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« Pas mieux » - un livre vraiment aussi bien qu’en moins bien

Livre d’anticipation (cela se déroule en 2014), « Pas mieux » pourrait même être qualifié de dystopie (compte-tenu du potentiel de lose assez lourd des personnages), s’il ne s’agissait en fait banalement de la suite d’un roman (« En moins bien », Stéphane Million Editeur) qui se situe 15 ans auparavant.

Et malheureusement, les mathématiques étant aussi implacables que Sébastien Chabal à pleine vitesse, il était évident que le premier se déroulant en 1999, celui-ci allait forcément se dérouler en 2014 (je viens de perdre tous les esprits non cartésiens).

Pas de vaisseaux spatiaux donc (je sens que viens de perdre tous les fans de Star Wars aussi, ainsi que mes deux neveux), mais les mêmes losers sympathiques avec quelques rides en plus.

Je dis ça, mais ce n’est même pas vrai, les personnages d’Arnaud le Guilcher sont tous intemporels, surtout les femmes toutes canon (ça m’a frappé), à part la ridée Mme Kurosawa qui « bien repassée doit faire dans les 9 mètres » (dixit l’auteur que je cite de mémoire, donc forcément mal, et qui s’y connaît en pressing (enfin c’est lui qui le dit, le jour où je l’interviewe, je ramène un stock de chemises pour voir s’il est pas du genre vantard)).

C’est un peu le propre de ces deux bouquins (qui m’ont beaucoup plus au fait, c’est bien de glisser ça quelque part mais de pas en faire trop) : les mecs sont des losers (du genre, je m’éclate avec mon fer à repasser ou sous un peignoir avec les couilles qui dépassent (et même des fois le cornet)) et les femmes sont tellement à tomber qu’elles n’existent que dans l’imaginaire collectif des primates en rut (ou alors cachées dans des caves dont j’ai pas la clef perso).

Bon, vu que là je viens de perdre encore deux ou trois gonzesses un peu sensibles, je vais pouvoir parler un peu plus crûment (enfin).

Le héros, enfin le loser qui dis « je », est du genre pas trop chanceux. Il a un super shit magnet et toutes les emmerdes lui tombent dessus. Ca, ça me plaît bien, le mec un peu déconnecté qui comprend pas trop ce qui lui arrive, mais qui au final s’en sort toujours. Ca fait un peu « amour du risque » dit comme ça, mais sa gonzesse s’est quand même barré pendant leur lune de miel, et elle revient pépère (ni vue ni connue) 15 ans après. Alors que lui, il a du se démerder avec la mort de certains de ses potes, le suicide d’une journaliste, l’écroulement d’une dune, etc. (enfin, il a surtout du supporter son meilleur pote Richard, qui est plutôt du genre boulet (avec les canons déjà cités, ça pourrait aussi être un roman de guerre tiens)).

Et, en plus, elle revient avec dans ses valises leur mioche de 15 ans (qu’ils ont fait ensemble dans le premier bouquin), croisement improbable entre une pizza au gras et un corbeau pas clair (ce qui est souvent le cas des corbeaux, vu qu’ils sont noirs).

Je sens que je vous donne vraiment envie de lire tout ça, malgré la légère confusion de mon récit (qui s’estompe avec le temps, relisez trois fois, je vous promets que vous commencerez à comprendre).

Mais avant tout, plus que l’histoire, ce qui fascine dans les bouquins d’Arnaud, c’est le style. Totalement inimitable. Des jeux de mots qui fusent, des expressions qui sortent de je sais pas où (je crois qu’il est breton, peut-être qu’ils parlent tous comme ça là-bas remarquez), on est totalement transporté dans son univers (même si j’aime pas ce mot qui me donne l’impression d’être jury à la star ac (et voilà, j’ai aussi perdu les fans de la star ac)), et on a beaucoup de mal à décrocher. Oui, c’est ça. C’est un style qui rend accroc. C’est frais, c’est léger (même s’il y a des morts, ça fait rire), et ça se prend pas au sérieux (et ça bordel, ça fait du bien quand même). C'est aussi très rythmé d'ailleurs, comme de la musique syncopée en mots (ok, dit comme ça, c’est un peu bizarre).

Bon voilà, je crois que j’ai aussi perdu les gens qui aiment les trucs sérieux.

Bon finalement, vu qu’il ne reste plus qu’Arnaud à la fin de ce texte moisi : on la fait cette interview ?


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