu’ici, à croire que j’en embête vraiment certains....

    • Fergus Fergus 31 octobre 2010 12:48

      @ Morice.

      Il est très aimable à vous de me proposer ces deux ouvrages sur Gottschalck et je vous en remercie. Cela dit, j’ai pour les semaines à venir suffisamment d’autres projets (et pas seulement d’écriture) pour différer l’approfondissement de mes connaissances (il est vrai modestes) sur ce passionnant personnage. Je garde néanmoins votre proposition en mémoire.

      Pour ce qui est du trollisme, il n’y a pas de raison que CentPapiers y échappe tant ce phénomène fait partie intégrante du net. Il faut donc faire avec, si possible en gardant sang-froid et sérénité ce qui n’est, je vous le concède, pas toujours aisé.

      Bonne journée.


    • italiasempre 30 octobre 2010 23:35

      Bonsoir Fergus et bravo !
      Tout est juste dans cet article, vous êtes fait pour parler de musique...oh, et d’art aussi.


      • Fergus Fergus 31 octobre 2010 09:05

        Merci pour ce commentaire, Italiasempre.

        Cela dit, je n’ai pas de prétention particulière, si ce n’est faire découvrir aux lecteurs d’AgoraVox intéressés par le sujet des personnages du monde des arts injustement méconnus ou tombés dans les oubliettes du temps.

        Après avoir délaissé la peinture quelque temps, je vais d’ailleurs y revenir prochainement avec une Italienne, Lavinia Fontana, qui manquait à côté de mes prédédents articles sur ses compatriotes Artemisia Gentileschi et Sofonisba Anguissola, figure marquantes de la Renaissance.

        Je vous souhaite une excellente journée.


      • rocla (haddock) rocla (haddock) 31 octobre 2010 08:58

        mais je suis très fier d’avoir été salué en 1983 par sa veuve, pour avoir joué une de ses œuvres avec l’Orchestre Nationale de Lille de Casadessus au Touquet.



        Et le même jour que vous est-il arrivé d’ autre ?

        • Fergus Fergus 31 octobre 2010 09:41

          @ Rocla.

          Pourquoi se chamailler, Capitaine ? Libre à Morice de faire état de ses bons souvenirs, et le double fait d’avoir été membre de l’orchestre de Casadessus et d’avoir apporté un moment de plaisir à sa veuve en jouant une oeuvre de Hoffnung ne me semble pas rédhibitoire comme légitime motif de fierté.

          Je vous souhaite une très bonne journée, Capitaine.


        • morice morice 31 octobre 2010 10:08

          Fergus, vous nous avez promis de faire découvrir d’autres horizons musicaux : on ne peut que vous soutenir dans la démarche et on attendra avec impatience les futurs textes de la trempe de celui du jour : continuez à faire découvrir et œuvre salutaire ! 


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 31 octobre 2010 10:39

          Bonjour Fergus .


          Ce que vous dites est juste .

          Cependant si je dis que j’ ai fait des claquettes avec Fred Astaire me croirez-vous ?

          Le fait que Morice traite son moindre contradicteur de frontiste où d’ extrême-droitiste me fait grandement douter de sa santé mentale .....ainsi que de la véracité de ses assertions .

          Je persiste à dire que tant que Morice n’ apporte une preuve de ses dires je penserai qu’ il ment .

          Bien à vous 

        • brieli67 31 octobre 2010 15:23

          La scie peut être 
          si le couteau ne se voit pas


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 31 octobre 2010 17:17

          écoute plutôt celui-là Brieli .....


          http://youtu.be/H1w8Ga9AWho


        • Fergus Fergus 31 octobre 2010 17:58

          @ Rocla et Brieli.

          J’aimais bien naguère Raymond Devos et Ricet Barrier dans cet exercice musical d’un genre particulier. A propos, la scie n’a, à ma connaissance, jamais été utilisée dans un cadre liturgique...


        • brieli67 31 octobre 2010 17:59

          Hé hé
          non non je ne dirais rien du sieur PhC

          dans ce répertoire il y a notre Rossignolle.....


        • brieli67 31 octobre 2010 18:12

          HI HI HI qd Fergus mouchette....

          les aVE Maria von/ de Goulot comme dirait Chant-Glôde
          se ramassent à l’appel.... SUR LE NET même des lascives.

          Vous avez bien dit litter-schick..... HOPPLA
          a Pickerle Edel en zouave-willy Rocla na Toques 
          pour les autres de l’Indérieur un pichet d’Edelzwicker.


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 31 octobre 2010 18:57

          scie scie Fergus 

          il a lavé Maria aussi , comme Félicie....



        • morice morice 1er novembre 2010 08:25

          Ricet Barrier


          on idole : j’ai TOUT ce qu’il a fait en vinyl !!

          oui, du Ricet, de l’indispensable Ricet !

          et ses ânes aussi, tient !

        • morice morice 1er novembre 2010 08:29

          Le fait que Morice traite son moindre contradicteur de frontiste où d’ extrême-droitiste me fait grandement douter de sa santé mentale .....ainsi que de la véracité de ses assertions .


          relisez vos propos sur la Guerre d’Algérie, ailleurs... 



        • morice morice 31 octobre 2010 10:04

          Rocla, ce n’est pas parce que votre vie est VIDE que celle des autres doit ressembler à la vôtre. Une vie vide et un cerveau pareil, visiblement ... ah, avec Gottschalk et Hoffnung dont vous ignoriez l’existence avant que je n’en parle ce n’est pas Carlos, ça c’est sûr. Laissez les autres se cultiver et restez donc dans la fange dans laquelle vous vous complaisez, celle de l’Almanach Vermot et de la culture des chansons de hit-parade pour décérébrés.


          Rocla, restez dans votre inculture crasse, mais de grâce laissez les autres apprendre au moins quelque chose sans venir harceler ceux qui apportent quelque chose ici. Vous n’apportez que votre rancœur, celle qui cache de plus en plus difficilement vos insuffisances de connaissance. Le web aurait pu vous y faire accéder, vous n’en voulez pas et restez à votre niveau, celui d’un a-cuituré notoire et revendiqué : c’est vous qui avez rédigé votre bio ici en nous l’expliquant : tout le monde vous a accueilli avec intérêt, ; ça fait maintenant 4 ans que vous avez révélé ce que vous êtes : un personnage fondamentalement jaloux de ceux qui en savent plus que vous, et qui ne peut accepter de nouveaux horizons. Vous n’êtes pas fermé, vous êtes FIGE : au niveau de la pensée du Frontiste moyen, n’ayant rien fait de sa vie, vous en voulez à ceux qui vous disent qu’ils en ont fait davantage. Ça tourne à une bête jalousie, ça tourne à la vindicte pour rien, et au saccage complet de forums dans lequel vous vous COMPLAISEZ. N’ayant rien à dire et rien à apprendre à d’autres, vous venez troller les expressions des autres qui ont des choses à apporter.Psychologiquement c’est très gagne petit, et vous n’y arriverez jamais : ça tourne au masochisme ce que vous faites, car on peut tous les jours vous enfoncer. On ne le fait même pas, par respect pour votre grand âge, mais on se permet de vous dire d’arrêter de jouer à ce petit jeu qui ne ravit que vous. Ici, on en a marre de vos interventions qui ne servent qu’à entretenir un climat de haine et de violence en posts. Vous n’êtes plus capable que de ça désormais, de venir chaque jour déverser votre fiel, celui de votre vie où il ne s’est pas passé grand chose. Souffrez que d’autres ne vous ressemblent pas , Rocla, ; et c’est fort heureux à voir ici le NIVEAU dans lequel vous marinez. Restez inculte, mais cessez d’en vouloir à ceux qui en savent un peu plus que vous. Ce que vous faites est TRAGIQUE, Rocla : tous les jours, vous venez nous dire « mince, je ne le savais pas ». Chez qui chez vous se traduit par vos idioties perpétuelles. Je ne suis pas votre psy, Rocla, mais franchement je vous plains, à étaler ici vos insuffisances criantes. Des gens, avec le certificat d’études ont fait différemment de vous et viennent se nourrir du web, qui leur offre des horizons inespérés de découvertes et de culture : vous , au final, vous venez nous montrer que vous ne progresserez jamais : en qualtité de pédagogue, j’avoue là un échec patent. Vous avez décidé et choisi de rester idiot, mais comme je vous le disais en exergue, de grâce, épargnez-nous ça. 

          Votre bêtise ici atteint des sommets, vos posts sont plus débiles les uns que les autres et vous n’avez strictement jamais rien à apporter au débat, sinon faire chier bêtement votre monde car on vous a fait remarquer à plusieurs reprises que vous êtes inepte. Les sites citoyens doivent aussi se coltiner pareille lie ? Je n’en suis pas persuadé : dans d’autre, il y a bien longtemps qu’on vous aurait éjecté pour crétinisme. Rocla, sachez donc qu’ici c’est une tolérance en ce qui vous concerne. Mais cessez donc d’être aussi con.

          • jack mandon jack mandon 31 octobre 2010 10:32

            Cher Fergus

            La musique au service de la foi explique peut être l’humilité qui génère le silence.

            L’humanité créative pénètre aussi dans la fosse commune du temps.

            Pourtant votre article se situe en un temps ou la révolution romantique sévissait,

            les artistes frondeurs bouleversaient le monde qui lui même explosait.

            Garibaldi réveillait l’Italie, Verdi la chantait, ceux là faisaient parler d’eux.

            J’ai l’espoir qu’en un lieu que j’ignore, une vie intemporelle se poursuit en écho

            pour tous ceux que vous savez gratifier de votre plume respectueuse et appliquée. 

            Encore quelqu’un que je ne connaissais pas.

            Bien amicalement


            • Fergus Fergus 31 octobre 2010 11:25

              Bonjour, Jack.

              De tous temps, la musique, ou plus exactement le chant, a accompagné les offices religieux catholiques, jusqu’à l’émergence au VIe siècle, du grégorien, un compromis du chant romain et du chant messin. Aujourd’hui encore, et depuis l’épisode cécilien qui a remis, pour parler trivialement, « les pendules à l’heure », le grégorien demeure la musique officielle de la liturgie catholique monastique.

              Ce qui n’a pas empêché des incursions de plus en plus fréquentes - modernité oblige pour chacune des époques ! - vers des formes musicales plus variées pour les offices séculiers, et cela dès le Moyen-Age et la Renaissance, cette dernière marquée par des compositeurs comme Ockeghem en Flandre, Dufay en France ou Palestrina en Italie.

              Mais vous avez raison, le 19e siècle de Garibaldi et de Verdi a bousculé en Italie l’ordre établi grâce à des intellectuels engagés mais aussi des artistes frondeurs et plus indépendants qu’auparavant car moins dépendants de riches mécènes comme leurs aînés. Padre Davide s’est inscrit tout naturellement dans ce tourbillon créatif auquel, sur le plan musical, se mêlaient les compositeurs d’opéra, mais aussi ces tous nouveaux virtuoses (Paganini au violon, Mercadante à la flûte) qui allaient révolutionner le jeu des instruments et l’écriture musicale. Une période passionnante ! 

              Amicalement.


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 31 octobre 2010 10:32

              Morice 


              Vous êtes une outre vide dont un âne était la peau , vous êtes comme le sac de votre aspirateur , rempli de vieilles poussières .

              Au lieu de vous vanter avec Casadessus montrez-en les images , sinon moi je vais vous dire que j’ ai joué avec Charlie Chaplin dans le Dictateur et avec Yéhudi Menuhin et sa soeur Hepsiba .



              • jack mandon jack mandon 31 octobre 2010 13:30

                Salut capitaine,

                Avec Yéhudi, je ne crois pas, même pas dans le rôle de sa sœur.

                A moins que ce ne soit dans la sonate « Loup de mer » pour violon et scie musicale ?

                En revanche, dans le dictateur, je vous ai reconnu, c’est vous qui montiez au rideau !

                oui souvenez vous après l’explosion du monde en forme de ballon.

                Attention capitaine j’épie vos « frasques et attrapes »


              • brieli67 31 octobre 2010 14:49

                Toujours aussi gniangnian le gourou youngien !!

                étymologie de son patronyme serait Mann qui............ha ha ha ha
                il se compose son personnage... LE BONHOMME ;

                mais en langue d’oc ..... 
                Jan- Gaysse... cad vulgo CHant-Glaude dirait dans sa langue « dresseur d’osiers et de saules »

                Curieusement le public du « sage » : ceux qui ont poussé jusqu’au certificat et encore....


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 31 octobre 2010 15:12

                Entra en scène l’ alcoolique à Morice j’ ai nommé Brieli fils de Germaine qui a sué sang et eaux perdues pour son fils ingrat se répandant en gargouillissements onomatorthopédiques mongoliques  pneumoniques chroniques pulmonique ethylique bachi-bouzique tenant à peu-près ce langage : où suis-je , que fais-je ,  dans état j’ erre ? 


              • brieli67 31 octobre 2010 15:42

                gANZ SCHLEMMM le Jean_Claude l’ex pilier du BArarats.....

                MAIS wouille tu connais la star Gottschalk un simili Drücker des chaînes allemandes


              • morice morice 1er novembre 2010 08:26

                débiel profond vous êtes, débile profond vous resterez, Rocla.


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 31 octobre 2010 13:59

                Salut Jack , 


                J’ aime bien vous adresser la parole car vous ne la filtrez pas au tamis de la boursouflure .
                La musique , les sons , le bruit du vent dans les feuilles , l’ air remué par un son d’ orgue dans une église , le premier babil d’ un tout petit enfant sont des émotions si indescriptibles que d’ en faire motif de dissension est futilité .

                L’ article de Fergus nous faisant connaître un artiste inconnu est de bonne pédagogie et on est tous avides de savoir ce qui c ’est passé au cours des siècles dans toutes sortes de domaines .

                De là à vouloir imposer un quelconque point de vue dans la hiérarchisation de l’ esthétique , de la combinaison des sons , des couleurs d’ un tableau , d’ une lumière dans un théâtre ou simplement du saut du guépard ....

                Dans le domaine de la cuisine certains aiment les haricots d’ autres les petits pois . Il en va de même pour la musique restant un assemblage  de sons en habit de dimanche . 


                Bien à vous et bon dimanche .

                ps , vivent les frasques et attrapes !




                • brieli67 31 octobre 2010 15:06

                  alors Chant Guesse.. tu titilles ce dimanche.... GODWIN ,

                  Leur père désoeuvré louait leur « château » au clan Jude Menuhin
                  et logeaient à l’annexe du cocher et du petit personnel....

                  Le père était de la force commerciale de l’Abbé Chaupitre... et ses almanachs.
                  Une affaire à la L’Oréal....

                  D’aucuns te détailleront les frasques du batteur Alain...


                  • brieli67 31 octobre 2010 16:06

                    Quand même Morice...

                    JM GOTTSCHALK noir et américain ?????

                    Louis Moreau Gottschalk naquit à New-Orliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiins d’un père juif allemand et d’une créole blanche originaire de Haïti

                    source wiki avec photo anthropos- métrique

                    même pas métisse.... comme la société Dumas & Fils & Nègres....

                    Un autre Grand ..... des « sauteries » à toutes les cours royales et princières
                    grand connoisseur de la musique légère et dansante :
                    le gendre de Franz Liszt : le saxon Richard von Wagner.


                    • Fergus Fergus 31 octobre 2010 16:26

                      Salut, Brieli.

                      Ce n’est pas Louis Moreau Gottschalk que Morice a décrit comme noir et américain, mais Scott Joplin.

                      Bonne journée.


                    • Fergus Fergus 31 octobre 2010 16:38

                      A propos de Gottschalk, l’intégrale de son oeuvre pour piano a été publiée chez Hyperion. Et si certaines de ses pièces rappellent le romantisme de Chopin, d’autres portent déjà, comme l’a souligné Morice, la musique de Joplin en germe, notamment certaines de ses polkas et mazurkas.


                    • brieli67 31 octobre 2010 17:04

                      Si les grands musicologues le disent ....... et la presse spécialisé le diffuse.

                      pub pub pub pub pub pub

                      les Roman- Jazz d’Alain GERBER

                      • 2001 : Chet
                      • 2002 : Louie
                      • 2004 : « le roi du jazz » histoire de deux amis de couleurs différentes
                      • 2005 : Charlie
                      • 2005 : Lady Day : histoire d’amours
                      • 2007 : Paul Desmond et le côté féminin du monde
                      • 2007 : Miles (Miles Davis)
                      • 2009 : Blues
                      • 2010 : Insensiblement (Django)

                    • morice morice 1er novembre 2010 08:27

                      pensez aussi à Philippe Adler, mon maître.


                    • brieli67 2 novembre 2010 18:23

                      le PA fallait pas trop l’évoquer !!

                      http://www.bide-et-musique.com/song/2423.html

                      Quelle plume ! sous-doué ... de la slama de Claude Zidi
                      Pas pour t’offenser,rater l’exhubérante Clémentine !! 
                      Not’ *** Disciple Chant-Glaude de la société Macarons en foire d’Alsace
                      sans trop d’efforts nous pond de la fiente de caniveau bien plus étincellante.

                      Rock & Folk, issu de Jazz Hot de Ph. Koechlin .... qui devait être informé lui de tonton Charles
                      et de ses études matières imposées aux anches des Conservatoires en ce temps là
                      du hautbois même si d’amore c’est pas du sax !

                      Cette obstination maladive de descendre M. Portal t’as vu ses Prix ?? sa formation « classique »
                      à défaut d’être le giant génie c’est un expérimentateur et un bosseur hors-pair.

                      regarde donc sur Wiki

                      quote : il faut traduire ?

                      „Ich will kein Stan Getz sein, der sich drei Sklaven nimmt, damit sie ihn – natürlich sehr gut – begleiten. Ich will Musik mit Typen machen, die sich verstehen, die spielen.“

                      Michel Portal-


                      R & F une cover de SLC en sens inverse et que des vulgarisateurs vulgargarisaient.

                      Au royaume des aveugles.....


                      Un super livre de jeunesse de A. Gerber vous attend

                      1984 : Une rumeur d’éléphant

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