• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Paris : une citadelle oubliée

Paris : une citadelle oubliée

Dès que le soleil repointe son nez, que l’air se fait plus chaud, prémices d’un été annoncé, les Parisiens s’élancent au coeur même de la capitale comme à l’assaut d’une citadelle oubliée.

medium_carte_paris.gifAbsorbés par le quotidien, nous finissons par ne plus voir cette ville, "notre" ville ; certes, nous la connaissons mais, parfois, nous ignorons par exemple que le passage et la rue les plus étroits sont respectivement le passage de la Duée, et la rue du Chat qui pêche, medium_rue_du_chat.jpgque la rue la plus courte est la rue des Degrés, que la plus longue est la rue de Vaugirard, que l’avenue la plus large est l’avenue Foch et que la longueur du boulevard des Maréchaux est de 33,7 km. Que les rues étaient au nombre de 853 au temps de Louis XIV, et que l’on en dénombre aujourd’hui plus de 5400.

Saviez-vous que jusque sous le règne de Louis XVI, le tracé des rues de Paris était calqué sur d’anciens sentiers ou d’anciens chemins. C’est à cette époque que l’on décida d’ouvrir des rues en les perçant au travers des terrains privés. C’est sous Philippe Auguste que fut décidé le premier pavage. Les rues d’autrefois étaient sombres et boueuses avec un caniveau unique placé en son milieu. A la place des trottoirs, il y avait des bornes latérales servant de protection aux piétons. Il faudra attendre 1805 pour voir les bornes remplacées par les trottoirs et le caniveau central supprimé. Le nom des rues n’était pas affiché. Les premières plaques seront posées en 1728 et la numérotation des maisons verra le jour en 1806. Les rues de Paris étaient alors érigées d’enseignes : on habitait ainsi la Grosse Bouteille (impasse de la Grosse Bouteille dans le 18e). medium_magasin-boutique-enseigne-insolite-huy-830650.jpgDe nombreuses rues ont gardé ces noms évocateurs comme la rue de Venise, la rue du Coq Héron, la rue des Oiseaux, la rue Plat d’Etain, la rue de la Perle, et tant d’autres encore.medium_image038.jpg Sous Philippe le Bel, la nuit venue, Paris n’avait que trois sources de lumière : le Grand Châtelet, la tour de Nesle et le cimetière des Innocents. C’est en 1662 que l’abbé Careffe fit adopter un éclairage mobile. Des porteurs, munis de flambeaux de cire ou de lanternes à huile, accompagnaient les passants. En 1791, Lebon invente le gaz d’éclairage et c’est en 1829 qu’aura lieu le premier éclairage d’une voie publique.

A la place de la rue des Innocents (1er), et du square du même nom, s’élevaient le cimetière et l’église des Saints Innocents au Xe siècle : plus de 2 millions de Parisiens y furent enterrés. En 1786, on transfera les ossements à la Tombe Issoire, baptisée alors Catacombes. On raconte que lors du terrible siège de Paris par Henri de Navarre, en 1590, les Parisiens fabriquèrent une farine à pain avec les débris humains. La fontaine, elle, date de 1550 et se trouvait rue St-Denis, mais lors de la suppression du cimetière, elle sera transportée à sa place actuelle, où se trouve aujourd’hui le Forum des Halles.

Face au n° 11, rue de la Ferronnerie, il y a une plaque encastrée dans la chaussée : elle porte trois fleurs de lys. C’est à cet endroit que le 14 mai 1610, le carrosse d’Henri IV fut immobilisé et que Ravaillac blessa mortellement le roi.medium_Hdf1960_34CHenriIV_WEB.jpg

Au n° 17 de la rue Hérold se trouve l’emplacement de l’hôtel où Charlotte Corday descendit le 11 juillet 1793 : elle venait à Paris pour y assassiner Marat.

La rue de l’Echelle tire son nom de l’échelle dressée en ce lieu avant la Révolution. La justice de l’évêque y envoyait les maris infidèles, les parjures et les profanateurs pour y être exposés au public.

Le passage des Panoramas (2e) tire son nom des vues peintes de l’Américain Fulton, qui procuraient aux spectateurs du début du XIXe l’illusion de visiter Londres ou Athènes.

La rue Vide Gousset tire son nom des vols qui s’y commettaient.

La rue du Croissant date de 1612 et doit son nom à une enseigne. C’est à l’angle de cette rue avec celle de la rue Montmartre, au café du Croissant, que fut assassiné Jean Jaurès, le 31 juillet 1914.

Le nom de la rue Beauregard vient de la vue qu’avaient jadis les habitants tant sur la capitale que sur la campagne.

Dans le 3e, la rue des Vertus doit paradoxalement son nom aux filles de joies qui la fréquentaient en 1546.

Si vous vous engagez dans la rue de Montmorency, arrêtez-vous au numéro 51 : c’était la maison de Nicolas Flamel. D’après ses étudiants, Flamel aurait possédé la pierre philosophale et c’est dans cette maison qu’il transformait le plomb en or.

La place de la République, ancienne place du Château d’eau, s’est formée de 1856 à 1865 sur l’emplacement d’un medium_enfp4.jpgbastion de l’enceinte supprimée sous Louis XIV. En 1883, la place fut dotée d’un monument de la République par Moricet. Ces travaux entraînèrent la destruction de la partie la plus animée du boulevard du Temple alors nommé boulevard du Crime du fait de la représentation dans ses théâtres de mélodrames, à l’image du théâtre des Funambules qui accueillait le mime Deburau sous la Restauration (immortalisé dans le splendide film de Carné "Les Enfants du paradis ").

Si vous vous trouvez rue du Petit Musc (4e), sachez que son nom vient d’une déformation de "pute y musse" soit "la pute qui y flâne", ce qui laisse à penser que cette rue, qui existait déjà en 1358, était alors un "val d’amour" à proximité du port Saint-Paul.

Lorsque vous empruntez l’impasse Guéménée, vous empruntez le "cul de sac du Ha ! ha !" en raison du marché aux chevaux qui était installé sur l’emplacement du palais des Tournelles.

Si vous vous arrêtez un instant au square St-Jacques, vous êtes dans ce qui fût le premier square de la capitale. Inspiré de ceux que l’on pouvait voir à Londres, le mot square vient néanmoins du vieux français "esquarre"

La rue du Figuier existe depuis le 13e siècle et se nomme ainsi à cause d’un figuier qui se trouvait au milieu du petit carrefour situé devant l’Hôtel de Sens. C’est la reine Margot qui le fit enlever car il gênait les manœuvres de son carrosse.

La rue Saint-Martin (4e) est, avec la rue Saint Jacques, la rue la plus ancienne de Paris : c’était la piste qui allait de Lutèce aux régions du nord. Elle tient son nom depuis le 11e siècle.medium_paris_bridges_pont_neuf_223088.jpg

Le pont Neuf (6e), contrairement à son nom, est le plus vieux de Paris. Terminé en 1607, ce premier pont de pierre sans maisons ouvrit un nouveau mode de relation entre la cité et son fleuve.

La rue du Regard (ex-Petit Chemin herbu) porte son nom actuel depuis 1667 dû à un regard adossé à une fontaine qui se trouve aujourd’hui sur la fontaine de Médicis au jardin du Luxembourg.

Le nom de la rue des Quatre Vents date du 17e siècle et lui vient d’une enseigne qui représentait des têtes d’amour soufflant vers les quatre points cardinaux.

Les origines de la rue du Bac (7e) remonte à mai 1564 : pour transporter les blocs de pierre venant des carrières de Vaugirard et destinées à la construction des Tuileries, il fut nécessaire de mettre un bac permettant la traversée de la Seine.medium_mysteres_de_paris.png

L’avenue Montaigne (8e), tire son nom du célèbre écrivain humaniste et cependant elle fut appelée l’allée des Veuves de triste réputation, surnom qui lui venait de ce que l’on pouvait rencontrer des personnes solitaires en quête d’aventures galantes. Cette avenue, mondialement connue aujourd’hui pour son luxe, était alors une allée fréquentée par des voleurs et des sans domicile fixe tels que les décrit Eugène Sue dans " Les Mystères de Paris ".

La rue Bleue (9e) date de 1714 mais son nom d’alors était la rue d’Enfer par opposition à la rue du Paradis qui la prolongeait. C’est à la demande de ses habitants, en 1789, qu’elle fut rebaptisée de son nom actuel.

Et enfin la rue Dupleix (15e) qui était, au XVe siècle, un chemin de terre de la plaine maraîchère de Grenelle conduisant au château de Grenelle. Sous la Révolution, ce château abritait une fabrique de poudre ; à la suite d’un accident, il explosera en 1794.medium_1bdhaussn1.jpg

Carosses et chevaux traversant notre bonne ville, quartiers huppés transformés en coupe-gorges, bacs remontant la seine, des ponts avec des maisons, des hommes, flambeaux en main, chargés d’accompagner les Parisiens. Les premiers réverbères, et les premiers omnibus du 19e, et la brique, le zinc, le verre, le fer et enfin le béton remplaçant la pierre de taille, le calcaire grossier et le gypse ou le plâtre qui formaient l’essentiel de l’architecture d’alors. Le café Procope qui attirait les beaux esprits et offrait une nouvelle boisson venue d’Orient, le kahwa (café) stimulante pour l’esprit. Voltaire, Rousseau, Marat, Danton, Bonaparte, Desmoulins, Robespierre, Talleyrand et puis Musset, George Sand, Gambetta, Verlaine et Mallarmé. Tous l’ont fréquenté à un moment ou à un autre.medium_vian.jpg Le café de Flore transformé en salon littéraire grâce à Sartre et Beauvoir et les caves de St-Germain résonnant de la trompette de Boris Vian et de " Liberté ! Liberté ! " chantée par Juliette Gréco.

Paris qui n’en finit pas de faire rêver les êtres du monde entier, mais qui ne fait plus rêver les Parisiens eux-mêmes. Il y a ceux qui donneraient tout pour y venir et ceux qui ne rêvent que de quitter cette citadelle anémiée. Les auteurs maudits vinrent y trouver refuge se contemplant dans le miroir aux alouettes que leur tendait la capitale. Beaucoup y sont morts : excès de rêves ? Ou bien désenchantement fatal ? Paris qui peu à peu a grignoté notre part d’insolence qui nous rendait si talentueux.

Il flotte comme une légère mélancolie sur Paris lorsque nous revient en mémoire le texte de Francis Lemarque : "... Paris qui s’est mis en colère, A fait trembler la terre, Par la voix de Gavroche, Paris qui n’a pas oublié, Se souvient de tous ceux, Qui lui ont tout donné, Paris même s’il a pris du ventre, A gardé sa jeunesse, Il en a à revendre, Paris se retrouve partout, Et les gens de partout, Se retrouvent à Paris."


Moyenne des avis sur cet article :  4.45/5   (22 votes)




Réagissez à l'article

40 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 15 juin 2007 10:09

    Super cette promenade dans le temps à l’époque des mystères de Paris ..

    Si la rue du chat qui peche est la plus étroite , c’est normal , du moment que la tête d’un chat passe , le reste du corps suit ! ils auraient pu mettre une chattière smiley


    • Frankie Frankie 15 juin 2007 10:19

      Pas de chatière, pas de souris smiley


    • caramico 15 juin 2007 10:37

      15 années passées en région parisienne,15 années de travail et de contraintes quotidiennes, et pratiquement aucun bons souvenirs.

      Puis depuis que nous sommes en province, nous avons pu apprécier lors de courts séjours consacrés exclusivement au farniente et à la découverte cette ville extraordinaire que vous décrivez historiquement si bien. Merci de nous avoir donné l’envie d’y retourner.


      • bulu 15 juin 2007 11:22

        28 ans passes a Paris, des bons souvenirs, mais pour rien au monde je retournerais y vivre. Par contre quel plaisir d’y retourner en touriste.


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 15 juin 2007 10:37

        Quelle lecture pour un étranger comme moi qui repasse dans ses mémoires les plus beaux souvenirs de voyage. Ou bien vous habitez les lieux ou bien les lieux vous habitent. Tout exulte dans votre invitation au voyage. Descriptions minutieuses et lumineuses, vieilles pierres qui se fatiguent au passage des piétons, anecdotes et petits secrets historiques, cris et chuchotements. Jubilatoire. Je m’arrête ici. À trop encenser pourrait dénaturer le récit en lui-même. Excellent.

        Pierre R.

        Montréal (Québec)


        • Frankie Frankie 15 juin 2007 11:00

          Un grand bonjour Quebec si cher à mon coeur. Et bonjour à la Province. La formule rêvée : revenir pour de courts séjours, et y apprécier ce que l’on finit par ne plus voir lorsque l’on y vit.


          • jakback jakback 15 juin 2007 11:43

            Superbe, parisien de 4ème génération, vous m’avez permis de découvrir des bouts d’histoire que j’ignorais, ce qui me permettra de voir Paris avec un autre regard.

            Un grand Merci


            • maxim maxim 15 juin 2007 13:23

              Paris,ma ville de naissance accidentelle en 1942 ..... mais du temps des vraies halles ,ce gigantesque merdier à ciel ouvert ,où il y avait plein de petits bistrots fréquentés par les forts,les marchands, les noctambules ,les bourgeoises venues s’encanailler,les putes qui nous connaissaient par nos petits noms avec mon pote Bebert ( celui qui est mort à la trentaine ,j’en avais parlé dans un fil),les soupes à l’oignon .... et la Coupole à Montparnasse ,où les veuves ,les divorcées,les femmes d’un certain âge venaient draguer le micheton ,pour une nuit sympa sans lendemain ,mais on était des tas de mecs à tirer la langue comme des cons ,ça marchait pas à tous les coups ,mais j’ai eu des coups de bol par moment ..... si ça avait pas marché on fillait aux putes ,mais c’était pas pareil,nous notre fantasme à l’époque c’était de se trouver une femme mûre ,un peu cochonne qui nous apprenait des trucs ....

              et puis le Pigalle d’autrefois ,avec Madame Arthur et les spectacles travelos ,les boxons avec néons et pleins de filles dans les rues,les Américains bourrés qui clacquaient leur oseille dans les bars à hôtesse ......

              tout ce Paris ,ce vrai Paname ,il est resté dans ma tête ....

              merci pour l’article bien ficelé .......


              • Paradisial Paradisial 15 juin 2007 22:59

                Très bel article.

                Ça flane et ça se promène, allégrement, au grès des recoins et au grès de l’histoire.

                Paris ne peut se savouer qu’en touriste. Y vivre par contre est infernaaaaal.

                Un très très petit hic par contre dans le texte :

                  « Boulevard des Maréchaux est de 33,7 km ».

                Euh ! smiley Quand même. smiley

                Il faudrait faire un peu de vélo pour pouvoir apprécier combien 33,7 km feraient de longueur.


                • Frankie Frankie 16 juin 2007 01:41

                  Mon plan est formel 33,7 smiley Si quelqu’un peut nous départager ?! A-t-on idée d’aller faire du vélo sur les maréchaux ! smiley


                • Paradisial Paradisial 16 juin 2007 12:14

                  Frankie,

                  Il me semblait saugrenu que Paris contienne un boulevard d’une longueur de 33,7 km. Tous les boulevards du monde sont à peu prêt semi-linéaires (Paris n’a pas cette largeur). De plus je ne me souviens pas connaître un boulevard se nommant Le Boulevard des Maréchaux.

                  Finalement l’intrigue s’éclaircit.

                  En fait, Il y a des boulevards de Maréchaux, parcourant Paris dans sa périphérie intérieure, allant du 12ième Arrondissement jusqu’au 20ième ; en voilà la liste [Source : Wikipédia].


                • Frankie Frankie 16 juin 2007 12:54

                  Cher Paradisial

                  Les Maréchaux, nom que je leur donne depuis 26 ans que je suis à Paris et je ne dois pas être la seule, devraient être appelés, vous avez raison, « les boulevards des maréchaux ». smiley

                  Pour citer votre source, en l’occurence Wikipedia : lorsque vous tapez longueur des Maréchaux, vous tombez sur la description des périph. extérieurs et intérieurs et les boulevards des Maréchaux (considérés comme des « boulevards urbains »), au passage, j’adore l’intitulé « boulevards urbains » : « je m’en vais faire du vélo sur les boulevards urbains... » ; C’est quand même plus sympa que « je m’en vais faire du vélo sur le périph intérieur... » smiley

                  Le périph extérieur est circulaire, d’une longueur de 35,04 km, (mesure prise sur le terre plein central) et fait le tour de la capitale française. On peut donc dès lors se fier aux 33,7 km pour les boulevards des Maréchaux (ou périph intérieur), car je ne parlais pas de leur largeur smiley

                  Et comme je suis sûre que nous n’en avons pas fini tous les deux, je vous dis à plus tard smiley


                • Paradisial Paradisial 16 juin 2007 14:44

                  Chère Frankie,

                  Merci pour le propos.

                  Sinon un ou deux petits détails. Je n’avais pas moi non plus fait quelconque allusion à la largeur des boulevards, mais à la largeur de Paris même, insinuant que je ne pouvais point imaginer UN boulevard de 33,7km, linéaire de plus, traverser la capitale.

                  Une longue voie circulaire de 35,04 km ne peut être appellée que périphérique ; les maréchaux quant à eux sont en effet des boulevards.

                  Quant au fait de s’y promener, je préférerais que l’on dise « faire un tour de vélo sur les maréchaux » à la place de « boulevards urbains », car jusqu’ici il n’y a pas de boulevards rureaux (même si...).

                  Je vois que vous aussi vous êtes une inconditionnelle du vélo.

                  Une excursion dans les parcs limitrophes de Paris serait largement plus savoureuse que sur les maréchaux, sauf si on voudrait jeter des œillades sur les costumes de la capitale plutôt que de profiter avec impétuosité des charmes exultants de la nature.

                  Vous n’êtes pas la seule à appréciez apparement le génie de Monsieur Jean-Pierre Petit. smiley C’est un personnage assez décalé, de culture largement pluridisciplinaire. On a cesse de découvrir d’intéressantes choses avec lui. Je ne cautionne pas par contre ses histoires d’UFOlogie, ni celles de rencontres de troisième type (quoi que fictives). J’ai remarqué que vous n’aviez pas mis d’URL.

                  Amine Maalouf est un excellent auteur poète.

                  Je vois que vous appréciez un certain Proche-Orient.

                  A la beauté enivrée du style d’ « Omar El Khayyam » je préferais la splendeur particulièrement enivrante et philosophique d’« Al Ghazâli » et de sa plume fort romancée.

                  Votre article « Le no man’s land de l’alcool » est un beau chef-d’oeuvre (zéro notes négative, très mérité).

                  J’ai jamais bu la moindre goutte d’alcool. smiley Je m’énivre de la vie, et elle s’énivre de moi, sans Omar El Khayyam. smiley


                • Paradisial Paradisial 16 juin 2007 14:46

                  J’ai pas dit Moyen-Orient. C’était pas nécessaire. smiley

                  Bien à vous.


                • Frankie Frankie 16 juin 2007 15:16

                  Cher Paradisial,

                  Serions-nous parvenus à une sorte de « consensus » ?! Quelle joie ! smiley

                  Suis plutôt adepte de la course à pied, mais bientôt Paris va nous offrir des stations de vélo, je pourrai ainsi allez vérifier par moi-même le km exacte des Maréchaux smiley

                  Je suis flattée que vous soyez allé sillonner mes routes parallèles de l’info : j’ai un faible pour JPP et j’ai en horreur la façon dont nous tentons de discréditer les hommes qui tentent de nous faire voir les choses différemment, simplement parce que cela ne répond pas à la pensée d’un certain lobby scientifique (je ne parle pas ici d’Ufologie, d’autre sujets chez ce scientifique exilé sont bien plus passionnants. Sa lettre à Nicolas Hulot est un petit bijou à lui seul sur les incohérences de nos verts défenseurs...

                  Quant à Omar « el Khayyam », je l’ai découvert sous la plume enchanteresse d’Amin Maalouf et nous devrions tous nous souvenir en ces temps troublés de sa phrase : « Quand on a vécu au Liban, la première religion que l’on a, c’est la religion de la coexistance ».

                  Vous l’aurez compris : je suis allergique à la « haine » sous toutes ses formes ! smiley


                • Paradisial Paradisial 16 juin 2007 15:50

                  Chère Frankie,

                  Le consensus, c’est aliénation joyeuse [Jean Bothorel]. smiley

                  La haine est le refuge des étroits du coeur et de l’esprit.

                  Vous êtes admirablement pourvue de ces deux organes ; très très somptueusement. smiley


                • bbpaname 18 juin 2007 16:39

                  A la radio, tous les matins de la semaine, un gentil animateur nous informe du trafic parisien si la FM est locale : Sur le périphérique extérieur avec Paris à votre gauche, trafic fluide, sur le périphérique intérieur avec Paris à votre droite, bouchon sur 3,5 km, veuillez empruntez les boulevards des Maréchaux à la Porte de ... et voilà comment distingue-t-on le périph’ extérieur du périph’ intérieur et des Maréchaux ... Bonne journée à tous et rdv dans 20 minutes pour l’actualisation du trafic parisien !


                • Frankie Frankie 18 juin 2007 16:46

                  Sympa BB d’avoir clarifié la situation : en relisant, je me disais « que de confusion » et, soit dit en passant, je n’engage personne à aller faire du vélo sur le périph smiley il y a donc bien un périph extérieur et un intérieur connus des automobilistes et des motards et les Maréchaux où l’on peut « véloter »... smiley


                • moebius 15 juin 2007 23:53

                  « Paris n’est qu’un tas de pierre » (citation d’un de mes prof d’archi) Ce qui est plaisant en ville c’est d’imaginer le relief de sa campagne, sa réalité physique, ses collines ,ses vallées, ses fleuves qui ont determiné sa forme construite. Alors quand « la ville » n’est plus qu’« un tas de pierre », elle m’appartient et je peux comtempler sans crainte ces merveilleux nuages qui passent au dessus de ces horribles et sombres rue. Toujours un morceau de ciel dans les rues et les couloirs étroits de Paris, toujours...


                  • moebius 15 juin 2007 23:57

                    Et quand il pleut des trompes sur Paris et qu’il y a tempete alors là c’est le ravissement


                  • pixel pixel 16 juin 2007 12:27

                    Les villes sont un tas de pierre de la même façon qu’un livre est un tas de mots. De la pierre à la ville, chaque niveau et leur ordonnancement nous instruit sur la société qui les ont produit.Bref l’architecture est le grand livre de l’Histoire dont la rédaction à commencé bien avant l’invention de l’écriture.


                  • armand armand 16 juin 2007 11:30

                    Merci de ce poème parisien. A la différence de nombre de mes amis, désespérés par le saccage de vastes pans de la ville et sa transformation en ’gated community’ pour bobos friqués, j’arrive toujours à glaner ici et là des échos merveilleux quoique doux amers de plus de trente ans de Paris. Hier en passant devant Beaubourg je songeais à l’incroyable labyrinthe de ruelles qui irriguaient jadis la rue Saint-Martin, aux noms oubliés : Maubuée, Beaudroierie, Jabach, à la pauvre petite rue de Venise dont la moitié des maisons sont tombées lors des excavations du centre Pompidou. Il s’agissait, en 1920, d’un des quartiers à plus forte densité du monde, et sur les murs lépreux de vieilles demeures du XVIIe-XVIIIe on relevait encore, paraît-il, les traces de balles des émeutes de 1832 (célébrées dans les ’Misérables’). Hélas, la dédensification obsessionnelle des édiles a fait le vide, comme en d’autres lieux du Vieux Paris (environs de l’Hôtel de Ville, par exemple). Et les promoteurs de l’ère Pompidou ont fait le reste, rasant les Halles et transformant tout ce quartier en lieu de sortie et de transit pour touristes et banlieusards : plus fappante encore que la destruction des maisons, la disparition de toute une population parisienne et de ses petits commerces. De cela, et de leur retour éventuel par voie d’incitations, de reconstructions à l’identique (ou presque) on n’entend piper mot du côté de la municipalité.


                    • maxim maxim 16 juin 2007 12:55

                      dans mon post plus haut,je parlais de ce qu’il y avait avant le quartier Beaubourg ,les anciennes halles ,le ventre de Paris ,la periode que j’évoque ,c’est celle des années 60 où jeunes gens rentrés de l’armée ,nous allions les samedis soir nous défouler et faire la fête ,et malheureusement presque tout a été foutu en l’air pour en faire le centre Pompidou ,et tout ce fameux quartier Beaubourg qui a bouffé tout ce vieux Paris avec ses vieilles maisons ses cafés,ses petits restos ,plutôt des bouis bouis ,fréquentés par les gens du quartier,par les gens des halles ,les prostituées ,le flic du quartier ,les lichtronards qui carburaient au gros rouge ou au petit blanc sec .....

                      il y avait de vieux commerces avec des enseignes peintes à la main ,plus que centenaires genre Maison Machin Père et Fils fondée en 1830 ,des vieilles boutiques aux vitres dégueulasses et aux peintures défraichies depuis des decennies ,des ruelles sombres qui sentaient la pisse ,la soupe au choux ,le graillon et on entendait des voix résonner ,souvent des engueulades d’ailleurs ......

                      les Halles la nuit ,c’était une montagne de légumes ,de fruits de fleurs ,il y avait les pavillons de la viande ,des fromages,poissons,beurre fromage et oeufs ,des camions partout ,les gens qui se faufillaient dans ce bordel gigantesque ,et le lendemain matin ,nettoyage total pour recommencer le soir ......

                      et puis avant le peripherique ,Paris avait une autre gueule ,mais il fallait s’adapter au modernisme .....

                      il y en aurait tellement à dire sur cette ville fascinante que j’ai parcouru en vélo adolescent dans les années 50,j’habitais à une vingtaine de km en banlieue sud ,c’était encore la campagne ,et en bande de copains on partait faire Paris à vélo ,c’etait économique ,sain ,instructif ,et il me reste les souvenirs ....


                    • armand armand 16 juin 2007 13:12

                      @Maxim

                      On trouve de belles évocations du quartier Beaubourg au début des années ’60 dans le romans de Claude Seignolle : ’La brume ne se lèvera pas’ Dans ’Delphine’ il donne une tournure plus fantastique aux lieux car il s’agit d’une jeune fille prise dans une faille espace-temps entre 1830-1930. Je trainais beaucoup dans ces rues à l’époque du ’Trou’ (donc déjà plus la belle époque dont vous parlez) - mais il y avait encore des coins pittoresques : le ’Camerone’, rendez-vous de vieux légionnaires, au coin de la rue de la Grande Truanderie. Il y avait aussi une jeune dame d’une famille aristocratique de l’Allier qui s’occupait d’une boutique d’antiquités juste en face de la Fontaine des Innocents (pendant ces quelques années où tant de magasins de primeurs sont devenus des brocantes). Je passais mes après-midis à essayer de la séduire mais selon toute évidence soit j’étais trop jeune, soit elle aimait trop son mari...


                    • Frankie Frankie 16 juin 2007 13:21

                      En tout cas , Armand, une chose est sûre, vous savez « voir » Paris, merci pour ce regard. smileyOn peut en effet, regretter un tas de mesures prises ci et là.

                      Me concernant et de façon plus général, c’est l’acharnement qu’il y a à vouloir camoufler la misère qu’il y règne ou de la repousser le plus loin possible de façon à ce qu’elle ne gêne pas les touristes et ne révèle pas l’incompétence des pouvoirs successifs à l’endiguer. Quant à la crise du logement, dans mon arrondissement, dans un périmètre de vingt immeubles gérés par un organisme social d’Etat que je ne nommerai pas, il y a plus d’une dizaine de logements vides et qui le sont depuis plus de deux ans et qui le resteront probablement encore. Constat amer lorsque l’on sait le nombre de gens qui sont à la rue, sans parler de ceux qui travaillent et n’ont pas de logement... Certains diront que de la misère, il y en a toujours eu dans les grandes citadelles, j’espèrais juste qu’en ce siècle « évolué », il y en ai de moins en moins...


                    • Paradisial Paradisial 16 juin 2007 14:55

                      Un grand bonjour à Armand, plein de révérences.

                      Merci d’avoir restauré avec Maxim une part de l’image de l’Ancienne Médina de Paris.

                      Avec votre culture singulière, vous devriez bien connaître certaines de ces anciennes Médina de l’Orient, mystérieuses voire fades de l’extérieur, mais somptueusement et traditionnellement belles à l’intérieur.

                      Un vrai Sinbad cet Armand. smiley


                    • armand armand 16 juin 2007 16:13

                      Bonjour Paradisial,

                      La grande ville marquée par les générations qui s’y sont succédées est en effet mon ’habitus’ de prédilection, je n’y puis rien, les plus grandes splendeurs de la nature n’arrivent pas à m’émouvoir de la même façon. Il me vient la distique d’un poète urdu, sans doute Mir Taqi Mir, ’Ne nous confondez pas, nous autres, fous des villes (shahr-e-divanii), avec les amants du temps jadis/Majnun habitait le désert, Farhad les hautes montagnes.

                      Parmi les médinas d’Orient, mention spéciale pour celle de Fez - en particulier, une petite rue occupée d’un côté par le palais semi-abandonné d’une princesse ; à la tombée de la nuit on arrive à la longue et sinueuse rue commerçante où les lumières des échoppes viennent de s’allumer comme des lucioles. Tout près, le riad délabré d’un ami, héritier d’une vieille famille désargentée, qui vend chez lui tout un stock d’habits de soirée en compagnie d’un paon qui se promène en liberté dans toutes les pièces.

                      On pourrait se croire à Delhi avant la funeste partition, dans le quartier des mohallas, mais les fanatiques de pigeons feraient défaut. Ou même, j’imagine, dans le Marais au XIXe siècle. Les premières fois que j’ai séjourné à Istanbul il y avait, pour moi, quelque chose de familier dans les quartiers délabrés de Péra (en cours de gentrification accélérée à l’heure qu’il est), et c’est quand je suis revenu à New York, au Village, où on me trimballait d’appart en appart et de bar en bar quand j’avais moins de cinq ans, que j’ai compris. Architecture, patine, odeurs, tout y était. Il est vrai que toutes ces villes fabuleuses permettent une association lancinante entre rue, porte, fenêtre, quartier, et enfance, amours passés.

                      La belle chanson du troubadour country tuberculeux, Hank Willians, « Never again will I knock at your door » me fait penser invariablement à un énigmatique ghazal de Mirza Ghalib : Mes pensées s’élancent encore vers ta rue ; Mais un coeur y a été perdu, je m’en souviens encore/ Quel désert maintenant !Mais le voyant, tel qu’il est, je me souviens de ma demeure/ Dans mon enfance, je m’apprêtais à lancer un pierre sur Majnun ; Mais j’ai pensé soudain à ma propre tête.

                      Je suis sûr, cher Paradisial, que vous saisissez le poignant de ce dernier vers.


                    • Frankie Frankie 16 juin 2007 16:47

                      Paradisial, vous m’avez fait rougir !!! smiley

                      Armand, pardonnez à l’auteur de venir s’immiscer dans vos échanges avec Paradisial, mais vous venez de m’embarquer dans un voyage des plus exotiques et je vous en remercie : couleurs, odeurs, son , tout y était... smiley


                    • maxim maxim 16 juin 2007 17:19

                      tiens c’est curieux Paradisial ,vous évoquez Sinbad et dans ma voiture j’écoutais Shéherazade en cd .....


                    • Paradisial Paradisial 16 juin 2007 18:36

                      Cher Armand,

                      Je puis bien comprendre votre regard, avec cet « oeil du temps » (ou rivé sur le temps), plus fasciné par les empreintes des Hommes laissées dans l’Histoire, sur ses immémoriaux empans et ou à travers ses vestiges et reliques encore vivants.

                      Mon oeil de ce côté là n’est pas assez bien mature que le votre. Pour autant, concernant la nature, je puis vous dire que mon regard ne tend plus seulement vers l’exultation banale et ordinaire, mais vers l’exaltation sage et réfléchie, émanant tant du coeur que de l’esprit. Dès lors, partout où il se pose, il parvient à cerner l’empreinte divine dans la création.

                      Un jour du Ramadan, alors que j’attendais le crépuscule au parc de Vincennes, j’avais larmoyé délicieusement en admirant de très très près une poule d’eau plongeant au fond du lac, se nourissant de feuilles décomposées.

                      Son plumage très noir me permettait d’admirer à chaque moment où elle faisait surface les gouttes d’eau glissant sur son pennage comme des gouttes de mercure fileraient sur une lisse surface de marbre (j’en avais cassé des thermomètres étant enfant). Et dès qu’elle replongeait dans sa quêtte, je la remarquais évoluer admirablement dans l’eau, enchassée dans une étonante combinaison d’air, taillée sur mesure, qui la maintenait hermétiquement isolée de son milieu aqueux.

                      Je ne m’étais jamais par le passé soucié de savoir ce que mangeaient les poules d’eau ; mais cette fois-ci je remarqua que c’étaient des feuilles d’arbres, décomposées (par l’effet catalyseur d’une eau verdâtre, riche d’algues, de champignons et de bactéries).

                      Cette alternance de vues m’intorloqua : comment un animal pareil, ausi banal puisse-t-il être (c’est loin d’être le cas), voué à évoluer dans les cieux, en était-il parvenu à se doter de moyens lui permettant d’évoluer également sous l’eau ? Comment pouvait-il s’acquérir et développer par lui-même tout un attirail de moyens pour faire l’aviateur et le sous-marinier en même temps ?!!

                      • ossature légère mais robuste ;
                      • plumage adapté au vol comme à la nage ;
                      • glandes sudoripares assurant une étanchéité parfaite dans l’eau, et une pénétration fluide de l’air, les plumes et leurs micro-structures s’enchassant entre elles sans aucun contact visqueux ;
                      • poumons complexes, assurant - comme chez tout oiseau - une respiration continue (largement différente à celle à deux cycles, commune aux poissons et aux mammiphères) ;
                      • pupilles adaptées à la vue l’air libre comme à la vue sous-marine ;
                      • pattes palmées ;
                      • immunité antibactérienne ;
                      • immunité thermique aux variations de chaleur ;
                      • orientation astrale ;
                      • orientation électromagnétique ;
                      • .....

                      Je ne cessais de méditer l’état de cet être si habile et fragile, qui barbotait splendidement dans l’eau tout en m’ignorant.

                      Tous ses traits qui s’exhibaient devant mon regard un instant nonchalant me paraissaient cette fois-ci pleins d’ingéniosités, simples et complexes à la fois.

                      Cette simple poule d’eau oh combien elle narguait mon intelligence.

                      De quelle école des mines pouvait-elle être diplômée ? pour en sortir ainsi, si douée et narquoise ?! bravant avec sa complexe simplicité la simplicité complexe et arrogante de l’Homme ?!!

                      De toute évidence, elle ne pouvait se doter d’elle-même d’autant d’attributs, par son simple désir et volonté.

                      L’Homme n’a pas pénétré l’espace et exploré les profondeurs des océans parce qu’il l’ait simplement désiré. Il lui a fallut évoluer tout au long d’une lente histoire cognitive et empirique (jonchée de sang, d’embuches et d’échecs) pour pouvoir y parvenir, de façon consciente et volontaire.

                      Mais cet animal là, oh que non. Personne d’ailleurs n’aurait pu le tenir au courant que l’air peut transporter des corps, même pas les feuilles d’arbres, pour songer à le conquérir.

                      Dans son espèce il n’y eut pas des savants. Et son cerveau n’est pas à même capable de cerner la moindre notion élémentaire d’une quelconque discipline scientifique.

                      Une poule ordinaire ce n’est pas parce qu’on lui jetterait des graines dans un lac qu’elle irait les picorer dans l’eau, comme un poisson péroquet !

                      On ne plonge pas dans l’eau quand on est inapte physiquement à y évoluer dès le premier instant ; même l’homme ne fait pas cela.

                      Etc, etc, etc.....

                      Tout en continuant à admirer cette fameuse poule, je sentai bruquement une délicieuse larme s’écouler par dessus ma joue : j’étais en train de voir les empreintes de Dieu dans sa création. J’avais pas besoin de voir Dieu ; ses empreintes étaient là, devant moi.

                      Mon regard cette fois-ci n’était pas fade, ni nonchalant.

                      C’est avec ce regard là que j’essaie d’apprendre de mieux en mieux à observer tout ce qui m’entoure.

                      Désormais partout j’essaie de scruter les empreintes de Dieu : dans la nature, mais aussi chez les Hommes, dans leurs visages, dans leurs différences, et dans leurs richesses.

                      Toutes les oeuvres mortes de l’Homme attirent relativement peu mon attention face aux chefs-d’oeuvres vivants et morts du Créateur.

                      La planète est une Sacrée Médina. Notre regard pourrait nous la montrer fade de l’extérieur. Si notre esprit y pénétre, tous nos sens ne peuvent que s’énivrer de ses riches facettes de ses multiples beautés.

                      Tout comme le riyade peut se retrouver enchâssé dans la ville, il est des riyades qui sont nichés dans les coeurs, qu’aller vers la nature permet de désencastrer. smiley

                      Comme le dirais un autre Majnun : Ne nous confondez pas, nous autres, fous de la nature. smiley smiley

                      La pierre de Majnun m’a agréablement atteint, et je la lui ai rendue. smiley

                      Toute mon amitié Sinbad.

                      Et un grand clin d’oeil à Frankie toute enluminée de rouge ; et à Maxim, le Chehrayar de Paris, qui est sa douce Shéherazade. smiley


                    • aurelien 16 juin 2007 16:57

                      Merci pour cet article qui me fait encore plus aimer la nature smiley


                      • aurelien 16 juin 2007 19:22

                        la nature... la vraie smiley


                      • aurelien 16 juin 2007 20:16

                        Here we go smiley


                      • ExSam 16 juin 2007 18:12

                        C’est une belle ballade du temps jadis, ici délivrée. Mais comme le dit Frankie, les singularités, les coups de coeur et de colère incarnés dans les plaques des rues de Paris, nous les regardons avec la distance amusée ou indifférente que provoquent les cartes postales.

                        A Paris comme ailleurs, n’habitons-nous plus nos villes ?..Tristes tropiques, ici comme là-bas.


                        • Frankie Frankie 16 juin 2007 19:47

                          Well done, Ex-Sam smiley smiley

                          Comme je vous comprends Aurélien smiley

                          Merci messieurs d’avoir amené un brin (que dis-je une flopée de brins) de poésie sur cet article, je n’en attendais pas moins de vous smiley


                        • prgrokrouk 16 juin 2007 20:29

                          Bien dit, ExSam


                        • ExSam 16 juin 2007 21:22

                          prgrokrouk

                           smiley


                        • prgrokrouk 16 juin 2007 20:31

                          C’est beau d’avoir su écrire cet article. Et d’avoir suscité des commentaires aussi beaux donne à ton article quelque chose de rare.


                          • Frankie Frankie 16 juin 2007 22:51

                            @ Prgrokrouk : smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès