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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Paradise Garage, Clip-Fable Electro

Paradise Garage, Clip-Fable Electro

Le Vendredi 7 septembre est paru, sur Youtube, un petit clip. Jusque-là, rien d'extraordinaire, il en apparait tous les jours, des comme ça. Par dizaines ou même par centaines.

Pourtant, celui-ci mérite peut-être un coup d'œil particulier, tant il semble avoir ce désir de se détacher de la masse. La volonté première d'un clip, c'est avant tout de mettre en avant une chanson et son compositeur, en respectant un système de codes très hollywoodiens. Généralement, le temps de la chanson ne permets pas de proposer une histoire à l'auditeur-spectateur, on se contente donc de faire bêtement danser les gens dans une boite de nuit ou dans une grande fête, où il se passe quelques anecdotes sitôt passées, sitôt oubliées.

Etonnamment, le cocktail fonctionne pour beaucoup, puisque le nombre des vues peuvent dépasser les dizaines de millions en quelques jours, nombre relatif à la célébrité de l'auteur de la vidéo ou du compositeur de la chanson. Comme toujours, c'est le combat entre la quantité et la qualité, et le spectateur attentif saura faire la distinction entre un clip "pour vendre et c'est tout" et un autre qui propose d'autres qualités.

"Paradise Garage" est une composition électro, style musical qui cherche encore souvent son public. Et il y a l'électro commerciale, qu'on entends d'une oreille distraite dans son hypermarché le samedi après-midi, et l'électro plus underground qui nous fait sursauter à la seconde où les notes percutent nos tympans. "Paradise Garage" se trouve à mi-chemin : loin d'être suffisamment commerciale pour envahir nos rayons, et pas underground au point de faire fuir les néophytes.

Le clip respecte cette ambivalence, et va même jouer sur les sentiers battus des codes de construction pour mieux s'en détacher par la suite. L'ambiance de départ est la même : on suit cette jeune fille qui se prépare pour sa soirée en boite, où elle retrouve son amie, où les gens dansent et oublie la crise du dehors. Le cliché est poussé au paroxysme de cet homme qui lui offre même un verre, à peine est-elle arrivée. Mais cet homme s'avère être un parfait goujat, et c'est de ce constat que le scénario prend tout son sens, et se défait des codes habituels du clip musical. On assiste par la suite à une série d'évènements qui prennent la forme d'une fable, doublée d'un message préventif. Joindre l'utile à l'agréable, en somme.

Quand on y regarde de plus près, et qu'on oublie le scénario pour se concentrer sur la mise en scène et le travail de réalisation, on constate que, pour le coup, rien (ou si peu) n'est fait dans les normes de la production : peu de moyens, des acteurs amateurs mais dévoués, et pourtant la qualité finale est non négligeable...

Il faudra noter tout de même la provocation du DJ qui se fait appeler Merci Fucking Beaucoup, et va en jouer jusqu'à la fin du clip. Pourtant, il n'apparait jamais directement face à l'écran, préférant assumer sa part d'ombre et laisser la place aux performances des acteurs.

En plus de proposer cette fable à caractère préventif, la vidéo peut nous engager à se poser des questions sur les comportements sociaux borderline auxquels nous sommes tous un jour confrontés. Comment réagir alors ? Un début de réponse nous est donné ici : être avant tout attentif !


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