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Partir à la recherche de l’or progressif : Il Cerchio d’Oro

Encore un enregistrement digne d’intérêt en cette année 2013 qui s’annonce comme un bon millésime pour le prog. Cette perle nous vient de Savone, ville moyenne de Ligurie pas très loin de Gêne. La mer et le soleil, bref, on peut s’attendre à une musique chaleureuse de la part des musiciens formant le groupe Il Cerchio d’Oro. Il se confirme que les vieux routards de la progressive attitude ayant sévi il a quarante ans sont encore en pleine possession de leurs électriques moyens. En fait, cette formation s’est constituée en 1974, alors que l’engouement pour les musiques sophistiquées amorce doucement son déclin causé par différents facteurs qu’on ne mentionnera pas, chacun pouvant imaginer de quoi il s’agit. Sous l’impulsion des frères Terribile oeuvrant à la rythmique, Gino aux percussion et Giuseppe à la basse, Cerchio d’Oro s’est constitué avec comme troisième protagoniste le claviériste Franco Piccolini. Un trio qui signe les compositions de ce troisième CD sorti en mai 2013, un concept album intitulé « Dedalo e Icaro ».

Seulement deux albums plus un autre composé de vieux enregistrements ? En fait, cette formation n’a pas été favorisée par le sort, ne pouvant éditer que trois singles entre 1977 et 1979, quand le prog était alors cette fois enterré provisoirement. A l’origine, cette formation se produisait en trio avant que ne viennent d’ajouter d’autres musiciens. Ensuite, quelques apparitions sur scène, avec des pointures du prog et une longue traversée du désert avant que le groupe ne se reforme en 2006, sans doute encouragé par la renaissance affirmée de ce genre, amorcée à la fin du millénaire et confirmée dans les années 2000. Ils ne sont pas les seuls à s’être reformés, surtout en Italie. Ce qui reste néanmoins singulier, c’est que le CD des chercheurs d’or paru en 2008 a permis de découvrir le groupe dont le talent se confirme avec ce second opus où figurent les cinq instrumentistes de la line-up originelle. Il n’y a pas de doute, ces sexagénaires assurent.

Côté musique, l’esprit des années 70 est largement présent. Contrairement au revival du psyché des sixties assez raté (dans les années 80 puis par la suite) le revival du progressif des seventies est flamboyant mais, me direz-vous, ce sont deux univers musicaux où le prog surpasse sans qu’il n’y ait photo et je vous le confirme. Cerchio d’Oro exécute du prog devenu assez classique, avec toutes les recettes du genre et notamment de savantes parties jouées au clavier conférant une atmosphère symphonique à ces petites pièces musicales où la mélodie n’est pas absente et qu’on prend franchement plaisir à écouter. Des compositions en apparence anodines mais dont les détails sont livrés lors des écoutes successives. Une musique pétillante et en couleurs comme peut l’être l’Italie que nous aimons. Les références, disons qu’on accroche rapidement car on retrouve d’emblée un style très connu, celui de PFM, légende du prog italien. Le premier morceau démarre avec une atmosphère très mélodieuse avec une voix pleine de chaleur, un peu jazzy, puis quelques consonances folkloriques et ça part dans un beat assez évident vite cassé par les jeux des musiciens et une guitare très envolée dans un esprit seventies affirmé. Second morceau, très belle musique, enjoué, mélodique, aérienne, avec Martin Grice à la flûte ce qui confère un style à la Jethro Tull. Puis une ambiance plus calme, reposante, enveloppante, toujours bien exécutée sans aucune démonstration technique. Aucune frime pour ce prog de belle facture. Morceaux cinq et six avec ambiances floydiennes surprenantes, un orgue Hammond prenant et une guitare trempées dans des étirements à la Gilmour sans oublier de mellotron. Décalage vintage assuré.

On peut aimer ou pas. Bien évidemment, ce CD s’adresse à ceux qui apprécient la belle musique et ne rechignent pas à écouter une voix chantant en italien. Cette musique est résolument optimiste, elle est recommandée pour entretenir une joie et un bonheur en cette époque de morosité. Mais avec du style et des compositions intéressantes. A écouter sur la terrasse par un soir ensoleillé, en dégustant des sardines grillées accompagnées d’un rosé de Provence.

Line-up / Musicians Gino Terribile - Drums, Backing Vocals Giuseppe Terribile - Bass, Backing Vocals Franco Piccolini - Keyboards Roberto Giordana - Guitars Piuccio Pradal - Lead Vocals, 12 String Guitar

Guest musicians : Pino Sinnone - Drums (1) Marin Grice - Flute (2), sax (8) Giorgio « Fico » Piazza - Bass (4) Ettore Vigo - Piano (8)


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3 réactions à cet article    


  • contre exemple exemple 26 juin 2013 21:54

    Morvandiau

    Partageant votre curiosité, il suffit d’en faire la demande à YT.
    La musique est goûteuse...
    Merci à l’auteur pour cette découverte.


  • COVADONGA722 COVADONGA722 26 juin 2013 22:08

    yep , que ne ferait il pas pour une tournée gratos le n6 !!!





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